la vraie histoire du 14 juillet 5

Publié le par Bernard Gasnot

Le Palais Royal et l’origine secrete de la Révolution Française

Pour comprendre la révolution, il est très important de connaître certains aspects du Palais Royal, trop rarement retenus ou parfois totalement ignorés par les historiens de la révolution.

Il est souvent fait mention des débauches infernales, des banquets débordant, des beuveries incessantes, scandaleux étalage de richesse des nantis de la période pré-révolutionnaire à côté du peuple dans la faim et la misère. Les plus scandaleux étalages de richesses avaient effectivement lieu tous les jours au Palais-Royal, véritable cité dans la cité, du temps de la révolution française. La nuit venue, les banquets cédaient la place aux orgies sexuelles réunissant tout le gratin du Palais-Royal. Ces orgies sans limite et beuveries étaient bien connues et dégouttaient le peuple, tout ceci est bien vrai, mais ce que ne réalise pas toujours de trop nombreux lecteurs, c'est que le Palais-Royal n'appartenait plus au roi de France (qui réside à Versailles) mais à un des pire ennemis du roi: le Grand Maître du Grand Orient de France et figure centrale de la révolution: le Duc d'Orléans.

On peut approcher dans ce texte l'histoire du Palais-Royal par un angle jamais évoqué: le Palais-Royal et la descendance de « la Montespan ». Cet angle d'approche n'a peut-être aucune importance historiquement parlant, mais il n'est pas non plus interdit d'en tenir compte.

Le Palais-Royal avait été donné par le roi Louis XIV en 1692 au Duc de Chartres, fils de Philippe d’Orléans, en compensation à l'humiliation qui lui fut faite lorsque que roi lui imposa d'épouser sa fille légitimée, Mlle de Blois, fille de Mme de Montespan. Mme de Montespan était la favorite de du roi Louis XIV avec qui elle eut sept enfants. « La Montespan » semblait obtenir tout ce qu'elle voulait du roi, mais en 1680 l'« affaire des poisons » révélait l’existence d'un énorme réseau satanique ayant infiltré la cour et l'église, réseau impliquant empoisonnements, messes noires et sacrifice d'enfants. Pour juger les accusés, le roi avait réinstauré la « chambre ardente », tribunal spécial, tenue dans une pièce sombre drapée de noir, éclairée uniquement par des bougies et des torches. Le lieutenant général de police de Paris, Nicolas de la Reynie, informa le roi que les témoignages les plus importants accusaient Mme de Montespan d'avoir participé à des messes noires pour s'attirer les faveurs du roi sur elle et leurs enfants illégitimes. Durant ces messe noires « La Montespan » prononçait une « messe à rebours » (messe ou prière chrétienne prononcée à l'envers), puis elle s'allongeait nue sur une table, et au-dessus d'elle un prêtre satanique, (l'abbé Guibourg) égorgeait un enfant en bas-age en invoquant les démons Ashmodaï et Ashtaroth.

Pour éviter que la chose ne soit rendue publique, le roi fit dissoudre la chambre ardente avant qu'aient été jugés les accusateurs de Mme Montespan. Louis XIV décidera que cette affaire restera dans un « éternel oubli » et ordonnait en 1709 de faire brûler sous ses yeux les « vingt-neuf gros paquets de divers registres », procès-verbaux et rapports de police qu'il détenait dans un coffre depuis 1682. Louis XIV fit enfermer les accusés devenus gênant par « lettre de cachet » mais la Montespan ne fut pas inquiétée, le roi prit simplement ses distances avec elle, mais continua à lui rendre visite pour voir ses enfants.

Le roi laissa donc la Montespan éduquer et transmettre ses "valeurs" à leurs enfants. Plus tard, au Palais-Royal, devenu de fait le Palais des Orléans, Mlle de Blois qui était la fille de la Montespan, portait fièrement le surnom de « Mme Lucifer ». On peut se demander si ce surnom ne lui avait été donné par son époux, le Duc d'Orléans, que pour la taquiner, comme disent les historiens. Toujours est-il que la descendance de Louis XIV fut à l'origine d'une crise très grave pour la royauté Française: quasiment tout le descendant légitime du roi Louis XIV étant décédés, le roi XIV décida de renforcer la maison royale en accordant par un édit du 29 juillet 1714 le droit de succession aux deux fils bâtards légitimés qu'il avait eu de la Montespan. Le roi n'avait sans doute que le seul souci d'assurer la royauté à sa descendance, mais par cette décision incroyable qui donnait la possibilité aux fils de la sataniste Montespan de devenir roi de France, les vœux adressés par la Montespan au démon Ashmodaï se seraient vus exaucés...si le parlement n'avait pas cassé cet édit juste après le décès du roi.

C'est ainsi que quelques décennies plus tard, durant la révolution française, on retrouve naturellement la descendance directe de la Montespan au Palais-Royal avec son propriétaire, le nouveau Duc d'Orléans, qui se fera appeler « Philippe Égalité ». En fait, cette descendance « bâtarde » de louis XVI et de la Montespan, déshérité de la royauté par le parlement, se retrouve en concentré "pur jus de Montespan" au Palais-Royal puisque le père et la mère du Duc d'Orléans et le père et la mère de son épouse (qui est la plus riche héritière de france ) sont tous les quatre des petits-enfants de la Montespan!

Devenu l'un des hommes les plus riches de France à la mort de son père et par son mariage, le Duc d'Orléans s'endetta cependant si lourdement que pour remettre de l'ordre dans ses finances il fit ceinturer les jardins du Palais-Royal d'une galerie de boutiques à louer, on y trouve des magasins de luxe, surtout de joaillerie et d’horlogerie, on dit que c'est là que sont nés les véritables restaurants avec menus à la cartes. La bourse y était installée attirant les financiers et les spéculateurs internationaux. Les maisons de jeux y sont tellement nombreuses que le Palais Royal ressemble à un vaste casino. Les orgies et les beuveries y sont incessantes. Les plus hauts étages du Palais-Royal abritaient également une armée de prostituées qui en descendaient le soir venu, tirant facilement parti des énormes masses d'argent qui y circulait.

Philippe d'Orléans étant également le premier Grand Maître du Grand Orient de France, on peut préciser, ne fut-ce que pour l'anecdote et pour ceux qui ne le savent pas, que les franc-maçons se réclament de Tubalcain, le père d'Asmodaï, le démon invoqué par la Montespan, démon de la fortune, du jeu et de la prostitution. Avec Philippe d'Orléans, le Palais-Royal devint bientôt un haut lieu de l'agitation révolutionnaire en abritant les clubs révolutionnaires les plus radicaux, les plus à gauche de la révolution comme on le verra. C'est précisément de ce Palais-Royal, ou Camille Desmoulins haranguera les foules (en fait les locataires et les clients du Palais-Royal) le 12 juillet 1789, que partirons les cortèges portant en tête les bustes du Duc d'Orléans (et du banquier Necker ), menant à la prise de la Bastille le 14 juillet 1789.

Le Duc d'Orléans spéculera aussi sur le blé, provoquant ainsi la disette à paris, et on le verra ensuite au milieu de la foule parti réclamer du pain lors des journées d'octobre 1789, événement présenté comme la grande marche des mères affamées de paris, marche en réalité entourée par des prostituées et des travestis sortis du Palais-Royal à la solde du Duc d'Orléans.

Dans le Journal de Paris du 22 février 1793, le Duc d’Orléans déclara prendre ses distances d'avec la franc-maçonnerie, déçu par ses mensonges et ses secrets: « ...je m'étais attaché à la franc-maçonnerie qui offrait une image d'égalité, comme je m'étais attaché au parlement qui offrait une image de la liberté. J'ai, depuis, quitté ce fantôme pour la réalité...Comme je ne connais pas la manière dont le Grand Orient est composé, et que, d'ailleurs, je pense qu'il ne doit y avoir aucun mystère ni aucune assemblée secrète dans une République, surtout au commencement de son établissement, je ne veux me mêler en rien du Grand-Orient ni des assemblées de francs-maçons » On procéda à « la dégradation maçonnique du Duc d'Orléans en le faisant démissionnaire, et on le dépouilla de son titre de Grand maître. Le Duc d'Orléans sera guillotiné cette même année.

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