Le jour des attentats, le réseau de communication bruxellois destiné aux services de secours et de sécurité était en panne

Publié le par Bernard Gasnot

Ca sent l’attentat sous bannière


La commissaire générale de la police fédérale Catherine De Bolle a demandé une enquête sur la panne du réseau de communication Astrid, destiné aux services de secours et de sécurité, après l'attentat perpétré dans l'aéroport de Zaventem, Le système n'aurait pas fonctionné pendant des heures. En conséquence de cela, les opérations de secours menées par la police ont été rendues plus difficiles.

Selon un agent interrogé par les quotidiens, les services ont dû communiquer via l'application WhatsApp.

Un porte-parole de la police confirme que lors des opérations de secours et de sécurisation, tout ne s'est pas déroulé comme prévu.

: Une panne très étrange qui ressemble fortement à celle qui s'est déroulée lors de l'attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015 :

La police était injoignable lors du massacre :

Une journaliste de Première Ligne, qui a souhaité rester anonyme, témoigne

Il a aperçu deux personnes armées de kalachnikov qui demandaient 'C'est où Charlie Hebdo ?' Mon collègue est remonté en courant. Nous nous sommes barricadés et nous avons essayé d'appeler la police, mais ils étaient injoignables, c'était hallucinant.

Un temps d'attente anormalement long entre la tuerie et l'arrivée des secours:

On était une dizaine dans l'atelier quand on a entendu des tirs, sans trop comprendre d'abord ce qu'il se passait. On entendait des bruits venant de l'immeuble, qu'on n'a pas identifié tout de suite, puis dans la rue. Là on a tout de suite compris que c'était des tirs. On s'est éloigné des fenêtres. Entre une demi-heure et trois-quarts d'heure plus tard, les secours sont venus nous dire de ne pas sortir. Cette situation est un peu oppressante.

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