Hillary Clinton-nes de bombes et de malheurs à venir et autres articles

Publié le par Bernard Gasnot

Si la possible parkinsonienne Clinton arrive au pouvoir, verrons-nous également le monde sombrer, irrémédiablement, à l'image du pronostic vital fatalement engagé avec ce type de maladie ? Malheureusement pour nous, c'est bien possible. Hillary Clinton incarne cette prétention narcissique à dominer le monde et à s'approprier ses ressources. Les trois présidents précédents n'ont fait que la moitié du travail, elle compte faire le reste.  Les États-Unis sont un pays formidable où les élites ne doutent de rien. Ces hyper-nantis voient le monde à travers leur portefeuille et n'imaginent pas une seconde qu'on puisse faire autrement. Leur cupidité illimitée s'accompagne d'une bonne conscience en granit qui les persuade qu'ils font le bien en se remplissant les poches. S'ils croient à l'économie de marché comme ils croient en la providence, c'est parce qu'à leurs yeux, c'est du pareil au même. Leur domination est dans l'ordre des choses, garantie pour l'éternité par le dieu dollar. 

Cette idée simple procure à « l'Amérique » la profession de foi d'un culte narcissique. Hypnotisée par sa propre image, elle idolâtre sa puissance et s'attribue la force du juste. Une « destinée manifeste », dit-elle, la voue à guider l'humanité. Brandissant les droits de l'homme, elle sème généreusement les graines de la démocratie et du marché. Mais cette générosité à l'égard de l'Ukraine, par exemple, n'a rien à voir avec le fait que le fils du vice-président des États-Unis siège au conseil d'administration d'un consortium gazier ukrainien.  Loin d'être une anomalie passagère, le néo-conservatisme est l'accomplissement du « rêve américain ». Cette idéologie retorse est le point d'orgue d'un « exceptionnalisme » qui sanctifie toutes les transgressions. Pour ses élites, la vocation de « l'Amérique » est d'être au sommet du podium, elle est le phare qui prodigue une lumière bienfaisante aux nations reconnaissantes, dût-elle recourir, pour les convaincre, aux vertus pédagogiques des B 52.

 

Hillary Clinton, aujourd'hui, incarne cette prétention narcissique à dominer le monde et à s'approprier ses ressources. Celle que Diana Johnstone appelle la « reine du chaos » est déterminée à restaurer le leadership de Washington sur les affaires planétaires. À grand renfort de rhétorique chauvine, elle galvanise les énergies du complexe militaro-industriel, du lobby sioniste et de la haute finance. Les trois présidents précédents n'ont fait que la moitié du travail, elle compte faire le reste. 

Car, depuis 1992, la continuité l'a emporté sur le changement. Ce n'est pas George W. Bush qui a inféodé la politique de son pays aux intérêts des majors pétroliers et des magnats de l'armement. Elle l'était déjà. Prototype du guerrier pacifiste, son prédécesseur, Bill Clinton, y a largement contribué. Il a légué un héritage politique dont son âme damnée entend désormais faire fructifier les acquis.  L'élection du candidat démocrate eut lieu au lendemain de l'effondrement de l'URSS. Cette disparition de la bipolarité était propice à de nouvelles avancées hégémoniques. Poussé par « l'État profond », cette coalition des multinationales, des banques et des officines clandestines qui pilote en sous-main la politique du pays, le nouveau président conforta la domination sans partage de Washington. Bill Clinton n'a pas inventé la politique impériale, mais il l'a étendue à la planète. 

La première avancée fut la transformation de l'Otan en machine de guerre agressive. Bras séculier d'une alliance défensive destinée à parer à la « menace soviétique », cet appareil guerrier survécut à son ennemi potentiel. Au lieu de le dissoudre, les dirigeants US en firent le corset des nations occidentales et l'instrument d'une offensive contre Moscou. Élargie aux pays de l'Est européen, l'alliance eut tôt fait d'atteindre les frontières occidentales de la Russie. 

La deuxième avancée était de nature idéologique. Pour justifier l'intervention militaire contre un État souverain, on invoquerait désormais les droits de l'homme. Cette doctrine fut expérimentée dans les Balkans, où la propagande humanitaire servit de paravent à l'ingérence dans les affaires intérieures de la Serbie. On inventa au Kosovo un génocide qui n'eut jamais lieu, on bombarda les infrastructures serbes, puis on confia le service après-vente de ce désastre à Bernard Kouchner.

Cette opération eut pour résultat de créer un État voyou, livré clé en main à une mafia qui s'était mise au service de l'Occident pour préserver ses marges de profit. Pour la première fois, un État-croupion fut porté sur les fonts baptismaux par une intervention militaire de l'Otan, en l'absence de mandat onusien et en violation de la loi internationale. On croyait naïvement que l'intangibilité des frontières était un principe de droit international. C'est fini.

 

Le génie inventif de la présidence Clinton, enfin, porta sur la façon de faire la guerre. Avec les bombardements infligés à l'Irak et à la Serbie, le Pentagone expérimenta une « révolution dans les affaires militaires ». Au lieu d'expédier des troupes risquant de se faire hacher menu, Washington frappa ses ennemis en déchaînant le feu céleste. D'une parfaite asymétrie, les frappes chirurgicales cumulaient les avantages de l'ubiquité, de la précision et de l'absence de pertes dans le camp du bien. 

Avec ces trois innovations, le paradigme Clinton fournit un modèle inoxydable de politique étrangère. Ni George W. Bush ni Barack Obama n'y ont dérogé. Le premier adopta après le 11 septembre 2001 un interventionnisme brouillon qui fit l'effet d'un éléphant dans un magasin de porcelaine. Secoué par le fiasco irakien, le peuple américain élut en 2008 un démocrate plutôt avenant qui avait pour carte de visite son opposition à cette aventure guerrière. Mais l'illusion fut de courte durée, et la politique néo-conservatrice continua de plus belle.  Barack Obama, il est vrai, a signé un important accord avec l'Iran et entamé le dialogue avec Cuba. Il a évité l'envoi de troupes sur le champ de bataille, préférant le « leading from behind » à l'intervention directe. Mais il a intensifié la sanglante guerre des drones et maintenu le bagne extra-légal de Guantanamo. Jouant avec le feu, il a poursuivi la déstabilisation de petits États qui ne marchandent pas leur souveraineté, comme la Libye et la Syrie. Face à l'Est, il a comparé la Russie à Daech et Ebola, il a installé un bouclier antimissile qui menace Moscou, favorisé un coup d'État à Kiev et imposé à la Russie, qui n'agresse personne, des sanctions inutiles.

La campagne électorale d'Hillary Clinton montre que les élites dirigeantes du pays entendent poursuivre cette politique agressive. Si jamais elle l'emporte face à Donald Trump, le « paradigme Clinton » a de beaux jours devant lui. La candidate démocrate est fière comme un Artaban de son bilan en Libye et décidée à liquider Bachar al-Assad. L'« Amérique » dont elle promet le retour veut conjurer à tout prix l'émergence d'un monde multipolaire. Le « capitalisme portant en lui la guerre comme la nuée l'orage » (Jaurès), cette obstination n'est pas de bon augure.

 

Hillary Clinton, « si je suis élue Présidente, nous attaquerons l'Iran »

Vendredi, l'aspirante présidente des États-Unis Hillary Clinton s'est adressée à une audience triée sur le volet au Dartmouth College au cours d'un évènement programmé de sa campagne électorale. Elle a menti en appelant l'Iran "une menace à l'existence d'Israël... J'espère que nous serons capables de sceller un accord la semaine prochaine et de mettre un couvercle sur son programme nucléaire."

"Même si un tel accord se produit, nous aurons toujours des problèmes majeurs avec l'Iran. Ils sont les sponsors en chef du terrorisme mondial. Ils utilisent des proxys comme le Hezbollah pour semer la discorde et créer des insurrections qui déstabilisent les gouvernements. Ils prennent aussi de plus en plus le contrôle d'un nombre de nations dans la région et ils posent une menace existentielle pour Israël. Nous... avons tourné notre attention vers le travail avec nos partenaires pour essayer d'endiguer et de prévenir l'agressivité continuelle de l'Iran."

 

Fait : Les services de renseignement américain et israélien ont tous deux dit que le programme nucléaire de l'Iran n'avait aucun composant militaire. Aucune preuve ne vient suggérer que Téhéran veut même en avoir un. Beaucoup de preuves indiquent le contraire. En tant qu'aspirante à la présidence en 2008, Clinton avait dit à la convention annuelle de l'AIPAC (NdT : le puissant lobby israélo-sioniste aux États-Unis) :

"Les États-Unis se tiennent aux côtés d'Israël aujourd'hui et pour toujours. Nous avons des intérêts communs... des idées communes... des valeurs communes. J'ai une volonté de fer pour maintenir la sécurité d'Israël. Nos deux nations luttent contre une menace commune, contre la menace de l'extrémisme islamique. Je soutiens fermement Israël et son droit à l'auto-défense et je pense que l'Amérique devrait aider cette défense. 

Je suis impliquée à assurer qu'Israël maintienne un avantage militaire pour faire face à ces menaces. Je suis profondément concernée par la menace croissante que représente Gaza et la campagne de terreur menée par le Hamas."

 

Une telle campagne n'existe simplement pas. Les seules menaces auxquelles doit faire face Israël sont celles qu'il invente. Clinton a répété de vieux mensonges fatigués disant que la charte du Hamas "appelle à la destruction d'Israël. L'Iran menace de détruire Israël."

 

"Je suis en faveur d'étiqueter la Garde Révolutionnaire Iranienne (NdT : Gardiens de la Révolution/Pasdarans) pour ce qu'elle est : une organisation terroriste. Il est impératif que nous devenions à la fois dur et intelligent pour gérer l'Iran avant qu'il ne soit trop tard." Elle soutient une "réplique massive" si l'Iran attaque Israël, disant à cette époque :

 

"Je veux que les Iraniens sachent que moi présidente, nous attaquerons l'Iran. Dans les 10 prochaines années pendant lesquelles ils pourraient stupidement considérer lancer une attaque contre Israël, nous serons capables de totalement les oblitérer."

Elle approuve l'utilisation de cluster bombs, d'agents toxiques et d'armes nucléaires dans les théâtres de guerre menées par les USA. Elle appelle ces armes de la dissuasion qui "maintiennent la paix". Elle fut une des seuls six sénateurs démocrates opposés au blocage du déploiement des systèmes de missiles non testés, des armes de première frappe entièrement offensives.




Dans un an, l'empire fera choisir à ses « citoyens » larbins leur nouveau garde-chiourme en chef : la clique de votards indécrottables devra choisir entre la peste Hillary Clinton, de la plus pure tradition hégémonique va t'en guerre yankee et le choléra « jeb » Bush, l'agent de la CIA supervisant le blanchiment de la drogue colombienne au Vénézuéla pour le financement des Contras nicaraguéens et affilée à la mafia terroriste cubaine et vénézuélienne exilée en Floride...

Un discours mensonger, un rêve de guerre totale : voter pour Hillary ce n’est pas bon du tout


Les discours bellicistes de Hillary Clinton annoncent les guerres à venir, selon l'écrivain politique Diana Johnstone, qui analyse le discours de la candidate à la présidentielle américaine face à la Légion américaine. Comment quelqu'un peut-il encore voter pour elle après ce discours de « commandant en chef ? » Il est clair qu'elle a très envie d'être présidente de guerre se montrer  à quel point elle est ferme et patriote. Michele et toute la clique néo-conservatrice se préparent à la première de ses guerres : la guerre en Syrie afin de renverser Bachar el-Assad et de livrer le pays aux fanatiques islamiques.  La guerre contre la Russie du côté des fanatiques nationalistes ukrainiens viendra ensuite. Quand on se mettra à utiliser notre arsenal nucléaire n'est pas encore clair, mais cela n'est certainement pas une option à exclure.  L'idée est que ce discours justifie à présent et à l'avenir toutes les guerres contre les pays éloignés, pas pour des raisons de défense nationale (ce qui serait facile, si on tient compte de la géographie), mais sous prétexte de «l'exceptionnalisme» de l'Amérique , « nation indispensable». Elle voit le monde sous le prisme du pur conflit : si l'on ne domine pas le monde, quelqu'un d'autre le fera. L'idée de chercher un compromis et parvenir à un accord est totalement inexistante. Les Etats-Unis savent qui mérite de vivre et qui doit être éliminé pour ne pas respecter «nos valeurs». Personne, dans le monde, ne peut avoir de «valeurs» qui mériteraient la moindre attention. 

Quelles valeurs ? Celle qu'elle évoque, et qui est la valeur clef de sa campagne, c'est «notre diversité». Nous sommes si différents, noirs, blancs, métis, LGBT etc. Cela suffit pour nous rendre «bons», même si cette «diversité» est totalement superficielle. L'ensemble de sa politique sociale est basée sur la flatterie des groupes identitaires. Notre «diversité» implique qu'elle peut mener une campagne contre son adversaire, en le traitant de «raciste». Est-il vraiment plus raciste de mettre fin à l'immigration que de 
tuer des Syriens fidèles à leur gouvernement ?   Elle demande qu'on respecte la «diversité» américaine, mais n'a aucun respect pour la diversité du reste du monde.

Elle perçoit le reste du monde à travers les notions de forces armées, à travers nos excellents et sophistiqués systèmes d'armement et à travers la cyber guerre.

 

Les premiers ennemis qu'elle a nommés sont la Russie, la Chine, l'Iran, la Corée du Nord. 

La guerre contre la Russie est en pleine phase de la propagande, à travers laquelle on met en évidence que la Russie et Vladimir Poutine sont tellement méchants que le compromis et l'entente sont hors de question. 
La seule forme de communication qu'il nous reste est le conflit armé. Voter pour Hillary Clinton c'est voter pour la guerre. Point final.


Il est indéniable que derrière Hillary Clinton, c'est toute la bande des compagnies d'armement, de banquiers, de trafiquants, de terroristes et de bandits que l'on retrouve. Son discours s'adresse à toute cette mafia qui vit de la guerre, pour la guerre. Madame Clinton n'a que faire du simple citoyen, elle n'a d'ailleurs aucun sentiment humain à offrir aux personnes qui l'entourent ; que du mépris à donner, et en grosse quantité. De la haine, également. L'idéal de guerre éternelle qu'elle imagine pour le futur de l'humanité sera catastrophique pour tout un chacun. Les Américains qui applaudissent le discours belliqueux de cette femme ne devraient pas oublier que le peuple devient la victime des psychopathes qu'il soutient. On ne danse pas avec le Diable impunément. 


 

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