1) 1794 Le génocide Vendéen

Publié le par Bernard Gasnot

 

 

à tous les enfants : ce que vous allez lire ici n’est pas écrit dans vos livres d’histoire !

Le 23 décembre 1793, le Général de l’armée républicaine François-Joseph Westermann envoie ce message au Comité de salut public à l’issue de la Bataille de Savenay :
« Il n’y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Plus de Vendée, citoyens républicains, je viens de l’enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay, suivants les ordres que vous m’avez donnés  J’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher, j’ai tout exterminé 
Hormis les soldats Vendéens, 3500 à 4000 prisonniers civils (vieillards, femmes et enfants) furent massacrés par les Républicains à l’issue de cette bataille.   Et ce n’était que le début.

 

LA GUERRE DE VENDÉE
Les causes du soulèvement de la Vendée durant la révolution Française restent relativement obscures. Le soulèvement Vendéen
La 
conscription fut décidé en février 1793, cette dernière était destinée à lever une armée pour assurer la sécurité nationale aux frontières. Elle fut probablement le déclencheur des révoltes paysannes en Vendée.
Les envoyés en mission de la 
Convention nationale accusèrent les autorités locales (petite noblesse) souvent modérées de complicité et obtinrent de Paris des mesures énergiques. La répression arbitraire guillotinant à tout va commença alors à s’abattre sur la noblesse locale, cette dernière n’eut alors d’autre choix que de décider de prendre les armes en encadrant la révolte à la demande des paysans.
Dès le départ, les leaders de cette initiative étaient parfaitement conscient qu’ils se dirigeaient vers un suicide car comme le dit très justement Madame de la Rochejaquelein, la veuve du chef Vendéen 
Louis Lescure :


« …aucun d’eux n’était assez fou pour engager une poignée de paysans sans armes, sans argent, à attaquer la France entière… »

 

Mars 1793 : une armée se lève
En mars 1793, de véritables 
armées organisées furent alors levées par des chefs dont les noms devinrent prestigieux en Vendée : La Rochejaquelein, Lescure, D’Elbée, Cathelineau, Stofflet, Bonchamps et De Charette, ce dernier étant devenu une véritable légende régionale…

Durant cette guerre, les armées vendéennes bénéficient du soutien de la population puisqu’elles en étaient issues, elles commencèrent par remporter d’importants succès militaires sur les armées Républicaines. Cependant, il n’y eut pas de volonté d’étendre la lutte en dehors de la Vendée, il s’agissait donc bien d’un conflit local dont les objectifs n’étaient pas politiques.

 

29 juin 1793 : La bataille de Nantes
La décision d’attaquer la ville de Nantes fut sans doute une erreur car mal préparée et mal synchronisée, cette bataille se solda par un échec avec la mort du général en chef Vendéen
Jacques Cathelineau, ce dernier sera remplacé par Charles de Bonchamps. Après cette bataille, la situation sur le terrain resta incertaine durant un certain temps avec des victoires de part et d’autres, puis la convention -excédée- décide d’envoyer l’armée de Mayence considérée comme une troupe d’élite.

 

Septembre 1793 : l’armée de Mayence
Les Mayençais entrent en Vendée et suivant les ordres reçus , ils incendient les bourgs et les villes traversés. Au début, les Vendéens prennent le dessus avec les victoires des forces de d’Elbée et Bonchamps à la célèbre bataille de 
Tiffauges au nord. Toutefois De Charette et Lescure qui étaient chargés de couper la retraite des troupes républicaines enfreignent le plan et préfèrent attaquer Montaigu et St Fulgent au sud. Les républicains purent alors effectuer une retraite sur Nantes. Ces derniers établirent un nouveau plan de bataille avec 2 colonnes d’attaques qui fut cette fois efficace, la bataille de Treize Septiers tourne à l’avantage des républicains, puis les villes de Montaigu et Clisson sont reprises.

 

1ier octobre 1793 : Comité de Salut Public, Paris
Entre temps, la nouvelle de la défaite de Tiffauges était arrivée à Paris où elle provoqua un énorme retentissement. A l’initiative de 
Barère de Vieuzac, plusieurs mesures sont ordonnées le 1er octobre [3], la loi d’anéantissement de la Vendée est mise en place ordonnant d’incendier tout le pays insurgé…

17 octobre 1793 : La bataille de Cholet


Les généraux vendéens décident de tenter de reprendre Cholet en regroupant leurs troupes pour une bataille décisive.
Ces dernières, supérieures en nombre eurent un temps la victoire à leur portée, mais les Vendéens épuisées finirent par se faire battre par une armée Républicaine plus entrainée et en meilleure condition physique.
D’Elbée y fut blessé grièvement et 
Bonchamps mortellement.

Le général républicain Kléber déclara :
« Les rebelles combattaient comme des tigres et nos soldats comme des lions. »

Après la déroute de Cholet, l’armée Vendéenne décide de traverser la Loire pour se rendre à Granville à la rencontre d’hypothétiques renforts Anglais. C’était le début de la virée de Galernes.

 

Le pardon de Bonchamps
Avant la traversée, il fallait décider du sort de 5000 prisonniers républicains ne pouvant être emmenés.
Le général 
Bonchamps, commandant en chef des armées Vendéennes, alors mourant, parvint à empêcher le massacre de ces derniers que ses hommes voulaient fusiller. Les prisonniers sont alors relâchés tandis que le général Bonchamps meurt quelques heures plus tard, des suites de ses blessures. Le geste de Bonchamps était entré dans l’histoire.

Henry De la Rochejaquelein lui succéda à la tête de l’armée Vendéenne, il avait 21 ans…

 

Octobre 1793 : La Virée de Galernes
Le voyage vers Granville fut probablement l’erreur tactique qui fut fatale à l’armée Vendéenne. Une foule estimée à presque 100 000 personnes dont 20 à 30 000 combattants traversa la Loire. Après quelques batailles victorieuses, la colonne Vendéenne arrive aux abords de Granville le 14 novembre. Aucun navire britannique n’est là et après une vaine tentative pour prendre la ville, les Vendéens font demi-tour et quittent la Normandie. Sur le chemin du retour, ils croisent l’armée Républicaine du général Rossignol que 
La Rochejaquelein réussit à vaincre à la bataille de Dol. L’armée Vendéenne ne peut remplacer ses pertes contrairement à l’armée adverse, le rapport de force devient alors inexorablement favorable aux Républicains.


Après avoir vainement tenté de prendre Angers pour repasser la Loire, les Vendéens prirent la route du Mans qu’ils réussissent à envahir le 10 décembre. Epuisés les Vendéens refusent de quitter les lieux et prennent du repos, mais le 13 décembre, ils sont attaqués par l’armée républicaine, forte de 20 000 hommes sous les ordres de Marceau et Kléber.
La bataille dégénère en massacre des blessés, des femmes et des enfants, les Vendéens laissent 10 à 15 000 morts civils au Mans….
Le 16 décembre, ils atteignent les bords de la Loire à Ancenis où une partie de la troupe parvient à traverser, mais manquant d’embarcations et sous le feu des Républicains, ils fuient vers l’ouest en direction de 
Savenay. Ils ne sont plus que 10 à 15 000, dont 7000 soldats.
Le 22 décembre ils prennent Savenay, mais le lendemain les Républicains 
attaquent la ville et c’est un nouveau massacre avec 3 à 7000 vendéens tués au combat ou exécutés sommairement.

23 décembre 1793 : La défaite de l’armée Vendéenne
Cette fois, c’est la fin de la grande armée de Vendée, sur les 60 à 100 000 Vendéens partis, 4000 seulement ont réussi à retraverser la Loire, 50 à 70 000 sont morts, 20 000 sont faits prisonniers et envoyés dans les prisons de Nantes. C’est alors que Westermann rédige la déclaration emphatique présentée en introduction à cet article  Tout bascule
L’armée Vendéenne défaite, la guerre aurait du s’arrêter là.
Il n’y avait alors plus aucune de raisons de s’en prendre à la population, la République aurait du tendre la main à cette dernière pour l’intégrer à la nation. L’histoire fut bien différente, car comme on va le voir, l’extermination de la population Vendéenne avait été décidée dès la publication des décrets d’août et octobre 1793. Nous sommes donc passé de la notion de simples  crimes de guerres à la notion de crimes contre l’humanité.

La mise en œuvre d’un génocide s’abat alors sur une population démilitarisée :

– terreur à Nantes

NOYADES DE NANTES: UNE MEMOIRE TROP GENANTE

Il y a 220 ans, le 17 novembre 1793, avait lieu la première des noyades de Nantes.

 Les noyades à Nantes ont eu lieu entre novembre 1793 et février 1794 à Nantes, alors chef-lieu du département de la Loire-Inférieure. Pendant cette brève période, des milliers de personnes, suspects aux yeux de la République, notamment des personnes d’Église, ont été noyées dans la Loire sur ordre de Jean-Baptiste Carrier représentant en mission de la Convention. Des milliers d’hommes, de vieillards, de femmes, d’enfants sont ainsi morts dans ce que Carrier appelait la « baignoire nationale » ou les « déportations verticales ».

Le rappel des faits

Il y a alors environ 13 000 prisonniers dans les prisons de Nantes : ceux que le régime appellent les « brigands », c’est à dire les nobles et les paysans de Basse-Bretagne et du Bas-Poitou qui se sont soulevés à partir de mars 1793 pour la défense de leur foi et par refus de la levée en masse, les prêtres réfractaires qui ont refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé et plus généralement tous ceux qui s’opposent à la Terreur. Les prisonniers, initialement dispersés dans plusieurs prisons de la ville, sont regroupés, afin d’éviter les épidémies et notamment le typhus, à l’Entrepôt des Cafés et sur des navires mouillés dans le port. D’autres prisonniers sont enfermés dans la prison du Bouffay (sur l’actuelle place éponyme). La décision de procéder à la noyade des prisonniers a été prise par Carrier et le Comité révolutionnaire de Nantes dans la nuit du 3 au 4 décembre 1793. Les prisonniers sont embarqués sur des barques à fond plat qui sont coulées au milieu de la Loire, au niveau de Chantenay. La première noyade, qui concernait 90 prêtres réfractaires, avait en fait eu lieu dès le 17 novembre. Carrier l’a présenté comme un accident mais on peut penser qu’elle lui a donné l’idée d’en systématiser la pratique. Les noyades se sont enchaînées à un rythme régulier jusqu’en février 1794. Opérées essentiellement à partir de pontons, les dernières se sont faîtes à partir de galiotes, navires hollandais restés à Nantes par suite du blocus.

Le 26 décembre 1793, à Nantes, le commissaire civil Benaben présente ainsi le dispositif aux administrateurs du Maine-et-Loire : « Ici on emploie une toute autre manière de nous débarrasser de cette mauvaise engeance. On met tous ces coquins-là dans des bateaux qu’on fait couler ensuite à fond. On appelle cela « envoyer au château d’eau ». En vérité, si les brigands se sont plaints quelquefois de mourir de faim, ils ne pourront pas se plaindre au moins qu’on les fasse mourir de soif. On en a fait boire aujourd’hui environ douze cents. Je ne sais qui a imaginé cet espèce de supplice, mais il est beaucoup plus prompt que la guillotine qui ne paraît désormais destinée qu’à faire tomber la tête des nobles, des prêtres et de tous ceux qui, par le rang qu’ils occupaient autrefois, avaient une grande influence sur la multitude»

Le nombre des victimes n’est pas connu avec précision. Selon Roger Dupuy, il y a eu entre 7 et 11 noyades, avec 300 à 400 victimes à chaque fois soit de 2 000 à 4 500 personnes environ Pour Jacques Hussenet, 1 800 à 4 800 personnes ont été noyées sur ordre de Carrier , 2 000 autres personnes, peut-être, sur ordre d’autres révolutionnaires nantais. Entre 1 800 et 4 000 personnes auraient péri dans les noyades selon Jean-Clément Martin. Alfred Lallié a évalué à 4 860 le nombre des noyés,, nombre repris par Hippolyte Taine[. . . . Selon l’historien Reynald Secher, il y a eu 4 800 victimes, rien que pour l’automne 1793[]. D’autres chiffres circulent également : pour Gaston Martin environ 1 800, pour Fouquet 9 000, pour Mellinet 3 500.

A ces noyades, il faut ajouter 2 600 prisonniers fusillés et 3 000 victimes du typhus et autres maladies en raison des conditions d’hygiène déplorables dans les prisons, de telle sorte qu’on peut estimer à 10 000 le nombre de morts (sur les 13 000 prisonniers) entre novembre 1793 et février 1794.

Une mémoire occultée

L’existence des noyades n’est pas contestée mais leur évocation est discrète, pour ne pas dire étouffée, notamment à Nantes. Alors que la Ville de Nantes a, depuis quelques années, à l’initiative de plusieurs associations locales, ravivé la mémoire de l’esclavage en faisant notamment construire un imposant mémorial le long des quai de la Loire, elle ignore totalement le souvenir des massacres de l’hiver 1793-1794.

Les seules évocations existantes sont peu visibles. A l’emplacement de l’ancien Entrepôt des Cafés (aujourd’hui au 2, rue Lamoricière), a été apposée une plaque, certes à l’initiative de la Ville de Nantes mais bien modeste au regard des 7 millions d’euros consentis pour le mémorial de l’esclavage et que seuls les passants curieux ou avertis peuvent voir. Dans le même quartier, il existe une rue des Martyrs mais dont les plaques se gardent bien de dire de quels martyrs il s’agit avec, au numéro 7, un monument commémoratif explicite mais situé désormais dans la cour d’un immeuble moderne que seuls les résidents peuvent connaître. La création récente du musée d’histoire locale au sein du Château des Ducs de Bretagne à Nantes aurait pu permettre de faire découvrir ou redécouvrir cette sombre page d’histoire au plus grand nombre. Mais la partie consacrée à la Révolution française a été confiée à Jean-Clément Martin, historien nantais, président de la Société d’études robespierristes, qui a toujours cherché à minimiser et à banaliser la répression sanglante qui s’est abattue sur la population vendéenne à partir de 1793. Pour lui, « il y a bien eu des crimes de guerre et des batailles abominables, c’est clair, mais en aucun cas un génocide » lors des guerres de Vendée. « La Révolution française a été un épisode de guerre civile avec ce que cela veut dire de vide d’État, de concurrence pour le pouvoir et d’explosion de violences. Une lecture purement politique de l’épisode ne peut donc pas rendre compte de cette dimension, qui n’est pas liée à une idéologie particulière mais à un mécanisme institutionnel, politique et social rencontré dans d’autres circonstances. »

Sa théorie est battue en brèche par l’historien Reynald Secher qui s’attache à démontrer qu’il y bien eu, au contraire, projet de génocide, c’est-à-dire de destruction volontaire et programmée de la population vendéenne, non pour ce qu’elle avait fait, mais pour ce qu’elle était. S’il en a été ainsi, c’est que la République, sous la Terreur, a inventé l’État totalitaire dont d’autres sauront s’inspirer, plus tard, de Berlin à Moscou. Et il dénonce, avec autant de vigueur, ce qu’il appelle le « mémoricide », c’est-à-dire la démarche consistant à ignorer les faits et à discréditer ceux qui les rapportent. C’est ainsi qu’en prétendant présenter une vision équilibrée des choses, le musée du château de Nantes met, sur un pied d’égalité, le crime et la légitime défense. Dès lors, on pourrait effectivement parler de « mémoricide » de la part de la Ville de Nantes à propos du silence qui entoure les noyades de Nantes. Pourtant, en cette époque si avide de devoir de mémoire, il serait normal de rendre enfin justice à ces infortunées victimes de 1793-1794, mortes deux fois, avec une abominable cruauté d’abord et dans un insidieux oubli ensuite.

La seule réparation valable serait l’édification d’un monument commémoratif à l’emplacement du principal lieu de supplice, à savoir le long des quais de Loire, devant Chantenay, à la hauteur de l’actuel pont Anne de Bretagne. On peut se demander néanmoins si un tel projet n’a pas d’ores et déjà été rendu impossible par le fait que cet endroit est déjà occupé par le mémorial de l’esclavage évoqué plus haut. Rien ne justifiait, en effet, que ce mémorial fût installé à cet emplacement alors que le port maritime s’étendait plus à l’Ouest et qu’aucun esclave n’a jamais transité, à la différence d’autres ports négriers, par le port de Nantes. Autre fait troublant, les exactions commises à l’initiative de Jean-Baptiste Carrier ont été exécutées par un groupe de mercenaires, la Compagnie Marat, dont les membres étaient surnommés les hussards américains car ils comprenaient, dans leurs rangs, des esclaves affranchis originaires de Saint-Domingue.

Il ne s’agit pas, en l’espèce, d’opposer une mémoire à une autre, mais d’exposer les faits, tous les faits et pour tous. La mémoire de la traite et de l’esclavage a toute sa place à Nantes qui fut le premier port négrier de France. Mais cette mémoire ne doit pas occulter celle des noyades de Nantes qui est une tache tout aussi importante dans l’histoire de la Ville. Au-delà de Nantes, il semble bien que ce soit la République qui ait quelque souci avec l’Histoire. Toujours prompte à dénoncer les crimes de ses prédécesseurs (on le voit avec la traite reconnue, elle, depuis 2001, comme un crime contre l’humanité) ou des autres pays (comme la reconnaissance du génocide arménien), elle devient soudainement amnésique quand il s’agit des siens, comme si elle craignait qu’ils ne compromissent sa légitimité aux yeux du peuple dont elle revendique d’être la représentante. Mais peut-être a-t-elle raison d’avoir peur, car la vérité finit toujours par éclater.

Les colonnes infernales
L’idée des 
colonnes infernales revient au général Turreau nommé à la tête de l’armée de l’ouest le 27 novembre 1793. Ce dernier proposa de scinder l’armée Républicaine en 12 colonnes qui vont sillonner la Vendée détruisant et exterminant tout ce qui vit sur son passage. Les 735 communes de la Vendée militaire sont répertoriées afin que chacune d’entre elles reçoivent la « visite » d’une des colonnes. Le 16 janvier, afin de se décharger de sa responsabilité, Turreau demande des ordres clairs sur le sort des femmes et des enfants, mais il n’obtient pas de réponse officielle de la Convention.

 

21 janvier 1794
C’est la première phase des exactions des colonnes infernales appelée « promenade militaire » qui exécute chacune un plan d’action avec un itinéraire précis. Les troupes républicaines se retrouvent face à des femmes, des enfants et des hommes désarmés.

Durant 5 mois, ce ne fut que meurtres, viols, tortures, pillages et destruction sur toute la Vendée. Les troupes Républicaines massacrèrent également les « patriotes » qui étaient cependant de leur côté, n’ayant d’autre tort que d’être Vendéens !

De nombreux villages sont brulés et les habitants froidement exterminés comme par exemple lors du massacres de Chanzeaux sous le commandement des généraux Cordelier et Crouzat.

La conséquence de ces actes barbares fut une nouvelle levée de troupes en Vendée avec à leur tête les généraux De Charette, De La Rochejacquelein et Stofflet. Cette fois, l’objectif était la survie de la population menacée d’extermination totale.
Toutes les personnes valides y compris femmes et enfants sont allées se battre. Ces troupes contre-attaquèrent et harcelèrent les colonnes, réussissant même à en détruire une.

17 mai 1794
Les massacres se terminèrent avec la destitution de Turreau le 17 mai 1794.Le nombre de tués parmi la population civile par les colonnes infernales est estimé à plusieurs dizaines de milliers.

Autre article sur les colonnes infernales

 la vengeance de la Convention, sont admirablement présentées et étudiées par Simone Loidreau, dont on apprécie les qualités d'historienne et qui connaît tout particulièrement la Guerre de Vendée. Pour en finir avec "l'exécrable Vendée", on lança donc Les colonnes infernales, sous les ordres du général Turreau : ce ne sont qu'incendies et massacres, femmes et enfants sont également passés à la baïonnette ; on assiste aux "Oradours de la Vendée" : Les Lucs, Noirmoutier, La Gaubretière, Le Loroux-Bottereau. La consigne est de piller, d'incendier, de violer et de massacrer : des milliers de Vendéens sont ainsi mis à mort en haine de la Religion. Triste page de notre histoire qui ne peut être oubliée : les Vendéens ont préféré mourir plutôt que trahir. Un ouvrage passionnant et vrai à méditer. Les "colonnes infernales" furent d'authentiques commandos de tueurs mobilisés par la Convention (le gouvernement révolutionnaire) au début de l'année 1794, placés sous les ordres du général Turreau, pour pratiquer en Vendée un véritable génocide : incendies, tueries, tortures, massacres, viols. Ainsi, des dizaines de milliers de Vendéens (en majorité femmes, enfants, vieillards) ont été exterminés en haine de la religion.
– crimes contre l’humanité

LA TERREUR A NANTES
En 1794, à Nantes et pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le problème de l’extermination massive d’êtres humains a été posé.
C’est le sinistre 
Jean Baptiste Carrier qui tenta d’organiser cette extermination.

Les prisons de Nantes
Les célèbres 
prisons de Nantes sous le régime de la terreur montrent un avant-gout précurseur des futurs camps de concentration nazis.
En plus des prisonniers faits à Savenay, la plupart des personnes enfermées étaient des Vendéens. Aucune discrimination n’étant faite pour les femmes, enfants ou vieillards. Les civils raflés étaient entassés dans les geôles de la ville dans des conditions d’hygiène inexistantes, laissés sans soins et sans nourriture. On commença par fusiller environ 
2500 prisonniers mais le cout en munitions fut estimé trop important.

 

Les noyades dans la Loire
On eu ensuite recours aux fameuses 
noyades dans la Loire où des milliers de personnes périrent  La plupart de ceux qui étaient enfermés dans ces véritables « camps de concentration Français » ne survécurent pas et furent victimes de maladies (typhus) et de malnutrition.

A titre d’exemple, dans la prison de l’Entrepôt des cafés, sur 8 000 à 9 000 hommes, femmes et enfants enfermés, quelques personnes seulement en sont ressorties vivantes

 

LES COLONNES INFERNALES
L’idée des colonnes infernales revient au général Turreau nommé à la tête de l’armée de l’ouest le 27 novembre 1793. Ce dernier proposa de scinder l’armée Républicaine en 12 colonnes qui vont sillonner la Vendée détruisant et exterminant tout ce qui vit sur son passage.
Les 735 communes de la Vendée militaire sont répertoriées afin que chacune d’entre elles reçoivent la « visite » d’une des colonnes.
Le 16 janvier, afin de se décharger de sa responsabilité, Turreau demande des ordres clairs sur le sort des femmes et des enfants, mais il n’obtient pas de réponse officielle de la Convention.

 

 

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