Massacre des populations civiles voulues en France et ailleurs  en 1944 par les Alliés Americains

Publié le par Bernard Gasnot

Massacre des populations civiles voulues en France et ailleurs  en 1944 par les Alliés Americains
Massacre des populations civiles voulues en France et ailleurs  en 1944 par les Alliés Americains
Massacre des populations civiles voulues en France et ailleurs  en 1944 par les Alliés Americains
Massacre des populations civiles voulues en France et ailleurs  en 1944 par les Alliés Americains
Massacre des populations civiles voulues en France et ailleurs  en 1944 par les Alliés Americains
Massacre des populations civiles voulues en France et ailleurs  en 1944 par les Alliés Americains

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La vérité est si précieuse qu’elle devrait toujours être protégée par un rempart de mensonges ».

Le bombardement « allié » de l’impérialisme anglo-américain en 1944 sur la France

Réputé pour avoir été « mal ciblé », d’avoir été « fait par des bombardiers en haute altitude », ce bombardement était parfaitement ciblé sur la population civile et travailleuse qu’il s’agissait de terroriser en vue des risques révolutionnaires de l’après deuxième guerre mondiale dans les pays vaincus et la France était un pays du camp fasciste… Cela signifie que la soi-disant victoire sur le fascisme obéissait à des objectifs… fascistes : écraser le prolétariat !

Rappelons que la thèse des vainqueurs a tellement cours encore qu’il n’y a pas en France de monument aux morts du bombardement anglo-américain de 1944… Mais, des morts, il y en a eu ! La «libération» a été précédée en Italie, en France, en Belgique, en Allemagne par des bombardements massifs dont les plus intenses et les plus meurtriers se sont déroulés les deux derniers mois de la guerre contre l’Allemagne, lorsque les Alliés ont choisi de faire traîner un peu la guerre contre Hitler.

En effet, à ce stade, ils craignaient plutôt de ne pas pouvoir maîtriser les sentiments populaires à la fin de la guerre et ne voulaient surtout pas d’un sentiment populaire massif anti-impérialiste qui risquait de se tourner non seulement contre le fascisme mais contre le capitalisme.

Pour éviter une vague révolutionnaire à la fin de la guerre mondiale, il fallait écraser par avance le prolétariat.

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Il ne s’agissait pas de casser un potentiel industriel ou militaire, mais de détruire une classe dangereuse et d’annihiler toute réaction de sa part. Il s’agissait de détruire la population civile de quartiers pauvres capables de devenir des centres de la révolte. Une des plus fortes et des plus tragiques illustrations de cette théorie fut la destruction de Dresde le 13 février 1945. Il n’y avait à Dresde aucune usine comparable à celles d’Essen ou de Hambourg, son importance stratégique était à peu près nulle, sa population était alourdie de milliers de prisonniers de guerre et de réfugiés de l’Est : aux 630 000 résidents permanents s’ajoutaient 26 620 prisonniers de guerre et plus de500 000 réfugiés. La destruction de Dresde par des bombes incendiaires causa ainsi plus de morts que ne devait en causer les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki. Selon l’analyse effectuée par l’United States Strategic Bombing Survey, le bombardement stratégique de 61 villes allemandes de 100 000 habitants ou plus, sur lesquelles furent jetées 500 000 tonnes de bombes (dont 80% par des bombardements britanniques de nuit) se montra efficace. 3 600 000 habitations (70% du total) furent détruites, 500 000 civils furent tués, 7 500 000sinistrés.

Il n’est pas possible de préciser le nombre des tués au cours des bombardements des villes et celui des tués au cours des bombardements des autres objectifs mais il est sûr que l’effet sur la production industrielle fut faible. Les bombardements stratégiques n’ont pas provoqué la défaite de l’Allemagne. »

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En 1943. C’est des endroits où se trouvent naturellement des ouvriers syndicalistes

En mars 1943, l’usine Renault de Boulogne-Billancourt (Paris) est touchée et l’on dénombre 620 morts et 1 500 blessés, le même mois c’est autour de Rennes (472 morts) Rouen et Sotteville (200 morts). Les usines du Creusot et Sochaux (15 juillet : 94 morts) mais aussi Nantes (16 septembre : 712 morts). La banlieue parisienne n’est pas épargnée : Colombes et Nanterre (9 septembre : 94 morts), Ivry, Bois-Colombes, Courbevoie et Asnières (15 septembre et 31 décembre : 563 morts).

Les bombardements de 1944 les quartiers populaires

Ils sont massifs, touchent l’essentiel des grandes villes et n’ont aucun objectif stratégique, ni politique, mais social : ni les usines, ni les nœuds ferroviaires, ni les casernes, ni les centres politiques mais les quartiers populaires de villes. De nombreuses villes, surtout s’il s’agit de ports, sont littéralement détruites comme Caen, Saint-Lô, Vire, Saint-Malo, Brest, Le Havre, Lorient, Saint-Nazaire tandis que d’autres, comme Nantes, Rennes ou Rouen, sont sévèrement touchées.

Au départ les Alliés considèrent que la France est une puissance vaincue puisque la bourgeoisie française, son chef Pétain et son Etat ont choisi le camp de l’Allemagne. Du coup, ce qui était programmé au départ dans les négociations entre dirigeants anglais et américains était une occupation militaire.

Le pays a été bombardé comme les autres pays vaincus et ce sont les travailleurs qui en sont les premières victimes. Ce n’est pas à cause d’erreur de tir, comme la population le disait souvent. Il s’agit d’écraser les travailleurs qui risquent de se révolter.

«Calais, Boulogne, Dieppe, Rouen, Le Havre, Cherbourg, Nantes, Marseille, Toulon, écrasés par les bombardements britanniques et américains»

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En 1939, lorsque la guerre éclate, voilà déjà cinq ans qu’un colonel clame dans le désert qu’elle est préalablement perdue. L’armée française est trop lourde, trop peu offensive, ses blindés sont inadaptés à la puissance de feu de l’Allemagne nazie: aveuglée par le traumatisme de 14-18, la France court à la défaite. Appelé d’urgence à de hautes responsabilités ministérielles, de Gaulle assiste à la débâcle, malgré quelques faits d’armes personnels, à l’Est. Bientôt le gouvernement fuit à Bordeaux, et c’est l’armistice. Une lâcheté insupportable, inacceptable pour un homme qui a, depuis toujours, » une certaine idée de la France « : il s’envole pour Londres. Tandis que d’autres s’accommodent de Vichy, le général fait retentir, depuis l’Angleterre, la voix d’une France irréductible, libre, debout : la voix de la France éternelle.

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1942-1944

Tout recommencer, depuis l’Afrique du Nord: de Gaulle sait que le sort de son pays se joue ici, aux portes de la Méditerranée. Mais diriger les troupes de la France combattante n’est pas tout, il lui faut aussi composer avec les Alliés, assumer la double casquette de soldat et d’homme politique. Pour faire respecter, au sein même des forces démocratiques, l’intégrité et la souveraineté de la France. Les motifs de désaccords avec Churchill se multiplient, les Américains lui préfèrent Darlan, puis Giraud : on le somme de s’effacer. Pas question. Ici comme ailleurs, de Gaulle résiste, se bat, gagne peu à peu du terrain, militairement et diplomatiquement. L’opinion publique lui est acquise, les chefs de la résistance s’unissent, sous son impulsion. Enfin, l’unité de la France libre se range sous la croix de Lorraine. Et bientôt, à Paris…

Les bombardements anglo-saxons 1944

80.000 et 100.000 victimes, ont été particulièrement meurtrières dans le printemps de 1944. Ils frappent les ports (Nantes, Saint Nazaire, Brest, Le Havre, etc…), mais aussi des cités du Nord de la France (Rouen, Orléans, Paris .. ), puis du Sud ( Lyon notamment ). Ils visent les quartiers et particulièrement les cités ouvrières. Du 7 au 12 mars 1944, bombardements aériens alliés sur Le Mans, Chartres et Tours. Le 21 avril, bombardement de Paris. Du 26 au 31 mai : Bombardements aériens alliés sur de nombreuses villes françaises. Certaines villes sont bombardées plusieurs fois comme Givors (Environ 220 Morts le 1er juin 1940, 25 mai, 6 août, 12 août, et 23 août). Civils fusillés ou tués (bombardements, etc.) : 150.000.

« Le bombardement du 23 mai à Argenteuil n’a atteint que les quartiers d’habitation »

Quelques témoignages sur le bombardement allié

«Le Portel est l’une des rares villes françaises où la Libération n’est jamais fêtée. En Septembre 1944, les armées alliées sont passées à travers cette cité sans libérer de population car la ville était rasée, ses habitants étaient évacués et dispersés. En effet, les 8 et 9 Septembre 1943, des bombardements successifs d’avions en provenance d’Angleterre avaient effectué des destructions. Les raisons officielles ou officieuses de cet acte ont été recherchées sans que la vérité soit découverte Nous ne nous expliquons pas ces bombardements. Personne en Angleterre ne les revendique. La seule raison parfois avancée est la manœuvre de diversion à l’occasion d’une tentative de débarquement en Italie du Sud.»

Bombardement de Nice

«Cette opération entrait dans le cadre du Transportation Plan, plan d’attaque des voies de communication, destiné à préparer le débarquement en Normandie, arrêté le 25 mars 1944. Il s’agissait de détruire les infrastructures de chemin de fer, notamment les gares de triage, afin d’empêcher les Allemands d’acheminer des troupes et du matériel vers l’ouest de la France. La méthode était celle des Américains : bombarder de jour, en volant à haute altitude, pour éviter la DCA, cette méthode étant jugée plus précise que celle des Britanniques, qui consistait à bombarder de nuit. Entre 6 et 7 heures du matin, environ 900 avions américains de la 15th USAAF partirent de trois aérodromes de la région de Foggia, dans le sud de l’Italie : San Giovanni, Giulia et Stornara.

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Les bombardements eurent lieu entre 10 et 11 heures du matin, par un ciel clair. Les objectifs militaires furent fortement touchés, mais l’imprécision du bombardement à haute altitude fit de nombreuses victimes civiles. Les avions rentrèrent à leur base, avec très peu de pertes, entre 14 et 15 heures.

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Une centaine de bombardiers B24 Liberator de l’US Air Force, ayant décollé des aérodromes des Pouilles, attaquent en plusieurs vagues, entre 10h25 et 10h40, les objectifs considérés comme stratégiques (gare de marchandises Saint Roch, établissements Michel travaillant pour l’effort de guerre allemand, pont du Var), semant la destruction et la panique.

La première vague détruisit la rotonde de la gare et plusieurs dizaines de wagons de la SNCF : la seconde bouleversa la gare et toucha aussi les Abattoirs, la route de Turin et la rue de la République ; la troisième, gênée par les fumées, confondit le vélodrome de Pasteur avec la rotonde, lâchant ses bombes du lit du Paillon au pied de Cimiez ; la quatrième attaqua le pont-rail du Var au moment où s’engage un train de voyageurs.

Le bilan est très lourd : 384 tués et disparus, 480 blessés, 5 600 sinistrés, 438 immeubles détruits ou endommagés (dont les Abattoirs et le dépôt TNL), 5 locomotives et 160 wagons détruits, 50 % des voies de la gare de marchandises hors d’usage. Les obsèques solennelles de 208 victimes eurent lieu le dimanche 28 mai devant l’église du Vœu.

Des plaques évoquent le souvenir de ce drame, demeuré vivace au sein de la mémoire collective des Niçois, se trouvent au dépôt SNCF-Saint Roch, avenue Denis Séméria, place de la Brigue, à l’école Jean Macé et au monument aux morts de Riquier. C’est au pied de ces monuments que nous déposons chaque année au petit matin (à partir de 7h 45, ce qui est très tôt pour une cérémonie officielle) des gerbes en mémoire de ces victimes. » Patrick Allemand

Un été sous les bombes »

« Terribles ont été ces derniers mois de l’Occupation où la peur des avions alliés s’est mêlée à la joie de voir approcher enfin l’heure de la Libération. Comme au Havre ou à Rouen, comme à Nantes ou à Avignon, les bombardements de l’été 1944 sur la région lyonnaise ont laissé dans les mémoires des traces encore vives, des souffrances teintées d’incompréhension et de rancœur devant les destructions et le sang versé.

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«

Autant de sentiments contradictoires qui ont besoin de recul et d’une approche dépassionnée pour que puisse se démêler l’écheveau des témoignages et des archives. Les bombes, pour libératrices qu’elles fussent, ont engendré le deuil et, de fausses alertes en alertes absentes, de cibles manquées en objectifs mal perçus, la douleur s’est muée souvent en colère dirigée, selon les cas, contre les aviateurs alliés ou les autorités. Y avait-il une alternative entre les actions terrestres de la Résistance et les raids aériens alliés ?
La rigueur de l’histoire tord parfois le cou à quelques idées durablement enracinées dans la mémoire.

Cet ouvrage, qui ne se limite pas à une simple évocation des bombardements sur le noeud ferroviaire de Givors, Grigny et Chasse, est le fruit d’un travail de plusieurs années, méticuleux et sans concession, ne cédant à aucune idée préconçue, mais où les hommes restent au centre des préoccupations. La même opération militaire a touché d’autres villes.
Chambéry : 200 morts/300 blessés/300 sans abris
Grenoble : nombre de victimes indéterminé
Lyon : 1000 morts
Saint Etienne : 1000 mort dont une école primaire… »

Eh non ! Ce n’est pas une réflexion dépassionnée qui va éclaircir ce que faisaient les grandes puissances à la fin de la guerre. C’est une politique révolutionnaire car il faut comprendre ces grandes puissances « démocratiques » comme tout aussi hostiles au risque révolutionnaire que représentait le prolétariat des pays vaincus que l’était le fascisme…

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Bombardement allié de 1944 sur la population
ouvrière pour terroriser

On voudrait encore, tant d’années après, nous faire croire que dénoncer le bombardement anglo-américain, ce serait favoriser la thèse des nazis ! Le bombardement allié de 1944 visant uniquement les populations civiles est un sujet tabou en France où il est interdit de dire que les « alliés » ne libéraient pas la France mais libéraient la bourgeoisie des risques révolutionnaires de l’après-guerre !

Un certain nombre de villes en France furent détruites à plus de 80% comme pour Rouen, Lorient, de Saint Lo, Saint Malo, Brest, Le Havre, Nantes, Royan, Saint Palais sur mer, La Baule, Le Havre, Royan, Montluçon etc ! Des villes bien bombardées comme Lyon et sa banlieue, Marseille, Nice, la banlieue parisienne etc ! La technique du gouvernement américain ne variée pas : terroriser et massacrer les populations européennes au prétexte d’objectifs militaires de lutte contre le nazisme.

Dans certaines villes, ou les casernes, installations militaires, gares n’ont pas été détruites alors que les habitations oui ! Et ce n’était pas une erreur : c’était explicitement les ordres…

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En 1944 : Rouen 1944 = 2500 morts, 30.000 sans-abris et 9500 immeubles détruits.

Chambéry, 164 tonnes de bombes sont déversées. 420 personnes sont tuées, on relève des centaines de blessés et des milliers d’habitants sont désormais sans-abris.

Lyon ce sont environ un millier de civils qui sont massacrés.

Nice et dans la Vallée du Var, 284 cadavres ; 100 personnes sont portées disparues. Environ 500 personnes sont blessées et des milliers d’autres ont perdu leur habitation.

Saint-Étienne, les Américains font 912 morts. Parmi les bâtiments détruits par les terroristes, l’école primaire de Tardy. 24 enfants y trouvent la mort ainsi que 8 maîtres de classe.

Chartres, une cinquantaine de tués.

Fête de la Pentecôte, fête sanglante… de Lille à Marseille, d’Epinal à Nantes, de Nice à Rouen, plus de 5 000morts, plus de 7 000 blessés, plus de 100 000 sinistrés en trois jours.

Les chiffres qui suivent sont des estimations très minorées…

En Mars 1944 Le 11 Toulon (70)

En Avril 1944

Le 9 Fives-Lille (500) – Paris (271)

Le 18 Noisy-le-Sec (280) – Juvisy (250) – Rouen (850)

Le 21 Paris (641) – Lens (204)

Le 29 Toulon (185)

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En Mai 1944

Le 1 Cambrai (350) – Le 1 Troyes (103) – Le 7 Rennes (103) – Le 7 Mézières (70) – Le 10 Creil (75) – Le 11 Epinal (194) – Le 12 Boulogne-sur-Mer (101) – Le 19 Tours (133) – Le 19 Orléans (103) – Le 22 Orléans (172)

– Le 26-27 Amiens, Marseille (1500) Avignon (380) Lyon (430) Nice, Saint-Etienne (1000) Grenoble, Nîmes (260) Chambéry, Paris-banlieue (1800)

– Le 29 Angers (220) – Le 30-31 Rouen (1000) – Le 30-31 Nantes (345) – Le 30-31 Conflans (215)

En Juin 1944

– Le 11 Tour (70)

– Le 12 Rennes (200) – Amiens (140) – Poitiers (250)

– 13 Evreux (100)

– 18 Lisieux (130)

– 22 Lille (90) – Paris-banlieue (96) 24 Versailles (237)

– 24 Rouen (172)

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En Juillet 1944

Les 5 et 14 Villeneuve St-Georges (85)

Le 17 Rennes (123)

En Août 1944

Le 2 Montreuil (147)

Le 3 Portes-lès-Valence (72)

En Septembre 1944

Le 5 Le Havre (5123 morts en deux heures de bombardement)

Brest, Boulogne-Billancourt, rouen, Marseille, Lille, Paris,

Nantes Le Havre

La grande ville française qui aura subi le moins de destructions est sans nul doute Paris, frappée surtout par les débordements des attaques dirigées contre ses banlieues industrielles. Mais la capitale fait figure d’exception. 36 des villes françaises de plus de 50 000 habitants sont classées officiellement comme sinistrées, ayant subi des destructions – essentiellement mais pas exclusivement dues aux bombardements alliés – de 30% ou plus de leur territoire et de leur patrimoine bâti Aucune grande région de France n’en sort indemne.

Les grandes villes sinistrées, par grande région

· Nord, Pas-de-Calais, Picardie Amiens, Boulogne, Calais, Lille

· Bretagne Brest, Rennes

· Pays de la Loire Nantes, Tours, Angers, Le Mans

· Normandie Caen, Le Havre, Rouen

· Banlieue parisienne Argenteuil, Asnières, Boulogne-Billancourt, Courbevoie, St-Ouen

· France du Centre Clermont-Ferrand, Dijon, Lyon, Orléans, St-Étienne

· France de l’Est Nancy, Metz, Mulhouse, Reims, Strasbourg, Troyes

· France du Sud-Ouest Béziers, Toulouse

· France du Sud-Est Marseille, Nice, Toulon.

Les destructions sont particulièrement intenses en Normandie. Le Havre est détruit à 82%, Caen à 73%,Rouen à 42%, et parmi les villes plus petites, Saint-Lô à 77% et Lisieux à 75%. Les ports, aussi, sont particulièrement exposés. Comme Le Havre, les ports de Brest, de Boulogne-sur-Mer, de Lorient, de Saint-Nazaire, subissent des destructions supérieures à 80% de leur étendue.

La «libération» a été précédée en Italie, en France, en Belgique, en Allemagne par des bombardements massifs dont les plus intenses et les plus meurtriers se sont déroulés les deux derniers mois de la guerre contre l’Allemagne, lorsque les Alliés ont choisi de faire traîner un peu la guerre contre Hitler.

En effet, à ce stade, ils craignaient plutôt de ne pas pouvoir maîtriser les sentiments populaires à la fin de la guerre et ne voulaient surtout pas d’un sentiment populaire massif anti-impérialiste qui risquait de se tourner non seulement contre le fascisme mais contre le capitalisme.

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le débarquement sur Dieppe du 19 août 1942.

Cette opération où ont été engagés 5000 soldats canadiens et 2000 britanniques ne visait nullement à prendre position en France. Dès le départ, les dirigeants Alliés savaient qu’ils envoyaient tous ces jeunes soldats au massacre.

L’opération avait comme unique objectif de tester « en réel » les moyens de défense allemands et de récolter de l’information sur les différents problèmes qu’il faudrait résoudre lors du véritable débarquement.

C’est en URSS qu’on compte le plus de victimes civils.

Avec les villes, ce sont les prolétaires qui venaient d’occuper les usines, les terres, de commencer leur révolution, ou de la voir détourner par le stalinisme, que les impérialismes ont jeté avec l’aide de Staline, dans les flammes des bombes atomiques ou incendiaires. De même les alliés ont volontairement laissé faire le génocide des juifs, car ceux-ci représentaient un danger révolutionnaire en Europe.

MASSACRES ET MANIPULATIONS CAPITALISTES

LE DÉBARQUEMENT DE JUIN 1944

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· Le but numéro un du débarquement est d’occuper la moitié de l’Europe pour ne laisser à Staline qu’une moitié de l’Europe, Hitler étant déjà annoncé vaincu.

· Le but numéro deux, qui explique le numéro un, est d’écraser par avance, conjointement avec Staline, toute velléité révolutionnaire du prolétariat européen des pays vaincus, Allemagne, France, Italie, etc…

Le moyen est d’écraser les peuples sous les bombes. Les peuples et pas l’armée allemande !

La classe dominante ne lésine devant aucune dépense lorsqu’il s’agit de mettre en place des spectacles visant à faire accepter leur sort aux exploités et aux opprimés. Déjà, dans la Rome antique, les Empereurs savaient qu’il fallait fournir à la plèbe du pain et du cirque (« panem et circenses ») pour qu’elle accepte son sort. Et quand le pain se faisait rare, on en rajoutait un peu sur le cirque. Dans la chrétienté, les fastes de la messe avaient fondamentalement le même objectif.

Mais là aussi, comme avec les jeux du cirque, il ne s’agissait pas seulement de fournir aux opprimés une petite dose de divertissement afin de leur faire oublier leur triste quotidien. Il s’agissait aussi de chanter la toute puissance et la toute bienfaisance des autorités du moment.

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De ce point de vue, la bourgeoisie n’a rien inventé, mais elle a développé et sophistiqué ce genre de spectacles avec tous les moyens que lui donnent tant l’expérience des anciennes classes exploiteuses que la maîtrise de la science et de la technologie que la société capitaliste a permise.

Au quotidien, grâce en particulier à la télévision, le « bon peuple » a droit à toutes sortes de « reality shows », tournois sportifs et autres célébrations des fastes de la société actuelle (y compris les mariages princiers, plusieurs siècles après le renversement du pouvoir politique de l’aristocratie !).

Et quand le calendrier s’y prête, alors on célèbre les grands événements historiques afin, non seulement « d’amuser le peuple » mais de lui bourrer le crâne d’un maximum de mensonges et de fausses leçons à propos de ces événements.

Le 60e anniversaire du débarquement allié du 6 juin 1944 en a été un nouvel exemple ; un exemple particulièrement significatif.

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Tous les journalistes qui ont couvert « l’événement » l’ont constaté : les cérémonies de 60e anniversaire du débarquement ont dépassé en faste, en participation des « personnalités », en « couverture médiatique » et en « ferveur populaire » celles du cinquantenaire.

C’est un paradoxe que ces mêmes journalistes ont essayé de comprendre. Les explications ont été variées et quelques fois un peu surprenantes : c’est parce que ces cérémonies permettent de sceller l’amitié retrouvée entre la France et les États-Unis après la brouille liée à la guerre en Irak ; ou bien parce que c’était la dernière fois qu’on verrait participer les rescapés de cet épisode de l’histoire, ces vieux messieurs couverts de médailles qui, une fois dans leur vie de mineur des Appalaches, de paysan de l’Oklahoma ou de chauffeur-livreur de Londres, feraient l’objet de la gratitude universelle, seraient considérés comme des V.I.P.

Les communistes ne célèbrent pas le débarquement de juin 1944, comme ils pourraient le faire pour la Commune de Paris de 1871 ou la Révolution d’octobre 1917.

Cependant, il leur appartient à l’occasion de cet anniversaire et des cérémonies qu’ils l’ont entouré de rappeler ce que fut vraiment cet événement, ce que fut sa signification afin d’opposer à la marée des mensonges bourgeois une petite digue au service de la petite minorité qui, aujourd’hui, peut les entendre.

La plus grande opération militaire de l’histoire

Jamais avant le 6 juin 1944, l’espèce humaine, dont l’histoire est pourtant riche en guerres, n’avait réalisé une opération militaire de l’envergure du débarquement allié en Normandie. Ce sont 6939 bâtiments qui, dans la nuit du 5 au 6 juin, ont traversé la Manche dont 1213 navires de guerre, 4126 bâtiments de débarquement, 736 bâtiments de servitude et 864 navires marchands. Au-dessus de cette armada, 11590 appareils zèbrent le ciel : 5050 chasseurs, 5110 bombardiers, 2310 avions de transport, 2600 planeurs et 700 avions de reconnaissance. Sur le plan des effectifs, ce sont 132715 hommes qui sont débarqués le « Jour J », ainsi que 15000 américains et 7000 britanniques qui ont été parachutés la veille derrière les lignes adverses par 2395 avions.

Malgré leur énormité, ces chiffres sont encore loin de représenter toute l’ampleur de l’opération militaire. Avant même le débarquement, des dragueurs de mines avaient tracé cinq immenses chenaux permettant le passage de l’armada alliée. Le débarquement lui-même ne vise qu’à établir une tête de pont permettant de débarquer des troupes et des moyens matériels en quantité bien plus considérable.

C’est ainsi que, en moins d’un mois, ce sont un million et demi de soldats Alliés qui sont débarqués avec tout leur équipement, notamment des dizaines de milliers de véhicules blindés (le tank Sherman à lui seul a été construit à 150 000 exemplaires).

Pour ce faire, des moyens matériels et humains ahurissants sont mobilisés. Pour que les navires puissent décharger leur cargaison ou leurs passagers, il faut aux Alliés un port en eau profonde tel que Cherbourg ou Le Havre.

Mais comme ces villes ne sont pas prises d’emblée, ils créent de toutes pièces au large de deux petites localités, Arromanches et Saint-Laurent, deux ports artificiels en acheminant d’Angleterre des centaines de caissons flottants en béton qui ensuite ont été immergés pour servir de digues et de quais (opération « Mulberry »).

Pendant quelques semaines, Arromanches est devenue le plus grand port du monde avant que le relais ne soit passé à Cherbourg qui est pris par les Alliés un mois après le débarquement et dont le trafic s’élève alors au double de celui du port de New York en 1939.

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Enfin, dès le 12 août, les Alliés peuvent commencer à utiliser PLUTO (Pipe-Line Under The Ocean), un pipe-line sous-marin assurant l’approvisionnement en carburant depuis l’île de Wight jusqu’à Cherbourg. Ces moyens matériels et humains démesurés sont en soi un véritable symbole de qu’est devenu le système capitaliste, un système qui engloutit en vue de la destruction des quantités ahurissantes de moyens technologiques et de travail humain.

Mais au-delà de son côté démesuré, il faut rappeler que l’opération « Neptune » (nom de code désignant le débarquement en Normandie), préparait un des plus grands carnages de l’histoire (l’opération « Overlord », l’ensemble des plans militaires en Europe occidentale à la mi-1944). Le long des côtes de la Normandie on peut voir ces immenses alignements de croix blanches témoins du terrible tribut payé par toute une génération de jeunes américains, anglais, canadiens, allemands, etc. dont certains avaient à peine 16 ans. Ces cimetières militaires ne comptabilisent pas les civils, femmes, enfants, vieillards, qui ont été tués lors des affrontements et dont le nombre, dans certains cas, est presque aussi élevé que celui des soldats tombés dans les combats. La bataille de Normandie, pendant laquelle les troupes allemandes ont tenté d’empêcher les troupes Alliées de prendre pied puis de progresser en France se solde par des centaines de milliers de morts au total.

Les vérités que la bourgeoisie veut cacher

Tous ces éléments, les discours et commentaires des médias bourgeois ne les cachent en aucune façon. On a même l’impression que les commentateurs en rajoutent lorsqu’ils évoquent la terrible boucherie de cet été 1944. Cependant, c’est dans l’interprétation de ces faits que se trouve le mensonge. Les soldats qui ont débarqué le 6 juin 1944 et les jours suivants sont présentés comme les soldats de la « liberté » et de la « civilisation ».

C’est ce qu’on leur avait dit avant le Débarquement pour les convaincre de donner leur vie ; c’est ce qu’on a dit aux mères de tous ceux que la mort a frappés au sortir de l’enfance ; c’est ce qu’ont déclaré une nouvelle fois les politiciens qui, en nombre, ont fait le déplacement sur les plages normandes le 6 juin 2004, les Bush, Blair, Poutine, Schröder, Chirac.

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Et les commentateurs de rajouter : « où en serions-nous si ces soldats n’avaient pas fait ces terribles sacrifices ? Nous serions encore sous la botte du nazisme ! » Tout est dit : cette boucherie, aussi effroyable qu’elle fut, était un « mal nécessaire » pour « sauver la civilisation et la démocratie ».

Face à ces mensonges, qui sont partagés unanimement par tous les ennemis d’hier (le chancelier allemand avait été invité aux cérémonies) et que reprennent pratiquement toutes les forces politiques, de la droite la plus réactionnaire aux trotskistes, il est indispensable de réaffirmer quelques vérités élémentaires.

La première vérité à affirmer, c’est qu’il n’y avait pas dans la Seconde Guerre mondiale un « camp de la démocratie » contre un « camp du totalitarisme », à moins de continuer à considérer que Staline était un grand champion de la démocratie. À cette époque, c’est ce que prétendaient d’ailleurs les partis dits « communistes », et les autres partis ne faisaient pas beaucoup d’efforts pour les démentir.

Les véritables communistes, pour leur part, dénonçaient depuis des années le régime leniniste, trotskisme stalinien, fossoyeurs des révolutions sanglantes de 1917 à 53

En réalité, il y avait dans la Seconde Guerre mondiale, tout comme dans la Première, deux camps impérialistes qui se disputaient les marchés, les matières premières et les zones d’influence du monde.

Et si l’Allemagne, comme lors de la Première Guerre mondiale, apparaissait comme la puissance agressive, « celle par qui la guerre arrive », c’est tout simplement parce qu’elle avait été la plus mal lotie dans le partage du gâteau impérialiste à la suite du traité de Versailles concluant la première boucherie impérialiste, un traité qui avait aggravé encore à son détriment le partage qui lui était déjà défavorable avant 1914 du fait du retard avec lequel elle était arrivée sur la scène impérialiste (des petits pays comme la Hollande ou la Belgique avaient un empire colonial plus vaste que celui de l’Allemagne).

La deuxième vérité est celle-ci : malgré tous les discours sur « la défense de la civilisation », ce n’est pas cette dernière qui préoccupait les dirigeants Alliés qui ont pu faire preuve, à l’occasion, d’une barbarie tout à fait comparable à celle des pays de l’Axe. Et nous ne parlons pas seulement du Goulag stalinien qui valait bien les camps nazis. Les pays « démocratiques » se sont également illustrés dans ce domaine. Nous n’allons pas ici passer en revue l’ensemble des crimes et actes de barbarie commis par les valeureux « défenseurs de la civilisation.

Il nous suffit de rappeler qu’avant la Seconde Guerre mondiale, et même avant l’arrivée des nazis au pouvoir, ces pays avaient « exporté » leur « civilisation » vers les colonies non seulement par le goupillon mais aussi, et surtout par le sabre, les canonnières et les mitrailleuses, sans compter les gaz asphyxiants et la torture.

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Quant aux preuves indiscutables de « civilisation » dont les Alliés ont fait preuve aux cours de la Seconde Guerre mondiale, rappelons quelques un de leurs hauts faits d’arme. Les premiers qui viennent à l’esprit, ce sont évidemment les bombardements de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945 où fut employée pour la première et unique fois de l’histoire l’arme atomique tuant en une seconde près de cent mille civils et plus de cent mille autres au terme de mois et d’années de souffrance.

Mais le terrible bilan de ces bombardements n’est sont pas seulement dû au fait qu’ils ont fait appel à une arme nouvelle, encore mal connue.

C’est avec des moyens totalement « classiques » que les fers de lance de la civilisation ont massacré des populations uniquement civiles :

– bombardements de Hambourg en juillet 1943 : 50 000 morts ;

– bombardement de Tokyo en mars 1945 : 80 000 morts ;

– bombardement de Dresde les 13 et 14 févriers 1945 : 250 000 morts. Ce dernier bombardement est particulièrement significatif. À Dresde il n’y avait ni concentration militaire, ni objectif économique ou industriel. Il y avait surtout des réfugiés venant des autres villes qui avaient déjà été rasées. En outre, la guerre était déjà gagnée par les Alliés. Mais pour ces derniers il fallait provoquer la terreur dans la population allemande, et particulièrement parmi les ouvriers, afin qu’il ne leur prenne pas l’idée de recommencer ce qu’ils avaient fait à la fin de la Première Guerre mondiale : des combats révolutionnaires en vue de renverser le capitalisme.

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Au procès de Nuremberg qui s’est tenu après la guerre ont été jugés les « criminels de guerre » nazis. En fait, ce qui leur a valu leur condamnation, ce n’est pas tant l’ampleur de leurs crimes que le fait qu’ils appartenaient au camp des vaincus.

Sinon, à leur côté, il aurait fallu voir Churchill et Truman principaux « décideurs » des massacres évoqué ci-dessus. Enfin, il faut affirmer une dernière vérité face à l’argument suivant lequel l’humanité aurait connu des souffrances bien pires encore si les Alliés n’étaient pas venus libérer l’Europe.

En premier lieu, la réécriture de l’histoire est en général un exercice vain. Bien plus féconde est la compréhension de pourquoi l’histoire a pris tel cours plutôt que tel autre. Comme dans le cas présent (« si les Alliés avaient perdu la guerre »), cet exercice est en général effectué par ceux-là qui veulent justifier l’ordre existant qui serait finalement le « moins mauvais » (« La Démocratie est la pire forme de gouvernement à l’exception de toutes les autres », Churchill).

En réalité, la victoire de la « démocratie » et de la « civilisation » lors de la Seconde Guerre mondiale n’a aucunement mis fin à la barbarie du monde capitaliste. Depuis 1945, il y a eu autant de victimes de la guerre qu’au cours des deux guerres mondiales réunies.

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En outre, le maintien en place d’un mode de production, le capitalisme, dont les deux guerres mondiales, de même que la crise économique des années 30 et la crise actuelle font la preuve qu’il a fait son temps, a valu à l’humanité la poursuite et aujourd’hui l’aggravation de toutes sortes de calamités particulièrement meurtrières (famines, épidémies, catastrophes « naturelles » dont on pourrait éliminer les conséquences dramatiques, etc.).

Sans compter que le système capitaliste, en se perpétuant, hypothèque de plus en plus l’avenir de l’espèce humaine en détruisant de façon irréversible l’environnement et en préparant de nouvelles catastrophes naturelles, notamment climatiques, aux conséquences effrayantes.

Et si le système capitaliste a pu survivre plus d’un demi-siècle après la Seconde Guerre mondiale, c’est que la « victoire de la Démocratie » a représenté une terrible défaite pour la classe ouvrière ; une défaite idéologique qui est venu parachever la contre-révolution qui s’était abattue sur elle après l’échec de la vague révolutionnaire des années 1917-1923.

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C’est justement et principalement parce que la bourgeoisie, avec l’aide de tous les partis politiques qui se prétendent « ouvriers » (des « socialistes » jusqu’aux trotskistes, en passant par les « communistes »), a réussi à faire croire aux ouvriers des principaux pays capitalistes, notamment ceux des grandes concentrations industrielles d’Europe occidentale, que la victoire de la Démocratie était « leur victoire » que ces derniers n’ont pas engagé des combats révolutionnaires au cours et à la fin de la Seconde Guerre mondiale, comme ils l’avaient fait lors de la Première.

En d’autres termes, la « victoire » de la Démocratie, et notamment le Débarquement qu’on a tant encense si régulièrement, a donné un sursis au capitalisme décadent, lui permettant de poursuivre pendant plus d’un demi-siècle son cours catastrophique et barbare.

Voilà une vérité dont aucun média ne s’est fait l’écho, évidemment. Au contraire, le zèle tout particulier avec lequel tous les puissants du monde et leurs larbins ont célébré ce « grand moment de la Liberté » est à la hauteur de l’inquiétude nouvelle que la classe dominante commence à ressentir face à la perspective d’une reprise des combats de la classe ouvrière à mesure que la crise du capitalisme fera chaque jour plus la preuve de la faillite historique de ce système et de la nécessité de le renverser.

Et justement, il est un autre enseignement très important que les opérations « Neptune » et « Overlord » doivent apporter à la classe ouvrière : c’est l’immense compétence dont est capable la bourgeoisie pour faire croire à ses mensonges.

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Le rempart des mensonges

A la conférence de Téhéran qui s’est tenue entre les principaux dirigeants Alliés en décembre 1943, Churchill a déclaré à Staline : « En temps de guerre, la vérité est si précieuse qu’elle devrait toujours être protégée par un rempart de mensonges ». Ce n’était pas une nouveauté. Au 6e siècle avant Jésus-Christ, le stratège chinois Sunzi énonçait déjà ainsi les règles principales de l’art de la guerre : « Imposer sa volonté à l’adversaire, l’obliger à se disperser ; agir du fort au faible, et en secret, mais être renseigné en permanence sur l’adversaire ; feindre, car tout acte de guerre est fondé sur la duperie». Et pour s’assurer du succès de la plus grande opération militaire de l’histoire, « Neptune », il fallait mettre en oeuvre une des entreprises de mystification les plus vastes qui aient jamais existé. Cette entreprise avait pour nom de code « Fortitude » et elle visait à induire les dirigeants allemands en erreur au moment du débarquement.

Son élaboration avait été confiée à la Section de Contrôle de Londres (LCS), un organisme secret créé par Churchill et auquel collaboraient les principaux responsables des renseignements anglais et américains. Nous n’allons pas énumérer ici l’ensemble des moyens qui ont été mis en oeuvre afin de tromper l’état-major allemand. Nous nous contenterons d’en signaler les plus significatifs. Au cours de la première moitié de l’année 1944, l’évolution de la guerre avait permis aux dirigeants allemands de comprendre que les Alliés allaient ouvrir un front en Europe occidentale. En d’autres termes, qu’ils allaient débarquer dans cette zone.

Là-dessus, les Alliés savaient bien qu’il était impossible de tromper leur adversaire. Cependant, la question restait posée du moment et surtout du lieu précis de ce débarquement et l’objectif des « Moyens spéciaux » (terme utilisé par les britanniques) était de faire croire que celui-ci allait avoir lieu à une date et en un lieu autres que le 6 juin 1944 sur les plages normandes.

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Théoriquement, le débarquement pouvait avoir lieu en n’importe quel point de la côte entre le Golfe de Gascogne et la Norvège (c’est-à-dire plusieurs milliers de kilomètres). Cependant, dans la mesure où c’est en Angleterre que les Alliés avaient installé l’essentiel de leurs moyens militaires, il paraissait logique que le débarquement ait lieu quelque part entre la Bretagne et la Hollande. Plus précisément, Hitler était persuadé qu’il aurait lieu dans le Pas-de-Calais, là où les côtes anglaises sont les plus proches du continent, ce qui devait permettre à la chasse anglaise, dont le rayon d’action était limité, de participer aux combats. Grâce à leurs moyens d’espionnage, les Alliés avaient eu connaissance de cette conviction des dirigeants allemands et le but central de « Fortitude » était qu’ils la conservent le plus longtemps possible, y compris après le Débarquement en Normandie qui devait être interprété comme une diversion préparant le véritable Débarquement dans le Pas-de-Calais.

Et le fait est que pendant plusieurs semaines, Hitler a attendu ce dernier ce qui l’a conduit à refuser d’envoyer vers la Normandie d’énormes moyens militaires basés dans le Nord de la France et en Belgique. Quand il a compris de quoi il retournait, il était trop tard : les Alliés avaient réussi à débarquer suffisamment d’hommes et de matériel pour leur permettre de remporter la bataille de Normandie et de commencer leur offensive vers Paris puis vers l’Allemagne. Les Alliés n’ont pas lésiné sur les moyens pour tromper leur adversaire. Certains des moyens employés étaient d’ailleurs assez cocasses : c’est ainsi qu’un acteur provincial dans le civil, Meyrick Edward Clifton James, a joué en mai 1944 le plus grand rôle de sa vie en étant présenté comme le maréchal Montgomery, le militaire anglais le plus prestigieux de la Seconde Guerre mondiale, à qui avait été confiée la direction opérationnelle du Débarquement.

Sosie parfait de « Monty », soigneusement habillé et maquillé par des spécialistes, James est arrivé le 26 mai à Gibraltar avant de rejoindre Alger, ce qui avait pour objectif de faire croire que le débarquement des Alliés dans le sud de la France (qui finalement a eu lieu le 15 août en Provence) devait précéder celui du nord-ouest. Il existe une foule d’autres épisodes de ce type, même si moins « folkloriques ».

Cependant, le moyen le plus décisif destiné à convaincre les dirigeants allemands que le débarquement aurait lieu dans le Pas-de-Calais est la constitution du FUSAG (Premier groupe d’armée des États-Unis) commandé par le général Patton, un des officiers supérieurs américains les plus en vue, et qui s’est installé dans le Sud-Est de l’Angleterre, donc face au Pas-de-Calais. La particularité de ce groupe d’armée, supposé comporter un million d’hommes, c’est qu’il était complètement fictif.

Les tanks que les avions de reconnaissance allemands avaient pu photographier étaient des baudruches gonflables, les avions étaient en bois, les baraquements militaires en carton, etc. Quant aux messages radio qui partaient de ce rassemblement militaire, ils empruntaient la voix d’acteurs américains et canadiens de confiance. Parmi les autres moyens employés pour renforcer la conviction allemande sur le débarquement dans le Nord de la France, certains révèlent tout le cynisme dont est capable la classe dominante.

C’est ainsi que des agents de la « France libre » travaillant pour les britanniques ont été envoyés saboter des canons allemands qui défendaient cette partie de la côte. Ce qu’ils ne savaient pas, c’est qu’ils allaient être livrés à la Gestapo par ceux-là même qui leur avaient confié cette mission afin qu’ils parlent sous la torture et communiquent des informations supposées « sensibles ».

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Ce qui frappe lorsqu’on prend connaissance des « moyens spéciaux » employés par les deux camps de la Seconde Guerre mondiale, et particulier les Alliés, c’est l’incroyable machiavélisme qui a été mis en oeuvre pour tromper l’ennemi.

De fait, pendant longtemps, le gouvernement américain a tenté de cacher ces moyens (par un mémorandum du 28 août 1945, le président Truman a interdit toute divulgation d’information sur ce sujet).

Les sphères dirigeantes de la classe dominante ne sont pas intéressées à ce qu’on soupçonne le degré de machiavélisme dont elles sont capables, surtout dans une période historique où la guerre est permanente. Après tout, si un stratagème n’a pas été éventé, il peut rendre de nouveaux services.

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Pearl Harbor

Ainsi, l’attaque japonaise contre la base navale de Pearl Harbor, en décembre 1941, avait été voulue et favorisée par les dirigeants anglais et américains pour « forcer la main » à la population américaine et aux secteurs bourgeois qui étaient hostiles à l’entrée en guerre des États-Unis.

Cette réalité a toujours été démentie par les autorités américaines (qui l’ont entourée jusqu’à aujourd’hui d’un « rempart de mensonges »). Il est fortement probable que l’attaque contre les Twin Towers du 11 septembre 2001 a été voulue et favorisée par les services spécialisés de l’État américain qui ont « laissé faire », afin de préparer la guerre contre l’Irak, on comprend que le mensonge sur la réalité de Pearl Harbor continue d’être utile aujourd’hui.
Enfin, il est un élément que la classe ouvrière ne doit jamais perdre de vue : l’incroyable machiavélisme dont est capable la classe dominante lorsqu’elle fait la guerre, elle est parfaitement capable de l’employer contre les exploités.

Et on peut même dire que c’est face au prolétariat qu’elle déploie avec le plus de sophistication tous ses talents dans l’art de la mystification : car là, l’enjeu de l’affrontement n’est plus pour la bourgeoisie une simple question de suprématie impérialiste, mais une question de vie ou de mort.

En d’autres termes, dans la guerre de classe que la bourgeoisie livrera au prolétariat, encore plus que dans la guerre entre ses composantes nationales, elle « protège la vérité par un rempart de mensonges ». Les flonflons de la célébration du débarquement du 6 juin 1944 se sont tus.

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Mais la classe ouvrière ne doit jamais oublier les véritables leçons de cet événement : – le capitalisme décadent ne peut mettre fin aux guerres, il ne peut qu’accumuler ruines sur ruines, que semer la mort à grande échelle ; – la bourgeoisie est prête à toutes les infamies, à tous les mensonges pour préserver sa domination sur la société ; – le prolétariat ne doit jamais sous-estimer l’intelligence de la classe exploiteuse, sa capacité à mettre en oeuvre les mystifications les plus sophistiquées pour conserver son pouvoir et ses privilèges.

666 – Débarquement du 6 juin 1944 : Les emblèmes des Illuminati et des USA sur le mémorial du cimetière américain d’Omaha Beach Tout cela pour l’argent, s’accaparer les pays européens et instaurer leur Nouvel Ordre Mondial ! Les emblèmes des Illuminati/reptiliens et des USA sur le mémorial du cimetière américain d’Omaha Beach. Ensuite ils viendront nous accuser d’être des adeptes de la conspiration !

Ils conspirent depuis des siècles contre nous, dans l’ombre et le silence, mais il ne faudrait pas les dénoncer ! Vous saurez pourquoi De Gaulle a refusé d’assister au 20ème anniversaire du débarquement en 1964. Commençons par le billet de 1 Dollar US sur lequel nous voyons à gauche, le logo des illuminati/reptiliens et à droite, l’emblème US avec l’aigle. Voici ce qui se trouve sur l’un des murs du mémorial du cimetière américain d’Ohama Beach.

Le logo des Illuminati/reptiliens sur lequel leur objectif est clair: instaurer leur Nouvel Ordre Mondial

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L’œil qui voit tout inclus dans ce qui représente leur Soleil, Nibiru.

L’emblème des USA avec l’aigle, les rameaux d’olivier avec les 13 feuilles ou les 13 familles initiées qui gouvernent le monde et les 13 flèches, autres symboles des Illuminati/Reptiliens

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666 – 6 Juin – 6ème jour du 6ème mois à 6 heures (666) 1944
était un rituel satanique…

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Observez bien comment ont été matérialisées de part et d’autre, les serres de l’Aigle, en forme de 666

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Ici le nombre 666 de la bête ou de l’antichrist du côté des 13 flèches.

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Même sur le mur du site de commémoration du cimetière américaine les Pharaons ont engravé le chiffre 666, Nouvel Ordre Mondial, l`oeil d`Horus, la Pyramide comme sur le dollar, des statues d`Isis avec le faucon Horus pour symboliser la Matrice d`Horus et la Marianne avec le Coq Francais, qui symbolisent Isis également. Quelles preuves vous souhaitez encore de plus?

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