Les graves accusations d’un député Belge à propos du Bataclan

Publié le par Bernard Gasnot

« Six militaires en armes devant le Bataclan ne sont pas intervenus »

Telle est l’accusation proférée par le député centriste Belge Georges Dallemagne sur Bel RTL et on peut tout de même penser que ce monsieur ne se permettrait pas d’avancer une telle assertion sur une chaîne nationale belge sans qu’il soit sûr de ce qu’il avance au risque de provoquer un incident diplomatique !

Je rappelle qu’il s’agit d’un un massacre qui a fait 130 morts et 413 blessés.

La question que je me suis immédiatement posée est celle concernant le fonctionnement psychologique des six militaires. Étaient-ils des robots sans âme déguisés en hommes ? Sont-ils à ce point formatés que le règlement passe avant la défense de la vie d’autrui ? Ont-ils eu tellement peur qu’ils se sont défaussés de leur rôle ? Difficile à comprendre. En tout cas, je n’aimerais pas être dans leur tête..

Voici l’article :

« Six militaires de la force sentinelle française se trouvaient devant le Bataclan le soir des attentats de Paris, le 13 novembre 2015, mais ils ne sont pas intervenus car leurs règles d’engagement ne le prévoyaient pas, a affirmé mardi matin le député Georges Dallemagne sur Bel RTL, quelques heures avant la présentation du rapport de la commission d’enquête française sur les attentats.

Le rapport et les recommandations de la commission d’enquête française arrivent alors que les travaux de la commission d’enquête parlementaire belge sont toujours en cours. « Ils ont commencé quatre mois avant nous », souligne Georges Dallemagne. Si le rapport français risque de pointer du doigt les manquements belges, « chacun doit balayer devant sa porte », car « en France aussi il y a eu de grosses difficultés ».

« On sait que la gendarmerie n’est pas intervenue alors qu’elle était présente sur place. On sait que la force sentinelle, qui avait six militaires en armes devant le Bataclan n’est pas intervenue au moment où le carnage se produisait au Bataclan »,

a affirmé le député.

« Ils ont estimé qu’ils ne devaient pas intervenir car leurs règles d’engagement ne prévoyaient pas qu’ils devaient intervenir. Leurs règles prévoyaient qu’ils ne pouvaient que se protéger eux-mêmes. C’est tout-à-fait incroyable, hallucinant. »

« La coopération entre la France et la Belgique est très étroite »
Le député déplore que dans plusieurs dossiers liés au terrorisme, on ait « un peu manqué de bon sens ». « On interroge des bases de données mais on ne prend plus la peine de décrocher son téléphone » pour vérifier une information.

Georges Dallemagne souligne cependant que « la coopération entre la France et la Belgique est très étroite et de très bonne qualité ».

Commenter cet article