Les tampons hygiéniques pas si hygiéniques que ça ?

Publié le par Bernard Gasnot

Commencer cette période de 4 jours est souvent à la fois un soulagement (eh oui ! pas de bébé en vue) et aussi un léger désabusement. Le réflexe est le même pour toute, les tampons. C’est vraiment une solution évidente car les industriels ont réussi à normaliser l’usage de celui-ci. Et comme on fait souvent comme les autres.

Les tampons hygiéniques sont dangereux pour notre santé. C’est prouvé.

01 – Moins écologique tu meurs !

Une femme utilisera environ 15.000 tubes de coton blanc dans sa vie de femme menstrues. Autant dire que c’est 15.000 tampons (x 300 millions de femmes dans le monde, dont 16 millions en France) à traiter avec différents produits chimiques.

Le coton

Les chiffres : cultivés sur 3% des terres cultivables de toute la planète, 22% des insecticides mondiaux, 32 traitements pour arriver au stade que l’on connait, 900 litres d’eau pour faire 1 kilo de coton. Bien sûr, tout en intoxiquant les sols, en déboisant des hectares entiers et en tuant des milliers de pauvres paysans qui se tuent à la tache pour survivre.

La dioxine (cancer)

Les tampons sont blanchis au chlore. L’émission « World in Action », programmée à la télévision anglaise en 1989, a attiré l’attention sur les effets et les origines de la pollution à la dioxine et son implication dans la production de produit d’hygiène. La dioxine étant très cancérigène. En effet, le procédé de blanchiment au chlore utilisé par les fabricants provoquait des dépôts de dioxine en quantité infime dans ces produits d’hygiène intime.

Depuis quelques années donc, le blanchiment et la stérilisation des tampons et des serviettes se font au peroxyde d’hydrogène, c’est un produit similaire à celui qui est utilisé pour décolorer les cheveux par exemple, ou pour stériliser les verres de contact. Ce produit, en plus d’être moins polluant, ne dégage pas de dioxine dans l’organisme. Mais c’est toujours polluant !

Le glyphosate

80% des tampons et serviettes hygiéniques contiendraient du glyphosate (le nom commercial vous parlera plus, c’est le Roundup du groupe Monsanto). Pas besoin de vous faire un dessin sur la nocivité cet herbicide.

Composition

De plus, il est rigoureusement impossible de savoir quel procédé industriel est réalisé par telle ou telle marques. Certaines sous-marques utilisent-elles encore ce genre de blanchiment au chlore ? En septembre 2015, une pétition en ligne demandait à Tampax la transparence totale sur la composition de ses produits. Sachez aussi que les fabricants de tampons hygiéniques n’informent jamais de la composition de leur produit.

On a tout juste réussi à savoir que la marque Tampax utilise de la viscose en majorité et un peu de coton. Cette viscose est rajoutée pour deux raisons. Elle est peu couteuse par rapport au coton et elle empêche les fuites qu’il y avait avant quand seul le coton était utilisé.

Les procédés industriels nécessitent une quantité folle de produits chimiques, d’électricité, de packaging, de plastique, de coton et de viscose. Ce n’est vraiment pas écologique tout ça.

Mais le problème ne s’arrête pas là car il faut 400 à 500 ans en moyenne pour qu’un tampon se dégrade complètement. Sans parler de tous ses tampons qui sont jetés dans les toilettes et qui les bouchent. Pensez à la nature et à ce qui va dans les océans.

Et n’en avez-vous pas marre de ne pas savoir où les jeter ?

02 – Et ma santé ? Bordel !

En 1980, des centaines de cas du syndrome du choc toxique ont été recensés. Une intoxication violente, fatale dans 5 à 10% des cas, dont le tampon peut être le déclencheur, comme l’explique Nevine El Sohl, chef de l’unité des staphylocoques de l’Institut Pasteur à Paris : « D’abord, il y a une fièvre très élevée. Ensuite, il y a une espèce de collapsus, on tombe, on est ramollie, on a une hypotension, il peut y avoir des syndromes cutanés, des rougeurs.

Il faut qu’il y ait le germe qui produise cette toxine, et le germe, c’est le staphylococcus Aureus

Les staphylocoques sont des bactéries impliquées dans des pathologies variées et de degrés de gravité divers. Elles sont un des premiers agents responsables d'infections nosocomiales (infections contractées en milieu hospitalier) mais elles peuvent aussi être contractées en dehors de l'hôpital (infections dites communautaires). Leur habitat naturel est l'homme et l'animal. Elles font partie de la flore cutanée naturelle et colonisent particulièrement les muqueuses externes (tampon). Cependant, ces bactéries sont fréquemment retrouvées dans l'environnement (eaux non-traitées, sols, objets souillés). Les traitements visant à éradiquer les infections sont difficiles car de nombreuses souches sont multirésistantes aux antibiotiques. Selon les services hospitaliers, ces dernières représentent entre 50 à 60% de la population. Le caractère hyper-absorbant fait que le sang qui est autour est absorbé et que la bactérie à ce moment-là est mieux oxygénée ».

Dans de rares cas, si la personne est dépourvue des anticorps pour se défendre, la bactérie prolifère et libère ses toxines dans le sang. En Suisse, aucun cas n’a été officiellement rapporté. Mais en Europe, le syndrome existe, même s’il est rare.

« D’abord en France, il y a très peu de cas, et dans un des deux ou trois qui se sont manifestés en l’espace de dix ans dans notre centre de référence, eh bien, je peux vous dire que c’était une Américaine qui avait gardé son tampon pendant 7 jours. C »est quelque chose à ne pas faire. Il faudrait dans l’idéal changer les tampons trois fois par jour, mais pas trop fréquemment non plus, parce qu’on risque de léser la muqueuse. »

Conclusion : Ne gardez pas votre tampon pendant plus de 8 heures et n’anticipez pas vos règles en portant un tampon au cas où elles arrivent, c’est dangereux, indique les notices de tampons. Il faut un minimum de flux pour en mettre un.

C’est un peu obscure tout ça. Mais à part ça, ce n’est pas dangereux.

03 – Ton tampon hygiénique nique ta Flore

Nous avons vu plus haut que le tampon est composé de viscose. La viscose est donc une matière artificielle ultra absorbante qui va vous débarrasser des flux rougeâtres. Attention, car les sécrétions vaginales lubrifiantes et la flore de votre intimité seront aussi absorbés. Et oui, la viscose ne pratique pas la sélection.

Sachez également que le tampon au contact de l’humidité commence à se désagréger et laisse des minuscules morceaux de viscose lors de son retrait. Cela laisse la porte ouverte à la colonisation des bactéries contribuant à une infection probable du vagin. Certains tampons dit « bio » sont faits exclusivement de coton et ne sont pas blanchis. C’est peut-être une solution. Mais ils sont assez chers.

04- Oh my god, c’est quoi cette odeur ?

On s’est tout faite un jour la réflexion qu’on sentait de l’entre-cuisse ! Non ? Et c’est surtout gênant quand tu discutes avec quelqu’un. Cette odeur de sang oxydé n’est vraiment pas agréable du tout. L’odeur de poisson pourri, c’est terminé avec les coupes menstruelles.

05 – C’est envahissant au possible !

Vous n’avez qu’à voir la place que mes tampons et mes serviettes prennent dans mon armoire de salle de bain. Une vraie collection pour me rassurer en fonction du début ou des fins de règles et pour en avoir toujours sous la main.

Ça prend vraiment de la place.

Une telle diversité est proposée, il n’y a qu’à voir la taille des rayonnages dans les supermarchés. C’est du délire !!!

C’est aussi un réel inconvénient en termes de place occupé dans ton sac à main. Surtout qu’on en laisse tout le temps au cas où on oublie un jour ou pour dépanner une copine.

06 – Toujours avoir un stock

Franchement ça demande vraiment une super organisation.

Surtout que si tu oublies et que tu veux que personne ne sache que tu as tes règles, tu es bon pour t’absenter pour aller en acheter plutôt que d’aller en demander une à tes copines.

07 – Pas trop discret

Et oui, on se souvient tous d’une soirée où tu files aux toilettes avec ton sac à main. Et là ! Tout le monde, (même les garçons) savent que tu as tes ragnagnas. L’occasion gratuite de te faire chambrer.

08 – Ultra Sexy, n’est-ce pas ?

Et oui, qui n’a jamais eu peur d’avoir la ficelle qui se coince entre ta culotte et ta jambe ?

Conclusion

Sans noircir le tableau, le tampon est un moyen moderne qui a certainement fait son temps. Il n’est pas du tout en phase avec la société qui réclame un produit sûr, confortable et écologique.

On ne peut que vous incitez à utiliser des cup menstruelles pour remplacer les tampons. si vous ne savez pas ce que c’est. Il existe également des coupes jetables en plastique très souple. C’est le même principe que les cups sauf qu’elles ont un usage unique. C’est les softcups. On peut saluer les softcups mais elles créent également beaucoup de déchets.

Il y a également les éponges naturelles qui se porte discrètement en interne, permet d’aller à la piscine et faire tous les sports, assez durable (changement tous les 8 mois), sans odeur, douce à insérer (on l’humidifie avant en l’essorant avec de l’eau), et les rapports sexuelles sont autorisés. Par contre, il faut un minimum de pratique au début pour être à l’aise à l’insertion et retrait. On doit en acheter 2 pour alterner, nécessité d’avoir une bouteille d’eau pour l’humidifier si on la change, et on doit la stériliser en fin de cycle.

Nous sommes également partisans des tampons hygiéniques en 100% coton. Ils se dégradent rapidement car en coton naturel. Ils sont moins nocifs pour votre santé. Deux inconvénients : Ils sont chers et nécessite un procédé industriel gourmand en énergie pour leur fabrication.

Sachez également qu’il existe des serviettes hygiéniques lavables et réutilisables. La prise en main est facile, pas besoin d’en racheter et on a toujours du stock. C’est écologique au possible mais elles ne sont pas forcément très sexy et confortables car elles se portent en externe. Elles empêchent de faire certaines activités comme la piscine. On doit se balader avec des serviettes usagées dans une pochette (imperméable et sans odeur bien-sûr) dans le sac et enfin le lavage peut faire peur (mais il suffit de laisser tremper dans l’eau froide avant de mettre en machine avec le reste du linge, ce qui est simple)

Et vous ? Comment faites-vous ? Êtes-vous dans une démarche de développement durable ?

Mes dames et demoiselle porter des couches culottes c’est plus simple et moins risquer

Savez-vous que le Vaccin Gardasil a provoquez 25.132 victimes, dont 110 décès et 826 infirmes en 2013 ?

chut chose a ne pas savoir

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