Réforme du travail el Khomri n’exclut pas un recours au 49.3…

Publié le par Bernard Gasnot

Dans la catégorie « Oui!Non!Peut être », souvenons-nous de son interview par JJ Bourdin sur RMC, où Mme la ministre n’a pas su répondre à une question, dont la réponse fait tout de même partie de sa charge ministérielle. A la question « combien de fois peut être renouvelé un CCD », Mme El Khomri n’a pas su répondre. S’en est suivi une polémique sur la prestation de JJ Bourdin qui, d’après la ministre, a voulu « faire le buzz »!

Ce qui a valu au présentateur de faire une mise au point, qualifiant la défense de la ministre de minable remettant en cause sa crédibilité. Envisager le recours à l’article 49.3, pourquoi! Si cette loi est bonne? Ça va permettre de faire passer en force, une loi qui avantage les entreprises, sans qu’elle ne soit approuvée et votée par les parlementaires, qui sont censés représenter le peuple. Il faut souligner que, le sinistre en chef Manuel Valls, y a déjà eu recours par trois fois.

Pourquoi payer chèrement des parlementaires, si ceux-ci n’ont pas la possibilité d’amender ou de discuter un projet de loi qui, quoi qu’ils disent passera? Y a-t-il encore des voix pour défendre le peuple? Le texte sera présenté, discuté et ça risque de swinguer, mais au final, c’est le 49.3 qui imposeront les visées réformatrices de « Pinocchio », très connu pour ses mensonges. C’est la chute finale, avec ces totalitaristes. En 2017 les moutons français sauront ils se souvenir de toutes les trahisons passées, présentes et à venir? Rien n’est moins sûr savoir s’ils ont cerveau !

Passer, coûte que coûte. La ministre du Travail Myriam El Khomri a exprimé sa volonté de « convaincre » les parlementaires du bien-fondé de sa réforme du droit du travail, tout en laissant entendre que le gouvernement, si besoin, pourrait utiliser l’article 49.3 permettant une adoption sans vote, dans un entretien aux Echos à paraître jeudi.

Interrogée sur les inquiétudes de la majorité face à un projet donnant plus de flexibilité aux entreprises et l’hypothèse d’un 49.3, la ministre affirme que le gouvernement prendra « ses responsabilités ». « Nous voulons convaincre les parlementaires de l’ambition de ce projet de loi. Mais nous avec le Premier ministre prendrons nos responsabilités », dit-elle en annonçant un débat parlementaire « nourri, car il y a un changement de philosophie important ».

En avant toute, quitte à bousculer un peu plus la majorité.

Primauté de l’entreprise pour l’aménagement du temps de travail

« Nous voulons faire avancer le pays par le dialogue social, garantir davantage des droits réels et rendre les entreprises plus compétitives », ajoute-t-elle. Le gouvernement « ne considère pas les mini jobs allemands ou les contrats zéro heure anglais comme des modèles, bien au contraire », mais « nous ne vivons pas dans un monde clos et nous devons nous aussi évoluer », estime la ministre. Son projet de loi, qui sera présenté le 9 mars en Conseil des ministres et examiné en avril à l’Assemblée nationale, vise à « améliorer la compétitivité des entreprises, développer et préserver l’emploi, réduire la précarité du travail et améliorer les droits des salariés », explique-t-elle. Selon la ministre, « il y a des blocages dans notre société, il faut faire confiance à la négociation collective dans les entreprises et dans les branches, pour les lever, en se basant sur les besoins du terrain »…../….

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