Un réseau nazi secret Révélation d’une étonnante vérité sur l’Allemagne d’après-guerre

Publié le par Bernard Gasnot

Voilà qui aurait conforté Brecht dans sa démonstration qui disait qu’on ne luttait contre le nazisme qu’en attaquant son fondement, sa racine de classe capitaliste. A partir du moment où la défense du système capitaliste à primé sur la lutte antinazie et cela a été très tôt partout, on a dû s’appuyer sur les anciens nazis à des postes les plus élevés, et pas seulement en Allemagne. On a même exporté des « cadres » comme Barbie et d’autres en Amérique latine, de même que la lutte contre l’URSS dans toute l’Europe de l’Est a été menée par d’anciens nazis devenus les défenseurs de la liberté.

Hitler et les membres du parti nazi en 1930 / Bundesarchiv, Bild 119-0289 / CC-BY-SA 3.0

Au Ministère de l’Intérieur de la République Fédérale de l’Allemagne de l’après-guerre de nombreuses personnes avaient un passé nazi comme le révèlent les résultats d’une recherche réalisée par le Centre de Recherche

Historique de Potsdam.

Une équipe d’historiens du Centre de Recherche Historique de Potsdam, avec à leur tête le directeur de cette organisation, Frank Bösch, a analysé les données personnelles de fonctionnaires du Ministère de l’Intérieur de la République Fédérale de l’Allemagne (RFA) entre 1949 et 1970.

Comme affirme Bösch, cité par la chaîne Deutsche Welle, ils en sont arrivés à la conclusion de ce que « une quantité étonnamment élevée » des employés administratifs du Ministère de l’Intérieur de la RFA avaient été des nazis. Conformément à l’étude, en 1950 la moitié des travailleurs du Ministère de l’intérieur de la République Fédérale de l’Allemagne avait un passé nazi et certains d’entre eux avaient servi dans les diverses divisions de la SS. Entre 1956 et 1961, le chiffre avoisinait 66% en ce qui concerne les plus hauts gradés.

Les enquêteurs expliquent que ce pourcentage élevé s’expliquait par plusieurs causes. En premier lieu, les fonctionnaires qui avaient travaillé pour le régime nazi ont été employés dans les institutions gouvernementales de la RFA, puisque dans l’époque d’après-guerre il n’y avait pas de personnel qualifié ayant d’autres antécédents. De plus il existait « un réseau d’ex-nazis », les ex-camarades de parti aidaient leurs vieux collègues à obtenir des postes dans le Ministère, affirment les historiens. Finalement, plusieurs des ex-nazis ont menti sur leur passé et ont été rétablis parce que les processus de purge étaient inefficaces. Dans quelques cas, indiquent les historiens, il a été fait lumière sur leur cas, mais les ex-nazis n’ont pas subi de type de persécution judiciaire.

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