Les secrets bien gardés de Mars...

Publié le par Bernard Gasnot

Les secrets bien gardés de Mars...
Les secrets bien gardés de Mars...

La présence de méthane sur Mars encore inexpliquée…

On sait au moins une chose, il y a du méthane sur Mars.

Ce méthane se dissipe d'une façon mystérieuse. Technologie avancée ou conditions propices à ce phénomène ?

Les concentrations de méthane observées localement sur Mars n’ont pas encore trouvées d’explication sur leur origine. S’agit-il d’émission de nature géochimique ou provient-il de formes de vies cachées dans le sol de Mars, à l’abri des rayons cosmiques dont la planète est peu protégée ?!

Les chercheurs Franck Lefèvre et François Forget de l’INSU-CNRS1 ont publiés, le 5 août dernier dans la revue Nature, leur étude sur l’évolution du méthane dans l’atmosphère de Mars, après simulation et modélisation.

Voici le communiqué de presse publié par le CNRS :

« Sur Terre, plus de 90% des émissions de méthane dans l’atmosphère sont d’origine biologique. La détection de traces de méthane sur Mars par la sonde européenne Mars Express (ESA) en 2004 avait donc relancé l’hypothèse d’une vie présente ou passée à la surface de la planète, même si les faibles quantités mesurées (environ 50 000 fois moins que sur Terre) peuvent également résulter d’une source géologique. Un aspect surprenant de cette découverte est que le méthane martien varie avec la saison et présente de fortes concentrations localisées, comme semblent le montrer des observations télescopiques récemment publiées en janvier 2009. Du fait de sa durée de vie théorique de plus de 300 ans, on s’attend pourtant à ce que le méthane soit mélangé de façon homogène par la circulation atmosphérique.

En utilisant un modèle de circulation générale qui inclue la photochimie du méthane, les chercheurs ont montré que la photochimie telle que nous la connaissons ne produisait aucune variation mesurable du méthane sur Mars. En revanche, la condensation et sublimation du gaz carbonique aux régions polaires peuvent conduire à des variations importantes de méthane, mais celles-ci diffèrent notablement de celles observées. Pour obtenir une évolution spatiale et saisonnière compatible avec les observations, il est calculé que le méthane doit être émis dans des quantités comparables à celles produites par hydrothermalisme sur l’ensemble de la dorsale médio-atlantique, une importante source géologique de méthane sur Terre. Une telle production est surprenante sur une planète aride et au volcanisme dormant comme Mars.

Par ailleurs, ce méthane doit être détruit en environ 200 jours terrestres dans l’atmosphère. Ce résultat implique l’existence d’un processus de destruction inconnu, rapide, et particulier à Mars. De plus, il ne doit pas affecter les autres espèces chimiques observées dans l’atmosphère de la planète (ozone, peroxyde d’hydrogène, ou monoxyde de carbone) pour lesquelles un bon accord est généralement observé avec les modèles. L’hypothèse récente d’une destruction électrochimique du méthane dans les tempêtes de poussière, testée dans l’étude, ne semble pas répondre à cette dernière condition. Une autre éventualité est que le méthane soit détruit au contact du sol martien. Dans ce cas, il est montré que cette perte doit intervenir en environ 1 h pour expliquer les observations. L’existence d’un processus aussi rapide dans le sol martien est aujourd’hui difficilement explicable.

Le prochain rover Mars Science Laboratory permettra d’étudier cette énigme en effectuant les premières mesures in situ du méthane sur Mars. La surveillance du méthane martien se poursuivra avec le Mars Science Orbiter prévu en 2016, puis par le rover européen Exomars. »

Ouvrez une photo officielle de la NASA dans photoshop, aller dans image > réglage > puis niveau, faite le réglage auto et vous constaterez que la dominante magenta des photos fournit par la NASA s'évanouit miraculeusement, laissant apparaitre de jolies nuances bleues. Les photos de la NASA ne sont pas truquées à proprement parler, il y a juste un problème technique de filtrage des objectifs photos des missions martienne qui donne cette dominance magenta sur toute les photos. En effet, l'oeil humain perçoit le monde via l'association de 3 couleurs. Bleu, Vert et Rouge. Or la NASA utilise bien un filtre vert et un filtre bleu mais elle utilise aussi un filtre infra rouge au lieu du filtre rouge.

Pourquoi ? A eux de nous le dire…

Ce qu'il y a de sure c'est que cette belle planète rouge ne ressemble pas du tout aux clichés officiels de la NASA et que ça surface ne ressemble pas au désert aride que l'on nous présente. On sait dorénavant que sur Mars il y a de la neige qui tombe, il y a des avalanches, il y a de l’eau et de la pluie de toute évidence, mais la seule chose que l’on ne nous dit pas ‘’ encore ‘’, c’est qu’il y a de la vie…

De la vie passée, présente, et futur.

Sur cette photo prise par le Télescope Spatial Hubble en 2003, alors que la planète Mars était au plus près de la Terre depuis 60 000 ans. Ce matin-là à 11H51 (heure de Paris), Mars était à 55.758.006 kilomètres. Et sur cette photo, on distingue nettement du bleu qui ressort soit de l’atmosphère, ou des océans, ou des deux ! Depuis 60 000 ans, jamais les deux planètes n'avaient été aussi proches l'une de l'autre. Une occasion unique dans l'histoire, qu'Hubble ne pouvait pas manquer. Pour bénéficier d'un rapprochement aussi favorable, le successeur du télescope spatial devra patienter jusqu'en 2287 ...

L'image ci-contre a été acquise à quelques minutes du rapprochement maximal de la Terre et de Mars. Avec une résolution d'une dizaine de kilomètres par pixel, elle permet d'apercevoir une foule de détails. Dans la partie supérieure du disque martien, on distingue l'énorme masse du volcan Olympus Mons, ainsi que l'alignement des trois volcans de Tharsis (Arsia, Pavonis et Ascraeus Mons) juste en dessous à droite. L'immense balafre de Valles Marineris est également visible au centre à droite. En dessous de ce canyon géant se trouve la région de Solis Lacus, bien connue des astronomes à cause de son humeur changeante. C'est effectivement l'un des secteurs les plus variables de Mars.

Solis Lacus est prolongée à gauche par une mince bande sombre constellée de cratères d'impact, Terra Sirenum. Le bas du disque est occupé par la calotte polaire australe, qui se sublime avec l'arrivée de l'été dans l'hémisphère sud. Des nuages poussiéreux jaunâtres, annonciateurs de tempêtes de poussière, se détachent par endroit sur le fond blanc de la calotte polaire .L'hémisphère nord s'enfonce quant à lui dans l'hiver, et la région polaire s'est recouverte d'un capuchon nuageux (que l'on devine en haut de l'image), sous lequel va se former la calotte saisonnière boréale de CO2. Et que dire de cette photo prise lors de l’opposition de 1995.

Mars semble comme embuée par un fin voile nuageux. La planète rouge apparaît plus nuageuse que lors des précédentes décennies. Pour les scientifiques, le climat se serait sensiblement refroidi et la vapeur d'eau atmosphérique aurait alors tendance à se condenser plus facilement en de minuscules cristaux de glace, qui finissent par se rassembler en nuages et voiles atmosphériques. Mars ressemble beaucoup plus à la Terre que se que l'on veut bien nous dire...

D'ailleurs la NASA doit bientôt annoncer la présence d'une vie " passée " sur Mars, certainement la 1ere étape d'une révélation bien plus importante à venir sous peu...

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