Sécurité Sociale  Histoire d’une magnifique avancée que l’on démantèle petit à petit

Publié le par Bernard Gasnot

L’histoire de la création des assurances sociales, et pourquoi nous devons résister.

Pour commencer, un petit retour sur un passé que la plupart d’entre vous n’ont pas connu. Les vieux de l’époque étaient nés à la fin du XIXème siècle (comme mes grands-parents).

Une intéressante plongée dans notre histoire quotidienne qui remet un peu les pendules à l’heure à propos de notre vision idyllique des 30 glorieuses…. Vous le verrez, glorieuses pour les affaires, mais pas pour tout le monde.. Les choses se sont un peu améliorées depuis, mais à peine. Les prix ont beaucoup plus augmentés que les revenus. La retraite sécu est un « minimum vieillesse ». Minimum… juste ce qu’il faut pour ne pas mourir de misère.

Sous la pression de ce néo-libéralisme prédateur, oseront-ils tailler dans ce budget ?

Notre système de solidarité nationale, soins, retraites, allocations, l’un des plus humanistes de la planète est attaqué de toutes parts pour des raisons de profits par des vampires aux arguments fallacieux. Souvenez-vous que l’État perd chaque année de 60 à 80 milliards d’euros en évasion fiscale (chiffre 2015), qu’elle combat mollement. Faut pas fâcher les grands patrons, hein ?

Allons-nous nous taire et laisser faire là aussi ?

Considérez que les vieux de l’époque parlaient encore en ancien francs, sinon vous ne comprendrez rien : 1000 frs = 10 frs = un peu plus d’1euro50 c’est à dire que lorsqu’ils vous disent qu’ils touchent 32000 frs par trimestre cela signifie qu’ils touchent 320 nouveaux francs et donc environ 50 euros.

Pour donner une idée, le salaire moyen en 1962 pour un employé tournait autour des 600 francs mensuels. (Moins de 100 euros) La retraite des vieux ouvriers ou employés représentait donc trimestriellement la moitié d’un salaire mensuel d’employé, plus les aides communales mises en place.

Merci Ambroise Croizat

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