Mars La face cachée de la Nasa Partie 1.

Publié le par Bernard Gasnot

La Lune et Mars, proches banlieues spatiales de la Terre, portent-elles les traces d’une civilisation disparue ? Deux chercheurs nord-américains ouvrent un nouveau volet passionnant à cette histoire et leurs travaux soulèvent bien des interrogations repoussées d’un revers de main par la Nasa.

Mike Bara et Richard Hoagland ne sont pas des fantaisistes. Le premier est ingénieur en aéronautique, ancien de chez Boeing, et le second n’est rien moins qu’un ancien consultant de la Nasa, qui fut aussi, à son heure, l’un des conseillers scientifiques de la grande chaîne de télévision CBS.

Si leur théorie sur la présence d’installations sur Mars et la Lune a été maintes fois tournée en dérision, elle n’en pose pas moins une question essentielle : la Nasa détient-elle des informations capitales sur notre histoire humaine et stellaire ?

L’affaire Cydonia…

Tout commence avec la célèbre affaire Cydonia dont on doit rappeler quelques-unes des étapes. Fin 1976, lors d’une conférence de presse, la Nasa présente devant un millier de journalistes les clichés pris par Viking, la première sonde orbitale martienne lancée par l’homme.

Parmi tous les clichés qui font la fierté des chercheurs, l’un d’eux montre sur un site d’environ 48 km x 24 km, soit 1152 km2, une série de structure étranges dont une attire particulièrement l’attention de quelques journalistes qui y voient.., un visage.

Le porte-parole de la Nasa avance qu’il ne s’agit « évidemment pas d’un visage », mais « d’un effet de lumière » et annonce qu’un autre cliché, pris quelques heures plus tard avec d’autres conditions delumière, ne présente plus la trace de ce visage. Malheureusement, la Nasa ne montre pas ce second cliché.

L’affaire est donc entendue, mais trois ans plus tard, en 1979, Vince Di Pietro et Greg Molina,deux spécialistes en image traitées par ordinateur auprès de l'American Space Science Data Center découvrent la seconde série de clichés du site de Cydonia et se rendent compte que la Nasa a menti :le visage se distingue très nettement.

On aurait pu en rester là si, des années plus tard, le 27 février 1992, Hoagland ne décidait de présenter au siège des Nations unies à New York le résultat de ses recherches à propos du site de Cydonia dans le cadre d’une conférence intitulée « Mars, la connexion terrestre ».

Il affirme alors qu’avec son équipe, il a découvert qu’un des clichés (Viking frame 35A72) de la surface martienne pris par la sonde Viking en 1976 au dessus du lieu-dit de « Cydonia » montre clairement plusieurs éléments intéressants.

Non seulement on y voit nettement un visage, mais également une série de pyramides à base carrée et tétraédrique regroupées en un ensemble qu’ils nomment « la cité », une autre structure pentagonale (le Mont D & M), ainsi qu’un gigantesque mur et un grand cratère dont le bord nord-est est surmonté par une sorte de pyramide tétraédrique.

L’hypothèse défendue par Hoagland est qu’une forme de vie intelligente a conçu et élaboré les structures du site de Cydonia. Cette quasi-certitude est relayée par les recherches du directeur européen des informations pour la Mission Mars, David Percy, et d’autres qui ont, pour leur part, réussi à mettre en évidence un rapport étroit entre Cydonia et les sites mégalithiques d’Avebury, de Salisbury, de Glastonbury et de Stonehenge en Angleterre.

Le lien entre Mars et la Terre est d’autant plus évident pour Hoagland et ses collaborateurs, que la « colline » de Silbury, le cercle de pierres et le fossé d’Avebury correspondent au cratère, au « mur »et à la butte en spirale de Cydonia.

En effet, en superposant les cartes des deux sites, on constate qu’elles coïncident parfaitement, avec une proportion de 1 pour 14 (1,6 km sur Terre, pour 22,5 km sur Mars), comme si le site mégalithique était la réplique parfaite du site martien de Cydonia.

David Percy concluait qu’une « communication physique et/ou mentale entre la Terre et Mars a dû exister car comment expliquer que des hommes, il y a des milliers d’années ont remué des millions de mètres cube de terre pour édifier des sites aussi grandioses qui correspondent parfaitement à un site situé sur la planète Mars ? »

Plus étonnant encore. Un crop circle apparaît le 27 juillet 1991 à proximité de Silbury, faisant une synthèse du plan général des deux sites. Le glyphe donne le rapport de masse entre Mars et la Terre, ainsi que l’angle de 19’5 (19°47) qui revient sans cesse dans le rapport angulaire entre diverses structures des deux sites.

David Percy et d’autres établissent aussi d’étonnantes correspondances entre le site de Cydonia et le site des pyramides de Gizeh en Égypte, notamment le respect des proportions et des alignements par rapport à certaines étoiles et constellations. L’équipe de Hoagland conclut que le visage de Mars n’est sans doute pas un visage humain, mais un visage hybride, moitié humain pour la partie droite, moitié lion pour la partie gauche, c’est-à-dire un sphinx.

Michael Malin, l’ennemi juré du site de Cydonia…

L’affaire fait des remous. Richard Hoagland, épaulé par une série de scientifiques indépendants et chercheurs amateurs fait face à une faction formée de personnalités faisant partie de la Nasa et de firmes qui gèrent les missions vers Mars, comme le Jet Propulsion Lab (JPL).

Au nombre de ses détracteurs, Hoagland peut compter sur Michael Malin, astronome et géologue, ancien membre du JPL spécialisé dans les nouvelles sciences planétaires. Pour Malin, l’affaire est claire : les structures de Cydonia sont des accidents de terrain. Selon Bara « les images martiennes que Malin a prise en grippe sont celles que la Nasa lui a ordonné de prendre du soi-disant visage de Mars... ».

Quant à Michael Malin, la simple vue du site de Cydonia le pousse à conclure ironiquement : « Il a fallu dépenser plus de 400 000 dollars pour obtenir de nouvelles images du visage de Mars (...) Est-ce que le gouvernement veut vraiment gaspiller de l’argent à la poursuite de fantômes, du monstre du Loch Ness ou du continent perdu de l’Atlantide ?

Je pense que le visage de Mars est une des dépenses les plus stupides qui soient ». Voilà pour la position officielle de Malin.

Officieusement pourtant, des scientifiques de JPL travaillant sur les clichés de Mars Global Surveyor expliquent à Vince Di Pietro, le spécialiste en traitement d’images, et à Withley Strieber, l’auteur du livre Communion, victime et spécialiste des enlèvements extraterrestres, que Malin sans en avertir le public a « fait prendre tant de clichés du visage de Mars, ces deux dernières années (de 1998 à 2000) » que ses collaborateurs « n’avaient plus le temps de se consacrer à leurs propres recherches ».

En réalité, suite à l’affaire Cydonia et à la guerre médiatique qui en découle, Hoagland et Bara font un constat simple : la Nasa et les institutions avec lesquelles elle travaille se sont livrées tout au long des missions martiennes et lunaires à des manipulations et à de la rétention d’informations afin d’empêcher le grand public d’avoir connaissance de découvertes incroyables susceptibles de « donner une nouvelle perspective à la connaissance que l’homme possède de ses origines et de son environnement ».

Mars Observer, une mission pour rien… ?

Hoagland s’aperçoit clairement de l’opposition de Malin en 1992, au moment précis où est lancée la catastrophique mission Mars Observer, présentée comme la nouvelle génération de sondes orbitales, avec des équipements sondeurs bien plus sophistiqués que la génération Viking.

« Très étrangement et dès le départ, nous précise Bara, Mars Observer n’a pas été conçu pour être équipé d’une caméra. Malin ne voulait pas entendre parler de caméras. En fin de compte, il a été décidé d’inclure une caméra avec échelle de gris d’une résolution d’un mètre par pixel. Et c’est là que les problèmes ont commencé ».

Alors que Hoagland défend sa théorie sur l’existence, pour lui évidente, de traces de civilisation sur Mars, l’homme chargé de concevoir et de contrôler la caméra de Mars Observer se trouve justement être... Michael Malin qui, très curieusement, a par ailleurs expertisé les photos d’ovnis du « contacté » Billy Meier. Paradoxalement, Malin a conclu à l’authenticité des clichés sans toutefois être persuadé que « les objets contenus dans les photos étaient des vaisseaux extraterrestres ».

En 1992 donc, pressé de questions par la communauté des scientifiques passionnés par les questions soulevées par le site de Cydonia, Malin met directement les choses au point en affirmant qu’il n’est « absolument pas intéressé par le fait de tester l’hypothèse Cydonia en braquant sa nouvelle caméra vers le site ».

En fait, il fait connaître à de multiples reprises son opposition ferme et irrévocable à tout effort qui serait consenti pour re-photographier Cydonia.

Face à ces déclarations, Hoagland et un autre expert, le professeur Stanley Mc Daniel (Ndlr: auteur d’un rapport accablant sur la rétention des clichés des missions martiennes par Malin) découvrent qu’en réalité, Malin a volontairement sous-estimé les possibilités de la mission Mars Observer de viser et de photographier le site de Cydonia.

La Nasa cède le pas…

Dès lors, Hoagland et d’autres chercheurs indépendants entament une vraie campagne de lobbying auprès du Congrès et de la Nasa afin que la mission Mars Observer s’intéresse de près au site de Cydonia. La Nasa prend alors une série de décisions aussi inattendues que totalement inédites.

Elle vend l'ensemble des droits de toutes les futures données récoltées par Mars Observer à Michael Malin qui devient l’unique gestionnaire et propriétaire des données et clichés collectés par une mission pourtant financée par le gouvernement et donc par le grand public !

la Société qu’il a récemment créée, la Malin Space Science Systems, se trouve, via le développement des instruments d’observation spatiale, au centre d’un impensable monopole de l’imagerie des corps célestes. C’est toujours le cas aujourd’hui (voir http://www.msss.com/newhome.html).

Non sans une certaine colère, Mike Bara affirme: « Cet arrangement avec un contractant privé présentait l’insigne avantage d’absoudre la Nasa de toute responsabilité sur ce qui allait être photographié avec un outil financé par le contribuable américain, mais cette opération donnait également à Malin le droit de lancer un embargo sur les données collectées pendant au moins six mois si nécessaire...

Malin avait ainsi le droit de retenir tout ou partie des données récoltées et grâce à une clause contractuelle, il avait également le droit d’effacer tout objet ou “artefact” de n’importe quelle image ». De cette manière, la Nasa et Malin ne sont pas obligés de rendre publics les clichés pris par la sonde.

Des caméras frappées de myopie…

La date de lancement de Mars Observer, prévue pour septembre 1992, approche à grands pas. Fin août 1992, l’incroyable se mêle à l’improbable. Au cours d’un inspection de routine du vaisseau spatial sur son pas de tir, des techniciens de la Nasa découvrent « un sérieux problème de contamination, en l’occurrence des débris de métal, de composants électroniques, etc. ».

La Nasa conclut qu’un accident a pu survenir « lors du déménagement du vaisseau de la zone protégée et aseptisée de construction vers le pas de tir ». À quelques semaines à peine de la mise à feu, le lanceur et sa cargaison sont soumis à une inspection et « un nettoyage offensif ».

Lors de cette inspection, le chef de projet David Evans constate la présence « d’une substance étrangère » sur la caméra de Malin et qui « aurait rendu les images floues et inutilisables ».

Selon Evans, au vu des procédures, cette mystérieuse contamination n’a pu se produire que dans « la chambre aseptisée de JPL ». Mike Bara est interloqué : « Comment une erreur aussi basique a pu se produire dans le cadre d’une mission de près d’un milliard de dollars, cela demeure un mystère difficile à résoudre.

La vérification de la propreté du système d’optique de la camera est invariablement la priorité numéro 1 pour une mission dont la caméra à lumière visible est l’un des instruments scientifiques embarqués les plus importants.

Heureusement, les ingénieurs honnêtes de la Nasa purent nettoyer le vaisseau et la caméra à temps pour son lancement le 25 septembre ». Quelqu’un a donc saboté intentionnellement la caméra. Quant à savoir le pourquoi et l’identité du coupable, on ne peut que spéculer.

Entre-temps, Beven French, un allié de Malin, membre de la direction de la Nasa et de son programme scientifique, vient à son secours en spécifiant que non seulement, Malin a contractuellement le droit d’ignorer Cydonia, mais qu’en outre, le visage et les autres objets sont trop petits pour être visés par la caméra de Malin.

Étonnant constat pour un site d’environ 2,5 km de long sur 1,5 km de large, alors que la taille des cibles visées par des missions martiennes moins sophistiquées peuvent descendre jusqu’à une quinzaine de mètres. Quant à la Nasa, elle se retranche derrière l’avis de Malin, avançant qu’elle n’a « aucun pouvoir pour l’influencer ». On ne peut qu’être très surpris par cette délégation pleine et entière d’une institution comme la Nasa !

Vient alors le moment du départ de la mission envoyée grâce à un lanceur Titan. Une première anomalie survient: « Le lien avec Mars Observer et le second étage du lanceur a été coupé pendant près de 90 minutes », interrompant la transmission des données télémétriques et radio.

Lescontrôleurs au sol imaginent le pire, mais une heure plus tard, Mars Observer réapparaît sur les écrans de contrôle sans que l’on puisse fournir la moindre explication.

Que s’est-il passé… ?

Après enquête, les ingénieurs du Deep Space Network concluent que quelqu’un ou quelque chose a coupé le contact avec Mars Observer, effacé les données de vol et réinjecté « un flux de données nominales reprogrammées ».

Tout se passe bien jusqu’au 21 août 1993. Alors que Mars Observer entre dans sa phase d’approche de Mars, le journaliste d’Associated Press est averti par le Jet Propulsion Lab que la sonde a tout simplement disparu. Avec elle, s’évanouit une belle opportunité de ramener des données et de photographier Cydonia.

Quant à Hoagland et son équipe de la mission Enterprise, certaines informations les conduisent à douter que Mars Observer ait vraiment disparu.

La sonde a très vraisemblablement pris des clichés qui ne seront jamais diffusés. Mais, dans la mesure où ces hypothétiques images appartiennent de fait à la société de Malin, la voie est sans issue.

Un savoir caché… ?

On est alors en droit de se poser la question que Hoagland lui-même se pose. Tant d’acharnement déployé contre sa théorie d’une existence de ruines civilisées sur Mars ne cache-t-il pas une vérité ?

La Nasa et les autres institutions spatiales dissimulent volontairement peut-être des éléments forts bien connus de leurs hautes instances, des éléments attestant d’une civilisation ancienne sur notre voisine. Un point semblerait indiquer que oui, du moins qu’il existe au coeur même de la Nasa des individus ne négligeant pas cette possibilité.

On le sait maintenant depuis fort longtemps, à la fin de la seconde Guerre mondiale, Américains et Soviétiques ont copieusement pioché, et sans aucun sens moral, dans le contingent des scientifiques travaillant pour l’Allemagne nazie pour gonfler leurs propres équipes travaillant autant dans le domaine aérospatial que dans celui du nucléaire.

Le plus célèbre de ces savants est Wernher von Braun connu pour ses travaux sur les missiles de la catégorie V qui firent tant de dégâts dans le nord de l’Europe. Arrivé aux États- Unis grâce à la bienveillance de Washington, il intègre la future Nasa avant d’en devenir l’un des principaux acteurs, notamment lorsqu’il est l’âme de la fusée Saturne V.

Pourtant,jusqu’au début des années cinquante, von Braun est inconnu du grand public américain. Son étroite amitié avec Walt Disney va changer la donne.

Ensemble, ils décident de produire une série de films pour la télévision dépeignant la manière dont lui, von Braun, imagine les missions habitées d’exploration spatiale. Ce sont précisément ces films qui établissent la notoriété publique de von Braun et bâtissent sa légende dans l’imaginaire américain.

Intitulé Man in Space et diffusé sur ABC le 9 mars 1955, l’un de ces films montre un vol de reconnaissance effectué sur la face cachée de la Lune. Au moment où ils survolent le sol lunaire, les astronautes envoient des fusées éclairantes pour distinguer le paysage.

Soudain, un membre de l’équipage annonce « qu’une forte radiation se lit à 33’ », et le radar détecte une étrange formation. Le film montre alors, bien éclairées au centre d’un cratère, les ruines d’une ancienne civilisation. (http://www.enterprisemission.com/corbett.htm).

Certes, il ne s’agit que d’une fiction mais, au-delà de l’aspect anecdotique, ce que von Braun insère volontairement dans ce film est sans doute significatif de l’état d’esprit de membres de la Nasa. En 1955, certains pensent déjà savoir ce qu’ils peuvent trouver sur la Lune.

Comme l’affirme Bara « von Braun et Disney avaient l’intention évidente de dépeindre la Lune comme ayant été habitée antérieurement».

En posant des questions essentielles à propos de Cydonia, Hoagland a certainement mis un coup de pied dans la fourmilière d’un secret soigneusement entretenu par quelques membres bien placés de la conquête spatiale. On retrouve ces messages induits, troublants, dans une campagne d’affichage plus récente que l’affaire du film de Walt Disney et de von Braun.

En 1989, George Bush père veut relancer la conquête spatiale sous l’appellation de « Space Exploration Initiative », un programme qui prévoit l’implantation de bases lunaires et de missions exploratoires vers Mars.

Pour l’occasion, Boeing et la Nasa éditent une affiche commémorative montrant des astronautes sur la planète Mars avec, en arrière-plan, un splendide couché de soleil, mais surtout des ruines d’une ancienne civilisation qui semble être à la fois liée à Sumer et à l’ancienne Égypte.

Pourquoi avoir dépeint Mars sous un tel aspect alors qu’en 1989, même si l’affaire Hoagland n’a pas encore vraiment éclaté, la Nasa a officiellement montré un mépris certain pour le site de Cydonia et pour ceux qui croient y voir des ruines d’une ancienne civilisation ?

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