Réagir ou laissez faire ?

Publié le par Bernard Gasnot

Réagir ou laissez faire ?

Depuis 30 ans nous avons baissé les cotisations patronales des entreprises pour lutter contre le chômage et être compétitif, sans dire que ce qui coûtent cher au travail, ce n’est pas le prix de la main d’œuvre, mais c’est ce que le capital prend au travail. Conséquence le chômage n’a cessé de progresser !

Depuis 30 ans, dans notre société individualiste et divisée, une véritable propagande anti fonctionnaires a favorisé le démantèlement de la fonction publique au bénéfice de groupes privés, en augmentant les déficits publics au détriment de la population. Conséquence, lorsque tout sera privatisé, nous serons privés de tout !

Il faut se rendre à l’évidence, nous faisons fausse route ! Plutôt que de continuer à distribuer de l’argent à des entreprises qui licencient et délocalisent, aidons les salariés qui le désirent à reprendre leur outil de travail en autogestion. Instaurons une échelle des salaires décente. Ne laissons pas des sociétés devenir plus riches que les Etats, car c’est la porte ouverte à la corruption, et les gouvernements deviennent leurs vassaux. Notre président est le fondé de pouvoir des multinationales, il est loin d’être le président de tous les français !

Nous ne pouvons pas continuer à transférer la richesse de la nation à ceux qui sont au sommet de la pyramide économique (ce que nous avons fait depuis environ trente ans) tout en espérant qu’un jour, peut-être, les avantages de ce transfert se manifesteront sous la forme d’emplois stables et d’une amélioration des conditions de vie de millions de familles qui luttent pour y arriver chaque jour.

Cet argent n’atteindra jamais le bas de la pyramide. Nous sommes fous de continuer à y croire. Il faut instaurer des règles, le capitalisme prospère sur l’absence de règles. En 30 ans ce sont 10% du PIB qui sont passés de la poche des salariés à celle des actionnaires : c’est à dire prés de 200 milliards d’euros par an qui sont détournés dans les poches de ceux qui ne travaillent pas au détriment de la France qui se lève tôt.

Ces personnes tirent leurs revenus de notre exploitation et leur pouvoir de notre crédulité et de notre soumission. Cet argent disparaît dans des montages financiers complexes, il sert à la spéculation financière et alimente les paradis fiscaux. Seule une partie minime est réinjectée dans le circuit. Quand on a la possibilité de s’acheter une Ferrari tous les jours et une maison toutes les semaines, et que l’on en veut toujours plus, ce n’est pas seulement un problème de salaire, c’est aussi un problème de santé mentale.

Ne plus écouter le discourt archaïque de la droite patronale qui a toujours pleuré dans le gilet de l’État lorsqu’il a fallu qu’elle cède une partie de l’argent et du pouvoir qu’elle a escroqués aux citoyens comme en 36. Elle nous dit que ce n’est pas possible, que nous sommes des utopistes, que nous coulons le pays. Nous l’avons entendue avec les premiers congés payés, la semaine de 40 heures, … et déjà lorsqu’au début du 20ème siècle les ouvriers réclamaient des augmentations de salaires et des réductions du temps de travail, le patronat menaçait de délocaliser dans les« colonies» !!!

Devant des inégalités de plus en plus criantes, il devient urgent pour la classe capitaliste d’allumer des contre feux : détourner l’attention par la crise, la dette, la menace terroriste, etc.…Mais une des valeurs sûre c’est de faire battre les pauvres contre les plus pauvres, et malheureusement une partie de nos concitoyens résignés et abrutis par la propagande médiatique à la solde du pouvoir pensent trouver là une solution à ses problèmes.

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