Spécial Euro 2016 Ces grandes dates qui font partie de l’histoire du foot

Publié le par Bernard Gasnot

Le championnat a débuté, nous allons vivre football, manger football, pisser football, une partie du pays qui généralement ne se sentent pas intéressés par l’avenir de la France se sentent subitement pousser des ailes patriotiques, tous derrière les bleus, tous derrière la France, tous pour le football!

Mais regardent-ils également ce qui se cache derrière cet Euro 2016? Car au delà du divertissement, il y a la « mafia football », avec ses lourds secrets, ses scandales, ses ballons crevés et ses malversations. L’actualité du championnat ne se situe pas que sur le gazon, elle se situe également dans des bureaux feutrés, dans les tribunes envahies, et dans les portefeuilles de certains.

Autour de ce championnat, ce que nous pouvons apprendre par la presse dans un premier temps, c’est:

Et tout cela uniquement pour ce championnat. Certains considèrent que ces quelques vérités peuvent faire mal au fondement…pas étonnant, surtout en connaissant le nom de la mascotte officielle: « Super Victor ». Le nom est bien choisi pour l’occasion, puisque qu’il s’agit également du nom d’un produit disons….destiné au plaisir féminin, avec des mensurations hors-normes (rien que le poids, 5,5 kilos). Pour une telle mascotte, il aurait fallu attendre 2022 plutôt, cela aurait été en accord total avec le stade qatari

salir ce sport, mais c’est faux, , il se salit tout seul au vu des scandales à répétition qui l’ont émaillé au fil du temps. C’est l’argent pouvons-nous penser, dès qu’il y a trop d’argent, il y a des dérives. Et des scandales, il y en a eu…Les principaux scandales de corruption du football

Le scandale qui ébranle la FIFA cette semaine n'est pas la première affaire de corruption qui secoue la planète football. Retour sur les principales controverses des trente dernières années.

Belgique, 1982-1986: le club du Standard de Liège remporte le championnat 1982, mais sa victoire contre la modeste équipe de Wattenscheid a été entâchée d’irrégularités. Après une enquête de la justice belge, le président du Standard Roger Petit et l’entraîneur Raymond Goethals figurent parmi les condamnés: ils avaient acheté plusieurs adversaires pour être certains de remporter la compétition

France, 1993: alors que l'Olympique de Marseille règne sans partage sur le football français depuis 1989, un scandale éclate après un match contre Valenciennes. Des joueurs nordistes accusent les dirigeants marseillais d'avoir tenté de les acheter. L'enquête prouvera que le club phocéen a versé des sommes importantes à plusieurs joueurs adverses pour "lever le pied". Le président marseillais Bernard Tapie et l'un de ses bras droits Jean-Pierre Bernés figureront parmi les condamnés de ce qui reste sous le nom d'Affaire VA-OM l'un des plus importants scandales de corruption dans le football français.

  • Italie, 2006: plusieurs dirigeants de clubs et responsables de la fédération sont accusés de s’être entendus sur le choix des arbitres pour les rencontres du championnat afin de faciliter les résultats. Parmi les accusés figure Luciano Moggi, directeur général de la Juventus de Turin depuis 1994, mais le Milan AC, la Lazio de Rome et la Fiorentina sont aussi éclaboussés. Au terme d’une enquête retentissante de la justice sportive, le club turinois est rétrogradé et Luciano Moggi suspendu. Depuis, la justice civile a été saisie et le saga n’a pas livré son ultime verdict.

Corruption et football: dans l'univers du sport, les soupçons sont fréquents. Matchs arrangés au profit d'une des équipes, attribution d'une compétition facilitée à l'aide de pots-de-vin, contrats obtenus en échange de faveurs,... les cas de figure sont nombreux. Et la passion parfois extrême des supporters ainsi que l'importance des enjeux financiers du sport le plus populaire au monde attise encore les tentations ainsi que les soupçons.

Si certains cas de corruption ont été avérés dès la fin du XIXe siècle avec l'émergence du football comme sport de masse dans les îles britanniques puis partout en Europe et dans le monde, c'est véritablement au cours des 30 dernières années que les affaires les plus retentissantes ont éclaté.

Goethals, Tapie, Moggi: des stars impliquées

Dans certains cas de figure, les soupçons de corruption émergent très vite de la part des supporters déçus: l'un des premiers réflexes des fans d'une équipe éliminée est de soupçonner le camp vainqueur d'avoir utilisé des méthodes douteuses. Lors de la Coupe du Monde 1982, plusieurs matchs ont ainsi focalisé les crispations, comme le but français contre le Koweit validé puis annulé par l'arbitre après intervention d'un officiel koweitien, ou le match de la honte entre l'Allemagne et l'Autriche au cours duquel les deux nations se sont liguées pour se qualifier toutes deux au détriment de l'Algérie.

Mais d'autres scandales ont émaillé l'univers du football. Les championnats belge, français et italiens ont notamment vécu des affaires retentissantes avec des dirigeants de clubs accusés d'avoir acheté des joueurs adverses pour s'assurer le résultat de certaines compétitions. Et des stars ont ainsi été mises en cause comme les Belges Roger Petit et Raymond Goethals dans les années 1980, le Français Bernard Tapie dans les années 1990 ou l'Italien Luciano Moggi dans les années 2000.

Le Qatar et la Russie dans le viseur

D'autres scandales ont touché les institutions internationales. Voici quelques années, la défunte société International Sport and Leisure (ISL), liée non seulement à la FIFA mais aussi au Comité international olympique, a fait parler d'elle et des dirigeants prestigieux comme l'ancien président de la FIFA Joao Havelange ont été largement éclaboussés.

Désormais, c'est donc l'attribution des Coupes du monde 2018 et 2022 qui est au coeur des débats. Les victoires de la Russie et surtout du Qatar dans cette course à l'organisation d'un des plus grands événements sportifs au monde (avec les Jeux Olympiques) ont rapidement été sous le feu des projecteurs. Plusieurs enquêtes de journalistes comme d'organisations ont étayé les accusations. Mais la FIFA a jusqu'à présent toujours refusé de procéder à un ménage radical. Avec l'action des autorités américaines et l'intervention des forces de l'ordre suisses cette semaine, le statu quo va être extrêmement difficile à maintenir.

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  • France, 1993: alors que l’Olympique de Marseille règne sans partage sur le football français depuis 1989, un scandale éclate après un match contre Valenciennes. Des joueurs nordistes accusent les dirigeants marseillais d’avoir tenté de les acheter. L’enquête prouvera que le club phocéen a versé des sommes importantes à plusieurs joueurs adverses pour « lever le pied ». Le président marseillais Bernard Tapie et l’un de ses bras droits Jean-Pierre Bernès figureront parmi les condamnés de ce qui reste sous le nom d’Affaire VA-OM l’un des plus importants scandales de corruption dans le football français.

ISL, 200s-2008: après la faillite de la société de marketing International Sport and Leisure en 2001, plusieurs procureurs de Zoug enquêtent sur les activités de la défunte entreprise liée notamment à la FIFA mais aussi au CIO. En 2008, six anciens dirigeants de la société sont mis en accusation. Et des responsables de haut rang du football comme les Brésiliens Joao Havelange et son gendre Ricardo Teixeira (respectivement ancien président de la FIFA et de la Fédération brésilienne) sont éclaboussés: ils démissionnent du CIO en 2011. L’enquête prouvera qu’ils ont reçu 41 millions de francs de pots-de-vin de la part d’ISL entre 1992 et 2000.

Affaires Mastercard et ISL

Fin 2006, le directeur du marketing de la FIFA Jérôme Valcke est écarté après une affaire de contrat litigieux concernant les rivales Mastercard et Visa. Six mois plus tard, il est pourtant rappelé et nommé secrétaire général de la FIFA. ISL était la société qui gérait les droits de diffusion et de marketing de la Coupe du monde jusqu’à sa faillite en 2001. En 2010, la justice suisse démontre que Joao Havelange, ex-président de la FIFA (1974-1998), et Ricardo Teixeira, patron de la puissante fédération brésilienne (1989-2012), ont perçu des pots-de-vin en échange de contrats exclusifs de droits TV pour la Coupe du monde. Mais elle classe l’affaire en raison des lacunes du droit suisse en vigueur à l’époque.

Une enquête menée par la commission d’éthique de la FIFA, qui inclut le Paraguayen Nicolas Leoz (président de la Confédération sud-américaine entre 1986 et 2013), arrive aux mêmes conclusions, étant donné que la FIFA n’avait aucun code d’éthique avant l’automne 2004, et dédouane ainsi Joseph Blatter. Ce même Leoz qui lundi a été assigné à résidence par la justice de son pays après avoir été mis en cause dans ce scandale de corruption de la FIFA.

Affaire Bin Hammam

L’homme d’affaires qatari Mohamed Bin Hammam, président de la Confédération asiatique (AFC), se pose en rival de Blatter en se présentant à l’élection présidentielle de mai 2011. La commission d’éthique de la FIFA, qui le soupçonne d’avoir acheté des voix au sein de la Concacaf (confédération nord-américaine), ouvre peu avant une procédure contre lui et Jack Warner, président de la Concacaf et à ce titre vice-président de la FIFA. A l’approche de l’élection, tout s’accélère. Le 27 mai, sur demande de Bin Hammam, une procédure est également ouverte contre Blatter. Le 28 mai, « MBH » se retire de la présidentielle. Le 29, le comité d’éthique de la Fifa tranche: Blatter est blanchi, Bin Hammam et Warner sont suspendus le temps de l’enquête.

Le 23 juillet, Bin Hammam, reconnu coupable, est banni à vie de toute activité liée au football. Mais en juillet 2012, le Tribunal arbitral du sport (TAS) annule la sanction faute de « preuves directes ». Le Qatari sera finalement radié à vie fin 2012, au nom de malversations au sein de la Confédération asiatique et comme membre du Comité exécutif de la FIFA entre 2008 et 2011. Warner, par ailleurs accusé dans d’autres dossiers d’avoir utilisé sa position dans les instances du football à des fins lucratives personnelles, prédit un « tsunami » s’il est mis en cause. Mais en juin 2011, il démissionne de tous ses mandats liés au football. « Warner ayant lui-même choisi de démissionner, toutes les procédures menées à son encontre par la Commission d’éthique sont closes, et la présomption d’innocence demeure », commente la FIFA.

Le Mondial au Qatar

Le feuilleton débute dès novembre 2010 : deux membres du comité exécutif de la FIFA, le Tahitien Reynald Tamari et le Nigérian Amos Adamu, sont suspendus respectivement un an et trois ans pour avoir contrevenu au code d’éthique sur des soupçons de corruption dans la prochaine attribution des Mondiaux 2018 et 2022. Le 2 décembre 2010, à la surprise générale, le Mondial 2022 est attribué au Qatar. Dans la foulée, la presse britannique lance des accusations de corruption. La FIFA refuse dans un premier temps de se pencher sur le dossier, avant d’instituer une nouvelle commission d’éthique. En juillet 2012, celle-ci ouvre une enquête sur les conditions d’attribution des Coupes du monde 2018 (à la Russie) et 2022, sous la houlette de Michael Garcia, ancien procureur de New York.

En novembre 2014, Hans-Joachim Eckert, président de la chambre de jugement de la commission d’éthique, relève dans le rapport Garcia « des comportements douteux » mais pas de quoi remettre en cause le processus d’attribution. Garcia dénonce une présentation « erronée et incomplète » de son enquête et demande une publication intégrale. Le 17 décembre, il démissionne. Le 19, Blatter accepte une publication du rapport Garcia à l’avenir, mais « sous une forme appropriée ».

Dernier rebondissement le 27 mai: le parquet suisse saisit des documents électroniques au siège de la FIFA à Zurich, dans le cadre d’une procédure pénale contre X pour soupçon « de blanchiment d’argent et gestion déloyale » entourant les attributions des deux Coupes du monde. Cette procédure, ouverte depuis le 10 mars, n’avait pas été rendue publique depuis.

L’offensive américaine

Le 27 mai également, le Département de la Justice américain entrait en scène: il poursuit pour corruption neuf élus actuels ou passés de la FIFA, dont Warner et Leoz, ainsi que cinq responsables de sociétés de marketing sportif. A sa demande, la justice suisse procède à sept arrestations (cinq Sud-Américains, deux Britanniques). Selon les autorités suisses, ces sept responsables sont soupçonnés d’avoir accepté des dessous de table faramineux des années 1990 à nos jours. Les accusations portent notamment sur des attributions de Coupes du monde, de droits de marketing et de télévision, mais également des escroqueries par voie électronique, des faits de racket et de blanchiment d’argent.

Malgré le scandale, Blatter maintient le cap et sa candidature à un cinquième mandat, que le Suisse décroche à Zurich le 29 mai, vendredi. « Le foot est un sport où il y a des adversaires, je serai le président de tous, même de ceux qui n’ont pas voté pour moi », déclare alors Blatter, 79 ans, après sa réélection obtenue après le désistement au deuxième tour de son adversaire, le prince jordanien Ali bin Al Hussein, 39 ans, un de ses vice-présidents.

Le virement de 10 millions

Mardi 2 juin, quatre jours donc après la réélection de Blatter, le quotidien américain The New York Times met en cause le bras droit de Blatter, Jérôme Valcke, secrétaire général de la FIFA. Selon le quotidien qui cite plusieurs responsables fédéraux américains anonymes, Valcke a transféré 10 millions de dollars sur des comptes gérés par l’ancien vice-président de l’organisation Jack Warner. Le transfert – effectué en trois fois entre janvier et mars 2008 d’après l’acte d’accusation – a été émis depuis un compte de la FIFA et serait « un élément central du scandale de corruption qui engloutit le football mondial » et ses dirigeants, selon le quotidien américain. Dans la foulée, la FIFA reconnaît ce virement de 10 millions de dollars, « dans le cadre du développement du football dans les Caraïbes », mais assure que « ni Jérôme Valcke ni aucun haut responsable de la FIFA n’était concerné ». Neuf heures plus tard, Blatter annonce sa démission.

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