1La Tiru        

Publié le par Bernard Gasnot

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Historique (Traitement industriel des résidus urbains)

Spécialiste de la valorisation des déchets depuis 1922, TIRU conçoit, construit et exploite des unités de traitement thermique, biologique et matière en France Acteur majeur sur son secteur, TIRU possède 600 années d’expérience cumulées dans l’exploitation d’unités de traitement. Elle valorise 3 millions de tonnes de déchets par an Grâce à TIRU, ce sont 316 000 habitants qui ont été chauffés et 514 000 habitants qui ont été alimentés en électricité en 2015. En 2015, TIRU a ainsi permis l’économie de 1.7 million de barils de pétrole, soit 727 000 tonnes d’émissions de CO2 évitées.

Blocage du centre de traitement de déchets (TIRU) d’Ivry-sur-Seine contre la loi El-Khomri

Depuis lundi 7h45 la plus grosse usine de traitement des déchets de la région parisienne, à Ivry, est bloquée

Depuis deux jours déjà les grévistes se relaient sous une pluie grelottant de froid pour bloquer leur lieu de travail. À l’entrée une pancarte indique « Usine occupée ». Une quinzaine d’entre eux-elle a dormi cette nuit dehors à l’entrée du centre pour continuer à bloquer le site, une simple bâche les protégeant de la pluie. Ils s’organisent depuis pour assurer les stocks de nourritures et de bois pour animer le grand feu qu’ils font brûler devant les grilles, au milieu des tas de détritus. 50% des salariés appartiennent au secteur public. Ce à quoi compte bien remédier la ville de Paris, qui souhaite entièrement privatiser la gestion des ordures et l’entretien de la ville. Les grévistes aujourd’hui font tous partie du secteur public comme les cheminots, les ouvriers savent que, si la loi El-Khomri passe, public ou privé, ils seront tous impactés, quoiqu’en disent le gouvernement et les grands médias. Ils luttent pour son retrait et promettent qu’ils ne s’arrêteront pas avant. À ce combat contre la loi travail, s’ajoutent plusieurs revendications spécifiques. La lutte ici a commencé en octobre 2015 avec une grève de quatre jours contre un changement de leur statut, une progressive privatisation et la détérioration de leurs conditions de travail. Depuis plusieurs années habitués de la lutte, ils ont réussi à gagner sur plusieurs de leur revendications grâce à la grève et aux blocages. 900 tonnes de bois et plusieurs millions d’euros qu’il faudra pour le remettre en marche ! A la perte financière colossale que représente le blocage de l’usine le problème sanitaire évident s’ajoute l’arrêt de l’alimentation en chauffage de l’hôpital Georges Pompidou et de toute la zone d’habitations qui l’entoure. Les ouvriers de la TIRU sont bien conscients de leur force collective et le clament : "c’est nous, la catégorie C, qui faisons vivre ce pays".

A Romainville également le centre a été mis à l’arrêt, mais dans la nuit de mardi déblocage par les forces de l’ordre

Après Ivry, la Tiru de Saint-Ouen rejoint le mouvement !

Depuis ce jeudi, les travailleurs du centre de traitement des déchets TIRU) de Saint-Ouen sont entrés en grève contre la loi travail. Ils rejoignent ainsi le mouvement entamé sur les usines d’incinération d’Ivry et de Romainville. L’incinérateur de Saint-Ouen fournit l’énergie à la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain (CPCU) située sur le trottoir d’en face, qui alimente en chauffage et eau chaude un certain nombre d’établissements publics de Paris. Autant dire que si les salariés ne sont pas entendus rapidement, les conséquences de la grève s’en feront ressentir dans la capitale, ils étaient une trentaine à tenir le piquet dans une ambiance chaleureuse rappelant la lutte de 2010, où l’usine avait été bloquée pendant une dizaine de jours contre la réforme des retraites. le piquet était salué par les klaxons de camions et bus transitant par la rue Ardouin, en plein coeur des Docks de Saint-Ouen, tandis qu’aucun camion poubelle ne pénétrait sur le site

Contre la loi el Khormi : nos revendications, des effectifs en baisse du fait du non-remplacement des départs et la condamnation de l’embauche en intérim, revendications générales qui touchera directement les salariés, notamment en remettant en cause la rémunération des astreintes. A la mairie de paris nous devons bosser 1067 heures annuelle, soit 46 semaine ---- 52 semaines dans un an 46 -- semaines = 6 semaines de congés annuelles travaillées de conges. Il ne reste donc que 6 semaines de congés, y compris les jours fériées (10 jours ouvrables en 2016. 12 en 2017et 2018 et 13 jours en 2019, cest la mort des RTT

Finis les33 CA les 22 RTT et les récupérations

Les horaires de travail seront entendus aux besoins des usager, ceci se fera évidemment avec obligation de travailler les week ends le soir jusqu’à 22 h sans compensations financière, faisant partie des horaires normaux de travai

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