6 Histoire de trotsky  tirées des archives du parti communiste russe

Publié le par Bernard Gasnot

La traversée de l'atlantique

Le 15 septembre 1916, de manière tout à faire innatendu, le ministre louis Malvy décida d’interdire la parution de Nache slovo. Le lendemain, trotsky apprit qu’il faisait l’objet d’un arreter d’expulsion. Trotsky ne reçut jamais d’explication, il demanda de retourner au milieu de ses compatriotes, malheureusement les autorités berlinoises lui refusèrent le visa, deux inspecteurs se présentent à son domicile, ordonnèrent de les suivre jusqu’à la frontière.il fut obligé de prendre le train, en laissant sa famille a paris les deux inspecteurs avaient pour consigne de ne pas regagner paris sans l’avoir laisser sur la péninsule ibérique, ils traversèrent la frontière espagnole et le laissèrent a saint Sebastián. Les autorités espagnoles emmenèrent Trostsy j’jusqu’à Barcelone la France et l’Espagne ne voulaient pas de lui.

Les autorités espagnole lui trouvèrent un bateau en direction de Cuba, trotsky demanda une faveur d’aller en amérique chose qu’on lui accorda. Trotsky dit de l’Espagne en Language fleurie sur le bateau qui amenait aux amériques « le gouvernement Liberal espagnole du citoyen Romanones ne m’a guère le temps d’étudier la langue de Cervantès » Au bout de semaines il arriva à New york sa famille l’attendait impatiemment, il fut accueilli en héros par tous les sympathisants socialiste emigres de la russie. Trotsky était reste en contact avec le journal de (Navy Mir) l’extrème gauche, sur le quai il fut aussitôt assailli par les journalistes en quêtes d’interviews « jamais aucun interrogatoire, meme les plus serrés, ma fait transpirer comme ce jour où je me suis sous le feu croisé de grands professionnels. » Partout la presse new yorkaise lui faisait honneur.il y eut qu’une seule chose exception : lors d’un meeting a Cooper union la salle n’était qu’a moitie remplie les intervenant s’exprimaient dans des langues différentes, meme les auditeurs qui ne partageaient pas son point de vue, admiraient sa brillante prestation. Le journal Navy Mir y cultivait des contacts depuis sa création en 1911, son ami lev Deitch figure importante de Navy Mir0 ce journal était moins sectaire que d’autres journaux russes pacifiques publiés en suisse et en France ce quotidien avait son siege au 77 st Mark’place cree sous les auspices de la russie Socialist publishing society, il subventionnait des dépôts bancaire pour les détenus russes, faisait de la publicité sur des produits alimentaires russes achetables a New York.

Trotsky donna plusieurs conférences qui l’aidait à subvenir à ses besoins, il se limita pas à New York, se rendit a Philadelphie et d’autres ville du nord. Trotsky s’exprima davantage sur la guerre que sur la russie. Il apprit avec stupeur que Pétrograd avait été le théâtre d’évenement, grèves, manifestation, les troupes de la garnison passèrent dans le camp des ouvriers, ayant perdu son autorité nicolas II abdiqua le mars, son fils Alexis pris le pouvoir mais etant attient d’hémophilie son frere Mikhail lui succéda.la russie rentrait dans un nouvelle ere. Les partis socialistes a petrograd avaient retrouvé la confiance, répondant a la pression populaire, ils organisèrent des élections pour cree un soviet de députés, ouvriers, paysans, et de délégués de soldats. Pendant ce temps les libéraux s’activaient, leurs représentants a la douma et ailleurs se réunirent pour former un gouvernement provisoire. Trotsky n’avait pas besoin de réfléchir longtemps à sa ligne politique, car depuis 1905 rien n’avait changé en lui. Selon lui il fallait une révolution

Le 20 mars, trotsky écrivît un article virulent, démentant que le gouvernement provisoire ne pouvait sauver la russie de la catastrophe, analysant l’histoire des nouveaux ministres, Alexandre Goutchkov, leader du mouvement octobriste avait toujours été favorable à l’expansion impériale. Brulant du désir de rentrer à Pétrograd il se procura les documents auprès du consulat de russie, se fut les meetings d’adieux jusque-là il était resté prudent dans ses déclarations publiques, mais le soir précèdent de son départ il aurait declaré au casino de Harlem Rivers Park ; « je compte sur vous pour vous organiser et continuer jusqu’ ce que vous soyez capables de reverser ce maudit gouvernement capitaliste, completement pourri ». Le 27 mars trotsky et sa famille Sous une pluie battant trois cent personnes etaient venue leur souhaiter un bon voyage, agitant des bouquets de fleurs trotsky fut transporté sur les épaules de ses amis a son bateau norvégien le kristianiafjord. A bord, le chroniqueur americain l’averti du risque de tomber entre les mains de la marine militaire britannique quand le bateau ferait escale à Halifax en Nouvelle Ecosse, trotsky aurait haussé les épaules entre Ottawa et londres les télégrammes circulaient une fois trotsky a bord, ordre fut donné de l’arreté. Il protesta avec véhémence, acceptait de ce justifier de son identité, mais refusait de coopérer, ne pouvant guère nier avoir menace la cause aillée de tous les maux. Trotsky dut débarquer avec sept autres de ses camarades, il cria, se débâta a coup de pieds, fut soumis a une fouille au corps, car il détesta qu’on le touche il en garda une rancœur. Trotsky et ses camarades se rendirent aux camps de prisonniers à Amnesty, sa famille dirigé et retenu à l’hotel Prince George park, sous la pression du soviet de petrograd ils furent tous libérés. Ils embarquèrent sur le bateau hedig, lorsque que bateau s’eloigna il brandit le poing vers les officiers anglais

Retour en russie

A petrograd il trouva un contexte politique qui depuis la chute des Romanov, avait beaucoup évolué, le gouvernement avait tres peu de pouvoir, la police avait fui, les troupes de garnison et les reste du pays refusèrent d’obéir aux ordres du cabinet sans l’approbation du soviet. Vue la situation les bolcheviks, mencheviks et autres socialistes ne souhaitèrent pas former de cabinet. La scène politique avait changé depuis le départ de Trotsky et n’avait lui aussi aucun pouvoir ou rôle. Mais il débordait toujours d’assurance

Là ou trotsky sa politique changer au grès du vent révolutionnaire

Le 4 mai, deux apres l’abdication de nicolas II et un mois apres l’arrivé de lenine, trotsky arriva a petrograd avec une grande réception, on le hissa a bout de bras sous les acclamations, c’est un héros de la révolution. Douze ans auparavant il avait dirigé le soviet de la ville il aussi purgé plusieurs peine de prison et connu l’exil en Sibérie. Ses écrits politiques l’avait rendu celebre et personne, tous partis confondus ne pouvait rivaliser avec le brillant orateur qu’il était. A trente-huit ans il regorgeait d’énergie et d’assurance et demeurait intiment persuadé d’etre là pour accomplir sa destiné. Dès les premiers jours de son arrivé il alla voir son beau frere lev Kaménev et sa sœur Olga, il voulait savoir ce que manigançaient les bolchéviks, entre eux subsistaient des sérieux désaccords et il n’était pas certain, loin de là de vouloir s’allié avec eux .puis il rendit visite a la rédaction de la Pravda, il s’adressa a tous les ouvriers.

Lenine lui réclamait une conférence, le remplacement du gouvernement provisoire il était pres à se rapproché de trotsky pour une collaboration politique. Certains bolcheviks n’hésitaient pas de le ridiculisé et le présenté comme un cinglé et pas certains de pouvoir le considéré comme un aillé fiable. Un nouveau pouvoir en provisoire était encours, des manifestations etaient organisé par le soviet pour déstabiliser le gouvernement d’Alexandre Goutchkov et Pavel Milioukov trotsky arriva à temps pour de nouvelles élections au comité soviet. Alexandre Goutchkov et Pavel Milioukov démissionnèrent, le prince Lvov ne voyant pas de solution de remplacement apres hésitation demanda si les mencheviks et bolchevicks acceptaient d’etre au gouvernement ceux-ci acceptèrent .trotsky préconisait un « gouvernement ouvrier » trotsky ne cria pas victoire, malgres le souvenir que les bolcheviks n’avait pas hésité, avec d’autres de le présenté comme un cinglé, incapable de comprendre quoi que ce soit au marxisme. Trotsky et lenine acceptèrent un compromis sur le plan politique .Dans de nombreux meetings auxquelles il participait, sa réputation le précédait Des gens venaient pour le plaisir. Il ne préparait jamais son discours minutieusement sur feuille ,il n’en avait pas le temps et de toute Facon, il savait que pour éclater son talent ne devait pas rester prisonnier entres les mots d’une page .trotsky fut tres impressionne par les capacités de Jaurès à se lancer dans des discours passionnés et captivants ,il avait parlé de lui comme un titan il estimait que Jaurès était « un orateur par le grace de dieu » signifiant par-là que les vrais grands rhéteurs produisent un effet sans nécessairement le savoir

Trotsky avait l’habitude de noter dans l’ordre les points les plus important, choisissant les mots et thèmes susceptibles de bouverser son auditoire, pas besoin de haut-parleurs, il n’avait aucune difficulté a faire passer des messages dans ses meetings. Ses discours n’étaient pas du gout de lenine, souvent lenine et ses camarades se refusèrent de se reconnaitre dans le plan de Trotsky. Malgres tout lenine il se disait : « c’est un grand révolutionnaire qui nous arrive, intelligent, lenine avec d’homme comme lui, associe talentueux pour couvrirent un vaste programme révolutionnaire pour la russie. Démanteler le gouvernement provisoire actuel et instaurer un gouvernement ouvrier. Pour trotsky les paysans devaient récuperer les terres, les ouvriers prendrent les contrôle des usines. Trotsky il se rendit compte qu’il aimait discuter avec les bolchevicks et etre a cote d’eux dans les tribunes, leurs mésententes du passes etaient plus ou moins encartées .la gauche était en pleine mutation, certains bolchevicks rejetèrent les ouvertures de lenine, l’écrivain Maxime Gorki considérait lenine comme un misanthrope (La misanthropie est l'art de détester et de mépriser le genre humain sans aucune distinction de sexe). Les point de désaccord ne manquaient pas entre lenine et trotsky ; le premier était ouvert a un pouvoir totalitaire (dictature) ; le second désirait que la révolution fut l’œuvre d’une combinaison de groupement de l’extrème gauche, lenine rejetait tout ça, lenine exigeait par divers slogans une dictature prolétarienne

Trotsky n’avait jamais été contre la démagogie, il se situait dans la perspective de la révolution, convaincu que tout était bon pour y parvenir, créer un monde de justice et d’honnête pour la classe ouvrière, mais pour cela il fallait la dissolution du gouvernement provisoire nouvellement élu. Dans ses discours et articles, il mettait l’accent sur cette évolution des elements il ne s’était jamais montrer aussi actif, le gouvernement préféraient les solutions palliatifs a la cure generale nécessaire pour remédier aux maux du pays (Qui ne soigne qu'en apparence, qui agit sur les symptômes d'une maladie et non sur ses causes.) tout cela l’inquiétait et se rapprochait de lenine chaque jours davantage. Mi-juin les bolchevicks de petrograd appelèrent a une manifestation politique contre les ministres capitalistes, lenine ne désespérait pas à déstabiliser le gouvernement provisoire, si un nombre suffisant d’ouvriers et de soldats se sentaient solidaire de cette manifestation, elle pourrait entrainer la chute du gouvernement. Trotsky se rendit a divers endroits por susciter l’enthousiasma nécessaire a une action directe

Le 2 juillet le gouvernement démissionnèrent une foule en pleine effervescences, les revendications populaires se multiplièrent, la nourriture commençait à manquer, les ouvriers craignaient la fermeture de leurs usine qui les priverait d’emploi et les plongèrent dans la misère. L’inflation ne cessait que d’augmenter et les paysans ne voyaient plus de raison d’apporter leurs céréales aux marchés Les ministres démissionnaires, accusèrent lenine et trotsky d’avoir manigancé un coup d’etat et demander aux milliers de manifestants de venir en armes. En public lenine et trotsky nièrent l’accusation du complot pour renverser le gouvernement par la force, lenine fit remarquer qu’il n’était pas à petrograd au moment où se tramait les évenements. On avait, indiscutablement fromentée un coup d’etat, le ministre des affaires intérieurs produisit les résultats de son enquete et sur le financement du parti bolchevicks, déclarant avoir reçu de l’argent berlinois, Parvus aurait servi d’intermédiare pour procurer cette or allemand, les preuves etaient fondées et indiscutables, cela permettait de dire que lenine n’est pas seulement un elements subversif, mais aussi un traite. Le 6 juillet un mandat fut deliver contre lenine lequel fuit la capital et se refugié à Helsinki une cachette sur ; le chef de la police d’Helsinki .Trotsky en 1920 admettait qu’ils avaient organisés et testé ce coup d’etat, cette publications de ses propos ne serait pas cependant autorisée avant plusieurs décennies, bien apres sa mort. Cette periode critique passa à la postérité sous le nom de journées de juillet. Le 10 juillet il rédigea une lettre ouverte dans laquelle il exprimait sa solidarité à lenine et que un mandat d’arret avait été délivré contre le camarade lenine, lui aussi devrait etre jeté en prison, il fut arrete dans les heures qui suivirent. Le nouveau gouvernement provisoire créer n’était pas pressé à faire comparaitre les leaders bolchevicks, retrouver la cachette de lenine n’était une tâche impossible a trouvé grace à certaines lettres de Nadejda Kroupskaïa interceptées et ses fréquents voyages à Helsinki pour donner des nouvelles a lenine sur la situation de petrograd. Le 2 septembre trotski fut libéré, a daté de ce jour le vrai visage du bolchevisme ce fut lui, jusqu’à ce que lenine sorte de sa cachette mais il avait gagné la popularité de son public .chaque fois que les grandes figures du parti paraient c’était trotsky et lui seul qu’on voulait voir et entendre. Lenine, retiré à Helsinki n’avait aucune influence excepté par le biais d’articles destinés à un public tres restreint

Le 1er septembre une nouvelle élection envue de reformer le gouvernement, les bolcheviks sortirent majoritaire des élections, trotsky fut l’un des premiers à en profiter

« Quand je fus libéré de la prison de la démocratie révolutionnaire, nous nous installâmes dans un petit appartement loue a la veuve d’un journaliste libéral une maison bourgeoise. Les préparatifs du coup d’etat d’octobre allait bon train, je deviens president du soviet a petrograd. Je fus victime de toutes sortes de diffamations, de haines, d’hostilités qui se dressait autours de nous ,Anna Osipovna subissait des attaques ménagères lorsqu’elle chercher du pain au comité local . A l’ecole, mon fils se faisait injurier, on l’appellait le president comme son père. Lorsque que ma femme revenait du syndicat des ébénistes ou elle travaillait, le concierge la regardait passer avec des yeux pliens de haines, monter les escaliers pour elle était une véritable torture. Notre propriétaire ne cessait de nous téléphoner pour savoir si les meubles etaient intacts »

Mais trotski se moquait bien de ces pressions, il dirigeait l’organisation qui en 1905 l’avait propulsé au premier plan, faisant de lui un personnage influent. L’année 1917 s’annonçait encore meilleurs, avant de se lancer dans la révolution, il avait déjà purgé sa peine à la prison kresty, son but était désormais de diriger le soviet de Petrograd jusqu’ au coup d’etat et l’avènement d’un ordre socialiste

Commenter cet article