La gauche PS complice du FN

Publié le par Bernard Gasnot

La gauche a créé le FN grace a Mitterrand   Le Fn est apparu en 1984 aux Européennes lors desquelles le parti d'extrême droite, jusqu'alors inexistant dans le monde politique, a recueilli 10% des suffrages. Fort de ce score inespéré, Mitterrand, alors Président de la République, demande à son Premier Ministre Laurent Fabius de changer le mode de scrutin législatif pour les élections de 1986 qui seront alors à la proportionnelle. La manœuvre a pour but de faire élire une Assemblée sans majorité puisque la droite serait marquée par un parti extrémiste avec lequel il ne doit pas faire alliance. A la même époque, toutes les émissions politiques télévisées, alors toutes dans le service public, font donner du Le Pen sur les ondes et se chargent de la publicité Nationale du FN.

Le petit jeu de Mitterrand a presque marché puisque la majorité RPR-UDF en 1986 ne tient qu'à quelques sièges. Là où le Mitterrand a marqué des points, c'est que l'élection de 1986 fait entrer à l'Assemblée Nationale 36 députés d'extrême-droite, Jean-Marie Le Pen en tête. Le FN y trouvera sa légitimité Républicaine et installera définitivement le FN dans la vie politique. Aujourd'hui, la gauche demande un droit d'inventaire sur la période Mitterrand. Ils semblent oublier que les lois de cette période ont été votées par une majorité socialiste. La loi électorale de 1985 par exemple n'a pas eu besoin du 49.3 pour passer. Le Premier Secrétaire du PS d'alors s'appelait Lionel Jospin. Il était aussi député.

La gauche PS  à besoin du FN   Aujourd'hui, la gauche a toujours besoin du FN puisqu'elle lui est au pouvoir grace à la présence du parti de M. Le Pen. Le coup politique de Mitterrand porte ses fruits avec quelques années de retard. Ainsi la majorité actuelle à l’Assemblée Nationale est due aux nombreuses triangulaires (plus de 70) lors des élections de 1997. Parmis ces triangulaires, 29 députés de gauche ont été élus alors même qu’ils n’avaient pas respecté la règle du "désistement républicain" dont la gauche nous rabâche pourtant les oreilles depuis les Régionales. Les 29, dont voici la liste, sont arrivé derrière le candidat RPR-UDF lors du premier tour, mais se sont malgré tout maintenu au second tour et ont été élus. Tous ont ainsi fait tombé des circonscription dont le député était RPR ou UDF, il y a même des récidivistes et... un ministre, en plus de la justice, c'est à dire le Garde des Seaux de la Constitution de la République !

  • Ardennes 1ère - Claudine Ledoux - PS
  • Ardennes 2ème - Philippe Vuilque - PS
  • Drôme 4ème - Henri Bertholet - PS
  • Eure 4ème - François Loncle - PS
  • Eure 5ème - Catherine Picard - PS
  • Eure et Loire 3ème - François Huwart - PRS
  • Gard 1ère - Alain Clary - PC
  • Gard 2ème - Alain Fabre Pujol - PS
  • Gard 3ème - Gérard Revol - PS
  • Hérault 1ère - Gilbert Roseau - PS
  • Hérault 6ème - Alain Barreau - PS
  • Isère 8ème - Louis Mermaz - PS
  • Loire 1ère - Gérard Lindeperg - PS
  • Loire 4ème - Bernard Outin - PC
  • Moselle 1ère - Gérard Terrier - PS
  • Moselle 8ème - Jean Marie Aubron - PS
  • Nord 8ème - Dominique Baert - PS
  • Oise 1ère - Yves Rome - PS
  • Oise 2ème - Béatrice Marre - PS
  • Oise 6ème - Patrice Carvalho - PC
  • Pyrénées Orientales 2ème - Jean Codognès - PS
  • Rhône 11ème - Gabriel Montcharmont - PS
  • Seine et Marne 6ème - Nicole Bricq - PS
  • Yvelines 8ème - Annette Peulvast Bergeal - PS
  • Var 6ème - Maurice Janetti - PS
  • Vaucluse 1ère - Élisabeth Guigou - PS, Garde des Sceaux
  • Vaucluse 2ème - André Borel - PS
  • Val d'Oise 7ème - Yves Cochet - Verts, Vice Présidetn de l'Assemblée Nationale
  • Val d'Oise 9ème - Jean Pierre Blazy - PS

C'est là toute la gauche plurielle ! PC, PS, Verts, PRS, pas un parti n'y échappe. Et pourtant, ils ne sont pas inquiétés. Mais au-delà de ces cas extrêmes, la gauche ne se gêne pas pour prendre ou conserver la majorité alors qu'elle est minoritaire dans le pays ou dans les régions. En effet, pas un politique de gauche ne manque d'acculer la droite parlementaire à l'extrême droite qu'ils considèrent dans le droite. Si l'on s'en tient à cette association, le "droite" telle que la définit la gauche est majoritaire en France (53 % aux dernières élections) et dans 21 des 22 régions. Et pourtant, le gouvernement est de gauche et 8 régions sont désormais à gauche. Tant au gouvernement qu'en régions, la gauche gouverne pourtant sans partage comme si elle avait réellement la majorité. Comment dès lors répondre à ceux qui se sentent volés dans leur vote ?

Enfin, pour les législatives de 1997, la gauche plurielle n'a eu aucun scrupule à accepter - et utiliser - la stratégie Le Peniste du "plutôt Jospin que Juppé". La gauche favorise le FN   La gauche essaie de se faire le champion de la lutte contre le FN. Mais au moment de se battre réellement, la gauche traine les pieds. A force de manifestations et d’invocations, la gauche souhaite faire du FN le cœur du débat politique au détriment des vrais questions de notre société. La gauche joue à la vierge affolée devant la montée du FN. Elle est comme un médecin qui, constatant la fièvre, crierait s'offusquant de la voir aussi haute, mais surtout ne fera ni diagnostique, ni ne proposera de remèdes de peur de pourrir son fond de commerce en soignant son patient. Mais si le patient meurt, elle le perdra de toute façon.
Le danger de la condamnation historique du FN est que les exclus de la société, où tous ceux qui se considèrent comme tels, c'est à dire ceux qui se ne se sentent pas à leur place dans la société. Ils justifient ainsi le FN dans son rôle de vote protestataire. Et dans une période de difficultés économique, cette attitude est trop dangereuse.
Au moment de la modernisation de la vie politique, Lionel Jospin refuse la modification du mode de scrutin législatif empêchant définitivement les triangulaires. Et pourtant cette modification existe. Elle consiste simplement à n'autoriser le maintient au deuxième tour des législatives qu'aux deux seuls candidats arrivés en tête des suffrages. Ainsi, le député sera forcément élu par plus de 50% des exprimés. Il sera donc dépositaire de la volonté réelle de se circonscription. 
Mais M. Jospin souhaite que le FN garde son rôle d’arbitre et que le vote FN reste un vote utile : pour battre la droite ou la condamner à l’alliance contre nature.
La gauche profite de sa position au pouvoir pour donner du grain à moudre au FN par sa politique. Ils légalisent les immigrés clandestins - rebaptisés "Sans-Papiers" -, ils cherchent à supprimer les polices municipales sans résoudre les problèmes d’insécurité. Ils modifient en leur otant toute efficacité les lois Pasqua-Debré. Ils en retirent l'acte d'adhésion à la Nation qui pourrait être le fondateur de la solidarité et de la communauté nationale. Ils favorisent les politiques de division de la population et exortant les différences. Ils renouent avec une politique européenne opaque et technocratique. Ils prennent des mesures qui risquent de couper la croissance qui semble revenir (35 heures, emplois de sous-fonctionnaires jeunes, ...) et risquent de conserver ainsi le chômage et la situation favorable au développement des contestations. Enfin, la gauche PS a décidé de créer un vocabulaire de mots interdits. Immigration, sécurité, Nation, ordre, peuple, sont devenus autant de mots interdits que nous n’avons plus le droit d’utiliser sous peine de collusion avec le FN. Il est ainsi devenu impossible de proposer une alternative humaine à ce qu'avance le FN. Pourtant, malgré le National-Socialisme, la gauche ne se gêne pas pour réutiliser le mot socialiste. La gauche PS  et le FN :

 Rappel historique   La droite en France est issue de la résistance. C'est une de ses spécificité. Et pourtant, la gauche n'hésite pas à sous-entendre des alliances entre la droite parlementaire et l'extrême-droite. C'est peut-être pour mieux cacher leur passé. N'oublions pas que l'Assemblée qui vota pour les pleins pouvoir à Pétain en 1940 est la même que celle qui fit le Front Populaire en 1936. Tout a été fait, après guerre, pour faire disparaitre l'attitude du PCF dans les premières années de la guerre. En effet, à l'époque de la capitulation Pétainiste, le PC n'entre pas tout de suite en résistance, car le parti est lié au niveau européen avec l'Allemagne nazie par le pacte Germano-Soviétique. Même si le PCF est entré en résistance avant la rupture de ce pacte, c'était bien après le 18 juin 40, bien après que les gaullistes entrent en résistance.


Le passé du PS.
Le PS est né de la volonté de François Mitterrand. Faut-il rappeler que Mitterrand fut décoré de la francisque. Qu'il fut un ami Fidel de Bousquet...

 

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