Censure sous l’occupation allemande en France

Publié le par Bernard Gasnot

La censure sous l'occupation allemande en France fut organisée de façon très sévère, touchant tous les domaines de la production culturelle. 

Dès le 28 août 1939, un contrôle préventif des imprimés est mis en place au prétexte que le pays est en guerre. Un mois plus tôt, le 29 juillet 1939, un "Commissariat général à l'information" est créé et dirigé par des civils, Jean GiraudouxLudovic-Oscar Frossard et Jean Prouvost. Mais très vite la direction opérationnelle est confiée aux militaires du Deuxième bureau. En mars 1940, créé un ministère de l'information à la tête duquel il place Ludovic-Oscar Frossard puis Jean Giraudoux. Après l'armistice du 22 juin 1940, les allemands mettent en place une ordonnance qui installe la censure, très sévère.

En zone sud, le régime de Vichy décrète qu'il est interdit d'employer la formule " le gouvernement de Vichy " car il n'y a selon lui qu'un seul gouvernement, "le gouvernement francais ". Les quotidiens parisiens repliés en zone sud sont touchées par les pénuries de papier, qui entraîne une baisse de la pagination et de la diffusion. La presse est globalement rationnée : de 315 millions de tonnes de matières premières consommée en 1938, on passe à 138 millions en 1940, pour tomber à 65 millions, soit cinq fois moins, en 1943. Les subventions des autorités allemandes ou de Vichy équilibrent les comptes d'exploitation en échange d'un encadrement très ferme de la presse.

En zone nord, sous contrôle allemand, l'ordonnance du 18 octobre 1940 impose aux personnes souhaitant fonder un journal de fournir des preuves de leur "aryanité" depuis au moins trois générations . Puis c'est l'ordonnance du 10 janvier 1943, stipulant qu'est "défendue toute publication qui nuit au prestige du Reich allemand, qui est préjudiciable à l'ordre et au calme dans les territoires occupés ou qui met en danger les troupes d'occupation". La censure oblige de nombreux journaux à choisir ouvertement la collaboration, et à écrire ainsi une page noire de l'Histoire de la presse écrite. Le contrôle passe par la répartition du peu de papier disponible au travers du Comité d'organisation des industries, arts et commerces du livre (COIACL). Les journalistes et diffuseurs des quelques journaux clandestins arrivant à être publiés et distribués sous le manteaux risquaient leur vie.

L'édition de livres

Après la défaite et avec l’arrivée de l’occupant dans la capitale, deux maisons d’édition sont immédiatement fermées à cause de leurs publications expressément anti-nazies de la période d’avant-guerre : les Éditions Denoël et les Éditions Sorlot. Un bureau de la censure est créé sous la direction de la PropagandaAbteilung, qui devait notamment s’occuper de l’édition, le « Gruppe Schrifttum ». Il établit une liste de 143 textes non désirables et un peu plus de 20 000 livres sont confisqués dans un raid des soldats allemands contre les librairies de Paris le 27 août 1940.

Un nouveau raid, de plus grande ampleur, est lancé le 23 septembre 1940: 70 éditeurs sont visités, 713 382 livres saisis, 11 maisons d’édition fermées. Certains éditeurs, menés par Bernard Grasset, se déclarent prêts à négocier afin de permettre une reprise au minimum de l’activité éditoriale. Une convention d’auto-censure est signée par le président du syndicat des éditeurs et du Cercle de la Librairie, René Philippon: ils sont libres de publier, à condition de censurer eux-mêmes tout ce qui est susceptible de nuire aux intérêts allemands. Jusqu’en avril 1942, elle a permis de poursuivre l'édition d'une partie des livres, les autorités allemandes en profitant pour déclarer que c’était les éditeurs eux-mêmes qui avaient « assaini » leur littérature.

Les allemands créent parallèlement un "comité d'organisation des industries, des arts et du commerce du livre", le 3 mai 1941. Certaines maisons d'édition, comme Larousse, parviennent à résister aux difficultés et même étendre leur importance Entre 1942 et 1945, l'entreprise opte pour une stratégie de rachat d'autres sociétés en France et met en place un véritable réseau.

Gaston Gallimard est fustigé par la presse collaborationniste car sa maison d’édition a le plus de titres dans la liste de 1060 livres interdits par l'ambassadeur allemand à Paris, Otto Abetz. La presse accuse Gallimard et la Nouvelle Revue française (NRF), dirigée par Jean Paulhan, d’avoir contribué à la « décadence » et à l’« enjuivèrent » de la littérature française. Calmann-Lévy et Ferenczi sont « aryanisées » et rebaptisées «  Éditions Balzac » et « Éditions du Livre moderne », tandis que les Éditions Denoël deviennent les « Nouvelles Éditions françaises ». L’activité clandestine est très réduite, à l'exception des Éditions de Minuit aux tirages et aux paginations très restreints : leur plus fort tirage a été "Nuits noires", de John Steinbeck. Le 15 septembre 1944, une « Commission d’épuration de l’édition » est créée, animée par Jean-Paul Sartre, Pierre Seghers et Vercors.

La radio

Le régime de Vichy contrôle (Radio Paris, la Radiodiffusion nationale dont Radio Vichy), et il n'y a pas d'émetteurs clandestins car ce sont des installations trop lourde à mettre en place et trop facilement repérables. Les deux stations tentent d'attirer à elles les plus grands noms de la culture française, à l'avantage de Radio-Paris. L'État français a la charge des infrastructures et des salaires, mais les faibles émetteurs ne parviennent pas à couvrir la totalité de la zone sud. En zone nord, Radio-Paris évite toute propagande frontale à ses débuts. Mais après 1941, la radicalisation politique et idéologique le dispute au souci de l'audience. Les résistants écoutent la BBC en plusieurs langues, au micro de laquelle Pierre Dac chante la ritournelle de Jean Oberlé« Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand » sur l'air de la Cucaracha.

La vie quotidienne sous l'Occupation

Pendant l'Occupation, les difficultés de la vie quotidienne et le souci toujours présent du ravitaillement sont les principales préoccupations des Français, en attendant la fin de la guerre et des jours meilleurs. Cependant, une poignée de Français va prendre parti pour ou contre l'Occupant, et s'engager dans la Collaboration ou la Résistance.

Le terme " années noires " évoque bien la dureté de la vie quotidienne des Français à cette époque et les douloureux choix moraux et idéologiques, lourds de conséquences, qui s'imposent à certains.

Le rationnement

Survivre

Le document "Les nouveaux moyens de locomotion à Paris" évoque avec humour et gaieté le rationnement dont sont victimes les français. Les magasins sont mal achalandés, à cause de l'interruption des échanges, des difficultés de communication entre les deux zones, du blocus britannique, et des prélèvements allemands (environ 1/5ème de la production agricole). Un ministère du ravitaillement est créé, qui établit les conditions d'attribution des cartes de rationnement. Tous les produits de base sont rationnés : pain, viande, pâtes, sucre, café, charbon, textile, essence,... Les populations des villes et les plus pauvres sont les plus touchés par la pénurie. Parallèlement un marché noir se met en place, qui permet à ceux qui en ont les moyens de se procurer à un prix élevé des produits rationnés ou introuvables dans les magasins. Ce marché noir est bien évidemment interdit, et ceux qui se font prendre encourent de graves sanctions.

Chômage et STO

Le document "Les Allemands tentent d'effacer les traces de la guerre", contrôlé par le gouvernement de Vichy, incite les ouvriers français à aller travailler en Allemagne et vante l'appareil de production allemand. En France, alors que les prix grimpent, les salaires ne suivent pas. L'économie du pays souffre dans certaines régions d'une pénurie de main d'oeuvre, dans d'autres d'un excédent : 2 millions de prisonniers, en majorité des agriculteurs, sont en Allemagne, tandis que la fermeture d'usines et la démobilisation des soldats après l'armistice grossit le flot des sans-travail. En application de la politique de collaboration entre le gouvernement de Vichy et l'Allemagne, les ouvriers français sont encouragés à aller travailler en Allemagne. Cette politique de volontariat rencontre peu de succès et en juin 1942, l'Allemagne exige de la France 350 000 travailleurs de plus. Vichy maquille cette sommation en annonçant la création de la " Relève ", qui consiste à échanger un prisonnier libéré contre trois travailleurs volontaires. Cette mesure n'obtient guère de succès, si bien que le volontariat est remplacé par la loi de réquisition du 4 septembre 1942, puis par le STO (Service du Travail Obligatoire) en février 1943. Très impopulaire, le STO, qui s'appuie sur les rafles de la Milice, provoque un mouvement de refus généralisé : de nombreux réfractaires gagnent la clandestinité et se cachent dans les campagnes pour échapper aux forces de police. Certains d'entre eux s'engagent dans les maquis, permettant ainsi à la Résistance armée de gonfler ses effectifs.

Les Juifs en France

Les Juifs français sont parmi ceux qui ont le plus souffert de l'Occupation. Ils tombent sous le coup d'une double législation : celle que l'Allemagne impose aux territoires occupés, et celle du gouvernement de Vichy. L'antisémitisme d'Etat prôné par Vichy est l'héritier d'une longue tradition française et reprend l'idée que le Juif, inassimilable, est un élément de désintégration nationale. Il convient donc de l'écarter de tout poste de responsabilité ou d'influence. Le document Ref. 00242 témoigne de cet antisémitisme affirmé : une exposition " Le Juif et la France ", sous-titrée " Rendons la France aux Français - le péril métèque ", est organisée au Palais Berlitz par le directeur du Bureau des Affaires juives, Louis Darquier (alias Darquier de Pellepoix), et le chargé de propagande de l'État français, Philippe Henriot. Cette exposition se veut " scientifique " et se propose de définir un portrait physique et physiologique des juifs. Darquier de Pellepoix explique que " les enfants de France doivent apprendre à identifier les juifs afin de s'en garder ", et précise que ce travail " d'éclairage des esprits français permet de lutter contre le péril de la corruption métèque et de rendre la France aux Français ". Dès le 2 octobre 1940, le gouvernement de Vichy promulgue de sa propre initiative un Statut des Juifs, qui leur interdit de travailler dans l'Administration, l'enseignement, la justice, l'armée, la médecine, la presse, les théâtres, etc. Notons que ce statut spécial précède la rencontre de Montoire (fin octobre 1940) et l'annonce officielle par Pétain de la politique de collaboration. Ce texte est suivi, en mars 1941, d'un décret créant un Commissariat Général aux Questions Juives, spécialement chargé de liquider les possessions juives. A partir de l'été 1941, la police de Vichy arrête et déporte activement les Juifs ; au cours de la rafle du Vel d'Hiv de juillet 1942, plus de treize mille d'entre eux sont arrêtés et livrés à la Gestapo. Avant l'invasion allemande, on estimait à 300 000 le nombre de Juifs vivant en France. Environ 80 000 d'entre eux seront déportés dans les camps de concentration. Sur ceux-ci, 2 500 seulement survivront.

Résister

La Résistance se partage entre la France Libre qui a rejoint le général de Gaulle à Londres puis à Alger et la Résistance intérieure sur le territoire français.

Progression de la Résistance

La Résistance connaît des débuts difficiles. Lors de l'appel du 18 juin depuis Londres, alors peu entendu, le général de Gaulle n'est entouré que de quelques volontaires. En France même, les résistants sont très peu nombreux. La majorité de la population française, démoralisée par la défaite et l'Occupation, est favorable à Pétain ; la victoire de l'Allemagne semble inéluctable. L'opinion publique se détache progressivement du régime de Vichy à partir de 1941, à cause du ravitaillement déficient, de l'entrée en guerre de l'Allemagne contre l'URSS, des progrès de la Résistance... Elle bascule définitivement dans l'hiver 1942-1943, suite à la défaite de l'armée allemande devant Stalingrad et aux mesures impopulaires prises par Vichy pour fournir de la main d'oeuvre au Reich (STO). La Résistance intérieure s'organise et se renforce à partir de 1943. Des réseaux se mettent en place : " Libération " en zone libre, " Franc-Tireur " en zone occupée par exemple. Après l'invasion de l'URSS par l'Allemagne en juin 1941, le parti communiste appelle ses sympathisants à résister, et de nombreux jeunes gens qui refusent le STO gagnent le maquis. Jean Moulin, envoyé en France par le général de Gaulle, unifie les mouvements de résistance et crée en 1943 le Conseil national de la résistance (CNR). Les résistants sont regroupés dans les Forces Françaises de l'Intérieur (FFI).

Formes de la Résistance

La Résistance prend plusieurs formes : réseaux d'évasion, presse clandestine, renseignement, sabotage, guérilla urbaine, maquis... Le document Ref. 00258 stigmatise les actes de sabotage pratiqués par la résistance : déraillement de trains, destruction du dépôt de munitions et de matériel militaire à Grenoble les 13 et 14 novembre 1943, attaque de l'arsenal de la caserne de Bonne le 2 décembre. On découvre des caches d'armes : armes de poing et bombes artisanales, fabriquées dans des laboratoires clandestins. Le reportage, émanant de la propagande vichyste, qualifie ces actes d' " attentats " perpétrés par des " terroristes ", et des " bandes communo-terroristes ". Il montre les visages d'hommes capturés en laissant entendre que ce sont les auteurs de ces attentats. En fait, ceux qui sont désignés comme " Arméniens, Juifs polonais, Espagnols rouges " dans le reportage n'ont aucune responsabilité dans ces actions. Ils appartiennent au " groupe Manouchian " du FTP MOI (Francs Tireurs Partisans de la Main d'Oeuvre Immigrée), spécialisés dans la guérilla urbaine en région parisienne. Ces hommes ont été filmés après leur capture par les Renseignements généraux, et avant qu'ils soient fusillés par les Allemands le 21 février 1944. Ceci rappelle le danger qu'il y avait à entrer dans la Résistance, les grands risques d'être torturé, exécuté ou déporté. Le document radiophonique Ref. 00282 évoque lui aussi la Résistance : tous les soirs, pendant quatre ans, la BBC ouvre son antenne à " Radio-Londres ", organe de la France Libre, dont le but est de maintenir le contact entre la France Libre, les Alliés et la Résistance intérieure. Les messages personnels codés annoncent souvent des parachutages d'armes et de munitions. Ecouter Radio-Londres en France pendant l'Occupation est en soi un acte de résistance : les Allemands l'interdisent, confisquent les postes et punissent lourdement les auditeurs. Ils essayent d'en brouiller les écoutes, c'est le grésillement que l'on entend dans l'extrait radiophonique. Les seules radios autorisées sont Radio-Paris, asservie à Vichy et à l'Occupant, en zone occupée, et Radio-Vichy en zone dite libre.

Collaborer

D'autres Français, au contraire, vont choisir de collaborer avec l'Occupant allemand.

Une collaboration d'Etat

L'exemple vient d'en haut puisque le 24 octobre 1940 le maréchal Pétain échange une poignée de mains avec Hitler à Montoire (Voir Ref 00231). Pour autant, et malgré la force symbolique de ce geste, Pétain est avant tout un réactionnaire sans affinités avec le projet nazi. Il voit avant tout dans la collaboration avec l'Occupant la possibilité de mener à bien la " Révolution nationale " qui doit régénérer la France corrompue. La collaboration avec les Nazis est restée davantage associée au nom de Pierre Laval. Mais là encore, Laval n'est pas un idéologue. Si en avril 1942, le vice-président du Conseil déclare qu'il souhaite la victoire de l'Allemagne, c'est avant tout parce qu'il souhaite obtenir pour la France une bonne place dans une nouvelle Europe, dominée par l'Allemagne Nazie. C'est aussi pour cela qu'en 1943 il crée la Milice française, sous l'autorité de Joseph Darnand.

Formes de la Collaboration

La collaboration de l'Etat français avec l'Allemagne hitlérienne prend plusieurs formes. C'est une collaboration économique, avec l'envoi de main d'oeuvre en Allemagne, d'abord basée sur le volontariat (comme illustré dans le document Ref. 00233), puis sur la réquisition forcée, avec le Service du Travail Obligatoire. C'est aussi une collaboration idéologique. Les Actualités font de la propagande en faveur de l'Occupant et du régime de Vichy (documents Ref. 00233, Ref. 00258 et Ref. 00242), tout comme Radio-Paris, ce que dénonce le document Ref. 00282 par la ritournelle " Radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand ". En ce qui concerne le sort des Juifs en France, le régime de Vichy devance les ordres allemands en imposant aux Juifs des signes distinctifs (port de l'étoile jaune), en les excluant de la société (statut des Juifs), en les spoliant de leurs biens, et en organisant des rafles (la plus importante est celle du Vel d'Hiv en 1942). Cette idéologie antisémite est illustrée par le document Ref. 00242. C'est enfin une collaboration militaire et policière. Joseph Darnand incarne cette collaboration poussée. On le distingue clairement dans le document Ref. 00258, coiffé d'un béret noir, aux côtés de Laval puis faisant le salut militaire au passage du cercueil de trois gardes du Groupe mobile de réserve du Bourbonnais. Darnand est nommé " Secrétaire Général au maintien de l'ordre " par Pétain le 30 décembre 1943, après avoir prêté serment à Hitler en août 1943, en tant que " Sturmbannführer " (commandant) de la Waffen SS. Il est surtout le chef de la Milice française, qui mène des actions violentes comme auxiliaire des Allemands. La Milice s'illustre tristement, notamment dans l'assassinat d'hommes politiques hostiles à l'Allemagne nazie, dans la chasse aux Juifs et dans la lutte contre la Résistance, qualifiée de " terrorisme ". Ces dernières activités sont montrées dans le document Ref. 00258.

Prolongements

Les Actualités diffusées en France pendant la Seconde Guerre mondiale

Jusqu'en juin 1940, trois sociétés diffusent les Actualités cinématographiques : " Pathé Journal ", " France Actualités " (Havas et Gaumont) et " Eclair Journal ". Après quelques semaines d'interruption, la création des deux zones d'occupation a des conséquences immédiates sur les journaux filmés. Dans la zone occupée, d'août 1940 à août 1942, n'est plus diffusé qu'un seul journal, allemand, mais en langue française, " les Actualités mondiales ", distribué par l'Alliance Cinématographique Européenne (ACE), une filiale de la firme allemande UFA. Dans la zone non occupée, d'octobre 1940 à août 1941, on ne diffuse plus qu'un seul journal : Journal " France-Actualités-Pathé-Gaumont ", fabriqué à Marseille, sous le contrôle du gouvernement de Vichy et produit conjointement par Pathé et Gaumont.

A partir d'août 1942 et jusqu'en août 1944, le système de production est unifié et l'on ne diffuse plus qu'un seul journal sur l'ensemble du territoire (produit par une société mixte franco-allemande, issue de négociations entre l'occupant et le gouvernement de Vichy, qui détient désormais le monopole de diffusion sur tout le territoire). Ce journal a repris le titre de " France-Actualités ". Mais à partir de l'automne 1943, il est presque entièrement contrôlé par l'occupant.Du 5 septembre 1944 au 31 décembre 1944, on peut voir un journal produit par le Comité de Libération du Cinéma français sous le titre " France Libre-Actualités ". A partir de janvier 1945, le journal " France Libre-Actualités " prend le nom d' " Actualités françaises ", nom qu'il conservera jusqu'à sa disparition en 1969. Le principal actionnaire des " Actualités françaises " est l'Etat, qui détient provisoirement le monopole en matière de presse filmée. Ce monopole est aboli à partir du 27 juillet 1945. Sont diffusés à nouveau, à partir de janvier 1946, les titres d'avant-guerre : " Pathé Journal ", " Gaumont Actualités ", " Eclair Journal " et les " Actualités françaises ".

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