L'ASSASSINAT DU PRÉSIDENT KENNEDY  en directe

Publié le par Bernard Gasnot

Aujourd'hui, peu nombreux sont ceux qui ignorent tout de la fin tragique du trente-cinquième président des États-Unis John Fitzgerald Kennedy. Retour cinquante ans en arrière.

Novembre 1963. Le trente-cinquième président des États-Unis John Fitzgerald Kennedy, élu pour son premier mandat en novembre 1960, entame une tournée électorale au Texas dans le cadre de sa réélection, un état du Sud en théorie hostile au candidat démocrate. Ce voyage doit lui permettre de récolter des fonds pour sa campagne présidentielle de 1964 Le 21 novembre, à 10 heures 45, le président et son épouse Jacqueline ("Jackie") quittent la Maison-Blanche en hélicoptère pour se rendre à la base aérienne d'Andrews (Andrews Air Force Base), dans l'État du Maryland, à quinze kilomètres de Washington D.C.. Leurs deux enfants (JFK Jr., surnommé "John-John", et Caroline) ne les accompagnants pas, le président aura auparavant promis à son fils, alors âgé de 2 ans, de revenir à tant pour le voir souffler sa troisième bougie, le 25 novembre.

Arrivé à Andrews, le couple présidentiel monte dans l'avion qui lui est réservé, Air Force One (un Boeing 707), pour s'envoler à 11 heures vers la ville de San Antonio, où il atterrit à 13 heures 30 heure locale. Accueilli par le vice-président Lyndon Baines Johnson et le gouverneur texan John Connally, le président défilera dans la ville sous les acclamations de la foule. Un peu plus tard dans l'après-midi, il se rendra dans le comté de Brooks (au sud du Texas) pour y inaugurer une base américaine de médecine aéronautique. En fin de journée, il s'envolera pour la ville de Houston, à l'est de San Antonio, et y prononcera un discours au Rice Stadium, un stade situé sur le campus de l'université Rice. C'était dans ce même stade qu'il avait déclaré un peu plus d'un an auparavant, le 12 septembre 1962 : "Nous avons décidé d'aller sur la Lune." Il terminera sa journée en s'envolant pour la ville de Fort Worth. Il dormira dans le Texas Hotel. Ce sera sa dernière nuit.

Le lendemain matin, le président Kennedy viendra saluer chaleureusement la foule rassemblée sur le parking de l'hôtel. D'après Kenneth O'Donnell, l'un des ses plus proches conseillers, lorsque lui et le président discutèrent ce matin-là des risques des apparitions présidentielles publiques, ce dernier lui aurait déclaré : "Si quelqu'un souhaitait vraiment abattre le président des États-Unis, ce ne serait pas très difficile : il lui suffirait de se placer en haut d'un bâtiment avec un fusil à viseur télescopique, et personne ne pourrait rien faire pour empêcher cela." Kennedy prendra le petit-déjeuner dans la Chambre de Commerce de Fort Worth. Le président de celle-ci, Raymond Buck, lui remettra un chapeau traditionnel texan :

"Nous savons que vous ne portez pas de chapeau, mais nous ne pouvions vous laisser quitter Fort Worth sans vous fournir une protection contre la pluie !"

S'ensuivent alors des éclats de rire. Tandis que Buck remet le chapeau à Kennedy, des encouragements se font entendre dans la salle : on demande à ce que le président le porte ! Tout sourire, JFK déclare :

"Je le mettrai lundi à la Maison-Blanche, et si vous venez, vous aurez la chance de le voir !"

C'est dans cette ambiance joyeuse que le président quitte Fort Worth et embarque dans Air Force One, direction Dallas. À Dallas, un ciel sombre et couvert a cédé la place à un temps magnifique : le soleil brille et la température tourne autour des 30°C.

En dépit des orientations politique et religieuse de la ville, la foule est extrêmement nombreuse à l'aéroport de Love Field, et pratiquement toutes les pancartes confectionnées par les personnes venues accueillir le président sur le tarmac sont extrêmement favorables à ce dernier. Ceci est en effet particulièrement surprenant : 63 % des habitants votèrent pour le républicain Richard Nixon aux élections présidentielles de 1960, et la population y est très largement protestante tandis que Kennedy est le premier président américain catholique. En outre, la politique menée par JFK est extrêmement critiquée au sein de Dallas : son projet de loi sur les droits civiques est par exemple très mal vu par cette ville en proie à la ségrégation raciale.

C'est d'abord Air Force Two, l'avion du vice-président Johnson, qui atterrit vers 11 heures 35, ce qui permettra à LBJ (Lyndon Baines Johnson), texan "pure souche", et à son épouse Lady Bird d'accueillir le président en bas de la passerelle que ce dernier empruntera pour descendre de l'avion. À 11 heures 40, Air Force One se pose à son tour sur la piste de l'aéroport. Lorsque la porte de l'appareil s'ouvre, contrairement à ce que veut la procédure, c'est Jackie Kennedy qui précède son mari. Suivent ensuite le gouverneur Connally et son épouse Nellie, ainsi que le sénateur Ralph Yarborough. L'enthousiasme de la foule est alors à son comble.

Le président et son épouse, entourés par des agents du Secret Service (rien à voir avec les services secrets : les agents du Secret Service sont en réalité les gardes du corps des couples présidentiel et vice-présidente, vont se diriger vers les barrières de sécurité derrière lesquelles se trouvent les centaines de personnes venues les accueillir pour leur serrer la main. Des policiers en uniforme sont également présents à intervalles réguliers le long des barrières, tandis que d'autres en civils se sont mêlés à la foule. Les Johnson, eux aussi protégés par des agents du Secret Service (quatre agents), suivent les Kennedy.

Environ dix minutes après son arrivée, le couple présidentiel prend place à l'arrière d'une Lincoln Continental décapotable bleu foncé de 1961. Le président laisse d'abord sa femme s'installer sur le siège arrière gauche, tandis qu'il prend place sur le siège arrière droit. Le gouverneur Connally s'asseoit quant à lui sur un strapontin devant JFK, et son épouse devant Jackie. Le cortège se met en route à 11 heures 50. Il s'organise de la façon suivante :

Des motards de la police de Dallas.

La voiture-pilote (pilot car), à bord de laquelle se trouvent des officiers du département de la police de Dallas (le second en chef de la police de Dallas George Lumpkin, les détectives Billy Senkel et F.M. Turner, et le lieutenant-colonel George Whitmeyer). Cette voiture se trouve environ 400 mètres devant la limousine présidentielle. Son rôle est d'alerter la police de la position de la limousine et de chercher le moindre signe suspect.

Trois motards de la police de Dallas.

Cinq motards de la police de Dallas.

La voiture de commandement (lead car), à quelques dizaines de mètres de la limousine présidentielle. Ses occupants scrutent la foule et les bâtiments le long de la route. Se trouvent à bord de celle-ci le chef de la police de Dallas Jesse Curry (conducteur), l'agent du Secret Service Winston Lawson (siège avant droit), le shérif du comté de Dallas Bill Decker (siège arrière gauche) et l'agent du Secret Service affecté au comté de Dallas Forrest Sorrels (siège arrière droit).

Un motard de la police de Dallas (le sergent Stavis Ellis).

La limousine présidentielle, conduite par l'agent Bill Greer. L'agent Roy Kellermann se trouve sur le siège avant droit.

Quatre motards de la police de Dallas.

La voiture des agents du Secret Service (une Cadillac décapotable noire de 1955). Se trouvent à bord de celle-ci les agents Samuel Kinney (conducteur), Emory Roberts (siège avant droit), George Hickey (siège arrière gauche) et Glen Bennett (siège arrière droit), ainsi que les assistants présidentiels Kenneth O'Donnell (siège milieu gauche) et David Powers (siège milieu droit). Quatre autres agents se trouvent sur des marchepieds : Clint Hill (marchepied avant gauche), John Ready (marchepied avant droit), Bill McIntyre (marchepied arrière gauche) et Paul Landis (marchepied arrière droit).

La voiture vice-présidentielle (une Lincoln décapotable bleu clair de 1961). Se trouve à bord de celle-ci Hurchel Jacks (conducteur), l'agent Rufus Youngblood (siège avant droit), le sénateur Ralph Yarborough (siège arrière gauche), Lady Bird Johnson (siège arrière milieu) et le vice-président Lyndon Johnson (siège arrière droit).

Une Ford Mercury de 1963 à bord de laquelle se trouvent Joe Rich (conducteur), l'assistant du vice-président Cliff Carter (siège milieu avant), et les agents affectés à la protection du vice-président Jerry Kivett (siège avant droit), Warren Taylor (siège arrière gauche) et Thomas Johns (siège arrière milieu). Suivent ensuite plusieurs motards et des véhicules essentiellement composés de photographes, journalistes et membres du Congrès. Le président est attendu au Trade Mart, une sorte de centre commercial, pour y déjeuner. Pour ce faire, il traversera la ville sous les acclamations de quelques 200 000 Dallasiens (soit un quart de la population totale de l'époque).

Après avoir quitté l'aéroport de Love Field, le cortège passe par Mockingbird Lane, Lemmon Avenue, Turtle Creek Boulevard, Cedar Springs Avenue et Harwood Avenue. À la fin de celle-ci, il va alors s'engager sur Main Street pour la descendre pendant environ 1,3 kilomètre. L'enthousiasme de la foule sera alors à son comble : plus une place de libre sur les trottoirs, des serpentins tombent des fenêtres... Tout est réuni pour passer une merveilleuse journée. Après 1,3 kilomètre, donc, la limousine présidentielle débouche sur une place du nom de Dealey Plaza. Celle-ci présente un carrefour entre Main Street et Houston Street. La feuille de route ne prévoit que la limousine quitte Main Street en s'engageant à droite, sur Houston Street. En face d'elle, se trouve désormais un bâtiment de couleur rouge, le Texas School Book Depository ("dépôt de livres scolaires du Texas", ou TSBD). Aucune des deux voitures précédant la limousine présidentielle n'a remarqué quoi que ce soit de suspect. Il en va visiblement de même pour madame Connally qui se retournera vers le président pour lui dire avec humour :

« Monsieur le président, vous ne pouvez pas dire que Dallas ne vous aime pas ! ».

Et Kennedy de répondre : « C’est certain ! »

Après n'avoir emprunté Houston Street que sur quelques dizaines de mètres, la limousine fait un tournant serré vers la gauche, s'engageant sur une allée du nom d'Elm Street (après quoi elle devra emprunter l'autoroute Stemmons pour rejoindre le Trade Mart). Elle se trouve alors au pied du TSBD. Il est 12 heures 30. Soudain, alors que la limousine vient de dépasser le TSBD, une première détonation se fait entendre. Tout le monde croit à un pétard. Il n'en est rien : le président vient d'être blessé et porte brutalement les mains à sa gorge. Mais voilà que s'ensuit quelques secondes plus tard une seconde détonation. Cette fois, la gaieté se mue en horreur : on est en train de tirer sur le président ! L'agent du Secret Service Clint Hill – qui se trouve sur le marchepied avant gauche de la voiture suivant la limousine présidentielle – l'a bien compris, et se précipite vers celle-ci. Et alors que tout le monde prend conscience qu'un drame est en train de se dérouler sous ses yeux, un troisième et dernier coup de feu ébranle tout Dealey Plaza. Le président s'effondre.

C'est alors que Jackie Kennedy, absolument terrifiée, se hisse sur le coffre de la voiture et semble vouloir chercher quelque chose. Au même moment, Hill parvient tant bien que mal à se hisser sur la limousine et "force" la première dame à revenir sur son siège. Bill Greer, le chauffeur, a quant à lui déjà enfoncé l'accélérateur. Le véhicule passe à toute allure sous un pont juste au sortir de Dealey Plaza, le Triple Underpass, à la sortie duquel se trouvent des badauds qui ignorent tout de la tragédie, et qui saluent donc chaleureusement le président qu'ils ne verront jamais, celui-ci étant étendu sur la banquette arrière.

On lit souvent qu'il s'agissait d'un simple réflexe en réaction à la douleur. Toutefois, il s'agirait en réalité d'une réaction neurologique involontaire. Si plusieurs hypothèses ont été avancées, on a tendance à retenir celle du docteur John Kinglsey Lattimer qui, dans son livre Kennedy and Lincoln: medical & ballistic comparisons of their assassinations publié en 1980, expliqua que la blessure infligée par la balle (qui frôla la colonne vertébrale, au niveau de la sixième vertèbre cervicale C-6) aurait entraîné une réaction instantanée, la "position Thorburn" ("Thorburn's position", du nom du physicien anglais qui l'a découverte) : une telle blessure aurait forcé le président victime à redresser brutalement ses deux bras dans une position fixe et pratiquement parallèle au sol, les mains étant ramenées au niveau du menton (en bref la posture exacte de Kennedy). C'est en raison de cette dernière caractéristique que l'on peut croire que JFK porte ses mains à sa gorge en réaction à la douleur (la version améliorée du film de Zapruder montre d'ailleurs que le président ne touche jamais sa gorge).

Sur Dealey Plaza, c'est la panique la plus absolue. Tandis que certaines personnes se couchent au sol, d'autres se précipitent vers un endroit situé à l'avant et sur la droite de l'emplacement où se trouvait la limousine présidentielle lorsque le troisième coup de feu fut tiré : le Grassy Knoll ("monticule herbeux" ou "tertre gazonné"). D'autres personnes se rassemblent au bas du TSBD : on pense que c'est depuis un étage élevé de ce bâtiment que les coups de feu furent tirés. À 12 heures 37, soit sept minutes après l'assassinat, on décide de boucler les sorties. Mais les voitures de police mettent du temps à affluer, et il n'est pas question d'attendre plus longtemps, au risque de faciliter la fuite de l'assassin. Aussi, en l'absence de renforts, on réquisitionne temporairement l'aide de certains employés du dépôt de livres.

Peu après, on se met à fouiller chaque étage du TSBD. Une demi-heure plus tard, on découvre au cinquième étage du bâtiment, au niveau de la fenêtre à guillotine (entrouverte) sud-est, plusieurs cartons entassés. On pense que le tireur s'en est servi comme appui et siège. Juste à côté, on retrouve également un sac en papier et, surtout, trois douilles de fusil (ainsi que des restes de poulet, une bouteille de Coca-Cola vide et l'enveloppe d'un paquet de cigarettes qui n'appartenaient toutefois pas au tireur mais avaient été laissé là par l'employé Bonnie Ray Williams). Enfin, on finit par retrouver l'arme du crime, un fusil caché entre deux piles de cartons dans la partie nord-ouest du cinquième étage, à l'opposé du "nid du tireur" (sniper's nest en anglais).

Entre-temps, le cortège fonce vers l’hôpital Parkland (à 6,5 kilomètres de là) en empruntant l'autoroute Stemmons et y arrive cinq minutes plus tard. En dépit des efforts désespérés des médecins et du fait que, aussi surprenant que cela puisse paraître, Kennedy respire encore, la mort du président est inévitable : à 13 heures 33, après seulement deux ans, dix mois et deux jours de mandat, le trente-cinquième président des États-Unis d'Amérique est déclaré officiellement mort. Sans compter le coup fatal, pas moins de sept blessures sont retrouvées sur les corps de Kennedy et Connally (deux sur JFK et cinq sur le gouverneur du Texas, qui survécut cependant).

Depuis 13 heures 33, l'Amérique n'a plus de président. Comme le stipulent les lois américaines et parce qu'un pays comme les États-Unis ne peut à aucun moment être privé de chef de l'État, lorsque le président décède, le vice-président lui succède. En 1963, ce vice-président s'appelle Lyndon Baines Johnson (le commanditaire de son assasinat). Redoutant un complot visant le gouvernement américain, les agents du Secret Service assignés à sa protection lui conseillent très fortement de rentrer à Washington D.C. au plus vite, ce qu'il refuse de faire tant qu'il n'aura pas eu des informations sur l"état de JFK. Il apprend sa mort à 13 heures 20, et quitte l'hôpital Parkland vingt minutes plus tard.

Aux alentours de 14 heures, les aides du président et agents du Secret Service Kellerman, O'Donnell, Powers et O'Brien sortent le cercueil de Kennedy de la salle à l'intérieur de laquelle les médecins de Parkland avaient tenté en vain de le sauver (la Trauma Room 1). Conformément au souhait de Jackie, ils veulent de ramener le corps du président à Washington D.C.. Cependant, les lois en vigueur du Texas stipulent que l'autopsie de toute personne assassinée au Texas doit obligatoirement être assurée dans l'État (l'assassinat d'un président n'était alors pas considéré comme un crime fédéral). Ainsi, au même moment, accompagné du juge de paix Theran Ward et d'un policier local, le coroner Earl Rose tente de s'interposer. L'agent Kellerman (qui se trouvait sur le siège avant droit de la limousine présidentielle) leur rétorque

"Ceci est le corps du président et nous allons l'emmener avec nous !"

Mais Rose ne cède pas. Sous une pression que l'on peut imaginer, les agents du Secret Service n'ont pas tellement l'esprit à négocier. La scène qui va alors se produire sera digne d'un film hollywoodien : ceux-ci dégainent leur arme et les pointent vers leurs "adversaires", qui n'ont pas d'autre choix que de s'effacer. À 14 heures 04, le cercueil du président est sorti de l'hôpital Parkland et placé à l'intérieur d'un corbillard qui le transportera à l'aéroport de Love Field.

Traditionnellement, le nouveau président des États-Unis est officiellement investi par le président de la Cour suprême, en l'occurrence Earl Warren (qui présidera par la suite la Commission Warren, chargée d'enquêter sur les circonstances de l'assassinat de Kennedy). Toutefois, celui-ci n'ayant pas fait le déplacement à Dallas, il fallut trouver un autre juge. Johnson choisit Sarah Hughes, une amie de longue date (qui avait d'ailleurs été nommée par Kennedy). Cette dernière arriva à l'aéroport de Love Field à 14 heures 30 et fut amenée à bord d'Air Force One dans une petite pièce où se serraient vingt-sept personnes, parmi lesquelles Jackie Kennedy – qui, douée d'une dignité exceptionnelle, n'a jamais voulu se séparer un instant du cercueil de son défunt mari – et, bien entendu, Lyndon Johnson (ainsi que son épouse Lady Bird). Déjà averti du décès de son frère, le ministre de la Justice Robert Kennedy conseille à Johnson de prêter serment avant le décollage de l'avion. Faute de Bible, on trouve un missel sur une table de la chambre du président. La prestation de serment commence à 14 heures 40 :

"Je jure solennellement (traditionnellement, les présidents investis disent : "Moi, nom du nouveau président, jure solennellement...") que j'exécuterai loyalement la charge de président des États-Unis et que, du mieux de mes capacités, je préserverai, protégerai et défendrai la Constitution des États-Unis."

Succèdant à JFK, Johnson devient le trente-sixième président des États-Unis d'Amérique.

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