Combien ça ça coûte, un ancien président ?

Publié le par Bernard Gasnot

 Un billet qui nous rappelle que, les retraites stagnent, les salaires idem, les impôts augmentent, ainsi que les taxes et les sur-taxes chères à nos dirigeants qui, sans solution contre la paupérisation du peuple, le chômage, la fuite des capitaux, la corruption, les grises mines des soignants débordés et, la faillite de nos hôpitaux, la disparition de nos paysans, la déliquescence de nos services publics, où l’ouverture de certains droits, s’apparente au parcours du combattant, les mal logés ou à la rue. Et la sempiternelle dette pour tout justifier… On nous passe sous silence, le prix journalier de notre suivisme otanesque illégitime, à l’extérieur de nos frontières, de même que les privilèges des anciens présidents de cette république, de plus en plus en vrac..

Le sort réservé aux anciens présidents du Brésil ne paraît guère enviable. Trois semaines après la destitution de Dilma Rousseff, son prédécesseur en fait l’amère expérience. Lula, étoile pâlissante de la gauche, se trouve accusé de corruption. Il aurait touché des pots-de-vin auprès d’une société pétrolière nationale. L’illustre prévenu proteste, dénonce “une farce” et hurle au complot politique. N’empêche, malgré ses titres de gloire, il devra aller s’expliquer au tribunal comme n’importe quel citoyen lambda.

Ce n’est pas en France qu’arriveraient des choses pareilles.

Une fois retirés du poste suprême, les pensionnaires élyséens continuent de jouir d’un statut particulier. Au bout de leur mandat, avec ou sans tracas judiciaire, la République les gratifie – à vie – d’un traitement confortable. Trop, estime la Cour des comptes :

1.    dotation annuelle de 65 000 euros,

2. appartement de fonction meublé,

3. voiture avec deux chauffeurs,

4. sept collaborateurs,

5. personnel de maison,

6. lignes de téléphone,

7. billets de trains et d’avions gratuits…

La Révolution n’y a rien changé. Même après cessation d’activité, un parfum de monarchie flotte toujours sur les plus hautes sphères du pouvoir. Certes, eu égard à leurs fonctions passées, les ex-chefs d’État méritent attention et respect. Mais l’affaire, selon les modalités actuelles, coûte aux contribuables 10,3 millions d’euros par an. En période de vaches maigres, peut-on ainsi persister à adorer “le veau d’or” ? Les magistrats connaissent meilleure manière de réduire la dépense publique. Ils préconisent d’abolir une partie de ces privilèges régaliens. Pour bien finir son quinquennat, on dit que François Hollande cherche des réformes « symboliques ». En voici une toute trouvée.Un billet qui nous rappelle que, les retraites stagnent, les salaires idem, les impôts augmentent, ainsi que les taxes et les sur-taxes chères à nos dirigeants qui, sans solution contre la paupérisation du peuple, le chômage, la fuite des capitaux, la corruption, les grises mines des soignants débordés et, la faillite de nos hôpitaux, la disparition de nos paysans, la déliquescence de nos services publics, où l’ouverture de certains droits, s’apparente au parcours du combattant, les mal logés ou à la rue. Et la sempiternelle dette pour tout justifier… On nous passe sous silence, le prix journalier de notre suivisme otanesque illégitime, à l’extérieur de nos frontières, de même que les privilèges des anciens présidents de cette république, de plus en plus en vrac..

Le sort réservé aux anciens présidents du Brésil ne paraît guère enviable. Trois semaines après la destitution de Dilma Rousseff, son prédécesseur en fait l’amère expérience. Lula, étoile pâlissante de la gauche, se trouve accusé de corruption. Il aurait touché des pots-de-vin auprès d’une société pétrolière nationale. L’illustre prévenu proteste, dénonce “une farce” et hurle au complot politique. N’empêche, malgré ses titres de gloire, il devra aller s’expliquer au tribunal comme n’importe quel citoyen lambda.
Ce n’est pas en France qu’arriveraient des choses pareilles.

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