Voilà comment les US observent les droits de l’homme à Cuba

Publié le par Bernard Gasnot

Encore une preuve de la source manipulée des médias. Et Dieu sait si l’ile de Cuba a été roulée dans la boue depuis des décennies… Pensez-donc

 Un état communiste ! 

Depuis un demi-siècle Cuba est étranglée par les sanctions économiques que lui impose son puissant voisin américain, sanctions qui n’ont toujours pas été levées malgré le rapprochement théâtral  initié par Obama en 2014.   L’Oncle Sam n’hésite pas sur les moyens lorsqu’il s’agit d’écraser un pouvoir qui résiste aux sirènes de l’économie de marché. Et qui trinque ? La population. Et pour justifier tout ça ? Le droit de lhommisme appuyé par une officine montée de toute pièce. C’est, vous l’aurez noté,  la doctrine de manipulation des masses de l’oligarchie impériale.  Cuba, n’a pas été rasée, elle n’était pas assez excitante pour les vautours contrairement à la Lybie, l’Irak ou la Syrie.. Et puis Cuba, Israël s’en fout. Alors, on a procédé autrement… on l’a étouffée.

 Pour nous parler des droits de l’homme à Cuba, les agences et médias en espagnol utilisent habituellement comme source l’Observatoire cubain de droits de l’homme, installé à Madrid

Mais il est un détail essentiel que les médias se gardent bien de révéler au sujet de cette prétendue ONG : depuis sa création en 2009, elle est appuyée financièrement par le gouvernement étasunien 

Le Fonds national pour la démocratie (NED en anglais) lui a alloué, rien que l’an dernier, 200 000 dollars, une partie de cet argent finançant à La Havane son alter ego, la Commission cubaine des droits de l’homme, dirigée par un « dissident » bien connu, Elizardo Sánchez .

Cette information a été révélée par le journaliste étasunien Tracey Eaton car l’Observatoire en question ne rend jamais publique la moindre source de financement  Il est curieux qu’une prétendue « ONG des droits de l’homme » appuie la ligne dure de l’extrême droite. En compagnie de la Fondation FAES de José María Aznar, elle exerce des pressions sur l’Union européenne pour que celle-ci maintienne le régime de sanctions contre l’île contenu dans la Position commune. Et elle a protesté rageusement devant la décision récente de la Commission européenne de l’éliminer

Il s’agit là d’un cas semblable à l’Observatoire syrien des droits de l’homme, financé par l’Union européenne et le gouvernement britannique, source de référence sur la Syrie pour des agences et médias occidentaux L’objectif de ceux qui le financent est clair : tourner l’opinion publique, par des témoignages de cette prétendue « organisation civile », contre le gouvernement de Damas et légitimer ainsi la politique d’intervention occidentale dans le conflit syrien. Mais rappelons ce qu’est le Fonds national pour la démocratie (NED) qui finance l’Observatoire cubain des droits de l’homme : il se présente comme une organisation à but non lucratif dotée d’un budget stable par loi du Congrès ; il a été créé en 1983 par l’administration Reagan pour réaliser d’une manière plus transparente et plus contrôlable certaines activités confiées avant aux services de renseignement Carl Gershman, son premier président, expliquait que le NED avait été fondé parce qu’ « il serait terrible pour les groupes démocratiques du monde de se présenter comme financés par la CIA » (15) (16).

Aujourd’hui, le NED finance plus de mille projets dans quatre-vingt-dix pays du monde, censément pour promouvoir la démocratie, dans un but essentiel : financer et « autonomiser » des partis politiques, des syndicats, des ONG et des médias qui défendent les intérêts des USA et de l’Occident face à des gouvernements opposants, comme le Venezuela, l’Iran, l’Équateur, la Syrie, la Russie ou Cuba . Le NED alloue quatre millions de dollars par an à des groupes qui combattent le gouvernement cubain. Le reste, à hauteur des trente millions qu’alloue à ces fins le Congrès des États-Unis, est canalisé par l’US/AID (Agence des États-Unis pour le développement international) et le département d’État lui-même. Ces fonds, rappelons-le, sont une obligation contenue dans les lois Helms-Burton (1996) et Torrichelli (1992) Voilà comment Washington soutient et finance les groupes de la soi-disant « dissidence » intérieure cubaine, les organisations d’extrême droite de Miami, et les fondations et groupes qui, depuis Madrid, Prague, Lima ou Varsovie, agissent pour légitimer sur le terrain de l’information les campagnes médiatiques contre le gouvernement cubain

Même si les médias dominants internationaux n’en disent… mi- mot…

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