L’origine sumérienne de la Bible, les preuves

Publié le par Bernard Gasnot

L’origine sumérienne de la Bible, les preuves

Pour de nombreux spécialistes des civilisations anciennes, l’origine sumérienne de la Bible ne fait aucun doute, venez découvrir les incroyables similitudes entre ces textes sacrés.

Qui a écrit la bible ?

Au XIXe siècle des linguistes étudièrent la bible et en arrivèrent à plusieurs conclusions incroyables :

1- Il n’y a pas eu 1 mais 5 auteurs de la Bible.

2- On retrouve le style précis de 4 auteurs totalement différents dans le temps, dans leur formation, leur manière d’écrire, de décrire, dans leur centre d’intérêt et leur choix de vocabulaire.

3- L’auteur 1 a été appelé J. parce qu’il est clair qu’il a appartenu à la tribu de Juda et parce qu’il parle de Yahvé, et pas d’Élohim (les dieux). Il a vécu entre -848 et -722 selon Friedman, et vers -920 selon Bloom.

4- l’auteur 2 est appelé E. parce qu’il utilise le pluriel Élohim signifiants «les dieux» donc des dieux comme dans l’histoire sumériennes. il est de la tribu d’Israël et a vécu entre -922 et -700.

5- L’auteur 3 a été appelé P. parce qu’il a été établi dans son usage des mots et son style qu’il a été prêtre.

6- L’auteur 4 a été appelé D. parce qu’il n’a travaillé que sur le texte du Deutéronome.

7- Il y a eu un 5eme auteur qui a découpé en tranches les textes des auteurs 1, 2, 3 et 4, les a posés bout à bout, puis les a rassemblés pour écrire un texte encore plus concordant et fédérateur.

L’origine sumérienne de la Bible : la création du monde, similitude entre la Genèse et l’Enuma Elish

Le professeur Alexander Heidel de l’Oriental Institute of Chicago a établi un tableau entre un texte sumérien qui décrit la création du monde, l’ »Enuma Elish» et le Livre de la Genèse :

1

2

Épopée de la création (env. 2000 av JC)

L’Esprit Saint et la matière cosmique sont coexistante et coéternelles.

Le chaos primordial : Tiamat enveloppée par l’obscurité.

La lumière provient des dieux.

Création du firmament.

Création de la terre sèche.

Création des luminaires.

Création de l’homme.

Les dieux se reposent et font la fête.

Livre de la Genèse (env.900 av JC)

L’esprit Saint créé la matière cosmique et existe indépendamment d’elle.

La terre est un lieu désolé, avec l’obscurité recouvrant la profondeur.

La lumière est créée par dieu

Création du firmament.

Création de la terre sèche.

Création des luminaires.

Création de l’homme.

Dieu se repose et sanctifie le 7e jour.

Le dieu Enlil sumérien devient l’El d’Abraham, les Élohim deviennent l’Eloha.

3 Enlil

Abraham était sumérien, natif de la grande ville sumérienne Ur. Il connaissait forcement les dieux du panthéon sumérien, au sommet duquel se trouvait la Triade An, Enlil et Enki.

Selon la Bible, Abraham reçut un appel de Dieu alors qu’il avait 75 ans. Dieu lui demandait de quitter le pays de Sumer pour aller s’établir en Canaan (Israël).

Mais qui était ce Dieu ? Dans l’hébreu du texte original c’était El, le dieu principal du panthéon cananéen, dieu de l’atmosphère, le dieu créateur du ciel et de la terre, père des dieux, celui qui règne sur les autres dieux.

El n’est d’ailleurs que la forme cananéenne évoluée du dieu sumérien Enlil.

Par transformations linguistiques successives Enlil (sumérien primitif) devient Ellil (akkadien) et El en cananéen.

Enlil était le dieu de l’air et du vent chez les sumériens. Chez les akkadiens, il était aussi le dieu de l’air et du ciel, pour finalement devenir le dieu créateur chez les cananéens.

C’est donc sous le nom d’El que Dieu adressa cet appel à Abraham. Notons que le mot El en hébreu en est venu à désigner le Dieu unique, surtout dans les noms composés Isra-EL, Gabri-EL, Emmanu-EL, etc…

Dans la Genèse, il n’est dit nulle part qu’Abraham ou les patriarches avaient nié l’existence d’autres dieux. Il leur était simplement demandé de ne s’attacher qu’à une divinité particulière, c’est ce qu’on appelle « hénothéisme ». Dans le livre de la Genèse, les patriarches ne prennent jamais position face aux autres dieux, ils se contentent de s’attacher à « El«.

Eloha et Elhoim sont une forme allongé d’EL, Eloha est le singulier : Dieu, Elohim est le pluriel : les Dieux, et le terme Elohim dérange les historiens car il est utilisé à plusieurs reprises dans la Bible. Trace des Dieux sumériens ?

L’histoire de Ninhursag et Enki qui aurait inspiré le Paradis, Adam et Eve, le fruit défendu…

Résumé de l’histoire d’Enki et Ninhursag :

Le Dieu Enki offre une ville à la Déesse Ninhursag mais celle-ci se plaint de ne rien pouvoir y faire car il n’y a pas d’eau, alors Enki avec son pénis trace des sillons, et avec son sperme crée des rivières et des lacs. Ensuite il a envie de Ninhursag et il lui fait l’amour

. 34 4 Ninhursag

Cette ville c’est Dilmun qui ressemble à la description du Paradis, les gens n’y vieillissent pas, les animaux sauvages ne s’entre-tuent pas

… 5 Dilmun

5 Dilmun

Après, Ninhursag tombe enceinte d’Enki et elle à une fille qui naît en 9 jours et devient femme très vite. Enki remarque la jeune femme et lui fait l’amour, elle à une fille à son tour en 9 jours qui devient femme très vite et Enki la remarque aussi et c’est ainsi qu’il fait l’amour à sa nouvelle fille qui a une fille ensuite l’histoire se répète sur plusieurs cycle jusqu’à la naissance d’Uttu, une des filles qui a des formes généreuses et à qui Ninhursag rend visite pour lui dire de se méfier d’Enki, qui va essayer de la séduire.

À la première rencontre avec Enki, Uttu est sur ses garde et refuse de se donner alors Enki va se faire passer pour un jardinier, lui offre des fruits (dont des pommes) et profite de la joie d’Uttu pour lui faire l’amour.

Lorsque Ninhursag apprend qu’elle n’a pas pu empêcher Enki de faire l’amour à Uttu, elle se met en colère et intervient avant qu’Uttu ai un enfant. Elle lui retire tout le sperme d’Enki et le répand sur la terre, de ce sperme naîtra de nouvelles plantes.

Enki découvre ses nouvelles plantes et est surprit de ne pas les connaître, il demande alors à son serviteur Isimu de lui dire le nom de ses nouvelles plantes et à chaque fois Isimu lui donne le nom et en cueille une partie pour qu’Enki puisse la manger, ensuite Enki décrète le destin de ses plantes alors qu’il n’en a pas le droit, c’est le rôle attribué à Ninhursag de décréter le destin des plantes.

Ninhursag est alors très en colère contre Enki et décide de décréter son destin en jurant sa mort devants les autres Anunnakis et elle disparaît. Enki tombe alors très malade à cause des plantes (fruit défendu) qu’il a mangé et il est proche de mourir.

Finalement, un renard retrouve Ninhursag et arrive à la convaincre de revenir pour soigner Enki. Ninhursagrevient et met le sexe d’Enki dans le sien en s’asseyant dessus, elle lui explique que ce n’est pas aux hommes d’accoucher et puis lui demande où il a mal.

À chaque fois qu’Enki lui dit où il a mal elle fait sortir la douleur en faisant naître un enfant dieu dont le nom est lié à la partie douloureuse, par exemple si il a mal au nez, giri en sumérien, elle fait naître Ningiriu.

Au total 8 dieux et déesses naîtront, Abu qui sera le roi des plantes, Ninsikila qui sera la Dame de Magan, Ningiri qui épousera Ninazu,Ninkasi qui satisfera les désirs, Nazi qui épousera Ningiszida, Ninti qui sera la reine des mois et enfin Ensag qui sera le seigneur de Dilmun. À noter que Ninti est la déesse qui sort de la côte d’Enki.

Enki est finalement sauvé et Ninhursag lui rend grâce :
-Gloire à toi Enki…

Tableau comparatif entre l’histoire d’Enki et Ninhursag et la Bible

Ninhursag + Enki
env. 2400 av JC

Le jardin de Dilmun et les fleuves
1- Enki leva ses yeux sur l’Euphrate et comme un taureau sauvage plein de désir prêt à l’attaque, il a levé son pénis et a éjaculé….

2- remplissant l’Euphrate d’eau. Il a levé son pénis, il a apporté les cadeaux de mariage et comme un grand taureau sauvage, a percé le coeur du fleuve Tigre.
Utu et Enki font pleuvoir

3- Enki convoqua alors Utu, le dieu du Soleil et de la lumière et ensemble, ils répandirent une brume des profondeurs de la terre et arrosèrent de leur semence tous les sols. Utu, qui se tient au ciel, lui qui apporte de l’eau douce venant de la terre, fait monter de l’eau. Sa ville s’abreuve des eaux d’abondance, Dilmun s’abreuve des eaux d’abondance. Ses puits d’eau saumâtre deviennent des puits d’eau douce, et dans les champs et les terres arables, les sillons produisent de l’orge.

5 Utu

Création de l’homme avec de l’argile

5- Des matrices ayant été rassemblées, Enki mélangea l’argile sous les yeux de Ninhursag qui répéta la formule d’Enki assis devant elle. Dès qu’elle eut fini de réciter, elle détacha 14 morceaux d’argile puis posa 7 morceaux à sa droite et 7 morceaux à sa gauche. Des 14 matrices rassemblés par la sage Mammi, 7 produiraient des mâles, 7 des femelles. Ensuite, la divine Matrice, celle qui décrète les destins, les rassembla deux par deux pour former des couples.

L’interdiction

6- Ma petite Uttu, lui recommanda fermement Ninhursag, méfie-toi des marais et des rives où régne Enki, le dieu des eaux Douces. Il te verra, puis il aura envie de toi et voudra te faire sienne.

Temps d’observation

7- Uttu refuse les premières avances d’Enki.
Les arbres

8- La plante-bois crût, la plante-sirop crût, la plante anumun crût, la plante atutu crût, la plante astaltal crût, la plante… crût, la plante amaru crût. Enki – il est aux aguet dans le marais, il et aux aguets –, adresse la parole à son homme de confiance Isimu : «Le destin des plantes, moi, ne devrais-je pas le décréter ? Quelle est donc celle-ci, quelle est donc celle-ci ?» Son homme de confiance, Isimu lui répond : «Mon maitre, la plante bois», lui dit-il. Il la cueille, et Enki en mange. «Mon maitre, la plante-sirop», lui dit-il. Il l’arrache pour lui, et Enki en mange.

6 Isimud le tentateur 66

9- Isimud, ai-je déjà embrassé une fille aussi jolie ? Est-ce que j’ai déjà embrassé la jolie Ninkurra ?
Certes non, Maître. Embrassez cette jolie fille, embrassez la jolie Ninkurra. Maître prenons tout de suite la barque, je vais tenir la voile et souffler un vent puissant afin que vous puissiez vite poser votre pied sour sa jolie berge.
Enki et Isimud montèrent dans la barque et très vite, ils touchèrent la terre ferme où se trouvait la belle Ninkurra.

L’offre de la pomme du jardin

10- Mais un jour, lorsque Enki lui offrit pleins de fruits du jardin, des pommes, des concombres et du raisin.

L’envie de connaître

11- En goûtant chaques feuille, fruit ou branche, le dieu finit par connaître le coeur de chacune des nouvelles plantes, ce qui lui permit de décréter leur destin.

La pomme est croquée

12- Uttu, la femme aux formes épanouies, sautille alors de joie et bat des mains devant lui. Enki, ivre (de bonheur) à sa vue, s’étant étendu sur elle, lui saisit la poitrine, lui tapa les cuisses et la toucha partout. Enki épancha sa semence dans le sein d’Uttu, elle reçu la semence en son sein, la semence d’Enki.
Ninhursag apprend la nouvelle
13- Furieuse qu’Uttu ne l’ait pas écoutée, Ninhursag descendit aussitôt du ciel, enleva tout le sperme du corps d’Uttu et le répandit sur l’herbe.

La malédiction

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14- Folle de rage, Ninhursag, la déesse de la terre apparut devant Enlil, le dieu de l’air et tous les autres Anunnakis, et maudit Enki en leur présence :
– Plus jamais je ne poserai sur lui mon regard divin qui donne la vie. Je vais décréter son destin et je le jure par son nom, Enki va mourir.
Et la grande déesse disparut.
De la côte d’Enki naît Ninti

15- Qu’est-ce qui te fait le plus mal ?
-Ma côte me fait mal.
-Je donne naissance à la déesse NinTi afin de libérer ta côte.
L’accouchement difficile

16- Mon frère, qu’est-ce qui te fait mal ?
Le sommet de mon crâne (ugul-dili) me fait mal
Elle fit alors venir au monde Abbu.
Mon frère qu’est-ce qui te fait mal ?
-Mes cheveux… (pakisi) me font mal.
Elle fit venir au monde Ninsikila.
Mon frère qu’est ce qui te fait mal ?
Mon nez (giri) me fait mal.
Elle fit venir au monde Ningiriu/etu.
Mon frère, qu’est-ce qui te fait mal ?
Ma bouche (ka) me fait mal.

La punition de Ninhursag

17- Enki se meurt et aucun autre dieu ou déese ne peut rien pour lui.
Les plantes d’Enki

18- Maître, voici la plante arbre… gés

19- Maître, voici la plante épineuse…atutu

20- Maître, voici la mauvaise herbe des chemin

{Les plantes ont été délibérément choisies par le scribe pour effectuer des jeux de mots. Dans le texte hébreux, on retrouve bien les mêmes plantes mais sans les jeux de mots.}

Le sexe

21- Ninhursag fit asseoir Enki dans sa vulve

L’attribution du destin

22- Abu sera le roi des plantes…
Ninsikila sera la dame de Magan..
Ningiri épousera Ninazu…
Ninkasi satisfera les désirs…
Nazi épousera Nindata…
Azimua épousera Ningiszida…
Ninti sera la reine des mois…
Ensag sera le seigneur de Dilmun.

La fin heureuse

Enki est guéri, il se réconcilie avec Ninhursag qui lui avait lancé une malédiction et tout finit bien.

Texte hébreu de J. env 900 av JC


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Le jardin d’Éden et le fleuve
1- Et un fleuve sortait d’Éden pour arroser le jardin, et de là il se divisait et devenait quatre rivières. Le nom de la première est Phison : c’est elle qui entoure tout le pays de Havila, où il y a de l’or. …

2- Et le nom de la seconde rivière est Guihon : c’est elle qui entoure tout le pays de Cush. Et le nom de la troisième rivière est Hiddékel : c’est elle qui coule en avant vers Assur. Et la quatrième rivière, c’est l’Euphrate.
Yahvé fait pleuvoir

3- Dieu fit la terre et les cieux, et tout arbuste des champs avant qu’il fût sur la terre, et toute herbe des champs avant qu’elle crût ; car l’éternel Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait pas d’homme pour travailler le sol ; mais une vapeur montait de la terre et arrosait toute la surface du sol.

Création de l’homme avec de l’argile

5- Et Yahvé forma l’homme, poussière du sol, et souffla dans ses narines une respiration de vie, et l’homme devint une âme vivante.

L’interdiction

6- Yahvé commanda à l’homme disant : tu mangeras librement de tout arbre du jardin ; mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car au jour où tu en mangeras, tu en mourras certainement.


.Temps d’observation

7- Éve et Adam ne touchent pas l’arbre.

Les arbres

8- Et l’Éternel Dieu fit croître du sol tout arbre agréable à voir et bon à manger, et l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Le serpent tentateur

9- Or le serpent était plus rusé qu’aucun autre animal des champs que Dieu avait fait ; et il dit à la femme :
-Quoi Dieu vous a dit de ne pas manger de cet arbre du jardin de peur que vous ne mourriez. Vous ne mourrez pas car Dieu sait qu’au jour où vous en mangerez vos yeux seront ouverts, et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal.

L’offre de la pomme dans le jardin

10- Eve vit que l’arbre était bon à manger, et qu’il était un plaisir pour les yeux, et que l’arbre était désirable pour rendre intelligent ;

L’envie de connaître

11- Eve donna aussi la pomme à Adam pour qu’il en mangeât avec elle, et il en mangea et les yeux de tous deux furent ouverts, et ils connurent qu’ils étaient nus ; et ils cousirent ensemble des feuilles de figuier et s’en firent des ceintures.

(Mais le jardin d’Eden était le premier club de nudiste et ils en furent chassés ;))

La pomme est croquée

12- et elle prit de son fruit et en mangea ;
Yahvé apprend la nouvelle

13- Adam et Eve entendirent la voix de l’Eternel Dieu qui se promenait dans le jardin au frais du jour. Et l’homme et sa femme se cachèrent de devant l’Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin.

La malédiction

14- Et l’Éternel dit : qui t’a montré que tu étais nu ? As-tu mangé de l’arbre que je t’ai commandé de ne pas manger ? (…) Et à Adam il dit : Maudit est le sol à cause de toi : tu en mangera en travaillant péniblement tous les jours de ta vie. Et il te fera germer des épines et des ronces, et tu mangeras l’herbe des champs. À la sueur de ton visage tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes au sol, car c’est de lui que tu as été pris ;

De la côte d’Adam naît Eve

15- Et l’Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux des cieux, et les fit venir vers l’homme (…) Mais pour Adam, il ne trouva pas d’aide qui lui correspondît. Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, et il dormit ; et il prit une de ses côtes, et il en ferma la place avec de la chair.
Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme et l’amena vers l’homme.
L’homme dit : Cette fois, celle-ci est os de mes os et chair de ma chair (…) et ils seront une seule chair.

L’accouchement difficile

16- Et l’Éternel Dieu dit à la femme : je rendrai très grandes tes souffrances et ta grossesse ; en travail tu enfanteras des enfants.

La punition de Yahvé

17- Adam est puni à travailler la terre à la sueur de son front. Eve est punie à accoucher pour toujours dans la douleur et à dépendre de son mari.

Les plantes de Yahvé

18- Parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre (…)

19- Et il te fera germer des épines

20- et des ronces,

Le sexe
21- l’homme «connut» Eve sa femme ; et elle conçut et enfanta Caïn; et elle dit : «J’ai acquis un homme avec l’Éternel». Et elle enfanta encore son frère Abel.

L’attribution du destin

22- Le serpent sera maudit.
Eve vivra de grande souffrances.
Eve enfantera dans la douleur.
Eve n’aura de désir que pour son mari.
Eve sera dominée par son mari.
Adam cultivera durement la terre pour manger.
Adam quittera l’Eden.
Adam retournera en poussière.

La fin malheureuse

Homme et femmes sont malheureux pour l’éternité, la femme est l’esclave de l’homme et la sexualité est condamnée par la honte d’être nu.

Origine sumérienne de la Bible : L’histoire commence à Sumer

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Samuel Noah Kramer

Samuel Noah Kramer, un assyriologue américain, spécialiste de Sumer et de la langue sumérienne, sortira en 1957 un livre qui deviendra son best-seller : «L’histoire commence à Sumer», dans ce livre il développe les quatre points communs entre le texte du jardin d’Eden et Enki et Ninhursag :

1- Ninti est créé à partir d’une côte.
2- Le texte est un parallèle parfait entre Enki mangeant des plantes interdites et Adam mangeant le fruit défendu. Les deux sont perdants.
3- Le récit insiste sur la description du Paradis créé par Enki à Dilmun.
4- Le texte souligne l’accouchement aisé de Ninhursag et de ses filles-déesses, facilité que perd Éve dans le texte biblique…

Dans le texte sumérien c’est Enki qui «accouche» de ses maux dans la douleur.

Samuel Noha Kramer ajoute :

«En sumérien, côte se dit ti. La déesse créé pour guérir la côte d’Enki est appelée Ninti, «la Dame de la côte». Mais ti signifie aussi «faire vivre». Les écrivains sumériens, en jouant sur les mots, en vinrent à identifier «La Dame de la côte» à «la Dame qui fait vivre». Et ce calembour littéraire passa dans la bible où il perdit naturellement sa valeur puisqu’en hébreu les mots qui signifient «côte» et «vie» n’ont rien de commun.
C’est en 1945 que je découvris cette explication.
Je m’aperçus plus tard que l’hypothèse à laquelle j’étais arrivé de mon côté avait déjà été suggérée trente ans auparavant par un grand assyriologue français, le père Vincent Scheil, ainsi que me l’apprit l’orientaliste américain William Albright, qui fit paraître mon travail.»

Le père Vincent Scheil, qui serait donc le premier à faire le lien entre le texte sumérien et la Bible, n’est pas n’importe qui, c’est le découvreur en décembre 1901 de la stèle du code de Hammourabi et il était membre de l’institut et directeur d’études à l’École des hautes études.
Si il n’a laissé aucun commentaire sur le sujet, on peut comprendre pourquoi pour un homme d’église !

Des exégètes bibliques contemporains comme John Rogerson et Philip R. Davies tous deux professeurs d’études bibliques à l’université britannique de Scheffield et auteurs du prestigieux «The Old Testament World» notent :

«Dans le chapitre 3 du livre de la Genèse, on retrouve trois points communs avec Enki et Ninhursag :

D’abord l’existence d’un endroit où la mort n’existe pas et où les animaux sont inoffensifs (voir aussi Isaïe 11:6-9) ;

Ensuite l’arrivé de la maladie et de la mort qui sont le résultat d’avoir pris et mangé une plante ;

Et enfin l’accouchement d’une descendance qui est le résultat de douleurs corporelles, quoique plus masculines que féminines».

Le professeur Evans, dans son livre «Paradise Lost and the Genesis» porte l’attention sur la côte d’Éve :

«Les mots sumériens pour côte «ti» et vie «til» étaient représentés par le même idéogramme ; donc la déesse Nin-ti pouvait aussi bien être la «dame de la côte» que la «dame qui donne la vie». Pour les spécialistes, cet ancien calembour a été repris dans la version hébraïque, donnant ainsi naissance dans le Livre de la Genèse à Éve et à ses titres alternatifs».

Atrahasis (Ziusudra), le Noé sumérien

L’épopée d’Atrahasis ou Poème du Supersage a été rédigée en langue sémitique akkadienne, elle date probablement du XVIIIe siècle av. J.-C.. C’est une compilation des mythes traditionnels mésopotamiens de la Création et du Déluge. Avant la création de l’homme, les Dieux étaient divisé en deux groupes, les divinités supérieurs, les Anunnaki et les divinités de second ordre, les Igigi.

Les Igigi étaient les serviteurs des Anunnaki mais un jour ils en ont eu marre et se sont mis en gréve !
Les Anunnaki se sont trouvé bien embêté jusqu’à ce qu’une solution fut trouvé : la création des hommes !

L’homme serait une création à l’image des dieux sauf qu’il ne serait pas immortel, n’aurait pas leurs pouvoir et devrait travailler à leur service à la place des Igigi.

La solution fut accepté et les hommes furent créé par le Dieu Ea (Enki) et la Déesse Ninmah (ou Ninhursagaussi appelé Mama, la mère universelle ?) à partir d’argile et du sang du Dieu Wê-ilu, un Dieu colérique sacrifié pour l’occasion (qui serait à l’origine de la colère des hommes). La suite de l’histoire raconte que les hommes servir les Dieux parfaitement mais ils se multipliaient trop rapidement, faisaient trop de bruit et finirent par déranger les Dieux qui décidèrent de les exterminer.

Enlil (El), le dieu suprême, envoya de terribles épidémies et la famine pour décimer les hommes mais Ea(Enki), le créateur, déjouait toujours ses plans par l’intermédiaire de son protégé Atrahasis, le « très sage », un homme qui prévenait les siens à chaque danger. Enlil, après les échecs de ses tentatives pour exterminer les hommes, fut de plus en plus exaspéré et décida d’en finir en déclenchant le Déluge et en interdisant à Ea de communiquer avec eux.

Mais ce dernier contourna la difficulté en s’adressant à Atrahasis en songe. Il lui ordonna de construire une arche étanchée au bitume et d’embarquer avec lui les spécimens de tous les êtres vivants. À peine l’écoutille du bateau d’Atrahasis avait-elle été fermée, que le Dieu Nergal arrachait les étais des vannes célestes, et que Ninurta se précipitait pour faire déborder les barrages d’en haut. Adad étendit dans le ciel son silence de mort, réduisant en ténèbres tout ce qui avait été lumineux.

Les dieux Anunnaki enflammèrent la Terre tout entière. Les flots couvrirent même le sommet des montagnes. Six jours et sept nuits durant, bourrasques, pluies battantes, tonnerre, éclairs et ouragans brisèrent la Terre comme une jarre. Les dieux eux-mêmes étaient épouvantés : prenant la fuite, ils escaladèrent jusqu’au ciel d’Anu où, tels des chiens, ils demeuraient pelotonnés.

Le septième jour, la mer se calma et s’immobilisa, et l’arche accosta aumont Nishi. Dix jours plus tard, ayant retrouvé ses esprits, Atrahasis prit une colombe et la lâcha ; la colombe s’en fut, mais elle revint. Ensuite, il prit une hirondelle et la lâcha ; l’hirondelle s’en fut, mais elle revint. Enfin, il prit un corbeau et le lâcha ; le corbeau s’en fut, mais ayant trouvé le retrait des eaux, il picora, croassa, s’ébroua, et ne revint pas. Alors, Atrahasis dispersa aux quatre vents tous les spécimens des êtres vivants qui se trouvaient encore dans l’arche, et fit un sacrifice : disposant le repas sur le faîte de la montagne, il plaça de chaque côté sept vases-rituels à boire et, en retrait, versa dans le brûle-parfum, cymbo, cèdre et myrte.

Les dieux, humant la bonne odeur, virevoltaient comme des mouches autour du sacrificateur. Enlil constata après le désastre que ses plans avaient été une fois de plus déjoués, néanmoins il garda son calme car il avait compris que la disparition des hommes ramènerait à la situation qui avait entraîné leur création. Pour le récompenser, il accorda alors l’immortalité à Atrahasis, mais fit en sorte que les humains troublent moins sa quiétude, en exigeant d’Ea qu’il diminue la durée de vie des hommes, et en introduisant la maladie, la stérilité, et d’autres faiblesses aux hommes.

Par la suite, Atrahasis alla s’établir à l’embouchure des Grands Fleuves, dans le Jardin de Dilmun où demeure Ea. Selon la légende mésopotamienne, il y vit toujours.

La diminution du temps de vie des hommes dans la Bible Le Noé biblique aurait vécu 950 ans, son grand-père Mathusalem, 969 ans et son père Lamech est mort « jeune » à 777 ans, ensuite après Noé le temps de vie diminue effectivement, son fils Sem vit 600 ans, le fils de Sem,Arpakshad vit 438 ans et cela diminue jusqu’à nous.

Noe 10

noe 10

Origine sumérienne de la Bible : Sargon, le Moise sumérien

Selon la Bible, les Hébreux étant trop nombreux, un pharaon aurait ordonné de mettre à mort leurs enfants mâles à la naissance. Une femme de la tribu de Lévi cacha alors le sien pendant trois mois. Puis :« ne pouvant le cacher plus longtemps, elle lui trouva une corbeille en papyrus, l’enduisit de bitume et de poix, y mit l’enfant et le déposa dans les joncs sur le bord du Fleuve ».

On connaît la suite, la fille du pharaon trouve l’enfant, lui donne sa mère pour nourrice et l’élève au palais.

Une histoire semblable est décrite dans les tablettes sumériennes. Selon ces textes, Sargon 1er, le conquérant des cités sumériennes, aurait été abandonné bébé aux eaux de l’Euphrate par sa mère « dans un couffin d’osier scellé par du bitume ». La motivation est différente, sa génitrice, une prêtresse, ayant voulu dissimuler le fruit d’une liaison illicite avec un inconnu. La méthode est cependant identique. Or le règne de Sargon 1er, placé par les historiens entre 2335 et 2279 av. JC, est de mille ans antérieur à Moïse qui aurait vécu vers 1300 av. JC.

Origine sumérienne de la Bible : pourquoi se créer une religion et une terre promise ?

C’est la grande question, d’une invention ou d’une mauvaise traduction par des scribes malsains et misogynes, ou autres hypothèses d’une invention due à ce que ces peuples cananéen subissaient : aux déportations fréquente causé par les Babyloniens par exemple, et à ces déportés qui rentraient chez eux après des années d’exil, parfois plus de 50 ans, et qui n’étaient pas (plus) accepté par ceux qui étaient resté. On peut comprendre que les exilés se servent des histoires et des cultes appris chez les babyloniens et les égyptiens pour se créer une religion et une terre promise qui leur donne un droit de retour légal sur leur terre de Canaan.

Il est possible aussi que le but de la Bible été un rassemblement de toutes les connaissances de ce peuple après de terribles catastrophes :

on compare les textes anciens de nombreuses populations qui se rapportent aux grandes catastrophes comme le récit des dix plaies d’Égypte mentionné dans l’Exode.

On y apprend que la catastrophe racontée par les hébreux (qui serait due au passage d’une comète), a aussi été vécue et décrite par d’autres peuples d’Europe, d’Asie et d’Amérique.

Le roi égyptien de cette époque se nommait Typhon et aurait donné son nom au phénomène, au Mexique, les Mayas qui ont décrit la même chose l’ont appelé Hurakan qui a donné le mot « Ouragan« .

Le texte hébreu à juste été transformé, embelli, pour donner de l’importance à un Dieu qui les protégeraient, comme les auteurs de la bible en ont l’habitude car dans la réalité, Dieu n’a pas puni seulement les égyptiens, les témoignages rassemblés dans « Monde en collision » prouvent que tous les peuples de la terre, hébreux compris, ont souffert des catastrophes dans cette période.

Parmi les israélites qui avaient survécu aux premières catastrophes, beaucoup périrent ensuite dans le raz de marée qui suivi comme le raconte le psaume 68 « mon peuple, qui resta dans les profondeurs de la mer ».

La comparaison du récit des dix plaies et du papyrus d’Ipou-Our (un texte égyptien qui semble décrire les mêmes événements), laisse à penser que des israélites ont profité de la situation et de la débâcle générale, pour dépouiller les égyptiens et qu’ils se sont enfuis avec de nombreuses richesses, d’où la poursuite par l’armée de Pharaon.

Papyrus d’Ipou-Our :

3:2 L’or et le lapis-lazuli, l’argent et la malachite, la carnélite et le bronze sont autour du cou des esclaves femelles.

Récit des dix plaies

12:35-36 …et ils demandèrent aux Égyptiens, des objets d’argent, des objets d’or et des vêtements. Et l’Éternel fit que le peuple des Israélites trouvât grâce aux yeux des Égyptiens qui acceptèrent leurs demandes. Ils dépouillèrent ainsi l’Égyptien de ses richesses.

Dans la traduction ci-dessus, ils parlent d’esclaves, qui a traduit le papyrus mais il faut juste savoir que les découvertes récentes en Égypte prouve qu’il n’y avait pas d’esclavage avant l’arrivée des Grecques. La société égyptienne était vraiment très évolué et humaine pour l’époque. Les travailleurs avaient un statut social, étaient bien nourris, pouvaient posséder un capital et les étranger avaient même le droit à des temples pour y pratiquer leur cultes !

Les origines égyptiennes de la Bible

Les hébreux vivaient entre deux grandes civilisations avec lesquelles ils se sont mélangés. Les auteurs de la Bible ne se sont pas seulement inspirés des sumériens mais aussi de la culture égyptienne qui leur a donné l’écriture !

On sait aujourd’hui que l‘alphabet hébreu vient de l’Alphabet protosinaïtique qui viens lui-même des hiéroglyphes égyptien. Des extraits de la Kabbale (pratiques ésotérique), que l’on croyait juive (donné par Dieu à Moise sur le mont Sinaï), ont été trouvé sur des textes égyptien et fait sûrement partie de l’enseignement des anciens transmit dans les écoles de mystère.

Vers -1200, le sage Aménémopé écrivit une liste d’une trentaine de maximes et recommandations pour éduquer son fils. Quelques siècles plus tard, ce texte sera repris pratiquement tel quel dans la Bible, en Proverbes 22:17 à 23:11.

La séparation des eaux

Le récit de l’exode décrit l’un des plus incroyables miracles de la Bible : l’ouverture des eaux de la mer pour laisser passer les israélites en fuite (Exode 14:21-31). Ce récit n’est pas le premier en son genre. La troisième histoire du papyrus « Westcar », datant de -2500 environ, cite une histoire semblable.
Une jeune fille laisse malencontreusement tomber une amulette très précieuse dans les eaux d’un lac. A la demande du roi, un magicien sépare les eaux, retrouve le bijou et le rend à sa propriétaire.

Le Moise qui a régné sur l’Égypte

Si on ne trouve pas de trace du Moise de la bible chez les égyptiens, il y a bien des traces d’un Moise à la cour d’Égypte, voici son histoire De 1197 à 1190 avant notre ère, l’Égypte est gouverné par le vieux pharaon Seti II (1203 – 1197) successeur de Merneptah.

Tausret est l’épouse principale de Seti II.

Le gouvernement du pays est assuré par un homme de confiance de Seti II, issu de la métropole « Pi Ramses«. Il fut élevé avec la noblesse égyptienne, mais il est Cananéen d’origine. De nombreux cananéens ont participé à la création de Pi Rameses. Leur culte s’y exprime dans le temple d’Astarté et dans celui de Sutekh, assimilé à un Baal égyptien.
Le nom de cet homme est en égyptien « Mssw » et se lit « Moise«.

Le malheur frappe le pharaon Seti II, son fils premier né meurt et il le suit dans la tombe. (ce qui a peut-être inspiré la mort du fils premier né de Pharaon dans les dix plaies d’Égypte) Shotelel, seconde épouse du pharaon lui avait aussi donné un fils : Siptahmais il est atteint de poliomyélite.

« MSSW« , Moise ou Beya (son nom cananéen) obtient de Tausret, la première épouse du pharaon défunt, qu’elle accepte de voir le jeune Siptah, fils de Shotelel, monter sur le trône d’Égypte. Il convainc également Shotelel, Cananéenne également, d’accepter en échange la désignation de Tausret comme « grande régente de tout le pays ». Lui-même portera le titre de « grand chancelier de tout le pays » et il gouvernera le pays avec elle. Mais dans la réalité, Moise exerce le pouvoir directement et son arrogance provocante ainsi que ses maladresses ont tôt fait de souligner ses insuffisances et sa légèreté. Sa religion de Canaan lui fait mépriser les traditions et rites égyptiens jusqu’au sacrilège. Il se fait représenter dans une statue, assis lui-même sur le trône de Ra, avec le jeune pharaon sur ses genoux !

Il se fait désigner comme « celui qui a mis le roi sur le trône de son père«, appellation réservée uniquement au Dieu Amon Ra ! Moise (Beya) réunit toutes les conditions pour précipiter la chute de la dynastie. Les princes d’Égypte ne tardent pas à se révolter et prennent les armes. Emporté par la maladie, le jeune pharaon Siptah décède à son tour et Tausret se proclame aussitôt pharaon. Une seule femme avait osé faire cela avant elle, la grande Hatchepsout. Tausret régnera moins de deux ans et devra s’enfuir devant les armées égyptiennes que le futur pharaon d’une nouvelle dynastie, le prince Sethnakt, a pu rallier à sa cause.

Poursuivis par les armées de Sethnakt, Tausret et Moise avec leur compagnon de route vont devoir emprunter la route du sud et s’enfoncer dans le Sinaï comme le Moise de la Bible. Dans sa fuite Moise est toujours accompagné de Tausret dont le nom royal porte l’épithète de « Bien-aimée d’Amon«, « Myriam » en Égyptien, comme le prénom de la sœur de Moise dans le récit biblique…

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