Les liens entre Hitler et la Grande Bretagne pendant la seconde guerre mondiale

Publié le par Bernard Gasnot

Les liens entre Hitler et la Grande Bretagne pendant la seconde guerre mondiale
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Les liens entre Hitler et la Grande Bretagne pendant la seconde guerre mondiale
Les liens entre Hitler et la Grande Bretagne pendant la seconde guerre mondiale
Les liens entre Hitler et la Grande Bretagne pendant la seconde guerre mondiale

Cet article est centré sur les relations plus qu’ambiguës entre Hitler et la Grande-Bretagne. Tandis qu’il faisait tout pour éviter la guerre avec l’Angleterre, celle-ci faisait son possible pour le pousser dans ses derniers retranchements, comme pour l’obliger à accomplir une sorte de « contrat » antérieur, l’invasion de la Russie. Pour ce faire, des dizaines de milliers d’Allemands vont mourir, des villes seront dévastées par l’aviation anglaise. Londres n’hésitera pas bombarder son allié français et à sacrifier des vies anglaises pour arriver à ses fins.

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Qu’on se le dise, une bonne fois pour toutes, si une situation similaire se reproduisait, ils n’hésiteraient pas une seconde à refaire la même chose, assurés qu’ils sont de pouvoir écrire l’Histoire comme ils l’entendent, en éliminant s’il le fallait, les témoins gênants, même 46 ans après comme Rudolf Hess.

« Rien ne doit se produire entre l’Angleterre et l’Allemagne qui pourrait de quelque manière que ce soit nuire au prestige de la Grande-Bretagne ».

Adolf Hitler

« Lorsque Hitler réalisa que son idée de base, la création d’un puissant Reich Allemand associé à la Grande-Bretagne, ne pourrait pas se concrétiser, il tenta de construire et de sécuriser ce Reich par ses propres moyens militaires. Ainsi, le monde entier devint son ennemi ».

Joachim von Ribbentrop

…Le 22 juin 1940, la France capitula. La flotte navale française fut désarmée. Cependant, aucun document ne fut signé ordonnant que les vaisseaux de guerre français soient transférés ou cédés aux Allemands. La France promit simplement d’arrêter la guerre contre l’Allemagne.

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Néanmoins, peut-être Hitler avait-il prévu de s’emparer des bateaux de la France d’une manière plus sournoise ? Non, certainement pas. Après sa victoire, les demandes de l’Allemagne étaient assez modestes et ne ressemblaient en rien au vol caractérisé que leur infligèrent les Alliés à Versailles. Et pourquoi cela ? Parce qu’Adolf Hitler n’avait jamais prévu d’entrer en guerre avec la Grande-Bretagne et la France.

Et même à ce moment-là, après avoir vaincu les Français, il n’était guère intéressé par le pillage et préférait convaincre ces pays de rejoindre sa cause, qui devait finalement mener à la tant attendue paix avec la Grande-Bretagne.

Hitler n’avait pas l’intention de continuer la guerre avec l’Ouest. Au contraire, le Führer était prêt à signer un traité de paix avec Londres. Et les Anglais trouveraient les termes de ce futur accord de paix plutôt acceptable. Hitler n’avait aucun désir de dépouiller les Britanniques ou de les priver de leur position de souverain du monde.

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Le Führer voulait poser les bases d’une alliance éternelle entre l’Allemagne et la Grande-Bretagne. « Il était tellement sûr que les Anglais accepteraient son traité même après la chute de la France, qu’il n’avait aucun projet de poursuite de la guerre avec la Grande-Bretagne. » – écrit William Shirer, un journaliste américain qui travailla pour le Troisième Reich. L’idée que le dirigeant allemand voulait conquérir la Grande-Bretagne après sa prise de la France n’est rien d’autre que le produit de l’imagination surexcitée des historiens occidentaux.

Ni Hitler, ni les plus grands commandants de l’armée allemande n’étaient préparés à combattre les Britanniques.

Le 20 juin 1940, l’amiral Raeder demanda à son Führer, « et maintenant que fait-on à propos des Britanniques ? » Mais il n’eut aucune réponse.

Dix jours plus tard, le chef des opérations de la Wehrmacht, le général Jodl, soumit un mémorandum à Hitler, qui déclarait que la guerre contre l’Angleterre devait être politique. À ce propos, Alfred Jodl, qui fut plus tard pendu à Nuremberg, était chargé de la planification stratégique de l’armée Allemande

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Adolf Hitler à Paris vaincue, 23 juin 1940

Néanmoins, l’idée d’une issue paisible à la guerre contre leur protégé Adolf Hitler ne faisait pas partie des plans de la Grande-Bretagne. Lors de l’été 1940, les principes politiques britanniques restaient inchangés : des milliards de livres ne furent pas dépensés afin d’éviter que l’Allemagne nazie puisse devenir l’égale partenaire des gentlemen londoniens. Après tout, la guerre avec la Russie/URSS n’avait pas encore commencé.

« Faire la paix » avec le Führer signifiait que la Grande-Bretagne perdrait sa position hégémonique internationale de la plus offensante et stupide manière possible : en créant un rival géopolitique de leurs propres mains et en partageant la suprématie mondiale avec lui.

Les Britanniques ne voulaient aucunement de ce genre de paix. Ils se battraient, et se battraient jusqu’au bout. Il n’y a pas de place pour les sentiments lorsque l’on fait face à la perspective de perdre le contrôle du monde. La détermination de la Grande-Bretagne se manifestait dans les mots résolus de son Premier ministre, « pendant des années si nécessaire, tout seul s’il le faut. »

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L’Opération Catapult fut rédigée par les Britanniques en un temps record et lancée seulement 11 jours après la reddition française.

L’ironie de cette situation se situe dans le fait que cette fois les Britanniques attaquaient un allié et non un ennemi. Une vilaine scène se déroula aux quais des navires de guerre français amarrés dans les ports anglais de Portsmouth, Plymouth et Devonport.

Évidemment, les marins français ne s’attendaient pas à être piégés par leurs compagnons d’armes. Churchill écrira plus tard : « L’action était subite et devait être une surprise ».

Tous les bateaux français furent capturés par les Britanniques tôt dans la matinée du 3 juillet 1940 : Deux cuirassés, quatre croiseurs, huit destroyers, 12 sous-marins et environ 200 démineurs et chasseurs de sous-marins.

L’attaque fut tellement inattendue que seul l’équipage du sous-marin Surcouf réussit à opposer une quelconque résistance armée.

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Les équipages français furent débarqués de force et détenus « non sans violents incidents. » Tels des pirates, les Britanniques s’emparèrent des vaisseaux qui étaient ensuite ajoutés à la Marine anglaise…

Mais la véritable tragédie ne s’est pas déroulée dans les ports britanniques, mais plutôt aux endroits où la flotte française était amarrée : à Mers-el-Kébir situé près d’Oran, et Dakar. En cette même matinée du 3 juillet, un escadron britannique commandé par l’amiral James Somerville approcha Oran.

L’amiral français Marcel Gensoul, le commandant de la flotte française, reçut un ultimatum de la Grande-Bretagne. Il pouvait :

· Continuer à se battre contre l’Allemagne et l’Italie comme membre de la flotte britannique

· Déplacer les bateaux vers les ports anglais et renvoyer les équipages français en France, les bateaux resteraient alors dans les mains des Anglais jusqu’à la fin de la guerre

· Déplacer les bateaux jusqu’aux Antilles Françaises ou bien les couler dans les 6 heures.

Si Gensoul ne trouvait aucune de ces options acceptables, il pouvait « désarmer » ses navires à l’endroit où ils étaient amarrés mais seulement s’il le faisait « efficacement ». Cela voulait dire que l’on demandait aux Français de détruire leurs propres vaisseaux sous supervision britannique. En tant que commandant d’un groupe constitué des plus récents et plus puissants navires de la Marine Française, et se trouvant dans leur port d’attache, comment auriez-vous répondu à de telles demandes, venant en plus des « compagnons d’armes » de la veille ?

L’amiral Gensoul rejeta l’ultimatum britannique. Cela fut reporté à Churchill et à 18:25 (la veille de la fin de l’ultimatum) le commandant des escadrons anglais reçut l’ordre final de son Premier Ministre : « les navires français doivent accepter nos conditions, se saborder ou bien vous les coulerez avant la nuit. »

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Cependant, afin de conserver un effet de surprise, l’amiral britannique Sommerville ouvrit le feu subitement, sans attendre la fin de l’ultimatum ! À 18:00, il communiqua par radio que l’attaque avait déjà commencé. Les marins français ne s’attendaient pas à ce que les Anglais leur tirent réellement dessus, mais c’est bien ce qui était en train de se passer !

Ce n’était ni un combat ni une bataille navale. Les marins français, qui n’étaient absolument pas préparés pour se défendre, furent exécutés.

« … Les navires d’Oran étaient, en réalité, hors d’état de se battre. Ils se trouvaient au mouillage, sans aucune possibilité de manœuvre ou de dispersion. Les navires anglais purent tirer les premières salves qui, chacun le sait, sont décisives sur mer à de telles distances. Leur destruction n’est pas le résultat d’un combat glorieux. »

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La réserve de munitions du cuirassé Bretagne, qui était amarré à Oran, fut touchée. Le navire explosa et sombra dans les profondeurs de la mer en quelques minutes. Le cuirassé Provence eut de gros dégâts et s’échoua ; le cuirassé Dunkerque parvint à manœuvrer légèrement et rejoignit le rivage. Bien qu’il fût endommagé par les torpilleurs britanniques, le croiseur de bataille Strasbourg réussi quand même à transpercer les lignes anglaises, accompagné de cinq destroyers et plusieurs sous-marins, et rejoindre les côtes françaises sous le feu ennemi.

L’amirauté britannique était rassurée, tous les nouveaux bateaux de guerre français étaient dorénavant hors-service. Le dernier d’entre eux, le Richelieu, amarré à Dakar, fut attaqué par les torpilleurs anglais du porte-avions HMS Hermes et gravement touché.

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En tout, près de 1300 Français furent tués durant l’opération Catapult. En réponse à cette trahison, le gouvernement français rompit les relations diplomatiques avec l’Angleterre, sans toutefois déclarer la guerre.

Mais les Allemands auraient-ils pu capturer la flotte française ? Aucune chance. Ils n’essayèrent pas avant le 26 novembre 1942, deux ans après l’opération Catapult, lorsque les troupes allemandes entrèrent dans Toulon.

La flotte française postée là-bas fut sabordée sur ordre du gouvernement de Vichy. Trois cuirassés, 8 croiseurs, 17 destroyers, 16 torpilleurs, 16 sous-marins, 7 sloops, 3 patrouilleurs et 60 transporteurs, chalutiers et remorqueurs furent engloutis dans la mer.

Comme vous pouvez le constater, les Français ne cédèrent pas. Pourquoi ? Parce qu’ils ne furent à aucun moment les marionnettes des Allemands et ne prévirent jamais d’abandonner leur flotte au profit de ceux-ci ou des Anglais.

La veille de cette trahison qu’était l’opération Catapult, la France avait promis à Churchill que les navires de guerre français ne tomberaient jamais entre les mains allemandes et ce, quelles que soient les circonstances.

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L’escadron français sous le feu de la flotte anglaise, Mers-el-Kébir, 3 juillet 1940.

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L’importante base navale française de Toulon, photo prise en 1944. On aperçoit les coques submergés du VSS Tartu, du Cassard, de L’Indomptable, du Vautour, de l’Aigle et du Condorcet.

Deux semaines après l’attaque déloyale de la Grande-Bretagne sur la Marine Française, le monde discutait déjà d’un événement très différent. Le 19 juillet 1940, Adolf Hitler monta à la tribune du Reichstag allemand. Dans ce hall étaient assis non seulement les membres du Parlement allemand, mais aussi des généraux, les chefs des SS, et des diplomates – la crème du troisième Reich. Tous ont ardemment écouté leur Führer. Et de quoi parlait-il ?

Du brillant succès de l’armée allemande qui avait écrasé la France à une vitesse incroyable. Mais ensuite Hitler continua de parler… de paix. Pas de l’idée abstraite qu’est « la paix dans le monde, » mais d’une paix particulière entre les puissances mondiales qui incarnaient cet idéal.

Hitler, un anglophile, était au sommet de sa gloire quand il fit son appel à la paix à la Grande-Bretagne. Le vainqueur offrait la paix au vaincu.

Le discours d’Hitler, qui était traduit en anglais par un interprète pendant qu’il parlait, a fait le tour du monde :

« De Grande-Bretagne, je ne perçois qu’un seul cri, qui n’est pas le cri des masses, mais des politiciens. On crie à la continuation de la guerre ! J’ignore si ces politiciens se font une idée exacte de ce que sera cette future continuation de la guerre. Ils déclarent en tout cas qu’ils continueront cette guerre — au besoin des bases du Canada — si l’Angleterre en tant que telle devait succomber.

Je ne crois guère quant à moi que le peuple anglais ira là-bas. Vraisemblablement, seuls ces messieurs intéressés par la continuation de leur guerre se retireront au Canada. Le peuple, j’en ai bien peur, devra rester en Grande-Bretagne et… verra certainement la guerre d’un autre œil que leurs soi-disant dirigeants ne la verront du Canada. » « Croyez-moi, messieurs, je ressens un profond dégoût à l’égard de ces politiciens sans scrupules qui détruisent des nations. J’ai presque le cœur gros de penser que le destin m’a élu pour asséner le coup de grâce aux structures que ces hommes ont déjà vouées à la ruine…

M. Churchill… naturellement sera déjà au Canada, là où la fortune et les enfants des principales personnes qui veulent la guerre ont été déjà envoyés. Mais pour des millions d’autres gens, ce sera le début d’atroces souffrances. M. Churchill devrait peut-être, pour une fois, me croire quand je prédis qu’un grand empire sera détruit

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Je ne vois aucune raison de continuer cette guerre. (William Shirer, The Rise and Fall of the Third Reich)

– un empire qu’il n’a jamais été dans mes intentions de détruire ou même de léser

En cette heure je me sens tenu en conscience d’adresser une nouvelle fois un appel à la raison et au bon sens en Grande-Bretagne autant qu’ailleurs. Je me considère en mesure de faire cet appel puisque je ne suis pas le vaincu demandant des faveurs, mais le vainqueur parlant au nom de la raison. »

Le 22 juillet 1940, le ministre des Affaires étrangères britannique, Lord Halifax, fit un discours rejetant l’appel à la paix de Hitler.

Ce pays tellement idolâtré par Adolf Hitler, cette puissance du monde, cette alliance qu’il a considérée comme particulièrement prometteuse et utile à l’Allemagne, avait une fois encore repoussé sa main tendue. C’était une impasse.

Pas pour l’État allemand, qui avait payé un si petit prix pour devenir si puissant. C’était une impasse pour le politicien Adolf Hitler, qui désirait ardemment détruire le communisme et établir un nouvel ordre mondial, mais qui avait à la place signé un traité de paix avec les Bolcheviques et luttait contre ceux qui avaient construit un empire exemplaire bien avant qu’il ait été né.

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Un empire qu’Hitler lui-même avait toujours idéalisé. « J’admire les Anglais. Comme colonisateurs, ce qu’ils ont accompli est sans précédent, » a noté le Führer dans un de ses maints rapports au sujet des vertus du colonialisme britannique.

Mais qu’en est-il de l’Opération Lion de Mer ? Qu’en est-il de l’impitoyable bombardement de Londres ? Qu’en est-il de la bataille d’Angleterre qui se déroula dans les airs ? Tout cela ne peut-il pas être vu comme la preuve du combat anglais contre les nazis et du désir d’Hitler de conquérir les Îles britanniques ?

Non. Ces « combats » ne constituaient qu’un petit épisode si l’on compare avec le drame sanglant qui s’ensuivit dans l’Est Commençons par le commencement. Le 13 juillet 1940, six jours avant son discours de « paix » au Reichstag, le Führer a publié la Directive no. 16 : « pour développer des plans contre les Anglais. » Cette directive débutait par la déclaration suivante : « L’Angleterre, malgré sa situation militaire désespérée, n’a jusqu’ici montré aucune volonté de parvenir à un compromis »

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Le général Gerd Von Rundstedt (1875-1953)

Conscients de l’attitude respectueuse d’Hitler envers les Anglais et son hésitation extrême à les combattre, les généraux allemands n’ont pas mis beaucoup d’efforts dans la rédaction de l’Opération Lion de Mer. Ils étaient persuadés que les troupes allemandes ne débarqueraient jamais en Angleterre. Le général allemand Gerd von Rundstedt a indiqué aux enquêteurs des Alliés en 1945 que « l’invasion proposée de l’Angleterre n’avait aucun sens, parce que les bateaux nécessaires n’étaient pas disponibles… Nous avons considéré la chose comme une sorte de jeu… J’ai le sentiment que le Führer n’a jamais vraiment voulu envahir l’Angleterre. »

Son collègue, le général Günther Blumentritt, a également affirmé que les généraux allemands considéraient l’Opération Lion de Mer comme un bluff. La preuve de ceci était la décision d’Hitler de dissoudre 50 divisions et d’en transférer 25 autres aux corps de paix.

En août 1940, le journaliste américain William Shirer arriva sur les rivages de la Manche et ne trouva là-bas aucun signe de préparation à une quelconque invasion des Îles britanniques.

Même les dates limites d’Hitler pour préparer l’armée allemande à attaquer l’Angleterre ont été repoussées du 15 septembre au 21, puis au 24, et finalement au 12 octobre.

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Mais au lieu d’un ordre de débarquement, un document très différent apparut ce même jour : « Le Führer a décidé qu’à partir de maintenant et jusqu’au printemps, les préparations pour l’Opération Lion de Mer seront maintenues dans l’unique but de maintenir une pression politique et militaire sur l’Angleterre. »

Ainsi sous quel angle devrions-nous considérer la fameuse bataille d’Angleterre ? Pourquoi Hitler a-t-il donné l’ordre de commencer le bombardement des Îles britanniques ?

Afin de mieux comprendre la stratégie d’Hitler, comprenons d’abord ses objectifs. Il n’a aucun désir de combattre l’Angleterre, mais l’empire britannique refuse de signer un traité de paix. Qu’est supposé faire le chef de l’Allemagne dans une telle situation ?

Accepter les conditions anglaises (ce qui serait une concession stupide et totalement inacceptable pour un vainqueur) ou essayer de les persuader de faire la paix. Mais il voulait seulement les persuader, pas les écraser ni les détruire.

Puisque même si les troupes allemandes débarquaient avec succès sur les rivages anglais, ce serait peu utile à Hitler. Si les îles étaient occupées, la famille royale et les aristocrates de Grande-Bretagne sauteraient aussitôt sur les vaisseaux de guerre et se dirigeraient vers le Canada, sans se rendre ou signer un traité de paix.

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Que faire alors ? La guerre qui se profilait serait sans fin pour l’Allemagne, parce que, comme nous l’avons dit, les Allemands n’avaient pratiquement pas de marine. Qu’est-ce que cela leur apporterait d’occuper l’Angleterre ?

Rien du tout. Mais Hitler s’accrocha à l’espoir qu’en faisant tout un spectacle de ses préparations à l’invasion des rives britanniques et qu’en insistant sur les horreurs d’une guerre sur le sol anglais, il pourrait pousser les dirigeants britanniques à accepter un compromis paisible. Si seulement il pouvait employer bombes et bluffs pour montrer aux Anglais que leur obstination aurait de graves conséquences ! Dans ce but, il débuterait l’Opération Lion de Mer par une attaque aérienne sur les Îles britanniques – il lancerait ainsi la bataille d’Angleterre.

Nous sommes toujours fascinés par les mythes et les stéréotypes. Demandez à n’importe qui – qui fut le premier à bombarder des villes pleines de civils ? Et on vous répondra- « les nazis. » Mais en fait, les premières bombes – qui ont atterri sur des civils et non des cibles – n’ont pas été lâchées par les avions allemands mais par les Anglais.

Le 11 mai 1940, juste après être devenu Premier ministre, Winston Churchill a commandé le bombardement de la ville allemande de Fribourg (dans la province de Baden).

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Ce ne fut pas avant le 10 juillet 1940 que les avions allemands menèrent leur premier raid aérien sur le sol anglais. Cette date marqua le début de la bataille d’Angleterre.

Durant la majeure partie de la bataille d’Angleterre, les pilotes allemands attaquaient les cibles militaires ennemies. Mais les Anglais alternaient les raids contre les objectifs militaires et les frappes aériennes sur les villes allemandes. Les 25, 26 et 29 août les avions britanniques bombardèrent Berlin.

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Le 4 septembre 1940, Adolf Hitler s’exprima depuis sa capitale assiégée à ce propos, il parla notamment de cette campagne aérienne, «…A chaque fois qu’ils voient une lumière, les Anglais lâchent une bombe… sur les zones résidentielles, les fermes et les villages. Depuis trois mois je n’ai pas répondu à cela parce que je croyais qu’une telle folie ne durerait pas. M. Churchill a pris ça comme un signe de faiblesse. Nous devons maintenant répondre nuit après nuit. »

Ce n’est qu’à partir du 7 septembre que les avions allemands commencèrent à faire des raids réguliers sur Londres. Ceci est encore une preuve claire qu’Hitler ne projetait pas une invasion des Îles britanniques. Autrement, ne pas se concentrer sur l’annihilation des forces aériennes anglaises et se contenter de représailles sur des civils était totalement idiot. Si les chefs allemands prévoyaient d’occuper l’Angleterre, ils n’auraient pas bombardé la capitale britannique – au lieu de cela ils auraient détruit les terrains d’aviation et les installations militaires qui auraient entravé une éventuelle invasion.

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Un fait reste donc indéniable : le dirigeant de l’Allemagne mène une guerre timide contre la Grande-Bretagne, se contentant de répondre par des contre-attaques. Ce n’est pas de cette façon que l’on gagne une guerre. Mais Hitler ne projetait pas de gagner cette guerre, il souhaitait y mettre un terme !

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À quel point ces raids aériens allemands étaient-ils mortels et terrifiants ? Selon les nombres officiels, pendant la Bataille d’Angleterre 842 personnes furent tuées à Londres et 2.347 furent blessées. La plus tristement célèbre attaque aérienne allemande sur la ville anglaise de Coventry le 14 novembre 1940 fit 568 morts.

Évidemment la mort de tout être humain est une tragédie, mais ces nombres ne semblent pas si élevés quand on les compare aux millions de victimes russes, chinoises, yougoslaves et polonaises de la Deuxième Guerre Mondiale. Le même sentiment se fait ressentir quand on s’intéresse à la réelle contribution des Anglais à la défaite de l’Allemagne nazie. Au cours de toute la Deuxième Guerre Mondiale, l’Angleterre a perdu 388.000 personnes, dont 62.000 civils. Cela signifie que seulement 62.000 non-combattants britanniques furent victimes des bombes allemandes durant la guerre. Donc, est-ce beaucoup ou pas beaucoup ? Tout est relatif. Le territoire français occupé par les Allemands n’était pas la cible principale des avions alliés.

Pour cette raison, les bombes britanniques et américaines ont tué seulement 30.000 personnes là-bas en quatre ans (de l’été 1940 à l’été 1944). Mais après l’invasion de la Normandie, les avions britanniques et américains ont commencé à bombarder les villes et les villages français bien plus fréquemment, afin de mettre en déroute les forces allemandes.

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En conséquence, pendant les trois mois de l’été 1944, alors que les Allemands étaient repoussés hors de la France, 20.000 Français de plus furent tués (sur 50.000 au total) par des bombes larguées par leurs « libérateurs ».

Mais le nombre de civils allemands tués durant des bombardements est encore enveloppé de mystère. Personne ne peut donner un chiffre définitif. Car celui-ci est trop effroyable.

Si l’Allemagne avait gagné la Deuxième Guerre Mondiale, alors Churchill, Roosevelt et les chefs des forces aériennes alliées auraient été certains d’avoir une place sur le banc des accusés, mais également une condamnation à mort pour leurs centaines de milliers de victimes. Mais l’histoire est écrite par les vainqueurs.

Par conséquent, d’autres criminels furent jugés pour d’autres crimes à Nuremberg, alors que ceux qui ont rasé des villes allemandes entières avec tous leurs habitants pouvaient prendre leur retraite en paix…

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Une partie de Hambourg en ruine en 1946. Cela prit des années pour reconstruire Hambourg et d’autres villes allemandes dévastées par les bombardements alliés de la Seconde Guerre mondiale.

Hambourg fut la première victime de la stratégie de guerre aérienne de la Grande-Bretagne. L’opération Gomorrhe a commencé la nuit du 24 juillet 1943. Les Anglais avaient déjà lancé des attaques sur les villes allemandes.

Mais cette nouvelle campagne aérienne était emplie de nouveautés : le nombre de bombardiers (700) et le nombre étonnant de bombes incendiaires qui furent lâchées sur la ville. Ainsi, un nouveau et terrible phénomène apparut dans l’histoire de l’humanité – la tempête de feu.

Quand un grand nombre de petits feux sont concentrés dans un même endroit, ils chauffent très rapidement l’air jusqu’à une telle température que l’air plus frais alentour est aspiré, comme dans une cheminée, vers la source de chaleur.

La différence de températures atteignit 600-1.000 degrés, formant ainsi des tornades jamais vues dans la nature, où les différences de températures ne dépassent pas 20-30 degrés.

De l’air chaud parcourait les rues à toute vitesse, transportant des étincelles, des petits morceaux de bois ardents, mettant le feu à de nouveaux bâtiments et incinérant littéralement n’importe qui se trouvant sur son chemin. Il n’y avait aucune manière d’arrêter ce cyclone de flammes. Le feu fit rage dans la ville pendant encore plusieurs jours, et une colonne de fumée de six kilomètres s’était levée !

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Des bombes au phosphore furent également employées contre les habitants de Hambourg. Les particules de phosphore se collent à la peau et ne peuvent pas être éteintes parce qu’elles s’enflamment au contact de l’air. Les habitants de la ville furent brûlés vivants et personne ne pouvait rien faire pour les aider.Selon des témoins oculaires la chaussée bouillonnait, du sucre stocké dans les entrepôts de la ville bouillait, et les fenêtres en verre des tramways avaient fondu.

Des civils innocents furent brûlés vivants, réduits à l’état de cendres, ou suffoquèrent à cause du gaz toxique pendant qu’ils essayaient de se protéger des bombes dans le sous-sol de leurs maisons. Aussitôt que ces feux étaient éteints, un nouveau raid aérien arrivait, et puis un autre. En une semaine, 55.000 résidents de Hambourg moururent dans des attaques aériennes, ce qui correspond à peu près au nombre de personnes tuées en Angleterre tout au long de la guerre.

Êtes-vous déjà allés à Hambourg ? Si vous y allez, vous pourriez vous demander pourquoi il ne reste rien de la vieille ville hanséatique. Et si vous demandez on vous répondra que 13 kilomètres carrés du centre de la ville historique ont été complètement incinérés ; 27.000 bâtiments résidentiels et 7.000 bâtiments publics ont été détruits, y compris quelques monuments antiques de culture et d’architecture ; et que 750.000 personnes sur les deux millions d’habitants de Hambourg se retrouvèrent à la rue.

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Mais c’était juste le commencement. La deuxième tempête de feu de l’histoire de l’humanité a été créée dans la ville de Cassel le 22 octobre 1943. Cette nuit-là, 10.000 habitants sur les 250.000 de cette ville périrent. Cassel serait suivi de Nuremberg, de Leipzig, et de beaucoup d’autres villes.

Soixante-et-une villes allemandes, pour une population totale de 25 millions de personnes, subirent des dommages colossaux, huit millions de personnes ont été laissées sans-abri, et environ 600.000 furent tuées.

Parmi eux se trouvaient beaucoup d’enfants, de personnes âgées, et de femmes, mais très peu d’hommes. Après tout, la plupart de ceux-ci étaient au front… La pire tempête de feu se produisit à Dresde à cause des bombardiers britanniques et américains. Les avions britanniques ont effectué leur premier raid dans la nuit du 13 février 1945. Le matin suivant la ville embrasée fut soumise à une deuxième offensive – cette fois courtoisie de l’Armée de l’Air américaine.

Au total, 1.300 bombardiers ont participé, ayant pour résultat une tempête de feu d’une ampleur sans précédent. Dresde fut rasée de la carte. Jadis considérée comme l’une des villes les plus belles d’Allemagne, c’est aujourd’hui une ville presque exempte de charme architectural.

Il ne fut jamais possible d’établir définitivement le nombre de victimes qui moururent : selon diverses estimations, entre 60.000 et 100.000 personnes périrent dans cet enfer ardent.

Regardez la date de ce raid et demandez-vous, pourquoi, deux mois avant la fin de la guerre, quand l’issue était déjà décidée, était-il nécessaire de perpétrer un tel carnage dans une ville sans cibles militaires ou usine d’armes ?

Était-ce un accident ? Une erreur ? Rappelez-vous qui a lâché des bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki pendant les derniers jours de la Seconde Guerre Mondiale. Ces criminels n’ont jamais été punis non plus. Durant cette période la Grande-Bretagne n’a jamais accepté d’accord de paix. Elle a assidûment continué son pilonnage des villes allemandes. Elle montrait sa détermination à combattre jusqu’au bout.

Le Royaume-Uni pouvait être combattu, et même défait, mais après avoir examiné ses différentes options, Adolf Hitler se posa deux questions. Que lui coûterait cette victoire ? Et le plus important – quel était l’intérêt ?

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Le bombardement des villes civiles avait comme conséquence la destruction et la perte de vies humaines dans tous les pays belligérants. Il est extrêmement difficile de déterminer quel côté fut le premier à lancer de telles attaques. Mais évidemment les bombes britanniques causèrent le plus de victimes et le plus de dévastation.

Et puis le 10 mai 1941, le plus proche allié d’Hitler, Rudolf Hess, s’envola pour le Royaume-Uni de son propre chef. C’était une tentative désespérée de faire la paix avec l’Angleterre. Bien qu’à proprement parler, l’objectif de Hess n’était en fait pas un secret : « Il (Hess) connaissait et comprenait les pensées intimes de Hitler – sa haine de la Russie Soviétique, son désir de détruire le Bolchevisme, son admiration pour la Grande-Bretagne et son honnête souhait d’entretenir une relation amicale avec l’Empire britannique… » .

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Il restait un peu plus d’un mois avant l’attaque prévue contre l’URSS. Hitler devait décider si oui ou non il devait lancer l’Opération Barbarossa. Les plans pour cette invasion n’étaient pas encore gravés dans le marbre La décision d’attaquer l’Union Soviétique n’avait pas encore été finalisée lorsque Hess se préparait à son voyage. Hitler n’aurait jamais fait la guerre sur deux fronts. Alors pourquoi est-ce exactement ce qu’il s’est passé ? Parce que lorsqu’il lança l’offensive contre l’URSS, il était convaincu qu’il n’y aurait pas de second front et qu’il n’y en aurait jamais ! C’est ce qu’il était ressorti du voyage de Hess.

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Il est important de comprendre que le grand secret derrière la mystérieuse expédition vers l’Angleterre de l’adjoint de Hitler n’a rien à voir avec l’offre de celui-ci, mais plutôt avec la réponse que les Britanniques lui ont donnée ! Les Anglais garantirent leur neutralité en ce qui concerne la future guerre d’Hitler avec l’URSS. Et ils promirent d’accepter l’offre de paix allemande une fois que la Russie aurait été vaincue.

« Le fameux Hess a en réalité été envoyé en Angleterre par les nazis dans le but de persuader les politiciens britanniques de rejoindre leur croisade contre l’Union Soviétique. Mais les Allemands firent une sérieuse erreur de calcul. Malgré les efforts de Hess, la Grande-Bretagne et les USA étaient au contraire, dans le même camp que l’URSS contre l’Allemagne nazie » expliqua Staline depuis sa capitale assiégée de Moscou. Lorsqu’Hitler décidait d’attaquer l’Union Soviétique, cela signifiait que l’Angleterre le soutenait dans cette campagne. C’est la seule explication.

La Grande-Bretagne dressa méthodiquement l’Allemagne nazie contre la Russie, et finalement les Anglais parvinrent à forcer le Führer à attaquer l’URSS. Hitler a été dupé par sa propre admiration pour l’Angleterre.

Le chef allemand s’est comporté stupidement parce que les Anglais lui avaient promis qu’ils resteraient neutres. Les raids aériens allemands faisant rage au-dessus de la Grande-Bretagne se terminèrent soudainement juste après la visite de Hess, pour reprendre seulement en janvier 1943.

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En mai 1941, Rudolf Hess apporta une offre de paix du Führer aux Anglais. Les Britanniques autorisèrent l’attaque de Hitler sur la Russie et promirent leur assistance, mais ils l’eurent doublé avant le 22 juin 1941.

Le 17 août 1987, Rudolf Hess, le dernier survivant des leaders du Troisième Reich, fut retrouvé pendu à la prison de Spandau à l’âge de 93 ans. Il y était détenu depuis 46 ans. Tous les autres qui furent condamnés à la prison en même temps que lui lors du procès de Nuremberg avaient déjà été relâchés. Après 1966 il devint le seul et dernier détenu de la prison de Spandau. Le diplomate Konstantin von Neurath, condamné à 15 ans de prison, y resta huit ans avant d’être libéré, officiellement pour des raisons de santé. L’amiral Karl Dönitz et le chef de la jeunesse hitlérienne, Baldur von Schirach, ont été également libérés, après dix et vingt ans respectivement. Mais l’incarcération de Rudolf Hess ne se terminait pas. Pourquoi ? Le lecteur dira que c’est parce qu’il a été condamné à la prison à vie. Mais… ce n’est pas tout à fait exact. L’amiral Raeder avait été condamné à la même sentence et fut libéré après seulement dix ans, Walter Funk, le Ministre des Affaires économiques du Reich, fut libéré après 12 ans.

Ils furent libérés parce qu’ils ne possédaient pas le terrible secret de Hess. Le fait que lui seul savait quelles promesses les Anglais avaient faites à Hitler et pourquoi le Führer les avait crues…

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Les circonstances entourant sa mort sont des plus mystérieuses. Les examens du corps de Hess ont montré qu’il avait été étranglé et que son suicide avait été mis en scène. Mais qui aurait pu commettre un acte si odieux ? Le fils de Hess, Wolf Rüdiger, n’a jamais douté du fait que son père avait été assassiné par les Anglais. Le terrible secret de la diplomatie britannique, qui avait incité Hitler a attaquer l’Union Soviétique, ne pourrait jamais être révélé.

Et la cause involontaire de sa mort était… le chef soviétique Mikhail Gorbachev. Le fait est que des gens à l’Ouest réclamaient depuis longtemps la libération de Hess Mais l’URSS avait toujours été la plus fervente opposante à sa libération, convaincue depuis longtemps que les nazis n’avaient pas leur place dans le monde extérieur.

Mais avec la perestroïka qui battait son plein, Gorbachev dit à ses amis occidentaux qu’il était disposé à faire un geste de bonne volonté en laissant sortir Hess. Ainsi il signa l’arrêt de mort de ce dernier. Les Britanniques devaient agir rapidement pour réduire au silence ce témoin indésirable.

Tous les indices matériels des causes de la mort de Rudolf Hess : la maison d’été, le cordon électrique, les meubles, et même la prison de Spandau elle-même – furent détruits juste après sa mort. Les dossiers contenant les documents sur le cas de Hess ont été classifiés par le gouvernement britannique jusqu’en 2017. Apprendrons-nous jamais la vérité au sujet des négociations de la Grande-Bretagne avec Hess en mai 1941 Seul l’avenir le dira ?

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Göring, Dönitz et Hess lors de la parodie de procès de Nuremberg

… Quand Hitler attaqua l’Union Soviétique, il fut cruellement dupé par les Anglais dès le premier jour. Le soir du 22 juin, Churchill, s’exprimant sur la BBC, promit : « Nous sommes déterminés à détruire Hitler et tous les vestiges du régime nazi… Ainsi, nous fournirons à la Russie et au peuple russe toute l’aide que nous pourrons. » Mais il est intéressant de noter que l’Union Soviétique n’a jamais reçu d’aide du Royaume-Uni ou des USA lorsqu’elle en avait vraiment besoin ou en tout cas pas dans les quantités nécessaires (pour plus de détails, lisez :

Prêt-bail de la 2ème Guerre Mondiale : l’aide américaine a-t-elle été vraiment si utile ?

Les Anglais prêtaient une attention toute particulière aux batailles cruciales qui se déroulaient sur le front oriental, attendant la défaite de l’URSS et l’opportunité de porter le coup de grâce aux troupes épuisées de Hitler.

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C’est seulement quand il est devenu clair en 1944 que l’Union Soviétique repoussait à elle seule l’Allemagne nazie, que Washington et Londres décidèrent d’ouvrir un second front afin de pouvoir s’adjuger une partie de la victoire.

En attendant, l’histoire de l’arrivée d’Hitler au pouvoir, les raisons du « miracle » économique qui s’ensuivit en Allemagne avec le chef nazi à sa barre, son amour pour le Royaume-Uni, et sa sympathie pour la façon qu’ont les Anglais de contrôler les nations subjuguées, tout ceci pointe clairement vers le véritable coupable de la Deuxième Guerre Mondiale. Ce coupable qui mérite de partager les lauriers de la honte décernés au meurtrier de millions de personnes, avec le Troisième Reich, qui fut si minutieusement et si rapidement érigé des cendres allemandes de la Première Guerre Mondiale.

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