L’histoire secrète du monde

Publié le par Bernard Gasnot

un incroyable voyage à travers notre histoire spirituelle et mythologique. Pour Jonathan Black, cette histoire, réservée aux initiés, révèle les lois mystérieuses qui sous-tendent la vie, une histoire qui sera préservée et développée pendant des siècles dans ces sociétés, disséminées un peu partout dans le monde, aussi bien en Occident qu’en Orient. Les grands événements de l’histoire, de la genèse à nos jours, et certaines expériences humaines inexpliquées du point de vue conventionnel reçoivent ici une nouvelle interprétation, tout à fait convaincante. Dans la veine du Pendule de Foucault et du Matin des magiciens, on croise dans ce livre des personnages historiques célèbres qui conspirent avec des êtres désincarnés et autres bêtes fabuleuses, vénèrent le diable, accomplissent des miracles et édictent des prophéties, tout en essayant de contrôler le cours de l’histoire. L’auteur démontre également que de grands esprits comme Léonard de Vinci, Isaac Newton ou George Washington ont été capables d’accéder à autre état de conscience, une forme d’intelligence surnaturelle, qui leur a conféré des connaissances sur le monde dissimulées à notre conscience quotidienne. Au moment de tourner la dernière page de ce livre, le lecteur s’apercevra que l’arche de Noé, le Sphinx ou encore La Joconde ne sont que quelques-unes des traces laissées par ces sociétés sur nos monuments et nos églises, dans l’art, la littérature, la musique et les films, le folklore et même les contes préférés de nos enfants.

Fruit de vingt ans de recherches, ce livre révèle les lois mystérieuses qui sous-tendent l’histoire, développées et gardées jalousement pendant des siècles par les sociétés secrètes, en Orient comme en Occident. S’appuyant sur de nombreux documents, l’auteur nous entraîne dans un incroyable voyage dans les mystères du monde, aux côtés d’Ovide, léonard de Vinci, Newton, Washington… Et de bien d’autres personnages aux fabuleuses connaissances, dissimulées à notre conscience quotidienne, et dont ils ont laissé des indices dans leurs oeuvres…

Il n’y a pire mensonge qu’une vérité mal interprétée par ceux qui l’entendent: les plus grands mensonges sont les ténébreux et effrayants systèmes religieux créés par ceux qui ne comprennent pas.

Les religions sont toujours “secrètes” d’une façon ou d’une autre, même si ce secret est seulement la défense d’apporter aucun changement ou de poser aucune question parce la vérité ultime à propos de Dieu est un “mystère”, un “secret”. Voilà pourquoi les enseignements religieux sont si facilement déformés et mal interprétés. Il est tellement facile à l’ “autorité centrale” de se trouver au pinacle de la religion et d’imposer aux adeptes la seule interprétation correcte à l’exclusion de toute autre.

En dépit des enseignements religieux, les peuples sont toujours en guerre les uns avec les autres. L’être humain n’est pas devenu meilleur, et est souvent bien plus méchant que les animaux.

Le franciscanisme du pape François

informer par un agent des sociétés secrètes, Mark Booth affirme que de mystérieuses hiérarchies inspirent des mouvements spiritualistes comme le franciscanisme réactualisé par le nouveau pape.« François (d’Assise), écrit Booth, naquit dans un monde où les serfs souffraient d’une pauvreté extrême et où les êtres difformes, les vieux, les pauvres et les lépreux étaient traités avec un profond mépris. Le clergé aisé vivait confortablement en exploitant ses serfs et persécutait quiconque n’était pas d’accord avec lui.
En 1206, François était un riche jeune homme de 20 ans. Il vivait en Italie, à Assise, une vie insouciante et cruelle, évitant tout contact avec la difficulté et retenant son souffle quand il voyait un lépreux.La ressemblance avec la vie du prince Siddhârta est frappante. Un jour où il se promenait à cheval, son animal se cabra soudainement et il se retrouva face à un lépreux Il descendit de sa monture et, avant même qu’il s’en rende compte, il était en train de serrer sa main sanguinolente et d’embrasser ses joues et ses lèvres purulentes. Il sentit le lépreux retirer sa main et, quand François leva les yeux sur lui, il avait disparu.

Il sut alors, tout comme saint Paul sur la route de Damas, qu’il avait rencontré le Christ ressuscité.

La vie et la philosophie de François furent totalement remises en question. Il commença à voir clairement que les Évangiles recommandaient une vie de pauvreté, dévouée à aider les autres, ne possédant « ni or, ni argent, ni monnaie dans vos ceintures ; ni sac pour le chemin, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton… ». François disait que la pauvreté consistait à ne rien avoir, à ne rien désirer, et pourtant à tout posséder vraiment, l’esprit libre. Il en arriva à considérer que l’expérience en elle-même est importante, et non ce que nous vivons. Les choses que nous possédons ont une emprise sur nous et menacent de prendre le pouvoir sur notre vie. Une voix provenant d’un crucifix peint sur un tableau de l’église de San Domenico, près d’Assise, lui dit un jour : « François, va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruine. » Cet appel fut, pour François, une expérience ineffable à laquelle il ne put résister.

Il transforma sa nature non seulement dans ses dimensions animale et végétale mais également, comme nous allons le voir bientôt, dans sa dimension matérielle, si bien que les animaux lui répondaient de manière incroyable. Le grillon chantait quand il le lui demandait et les oiseaux se rassemblaient pour l’entendre prêcher. Lorsqu’un terrible loup menaça le village montagnard de Gubbio, François partit à sa rencontre. Le loup se précipita sur lui mais, dès qu’il entendit François lui ordonner de ne faire de mal à personne, il se coucha à ses pieds et, depuis ce jour, il se mit à le suivre partout, totalement apprivoisé. Il y a quelques années, le squelette d’un loup a été retrouvé enterré sous le sol de l’église de San Francesco della Pace, à Gubbio.

Si l’on compare le mysticisme de Ramon Llull avec celui de saint François, on observe qu’un changement profond s’est opéré dans le monde en peu de temps. Le mysticisme de François est celui des choses simples et naturelles, du grand air et du quotidien.

Dans la première biographie de saint François, Les Petites Fleurs de saint François d’Assise, il est dit qu’il découvrit les mystères de la nature grâce à la sensibilité de son cœur. Pour François, tout était vivant. Il avait une vision extatique du cosmos tel que le conçoivent les idéalistes : ce sont les hiérarchies célestes qui créent tout et qui donnent la vie. […]

L’esprit du christianisme avait autrefois aidé à l’évolution du bouddhisme. Il avait introduit l’enthousiasme qui avait aidé les enseignements de compassion universelle de Bouddha à s’épanouir dans le monde matériel. Mais à ce moment de l’histoire, c’est l’esprit du Bouddha qui aida à réformer le christianisme, en inspirant la simple dévotion et la compassion pour chaque chose vivante.

Un jour, vers la fin de sa vie, saint François méditait et priait sur le mont La Verna devant sa cellule d’ermite, quand le ciel se remplit soudain de lumière : un séraphin à six ailes lui apparut. François s’aperçut que cet être avait le même visage que celui du crucifix peint qui l’avait envoyé en mission. Il comprit que Jésus-Christ l’envoyait sur une nouvelle mission.

Peu après sa mort, l’ordre des Franciscains qu’il avait fondé se trouva dans la tourmente. Le pape demandait aux frères de prendre davantage de responsabilités, parmi lesquelles l’acquisition de terres et la gestion de l’argent. De nombreux franciscains y virent une violation de la vision de François et fondèrent des groupes séparatistes, les Fraticelli, ou Spirituels franciscains. Pour eux-mêmes, comme pour les étrangers, ils étaient ce nouvel ordre d’hommes spirituels qui conduirait l’Église à sa fin, comme Joachim de Flore l’avait prédit.

C’est pour cette raison que les disciples de saint François furent persécutés comme des hérétiques et tués. Une fresque célèbre de Giotto montre ainsi saint François en train de soutenir l’Église : s’il l’a vraiment aidée à ne pas s’effondrer complètement, peut-on vraiment dire qu’il ait réussi à la réformer comme la voix du crucifix le lui avait demandé ? Dans l’ésotérisme, on dit que le séraphin qui donna à saint François ses stigmates lui avait annoncé que sa nouvelle mission devait être accomplie après sa mort. Une fois par an, le 3 octobre, pour l’anniversaire de sa mort, il devait conduire l’esprit des défunts en dehors des sphères lunaires, vers les hiérarchies supérieures.

Encore une fois, nous voyons que l’initiation se soucie aussi bien de la vie après la mort, que de la vie elle-même. »

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