Violence et chaos durant l'Euro 2016  la peur, grande gagnante de la situation     et c’est voulue

Publié le par Bernard Gasnot

Les meneurs ou les casseurs, les supporteurs de gentils moutons, la CIA, et bien sur le gouvernement hollande ont tout en main pour créer de gros conflits

La ville de Marseille qui accueillait ce samedi 11 juin le match entre l'Angleterre et la Russie au Stade Vélodrome a été le théâtre de scènes d'émeutes ultraviolentes. Près de 35 supporters ont été blessés, la police a procédé à 6 interpellations. Ces violences ont éclaté samedi 11 juin dans l'après-midi sur le Vieux-Port de la ville entre des supporters en majorité britanniques, mais aussi des Russes et des Français et se sont poursuivies jusque tard dans la nuit.

Lorsqu'il y a chaos il y a un ardent désir de répression

Vers 17h30, soit plus de trois heures avant le match Angleterre-Russie, un supporter anglais a reçu «des coups de barre de fer, vraisemblablement à la tête», selon une source policière. Un CRS a tenté de le ranimer sur place avant qu'il ne soit évacué vers l'hôpital. Son pronostic vital est engagé, selon le préfet de police Laurent Nunez. Trois autres personnes sont considérées comme «grièvement blessées» par la préfecture de région, sans que leur pronostic vital ne soit engagé.

Des violences en dehors et dans le Stade Vélodrome

Vers 00h30, de nouveaux incidents ont éclaté sur le Vieux-Port, où avaient convergé jeunes marseillais, supporters anglais et quelques supporters russes, à l'issue du match qui s'est conclu sur un nul (1-1). Les CRS ont à plusieurs reprises tiré des grenades lacrymogènes, notamment pour permettre la fermeture des derniers bars, puis autour de la Canebière, où des jeunes se livraient à des courses avec la police.

Au terme de la journée, le bilan était de six interpellations, selon le préfet de police. Près de 1 200 policiers étaient mobilisés. L'intérieur du Vélodrome n'a pas été épargné par les scènes de violence : à la fin d'Angleterre-Russie, des échauffourées ont éclaté entre les supporters des deux camps, après une charge des Russes contre les Anglais. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve sionniste, a assuré dans un communiqué que ce risque «était pleinement pris en compte» par ses services, «au même titre que les autres menaces, terroristes notamment». L'UEFA, instance suprême du foot européen qui gère l'Euro 2016, a «fermement condamné» les «actes de violences» à Marseille, perpétrés par des «gens qui n'ont rien à faire dans le football». Lors de précédents Euros, l'UEFA avait menacé de sanctionner l'Angleterre (2000) et la Russie (2012) après des violences impliquant leurs supporters.

« La honte », selon L'Équipe

Après Bernard Cazeneuve, les journaux aussi bien français que anglais ont affiché en une leur réprobation et leur inquiétude au lendemain des violences. «La honte», titre L'Equipe qui décrit des «scène de guérilla» dans la cité phocéenne où une série d'affrontements a fait 35 blessés, dont un supporter anglais, dans un état critique. Pour le principal quotidien sportif français,

«l'Euro est déjà gagné par la peur».

«La France face aux hooligans», s'alarme Le Parisien/Aujourd'hui en France après ces «scènes d'une violence inouïe», qui ont tourné en boucle sur les télévisions et réseaux sociaux. Même inquiétude du part du Journal du dimanche : «Les hooligans s'invitent à l'Euro».
Dans la presse anglaise, les mauvais souvenirs liés au phénomène hooligan ressurgissent. «Retour aux années noires», titre le supplément sport du Mail on Sunday. Le Sunday Telegraph exprime lui aussi sa «honte» et jette l'opprobre sur les «supporters émeutiers». En pleines festivités pour le 90e anniversaire de la reine Elizabeth II, le Sunday Mirror paraphrase le «happy and glorious» de l'hymne national «God Save the Queen» en titrant : «Happy... Inglorious», fustigeant ainsi l'attitude «indigne» des supporters de l'équipe anglaise.

Turquie-Croatie à haut risque ?

Marseille n'a pas été la seule ville frappé par la violence. A Nice, une bagarre a éclaté dans la soirée de ce 11 juin entre des Niçois et des supporters nord-irlandais, faisant sept blessés dont un souffrant d'un traumatisme crânien, avant le match qui doit opposer dimanche 12 juin après-midi la Pologne et l'Irlande du Nord.

Le même jour, à 15h00, le Parc des Princes à Paris accueillera le match Turquie-Croatie, deuxième des cinq rencontres, après Angleterre-Russie, classées «niveau 3» sur une échelle de risques de 4. Tous feront l'objet d'un dispositif de maintien de l'ordre renforcé. Après les violences à Marseille, «il n'y a pas de constat d'échec dans la mesure où l'intervention rapide et efficace des forces de l'ordre a permis de circonscrire les incidents», a estimé le commissaire Antoine Boutonnet, le chef de la Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH).

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