la mort d’Hitler

Publié le par Bernard Gasnot

 la mort d’Hitler

Les Dessous de la mort d’Hitler

· le Führer ne se serait pas suicidé. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? « Parce que Hitler doit être décédé aujourd’hui, il aurait maintenant 100 ans », répondra-t-il lors de la sortie de son livre en 1989. Un document explosif, coup de poing à la face dE l’histoire académique, qui soutient la possibilité d’une évasion d’Adolf Hitler

· Le dossier déclassifié du FBI

· « Des nouveaux documents récemment déclassifiés par le FBI prouvent que le gouvernement américain savait qu’Hitler était en vie et en bonne santé et qu’il avait vécu pendant longtemps dans la cordillère des Andes bien après la Seconde Guerre Mondiale«

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« Pour le FBI, Hitler était vivant jusqu’ en… 1956 ! »

Désormais disponible sur le net, un dossier d’archives révèle que pendant dix ans les fédéraux américains ont suivi, sur tous les continents, les pistes laissant penser que le dictateur nazi n’était pas mort dans son bunker de Berlin. Jusqu’à ce que les Soviétiques… Durant trente ans, le FBI (Federal Bureau of Investigation) a tenu à jour un dossier secret sur Adolf Hitler. Ce document de 734 pages, aujourd’hui déclassifié et disponible sur le net, contient des discours du Führer, des données relatives à un complot américain destiné à le supprimer dès 1933, des photographies, des coupures de presse, mais également le résultat des nombreuses enquêtes menées le Bureau fédéral américain afin de vérifier toutes les informations laissant croire que le chancelier du Reich avait survécu à la Seconde Guerre mondiale.

A sa lecture, on est stupéfait d’apprendre que jusqu’en 1956 les agents fédéraux et leur directeur, J. Edgar Hoover, ont cru que l’évasion du Führer avait été possible et se sont efforcés de le traquer tandis que le monde entier proclamait sa mort !

Les premiers doutes sur la mort du dictateur nazi apparaissent dès la conférence de Potsdam, en juillet 1945, lorsque Staline déclare au président américain Truman qu’Hitler s’est échappé de son bunker et se cache à l’Ouest. (Les Soviétiques vont régulièrement accuser leurs anciens alliés de chercher à » recycler » le chef du IIIe Reich dans le cadre de leur lutte contre le communisme.) Le maréchal Joukov, qui a conquis Berlin, a lui-même laissé entendre qu’Hitler a pu s’enfuir en Espagne par avion avant la reddition de la capitale allemande. Propagande ou inquiétude justifiée ?

Toujours est-il que diverses enquêtes, comme celle menée par le major Trevor-Roper du Renseignement britannique (il a sillonné l’Allemagne et interrogé les survivants du bunker de Berlin), semblent démontrer que Hitler s’est suicidé à la fin du mois d’avril 1945. Mais puisque nul n’est alors capable de produire une photo de son cadavre (les corps de Goebbels et de sa famille, eux, ont été filmés dans les décombres), une autre hypothèse demeure recevable, du moins théoriquement : celle de sa survie. Après son arrestation, Otto Abetz, ambassadeur d’Allemagne en France de 1940 à 1944, déclare d’ailleurs que le dictateur » n’est certainement pas mort » et qu' » un jour il reviendra « Même s’il ne l’avoue pas officiellement, le FBI va entreprendre une série de vérifications d’envergure.

Parmi les nombreuses lettres que le Bureau réceptionne, certaines proviennent à l’évidence de déséquilibrés. Ainsi un homme de 77 ans raconte avoir lu une lettre écrite par Hitler en 1947, soit deux ans après son présumé suicide, dans laquelle l’ex-dictateur se moque des naïfs qui croient à son décès. L’enquête démontre qu’il s’agit du délire d’un psychotique ayant seulement voulu faire sensation. En 1948, une dame aperçoit Hitler dans sa pension de famille et s’inquiète auprès des autorités des poursuites judiciaires qu’elle encourt du fait de son éventuelle complicité. Conclusion du FBI : » Elle est manifestement folle. » Blagueurs ou citoyens trop suspicieux, certains ont vu Hitler dîner à Washington en 1946 ; sauter dans un train pour La Nouvelle-Orléans en 1948 ; acheter des terres dans le Colorado ; ou encore s’installer comme maître d’hôtel à Londres.

Le 15 octobre 1945, un détective amateur, peu rompu aux exigences de l’administration de la preuve, fait le pari que Hitler s’est réfugié à New York, ajoutant : » Il n’existe aucune autre ville au monde où il peut être absorbé si facilement… Je vous donne l’information pour ce qu’elle vaut, évidemment. » Pendant ce temps, un autre limier dilettante le situe dans une ferme isolée de la Suisse allemande. En 1951, un informateur prétend que Hitler a changé de visage grâce à la chirurgie plastique (détail récurrent chez les correspondants du FBI) et ressemble dorénavant » davantage à un Juif qu’à un Gentil « . Le même mouchard croit que le dictateur a travaillé dans une cafétéria de Miami.

Malgré leur caractère fantaisiste, la plupart de ces dénonciations font l’objet d’une investigation de la part des fédéraux, loin de prendre ces allégations à la légère.

Car d’autres rumeurs, plus sérieuses, alimentent leur scepticisme. Un médecin prétend par exemple avoir soigné Hitler à Saint Louis pour un désordre intestinal. Or, d’après les dossiers médicaux d’Hitler que le FBI s’est procuré, celui-ci a réellement souffert de troubles digestifs. De plus, l’information n’a pas été diffusée au public à cette époque.

Mais ce sont les » tuyaux » provenant de l’étranger qui vont pousser les services de Hoover à se lancer, aux quatre coins de la planète, dans une chasse à l’homme qui ne trouve son équivalent que dans la traque du kidnappeur du bébé Lindbergh, au début des années 1930.

Le lieu d’accueil le plus crédible du Führer est l’Amérique du Sud, une contrée devenue après-guerre le paradis des anciens nazis en cavale. Selon El Tiempo, un journal publié en Colombie, Hitler s’est échappé avec six hommes habillés en civil dans un sous-marin en partance pour Bogota¡. Attendus par des Indiens Guajidos, les exilés, voyageant de nuit, sont arrivés dans le petit port de Magdalena, d’où ils ont pris un cargo en troisième classe, puis une voiture qui s’est dirigée vers Bogota, ne faisant jamais halte dans le moindre hôtel. D’après l’informateur, qui signe » Amigo, amigo, amigo » (et n’oublie pas au passage de demander 50 000 dollars pour donner davantage de précisions), Hitler porte des lunettes et s’est laissé pousser la barbe.

Bien que celui-ci soit également signalé au Brésil et au Mexique, les nouvelles en provenance d’Argentine tracassent particulièrement Hoover. Peut-être parce que Juan Perà³n, chef du gouvernement militaire, puis président à partir de 1946, cultive des idéaux proches de ceux des fascistes, et qu’il a été le partenaire de Fritz Mandl, le magnat pro-nazi des munitions. En tout cas, selon un mémorandum rédigé par un agent du FBI le 4 septembre 1944, c’est-à -dire six mois avant l’hypothétique suicide de Hitler, celui-ci aurait pu envisager de s’y réfugier en cas de défaite. La note précise même que les autorités argentines ont mise au point des rencontres clandestines avec le chef nazi dans le but d’importer des armes et des techniciens dans leur pays : des fabriques de bicyclettes seraient converties en usines de munitions.

L’opulente colonie allemande d’Argentine est susceptible d’offrir un refuge de choix à Hitler et ses lieutenants. L’un de ses membres, le comte Karl von Luxburg, chef des services secrets allemands en Argentine et proche de l’amiral dans un ranch qui pourrait être destiné à les accueillir «. L’unité des Services stratégiques (Special Service Unit) du département américain de la Guerre fait également parvenir à Hoover un dossier reprenant les déclarations d’une Mrs Eichhorn, propriétaire d’un hôtel à La Falda et nazie proclamée, qui prétend que sa propriété est l’endroit idéal pour assurer une retraite dorée à son idole.

D’autres témoignages confirment la fuite de Hitler en Argentine ne tardent pas à affluer. Hoover reçoit une lettre qui lui précise que l’ancien chancelier de l’IIIe Reich se trouve à l’abri dans des souterrains aménagés sous une hacienda, à 450 miles au nord-ouest de Buenos Aires. Un rapport du FBI de Los Angeles, daté du 21 septembre 1945, affirme que Hitler a débarqué en Argentine environ deux semaines après la chute de Berlin et qu’il se cache dans un ranch, aux pieds de la cordillère des Andes. D’après l’informateur, ses acolytes séjournent dans les villages alentour. Il précise qu’Hitler souffre d’asthme et a coupé sa moustache.

En juin 1946, une autre note fait état d’une lettre retrouvée dans un parking de Pennsylvanie et transmise par le procureur du comté de Lancaster, dont l’auteur (anonyme) écrit : » J’ai vu Adolf Hitler l’autre jour en Argentine. Il est très nerveux mais a arrêté de prendre des drogues. » D’après ce document, Hitler s’apprête à sortir de sa cachette et va prochainement signaler sa nouvelle adresse à une organisation secrète de 200 membres, tous issus » de la Mère patrie «. Affaire sans suite.

Une partie de ces témoignages provient d’articles de journaux qui avancent que l’ex-Führer attend tranquillement dans son refuge clandestin une guerre entre l’Union soviétique et les Etats-Unis pour se présenter comme le dirigeant du nouveau monde. Ces documents, soigneusement collationnés par le FBI, regorgent de précisions sur sa fuite en sous-marin. On rapporte notamment qu’un bateau brésilien a été coulé par un submersible non identifié transportant une femme ressemblant à Eva Braun, la compagne de Hitler, qui aurait ensuite débarqué sur la côte d’Argentine. Un autre sous-marin mystérieux a également été aperçu par des garde-côtes à environ 1 300 miles au nord de Catalina, en Californie, à l’endroit où un certain Theodore Donay, riche importateur de Detroit reconnu coupable d’avoir apporté son aide à un nazi évadé (affaire pour laquelle il a tâté du cachot), a mystérieusement disparu de son bateau quelques heures auparavant.

En 1956, après trois ans d’enquête, les magistrats allemands déclarent de leur côté que Hitler est officiellement mort le 30 avril 1945 dans son bunker de la Chancellerie, à Berlin. Un avis qui rejoint celui des fédéraux américains. Il faut attendre la fin des années 1960 et la traduction anglaise du livre du journaliste soviétique de Lev Bezymenski The Death of Adolf Hitler pour que l’Ouest soit informé que l’autopsie de deux corps carbonisés retrouvés dans le bunker a été réalisée par les Soviétiques dès 1945 et s’est révélée négatives. Les Etats-Unis se plaindront de la lenteur mise par les services soviétiques pour faire ces révélations ; ceux-ci leur répondront qu’ils ont voulu respecter le délai requis pour la déclassification des documents secrets.

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