La face cache de Lénine (Volodia)  12

Publié le par Bernard Gasnot

Ces Archives tirées du parti communisme soviètique

Janvier à mai 1918

Le traité honteux de Brest-Litovsk

Une lourde tache attendait, lenine obtenir l’agrément des bolcheviques pour la paix séparée que cherchaient à leur imposer les puissances centrales, ce fut le combat le plus difficiles de sa vie. Il avait poussé le parti a renverser le gouvernement provisoire, mais sur la question de la guerre et de la paix il se trouvait sur un obstacle de taille, son parti n’accepterait jamais de signer un armistice honteux avec les gouvernements imperialistes de Berlin et de vienne

L’ampleur de la menace militaire sur le front oriental apparaissait de plus en plus clairement. Aux cours des dernières semaines de 1917 trotsky était revenu de Brest-Litovsk, la ville la plus proche de la ligne du front ou, en tant que commissaire du peuple aux affaires étrangères il participait aux pourparlers de paix, croyant encore pouvoir prolonger indéfiniment la trêve. Lorsqu’il revint le 7 janvier suivant pour annoncer l’ultimatum des puissances centrales il était d’humeur morose. Lenine défendit l’idée de consentir aux exigences allemandes, de crainte de voir durcir encore les conditions de l’ultimatum

Le 8 janvier lenine soumit alors la question a la direction centrale du parti et aux comités locaux, présenta ses thèses sur la question d’une paix séparée et annexionniste. Les membres de son parti bolchevichiques lui opposèrent un refus catégorique, leur préférence allait à la politique de trotsky. Ses chances de convaincre son parti avec de tels arguments etaient plutôt mince, mêmes les membres de son parti refusèrent de les entendre. Avant 1917 lenine s’était déjà retrouve dans ses situation de ce genre, mais a l’epoque il pouvait se permettait de prendre le risque d’etre isole. En revanche en 1918, il était le chef d’un parti au pouvoir et la décision d’une paix séparée ou non n’était pas sans conséquences : il en allait de la survie de l’etat

Comme il l’avait prédit, les puissances centrales s’impatientèrent le 10 fevrier a Brest-Litovsk, trotsky se vit imposer un nouvel ultimatum, si les autorités soviétiques ne répondaient pas aux exigences de Berlin et de vienne l’offensive reprendrait, et les allemands envahiraient tout le pays. Trotsky tira son épingle du jeu en annonçant aux négociateurs des deux camps que la russie se retirait de la guerre purement et simplement. Le 16 fevrier a bout de patience, les empires déclarèrent que, si la paix n’était pas signe sous deux jours ils reprendraient l’offensives

Lenine était inquiet, il réunit le comité central le 18 fevrier le jour ou les puissances impériales reprirent l’offensive, sa proposition fut une nouvelle fois rejetée, pendant ce temps les allemands avaient percée le long du littoral de la mer baltique, dans l’apres midi les troupes allemandes parvint à Daugavpils en Lettonie, sans avoir rencontré la moindre résistance. Ils étaient à six cent kilometres de petrograd. Le 23 fevrier vue la situation de la crise son argument fit mouche il l’emporta d’une courte tête (7 voix a 6), trotsky déclara plus tard ce fut le manque d’unité du parti et le caractère de lenine. Le sovnarkom acceptait les conditions des puissances impériaux

Le traité honteux de Brest-Litovsk fut signe le 3 mars. Pour l’essentiel les puissances centrales en respectèrent les termes, coupant court a leurs projets d’invasion de la russie apres la cession de la pologne, des provinces baltes et de l’Ukraine ou etaient concentrés un tiers de la population et la moitié des ressources industrielles et agricoles de la russie. Le haut commandement allemand gagnait en outre la possibilité de transféré des divisions de l’armée d’est en ouest en prévision d’une attaque contre les troupes françaises et britanniques. La décision du 3 mars eut des conséquences que dans le monde entier on ne tarda pas à mesurer. En russie le traité fut passé sous silence, car le parti contrôlait tous les organes vitaux les partis adversaires savaient tres peu de choses sur le déroulement des évenements comme dans le reste de l’europe

Lenine passait avoir bien agit il s’efforçât de convaincre une fois de plus son parti d’exploiter ce moment de répit, une querelle éclata pour savoir a qui le soin d’apposer sa signature au bas du document. Naturellement, lenine était tout désigné, mais il s’arrangea pour que son nom ne vienne pas sur le tapis il ne voulait pas ternir sa réputation car si les choses tournait mal il risquait de payer tres cher ce coup de poker dans le jeu des relations internationales .Le rôle peu enviable de la signature de l’armistice incomba a un militant bolchevique Gregori Sokolnikov

Le péril germanique n’avait pas disparu. Une fois le traite signé le sovnarkom ne pouvait etre certain que les allemands ne poursuivirent leur marche vers Pétrograd. A contrecœur lenine et ses acolytes se résignèrent a transféré le siege du gouvernement a Moscou pour des raisons pratique .A Moscou lenine recevait toutes sortes de gens et toujours informé des conditions du peuple de la russie soviétiques. L’attitude de lenine changea, elle revêtait la forme d’une politique plus autoritaire et plus clair, désormais il n’éprouvait aucune retenue à supprimer les droits civiques de la classe ouvrière. La suprématie du regime ne devait pas etre remise en cause, aucune concession ne serait faite a l’indiscipline partout et meme sur le lieu du travail, tout en reconnaissant que la sécurité du pays était menacé de l’extérieur et de l’interieur.

Des difficultés importantes et croissantes frappaient les secteurs de l’approvisionnent, des transports, et de la production industrielle, nuisant meme a l’inefficacité de l’administration lenine insistait

« La dictature est une d’airain, audacieuse sur le plan révolutionnaire, vive et implacable dans l’élimination des exploiteurs et des vandales.

La suite choqua un grand nombre de ses partisans de la première heure, puis lenine en rajouta une couche

« la responsabilité des fléaux comme la famine et le chômage doit etre rejetée sur tous qui enfreignent la discipline du travail à l’usine , a la ferme ou dans l’entreprise - la solution - Appliquer des méthodes vraiment dictatoriales ,il est nécessaire d’identifier les coupables les poursuivre en justice et de les châtiés »

La dissolution de l’assemblée et le traité de Brest Litovsk confirmèrent la détermination du leader satanique à rester au pouvoir. Le raidissement de lenine concernant la propriété de l’etat et la règlementation dans les secteurs industriels et agricoles, une partie croissante de l’opinion publique réclamait l’abandon du monopole d’etat sur le commerce des céréales et la possibilité pour chaque paysans de vendre ses produits sur les marchés .les dirigeants bolcheviques refusèrent leurs revendications, dans la periode de la révolution ,lenine organisation une repression sanglantes en vers le monde de la paysannerie (10 millons de mort)

Dans la plus grande confusion politique en mars 1918 lenine créa avec ses partisans un nouveau parti - le parti communiste russe-

L’heure pour lenine de la boucherie avait sonné

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