Mars La face cachée de la Nasa  Partie 2.

Publié le par Bernard Gasnot

Pourquoi avoir dépeint Mars sous un tel aspect alors qu’en 1989, même si l’affaire Hoagland n’a pas encore vraiment éclaté, la Nasa a officiellement montré un mépris certain pour le site de Cydonia et pour ceux qui croient y voir des ruines d’une ancienne civilisation ?

Selon Mike Bara, il s’agit d’un exemple parfait du double langage de l’administration spatiale. D’une part, il existe selon lui un langage codé, réservé aux seuls initiés et à l’élite qui laisse penser que la Nasa possède une vision peut-être ésotérique de l’espace, dans le sens d’un savoir caché au commun des mortels.

D’autre part, se diffuse partout un discours officiel qui n’est que dédain pour les fanatiques de l’hypothèse extraterrestre ou pour ceux qui croient que la Terre a un jour abrité une civilisation dotée d’une très haute technologie.

Missions lunaires, Égypte ancienne et Atlantide…

Suite à ses recherches à propos de Mars et des courants ésotériques qui traversent la Nasa, Hoagland est hanté par la question suivante : jusqu’où la Nasa a-t-elle été marquée par l’ésotérisme ?

Il reconstitue un puzzle qui le conduit à penser que derrière le nom des missions lunaires successives (Mercury, Gemini et Apollo) se dissimulent, codées, des divinités égyptiennes qui obsèdent les dirigeants de la Nasa.

Plutôt que de faire référence au dieu Mercure, le projet Mercury est la représentation de l’élément chimique « mercure » et du symbole égyptien stylisé « Ankh » (la vie éternelle, lié à Isis).

Gemini fait certes référence au fait qu’on envoyait une mission de deux hommes dans l’espace, mais aussi aux mythiques jumeaux Castor et Pollux, une constellation qui borde la constellation d’Orion.

D’autres mythes relient Castor et Pollux aux étoiles du matin et du soir qui sont des symboles de première importance dans la représentation stellaire des anciens Égyptiens.

Reste surtout à décrypter ce qui se cache derrière la symbolique de la mission Apollo. Selon Hoagland, Apollon dissimule son concurrent Orion, et donc les dieux égyptiens correspondants que sont Osiris et Horus.

Un examen attentif du badge et du logo de la mission Apollo permet d’arriver à cette conclusion : autour de la lettre A majuscule sont stylisées une série d’étoiles qui correspondent à la constellation d’Orion, « le puissant chasseur » dont la déesse Artémis (Diane) tomba amoureuse.

Le logo de la mission évoque donc l’opposition entre Apollon et Orion.

La civilisation antique égyptienne et surtout ses conceptions métaphysiques sont totalement tournées vers le cosmos et ses constellations, Orion correspond chez les Égyptiens à Osiris, dieu de la résurrection qui fut assassiné par son demi-frère Seth et ressuscité par sa compagne et demi-sœur Isis qui correspond à l’étoile Sirius.

Horus, le fils d’Osiris, étroitement lié à l’humanité, reçut la mission de venger son père et donc de vaincre Seth dans le but de libérer l’humanité pour la faire entrer dans un nouvel âge d’or.

L’Égypte ancienne est, selon Mike Bara, la référence de la Nasa parce que cette civilisation comprend profondément les concepts de précession, de cycles lunaires et finalement toute la grande mécanique céleste par le biais de ses conceptions religieuses.

« Que fait une divinité mythologique stellaire égyptienne camouflée dans un logo représentant une mission gouvernementale officielle d’exploration lunaire ? » se demande Mike Bara.

Hoagland répond en prolongeant encore l’interrogation. Si Apollo renvoit à une référence égyptienne « pourquoi n’a-ton pas baptisé ouvertement le programme d'exploration lunaire sous l’appellation d'Orion ou même d'Osiris.

Pourquoi se servir d’un dieu grec qui dissimule en réalité une divinité égyptienne ?... »

C’est en prenant conscience du nom d’une autre mission, la navette spatiale Atlantis, que Hoagland comprend la logique résidant derrière l’ensemble de ce montage : «Et si cela n’était pas la première fois que l’homme avait traversé l’espace pour atteindre la Lune ? Et si l’ère d'Osiris/Isis/Horus n’était pas un mythe, mais une réalité historique ?»

Les anciens textes égyptiens rattachés à la pyramide (Ve dynastie de l’Ancien Empire) établissaient une connexion fondamentale entre la constellation d’Orion et ses environs (le Duat) et une catastrophe aux proportions gigantesques qui annihila « une civilisation antérieure à la civilisation égyptienne et qui fut connue bien plus tard grâce à Platon (se fondant lui-même sur des sources égyptiennes) sous l’appellation de l’Atlantide ».

Hoagland, nous dit Bara, s’interroge alors sur les raisons qui ont poussé la Nasa à dissimuler ce qu’il a compris comme « un symbole égyptien dans le badge de la mission Apollo ». Sans y être contraints en aucune manière, les dirigeants de la Nasa auraient senti une obligation morale à rendre hommage à cette culture ancienne, savante en matière de cosmologie.

Des théories confirmées par d’autres sources ?

Pour en savoir plus, nous avons contacté Clarck McClelland ingénieur aérospatial et assistant technique du directeur du programme Apollo. Il connaît personnellement nombre d’astronautes et a rencontré certains des dirigeants.

Nous lui avons présenté brièvement la thèse de Richard Hoagland d’un courant de type ésotérique dans les instances de la Nasa. Très réticent à répondre, il a fini par admettre que les hypothèses de Hoagland étaient en grande partie fondées et qu’effectivement, ce courant existait. Mais McClelland n’a pas jugé bon d’en dire plus.

Ensuite, nous avons questionné Anton Parks, auteur français d’une série de livres portant sur la nature extraterrestre des « anciens dieux », voyageurs spatiaux impénitents des mythes sumériens et égyptiens, et sur leur rôle dans la genèse de l’humanité.

Face à la thèse de Hoagland, Anton Parks n’est pas totalement surpris ni dérouté : «Si la thèse d’Hoagland est fondée et qu’effectivement, des membres de la Nasa sont initiés à un certain savoir, je peux comprendre leurs réactions même si l’on ne peut pas admettre qu’ils poursuivent une politique visant à dissimuler l’information au grand public.

En se rendant dans l’espace, dans le domaine des “Dieux”, ils veulent montrer par certains signes, par le respect de certaines dates, qu'ils rendent hommage à une certaine réalité. C’est peut-être leur manière maladroite et codée d’attirer les faveurs de ceux qui revendiquent la propriété de l’espace intersidéral ».

Anomalies lunaires: tours, dômes et château…

L’affaire du site martien de Cydonia fait naître en l’esprit de Hoagland un raisonnement logique très simple : « L’endroit le plus évident qui permettrait de découvrir des signes de “visites” et d’explorations antérieures est le satellite de la Terre, c’est-à-dire la Lune ».

Disposant d’une source d’informations presque infinie — les clichés des nombreuses missions lunaires habitées et non habitées — Hoagland se concentre sur notre satellite espérant y découvrir des points comparables à Cydonia. La question est d’actualité pour beaucoup.

En 1992, déjà, certains auteurs et chercheurs amateurs ont tenté de donner corps à des rumeurs portant sur l’existence de bases extraterrestres sur la Lune comme le livre « maladroit » (selon Mike Bara) de Fred Steckling, We Found Alien Bases on the Moon.

En 1994, Hoagland présente pour la première fois ses découvertes devant sept cents étudiants et membres de l’université de l'Ohio : l’un des clichés montre un objet massif, une sorte de tour qui culmine à plus de 2 km au-dessus de la surface lunaire et qu’Hoagland a baptisé « the Shard » (le Tesson).

Cette tour semble être composée « d’une géométrie interne complexe, répétée et cristalline » et des agrandissements révèlent « des structures géométriques répétées et composées de compartiments cubiques ou peut-être hexagonaux qui semblent être très endommagés...

L’impression générale est qu’il s’agit d’un objet artificiel complexe de très grande taille qui devait sans doute être plus grand.

L’objet dont une partie s’est sans doute effondrée est maintenant très érodé et endommagé par une très longue période de pluies de météorites ». À gauche du « Tesson », Hoagland met en évidence une autre structure cristalline artificielle de grande taille (7 miles) qu’il baptise le « Cube».

Les structures restent bien différentes de celles de Cydonia car elles sont pour la plupart cristallines et donc transparentes. Ce sont soit les reflets du soleil, soit les dégâts et l’usure provoqués par les impacts de météorites qui permettent de distinguer ces structures de très grande taille.

En analysant des clichés de la mission Surveyor 6, l’équipe de Hoagland découvre d’étranges dômes transparents se découpant dans la lumière ainsi qu’une autre structure de grande taille et à l’exotique géométrie baptisée « The Castle »(le Château). Malheureusement, certains de ces clichés de la Nasa sont très endommagés et Hoagland n’a jamais pu mettre la main sur les négatifs originaux.

L’existence de structures cristallines artificielles pourraient de plus être corroborée par les témoignages de certains astronautes comme Edgar Mitchell (Apollo 14), voire Buzz Aldrin, mais il semble, fait remarquer Mike Bara, que très curieusement, les astronautes gardent des souvenirs troubles et confus de leurs missions sur la Lune, ce qui nous amène à un autre problème qui est celui du Mind Control et des debriefing très contrôlés dont les astronautes ont pu faire l’objet.

L’affaire Catbox : Hoagland ridiculisé…

En 1998, la Nasa et Malin acceptent de jouer le jeu et de rendre public quasi en temps réel les images de la nouvelle mission de Mars Global Surveyor. Les deux premières images du visage de Cydonia envoyées par Malin et le JPL ridiculisent la thèse de Hoagland : on ne distingue plus vraiment le visage mais plutôt un relief rocheux de forme bizarre, « une simple pile de rochers », affirme l’un, « la litière de mon chat, affirme l’autre, lorsqu’il a gratté les graviers après avoir fait ses besoins », d’où le nom du cliché : « the Catbox Image ».

L’équipe de Hoagland poursuit l’enquête et peu après, comme pour la devancer, Tim Parker, un géologue du JPL, publie une autre version du visage, de bien meilleure qualité car on y distingue certaines des caractéristiques du visage comme les narines. Mais le mal est déjà fait.

Après avoir étudié les clichés, Hoagland découvre que les clichés ont été pris avec un angle oblique, écrasant toute perspective. En outre, la résolution de l’image a été réduite de 50 % et les niveaux de gris dégradés à plus de 85 % par l’emploi de filtres. En fait, souligne Bara « le cliché “Catbox” a été manipulé... il s’agit d’une escroquerie scientifique perverse et destructrice ».

Cette affaire permet surtout d’attirer exclusivement l’attention du public sur le visage. Plus personne ne parle des autres structures de Cydonia. Hoagland est rejoint par des astronomes amateurs pour passer au crible la masse impressionnante de clichés pris par la mission Mars Global Surveyor.

Des anomalies apparaissent, dont les tubes ou « tunnels de verre de Barsoom », à proximité du pôle Sud de Mars. Il s’agit également de structures cristallines ou faites d’un matériau réfléchissant. Enfin, en 2002, la collection d’anomalies martiennes s’enrichit de nombreux clichés infrarouges qui font apparaître, enterrés sous d’importantes couches de sable, des structures géométriques complexes et comparables aux clichés infrarouges des ruines des cités terrestres ensevelies.

Les anomalies découvertes sur Mars et sur la Lune ne sont finalement que des indices d’une réalité bien différente de celle qui nous est officiellement présentée.

Pour Hoagland, une politique spatiale ambitieuse permettrait petit à petit de révéler au grand public la vérité sur la place de l’homme dans l’espace.

Bush n’avait pas réussi faire démarrer sa politique spatiale à cause de l’opposition du Congrès. Aujourd’hui, l’élection de Barack Obama aux commandes de la Maison Blanche ne laisse rien présager de bon pour l’exploration spatiale.

L’ambiance est aux coupes budgétaires sombres et à l’austérité. Obama a d’ores et déjà annoncé que les priorités iraient ailleurs et que la Nasa serait soumise à un régime d’amaigrissement draconien.

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