Média et propagande Un exemple de diffusion propagandiste sur le Vatican…

Publié le par Bernard Gasnot

La Banque du Vatican est la banque la plus riche du monde, elle est au cœur même du centre financier mondial: la City de Londres et la famille Rothschild gère les intérêts du Vatican via la City.

Petit retour en arrière: l’ancien pape Benoit XVI démissionna de manière « coïncidentelle » après une visite à Malte aux représentants de l’Ordre des Chevaliers de Malte, qui sont les descendants des Templiers, créateurs de la finance et de la banque cléricale. L’article ci-dessous nous dit que le nouveau président de la Banque du Vatican est un certain Ernst von Freyberg. Il ne faut pas longtemps pour rechercher et trouver que von Freyberg est un financier privé, président de comité directeur d’une entreprise de construction maritime allemande Blohm & Voss (qui construit des navires de guerre pour la défense allemande et l’exportation, et qui fut une des principales entreprises de chantiers navals de l’Allemagne nazie…) et qu’il est lui-même chevalier de l’Ordre de Malte, un templier moderne…

L’ordre des jésuites est grandement impliqué dans la finance et est au cœur du système financier du Vatican à la City de Londres. Tout ceci, à grand renfort de publicité, n’est en fait qu’une reprise en main des finances du Vatican par le système guerrier de l’église romaine. Les « réformes » promettent plus de « transparence » pour la façade de relation publique, tandis que de l’intérieur, des purges s’effectuent pour que le cercle jésuitique, gardien du dogme, reprenne les commandes, notamment les commandes financières. Tout concorde pour dire que le renforcement du dogme est en marche avec un pape qui fut partie prenante d’une junte militaire fasciste en Argentine… Bref, tout va bien !

Notre commentaire est à relier avec cet article que nous avions publié il y a peu sur « Le cœur de l’empire: la City de Londres, le Vatican et le Disctrict of Columbia ». Nous publierons d’autres articles corollaires pour mieux comprendre le dessous des cartes qui se jouent devant nos yeux. Ce qui « donne » le côté propagandiste, intox de l’info, sont les chiffres publiés à la fin de l’article. Si on en croit l’intox vaticane, la banque du vatican serait à la tête de moins de 5 milliards d’Euros en biens… Après avoir pillé le monde pendant plus de 500 ans ??… Est-ce toujours histoire de justifier le denier du culte ?… Trahis par les chiffres, comme le plus souvent !…

Le pape François réforme le comité directeur de la Banque du Vatican

Dans un élan de restauration de la réputation de la Banque du Vatican, le pape François 1er a changé la plupart des cardinaux qui supervisaient l’institution, remplaçant tous sauf un des nominés par son prédécesseur Benoit XVI.

Le pape François a donc nommé quatre cardinaux pour revigorer le corps de supervision de la banque composé de cinq membres, afin de réformer de l’intérieur cette institution très secrète. Les nouveaux membres de ce consortium sont le secrétaire d’état, le cardinal Pietro Parolin et l’ami proche du pape François, le cardinal Santos Abril y Castello. Les autres membres étant le cardinal Christoph Schoenborn, archevêque de Vienne et le cardinal Thomas Collins, archevêque de Toronto.

Le cardinal demeurant en fonction est le Français Jean-Louis Tauran. Le 16 février 2013, quelques jours après sa démission, le pape Benoit XVI a confirmé les membres du conseil de supervision de la banque pour cinq ans. Parmi eux se tenait l’assistant secrétaire d’état du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, qui a été largement accusé de beaucoup des échecs administratifs du Vatican sous Benoit XVI. La commission des cardinaux a la tâche d’approuver la stratégie générale de l’institution incluant le travail caritatif ainsi que la comptabilité. C’est un lien de facto entre le pape et le comité de surintendance, consistué de cinq personnes non cléricales venant du monde entier. En février dernier, Ernst von Freyberg fut nommé comme le nouveau président de la Banque du Vatican.

Le pape François a pratiquement annulé le décret de Benoit XVI, remplaçant Bertone et d’autres membres du comité en charge de la réforme de la banque, connue autrefois sous le nom de l’Institut des Affaires Religieuses. Au milieu de 2013, le pape François 1er a nommé un ami de confiance, Monseigneur Battista Ricca, au poste de superviseur et a nommé une commission d’enquête indépendante pour examiner les activités de la banque et son statut légal. Son équipe a fait fermer un certain nombre de comptes suspicieux de la banque et a demandé au Promontory Financial Group de faire un audit de l’institution bancaire et de la ramener aux standards internationaux.

Le pape François s’est voué à la réforme de la banque ou à sa fermeture complète après une série de scandales qui ont entachés la réputation du saint siège et de l’institution responsable de sa charité dans le monde. En juillet dernier, e directeur de la banque Paolo Cipriani et le vice-directeur Massimo tulli ont démissionné trois jours après l’arrestation du comptable du Vatican monseigneur Nunzio Scarano accusé d’avoir voulu faire entrer illégalement 20 millions d’Euros en Italie depuis la Suisse. Affublé du sobriquet de “monseigneur 500”, l’homme est actuellement en procès à Rome, devant répondre aux chefs-d ’accusation de fraude et de contrebande ; il est aussi sous le coup d’une enquête pour blanchiment d’argent avec les comptes du Vatican.

Dans un scandale datant de 2010, la police italienne avait saisi 23 millions d’Euros sur un compte de la banque. Dans le même temps, les autorités lancèrent une enquête contre le président de la Banque du Vatican d’alors, Gotti Tedeschi et son directeur Paolo Cipriani pour suspicion de blanchiment d’argent d’un compte du Vatican et d’une banque italienne. L’argent fut plus tard dégelé et Gotti Tedeschi lavé de tout soupçon, tandis que Cipriani lui n’a toujours pas été inculpé. En 2012, la banque JP Morgan, un géant financier américain, a fermé ses comptes à la Banque du Vatican tandis que la branche de la Deutsche Bank Italie arrietait son contrat de 15 ans donnant un service de paiement électronique au Vatican. En Octobre 2013, pour la première fois en 125 ans d’histoire, la Banque du Vatican a divulgué publiquement son rapport annuel financier, montrant un total de 4,98 milliards d’Euros en biens et 769 millions en fonds d’équité.

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