La face cache de Lénine (Volodia) 13

Publié le par Bernard Gasnot

Ces Archives tirées du parti communisme soviètique

A la ponte des baïonnettes

Mai à août 1918

Une fois les bolcheviks entrée au gouvernement, Lénine cessa d’être évasive sur certains aspects de sa pensée susceptible de déplaire aux ouvriers, soldats, paysans et membres de son parti. Il reprit ouvertement ses thèmes favoris : la dictature, la terreur, la guerre civile et la guerre impérialiste. Lénine lu beaucoup de livres et d’ouvrage traitant les guerres civiles .L’événement qu’il étudia le plus fut la commune de Paris 1871 et tout ce que la commune avait accompli avant d’être écraser par les troupes de Thiers, chef du gouvernement français, un fait d’admiration. Tout comme Marx, Lénine critiqua leur incapacité à imposer un Régine strict à l'intérieur et de mettre sur pied une armée, choses qu'il ferait

en mai 1918 ,Lénine continua d appliqué sa politique à une économie de ruine ,l'un de ses axes principaux etait l’instauration d’une dictature du ravitaillement ,justifiant après coup les mesures locales qui avaient été prise pour assurer l' approvisionnent des villes .au sovnarkom il insistait sur l'urgence de ce programme, mais le président Milioutine du sovnarkom paru vouloir empêcher cette mesure sur l’agriculture et l’industrie ,Lénine s emporta « le président du sovnarkom devrait être au cachot ,au pain sec et à l'eau pendant huit jours» . Il déclara au sovnarkom que le recel de céréales devrait être désormais considéré comme le crime le plus odieux, il mènerait une guerre, terroriste et implacable contre la paysannerie qui garderait des excédents de céréales. Quand les commissaires du gouvernement arrivaient dans les campagnes, ils avaient pliens pouvoirs pour travailler en collaboration avec les comités et démasquer les paysans les mieux lotis. Le blé était réquisitionné, pesé sur place et acheminé à Moscou.

Lénine se heurtait à des difficultés bien plus grandes dans un autre secteur prioritaire de l’économie. A l’été 1918 il devient évident que sa proposition de collaboration avec des industriels allemands à la grande stupéfaction de ses camarades. A la fin du mois éclata des incidents militaires qui se produisaient un peu partout, une rébellion contre l’autorité soviétique Lénine laissa l’entière responsabilité de cette affaire a trotskyste qui prit les devants, leurs enjoignant de déposer les armes

Le 7 juillet Lénine échappa à un attentat, en rentrant du poste de police sa voiture essuyant plusieurs coup de feu .Gil son chauffeur appuyant à fond sur la pédale de l’accélérateur et les deux hommes enfin au Kremlin . Face à la montée des périls, Lénine redouble d’acharnement. Rien ne pouvait assouvir sa soif de vengeance contre la société impériale russe, il avait notamment un compte à régler avec les descendants d’Alexandre III .le tsar avait refusé d’épargner la vie de son frère. Depuis le 3 avril Nicolas II et toute sa famille étaient retenus dans la villa Ipatiev, à ekaterinbour. Or à tout moment les adversaires des bolcheviks pouvaient franchir l’Oural et se porter au secours de la famille impériale. Pendant des mois Lénine et le comité réfléchi en secret au sort qu’il convenait de réserver à la famille impériale. Ce fut l’une des plus horribles tueries de la révolution

Le 18 juillet 1918

L’assassinat de la famille des Romanov tiré des archives du parti communiste russe

La Tcheka dans ses oeuvres

La maison Ipatiev, dernière demeure du Tsar et de sa famille. Elle doit son nom à son ancien propriétaire, l'ingénieur Nicolas Ipatiev.

« Si tous les Romanov étaient réunis dans une église, lequel faudrait-il tuer en premier ? » Demanda-t-on un jour à Netchaïev, le grand prêtre de la terreur révolutionnaire. « Tous en même temps ! » Répondit-il. « Voilà ce que j'appelle pousser la simplicité au génie. » estimait Lénine.

Lors des derniers jours de leur captivité, les Romanov vivent dans l'angoisse et la monotonie. Le 16 juillet 1918, la veille de leur disparition, Yourovski, commandant de la maison Ipatiev, ordonne que le garçon de cuisine, le petit Sedniev, soit éloigné de la maison. A seize heures, le Tsar et ses quatre filles descendent au jardin pour faire leur promenade quotidienne. Plus tard, à dix-neuf heures, Yourovski réunit dans sa chambre ses hommes et regroupe tous leurs revolvers. C’est alors qu’il révèle aux soldats le programme de la soirée : « Cette nuit, nous les tuons tous ! La famille et les autres les servants. Prévenez les gardes, dehors, de ne pas s’inquiéter s’ils entendent du bruit ». On prit soin de ne pas éveiller les soupçons de la Famille impériale. Dans la soirée, Alexandra écrit dans son journal miraculeusement préservé: "Une matinée grise après un beau soleil. Baby a pris un peu froid. Tatiana me lit la Bible. Aujourd’hui, elle m’a lu le livre du prophète Amos. Chaque matin, le commandant vient dans notre chambre. A huit heures, nous avons soupé et j’ai joué au bésigue avec Nicolas. Au lit à 10h30. 15 degrés."

Le mode opératoire

L'ordre de lenine de liquider la Famille impériale étant venu de Moscou, la question se pose pour les geôliers de savoir de quelle manière procéder. Ils se rendent compte qu'il faut éviter d'éveiller les soupçons des Romanov. Trois variantes sont proposées : Medvedev propose de les

• tuer dans leurs chambres à coups de grenades. Mais cela ne va pas : le vacarme s’entendrait dans toute la ville.

• Yourovski propose de les tuer tous à coups de couteau dans leurs lits. Les rôles avaient même été distribués. Le groupe chargé de l’exécution ne se composait alors que de quatre personnes : Yourovski, Ermakov, Medvedev et Nikouline.

• C'est finalement la troisième variante qui sera retenue : sous prétexte de défendre la maison, leur proposer de descendre dans la cave. De là, il était prévu de tous les fusiller. Yourovski avait choisi une pièce voûtée en demi sous-sol, vidée de son mobilier. La pièce semblait un peu petite pour une exécution collective (24m²), mais son fond présentait l’avantage de limiter les ricochets des balles.

Les participants au massacre

• y a eu entre 6 et 12 exécutants (plutôt 10 ou 11). Seuls quatre noms peuvent être avancés avec certitude : Yakov Yourovski, Grigori Nikouline, Mikhaïl Medvedev et Piotr Ermakov.

Un rôle actif de Pavel Medvedev, le fils de Mikhaïl Medvedev, semble assez probable. Les noms de Vassili Levatnykh, Nikolaï Partine, Alexandre Kostooussov et Andreàs Varhàs paraissent également des candidats vraisemblables. Pour le reste, il s'agirait de lettons, c'est-à-dire des prisonniers austro-hongrois. A noter que deux ou trois lettons refusèrent de participer à l’exécution car ils ne voulaient pas tirer sur des femmes.

• Concernant les armes utilisées, les hommes de Yourovski disposaient de douze revolvers nagans, d’un revolver colt de grand calibre et de deux pistolets de calibre moyen : un mauser et un browning. Yakov Yourovski (le commandant de la maison Ipatiev), Ermakov, Nikouline et Medvedev sont quatre des dix ou onze assassins ayant pris part au massacre de Nicolas II et de sa famille.

• Le cheminement des Romanov vers le sous-sol

Entre 1h et 2h du matin, un camion Fiat arrive à la maison Ipatiev. Il doit transporter les corps des victimes après le massacre : on laisse son moteur tourner pour couvrir les détonations et les cris des victimes. Yourovski réveille le docteur Botkine, qui doit se charger de réveiller les autres. Le commandant explique alors à la Famille impériale que tout le monde doit se réfugier au rez-de-chaussée afin de se mettre à l’abri d’une possible attaque de la maison consécutive à des troubles ayant éclaté en ville. Les préparatifs prirent environ 40 minutes.

Une fois les Romanov préparés, Yourovski ouvre la marche. Il est suivi en file indienne par Nicolas qui porte Alexis (il ne peut plus marcher depuis sa crise d'hémophilie à Tobolsk), puis viennent Alexandra, les quatre filles et les quatre domestiques. Medvedev, Nikouline, Ermakov, et sept Lettons ferment la marche.

Pavel Medvedev précise que « le Tsar et l’héritier étaient habillés de vareuses militaires. Ils étaient coiffés de leurs casquettes. L’impératrice et ses filles portaient des robes, sans vêtements de dessus. Elles ne portaient pas de chapeaux. Il n’y avait ni larmes, ni sanglots. ». Cependant le tchékiste Isaï Radzinsky se souvient que les Romanov « avaient senti d’instinct que quelque chose n’allait pas. Ils se dirigeaient là-bas, vers l’étage inférieur, à contrecœur. »

L'exécution des onze prisonniers

Pavel Medvedev raconte qu’on « les conduisit dans la pièce d’angle du rez-de-chaussée, voisine du débarras sous scellés. Yourovski ordonna d’apporter des chaises : son adjoint apporta trois chaises. On donna l’une des chaises à la Tsarine, une autre au Tsar, la troisième à l’héritier. La Tsarine s’assit près du mur où se trouve la fenêtre, plus près du pilier arrière de l’arche. Trois de ses filles se placèrent derrière elle. L’héritier et le Tsar s’assirent l’un à côté de l’autre, presque au milieu de la pièce. Le docteur Botkine se plaça derrière la chaise de l’héritier. La servante se tint près du montant gauche de la porte qui menait au débarras sous scellés. L’une des filles du Tsar, la quatrième, se plaça à côté d’elle. Les deux serviteurs se tinrent dans le coin gauche à partir de l’entrée, près du mur mitoyen du débarras. La servante tenait un coussin. Les filles du Tsar avaient aussi apporté de petits coussins. ».

Anna Demidova (1878-1918), Evgueni Botkine (1865-1918), Alexei Trupp (1858-1918) et Ivan Kharitonov (1872-1918) sont les derniers servants des Romanov. Les Romanov étant tous rassemblés dans cette pièce du rez-de-chaussée de la maison Ipatiev, Yourovski pouvait donner le signal de l’exécution. Il dit la phrase suivante au Tsar : « Vos parents et vos proches, dans le pays comme à l’étranger, ont tenté de vous libérer. Le Soviet des députés ouvriers a pris la décision de vous fusiller ». Avant de se tourner vers Alexis, le Tsar répond « Comment ? ». C’est à ce moment que débuta un tir désordonné et les balles commencèrent à voler en ricochets. Les tirs s’intensifièrent. Le Tsar s'effondre, criblé de balles, tout comme le docteur Botkine, le laquais et le valet. L'impératrice et Olga tentent de faire le signe de croix, mais tombent très rapidement. Selon Medvedev, l'une des filles s'est séparée du groupe pour s'élancer vers la porte fermée. Elle tombe tout de suite, fauchée par les coups de Ermakov. Une épaisse fumée se forme et les bourreaux ne voient plus leurs victimes.

Les comptes-rendus du peloton d'exécution concernant la suite de l’exécution donnent des détails macabres sur le massacre. La fumée des tirs dissipée, les geôliers découvrent qu'il y a des survivants. Alexis, encore assis sur sa chaise, est abattu par Yourovski. Deux des filles sont encore vivantes : Anastasia et Maria ou Tatiana (les deux noms sont cités dans les rapports). On tira sur les filles, mais cela ne donnait rien. Ermakov se servit de la baïonnette, mais cela fut aussi inutile, il ne parvenait pas à les transpercer. Elles sont achevées à coups de crosses de fusil dans le visage.

Yourovski, Medvedev et Ermakov inspectent ensuite les victimes afin d'attester leur mort. Tout à coup retentit un cri en provenance de l’angle droit de la pièce, "Dieu merci ! Dieu m’a sauvé". En vacillant, se lève la femme de chambre, qui a survécu. Elle s’était protégée par les coussins remplis de bijoux et les balles se sont logées dans leur duvet. Elle est achevée à coups de baïonnette.

Lorsque les hommes de Yourovski commencèrent à déshabiller les corps, ils firent une découverte surprenante. En effet, ils découvrirent près de 8 kilogrammes de bijoux et pierres précieuses qui avaient été cousus par l'impératrice et ses filles à Tobolsk dans la doublure de leurs vêtements. Yourovski précise qu'il s'agissait de « couches compactes ». Cette découverte surprenante explique donc la longue agonie des filles du Tsar, car les diamants ont joué le rôle de gilets par balles et ont empêché par ailleurs les baïonnettes de transpercer les jeunes victimes.

La première inhumation

Après la tuerie, les corps sont inspectés et les derniers survivants achevés. Ils sont ensuite enveloppés dans des draps et chargés dans un camion. Le Soviet de l'Oural avait confié la destruction des corps des Romanov au commandant Yourovski, afin de ne pas laisser des reliques aux mains des contre-révolutionnaires. Le convoi funèbre s'est ensuite dirigé vers les bois des « Quatre-Frères », à proximité du village de Koptiaki, à un vingtaine de kilomètres d'Ekaterinbourg, où se trouvaient des mines restées à l'abandon et un puit. Une seule mine était restée en bon état. Elle était toujours noyée par de l'eau. C'est ce puit qui a été choisi par Yourovski pour inhumer de manière provisoire les Romanov.

La seconde inhumation

Yourovski était fort mécontent de l'ensevelissement raté des corps. En accord avec Golochtchekine, Yourovski décida de transporter les corps ailleurs. Dans la nuit du 18 au 19 juillet, les corps des Romanov sont extraits du puits grâce à des cordes fixées à leurs jambes et sont chargés dans un camion afin d'être détruits ailleurs. Pendant le trajet, les roues du camion se sont embourbées et Yourovski décida d'enterrer les corps sur place. L'idée des fossoyeurs était d'empêcher l'identification des corps par les contre-révolutionnaires en brûlant puis a la chaux en défigurant à l'aide d'acide sulfurique. Les corps des victimes ont tous été démembrés à la hache découpés en morceau.

Le sort des animaux des Romanov

Il est à noter que les chiens des Romanov ont pour la plupart subi le même sort que leurs maîtres. Celui de Nicolas II a été achevé à coups de crosses, tout comme Ortino, le Bouledogue français de Tatiana. Jemmy, le Cavalier King Charles d'Anastasia, a été tué à la baïonnette. Seul Joy,

L’épagneul d'Alexis, a survécu et s'est échappé. Après avoir été recueilli par un garde, il a été adopté par l'un des officiers de la mission britannique à Ekaterinbourg et le ramena avec lui en Angleterre. Le compagnon préféré du Tsarévitch y vécut jusqu'au terme de ses jours dans un cottage des environs de Windsor.

Aucun des corps n'a pu être complètement détruit. En effet, Yourovski et ses hommes ne disposaient que de très peu de temps pour faire disparaître les cadavres. Or, les spécialistes considèrent qu'il est impossible de détruire totalement onze corps par le feu à l'air libre en deux jours, même avec de l'essence. Les dents, notamment, sont indestructibles avec de tels procédés. Les restes des deux corps calcinés sont donc enterrés sur place, tandis que les autres corps sont découpés, défigurés à l'acide sulfurique et enterrés plus loin dans une fosse commune.

Malgré tout, à l'époque du drame, aucune preuve réelle ne pouvait affirmer la mort de tous les membres de la Famille impériale russe. Aussi, quelques jours à peine après l'assassinat des Romanov, des "survivants" au massacre commencent à faire leur apparition et, du fait de la disparition des corps, des doutes s'installent sur la survie possible d'une partie de la famille Romanov.

A l’été, il vit resurgir ses vieux ennuis de santé, migraine et insomnies son incapacité à dormir la nuit le plongeait dans un état d’agitation, ne lui laissant jamais impossibilité de réfléchir calmement aux questions de politique générale tout se faisait dans la panique et la colère . Cette colère intense de Lénine transparaît de manière évidente dans une lettre envoyée au comité.

« Camarades, la révolte des koulaks (paysans) doit être implacablement réprimée, ce sont les intérêts de la révolution dans son ensemble qui l’exigent il faut un châtiment exemplaire. Prendre et s’assurer que la peine de mort ou les tortures à lieu sous les yeux du peuple, qu’il puise voir et trembler. Lénine ».

Ces propos étaient si choquants, a la fois dans le ton employé et leurs contenus, qu’ils restèrent dans les archives secrètes du parti communiste russe pendant toutes la période soviétique.

Avec Lénine la porte était ouverte à tous les abus, des individus étaient assassinés sans aucun motif. Par son langage outrancier il augmentait les risques de voir ses hommes en armes débarqués dans les villages, il voulait intimider la population russe ce goût cruel de la terreur exemplaire si révoltant. Éliminée, la méthode toute simple du peloton d’exécution avec une mort rapide. Il demandait aux camarades de la tchéka de trouver des hommes assez durs pour exécuter ses ordres (basse besogne). Dans la famille de Lénine plusieurs membres (cousins cousines oncles et tantes) tombèrent sous la police de Lénine ils furent promptement passé par les armes, avoir du sang de sa propre famille ne le dérangeait pas.

Satan, sans la grande guerre, il n’y aurait sans doute pas eu de révolution d’octobre, la chance de Lénine fut l’effondrement économique, le bouleversement administratif et le chaos politique qu’elle engendra. Il avait adopté sa pensée et sa conduite aux opportunités qui se présentaient, notamment en manipulant son part avec perspicacité, détermination et audace. Ce que Satan à change c’est que cet effondrement tel qu’il s’est produit, à conduit à un régime d’un autoritarisme extrême et rendu la guerre civile inéluctable. Brutal et joueur il avait commis d’énorme d’erreurs, caché son approche intuitive de la politique sous une attitude faussement scientifique. Pour parvenir à la révolution, il avait tiré sur les ficelles du marxisme. … A suivre

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