L'argent l'esclavage moderne

Publié le par Bernard Gasnot

L'argent l'esclavage moderne

CULTE DE MAMMON ET ARGENT R

Il n'est pas possible de situer avec précision l'invention de la monnaie mais elle est certainement une invention pour surmonter les multiples difficultés du troc. Les origines de la monnaie sont aussi indissociables des échanges sociaux et rituels. L’utilisation de l'or et de l'argent comme moyen d'échange est attestée depuis les temps les plus lointains (4000 ans av JC). Dans tout le bassin méditerranéen les métaux précieux et rares sont revêtus d'une forte dimension symbolique proche de celles de la religion et du pouvoir. La civilisation des Hittites remplace le règlement en orge des transactions commerciales par le paiement en lingots d'or.

La monnaie papier apparait lorsque les orfèvres du 17ème siècle ont proposé de rendre un reçu aux clients qui leur confiait leur or destiné au coffre-fort. Les réserves fédérales et les banques commerciales contrôlent et détiennent l'argent, elles créent cet argent lorsque que l'on demande un emprunt. La boutique de l'orfèvre n'est alors qu'une simple consigne bien protégée. Ces orfèvres vont peu à peu se transformer en banquiers de dépôt, les certificats de dépôts ne font cependant que compenser exactement le montant d'espèces métalliques présentes dans les coffres et retirées de la circulation active. La masse monétaire demeure strictement inchangée, seul l'aspect matériel des paiements est modifié, la circulation de papiers se substituant partiellement à la circulation métallique.

Depuis que l'argent n'est plus indexé sur l'OR, cet argent est créé à partir de rien, c'est là que le système va bloquer si l'on souhaite rembourser la dette car cela est impossible. Mais les orfèvres vont s'apercevoir que le stock de métaux précieux ne descend jamais en dessous d'un certain seuil, les détenteurs des certificats accordent une grande confiance aux orfèvres, de sorte qu’ils en demandent rarement la conversion.

Une couverture métallique à 100 % des certificats est devenue inutile puisqu'une petite encaisse suffit à parer aux retraits imprévus. Plutôt que de conserver cet or et cet argent qui « dorment », mieux vaut dès lors les faire fructifier. Face à ce constat, vers 1665, les orfèvres vont alors commencer à émettre des certificats en échange d'un titre de dette et non d'un dépôt d'or ou d'argent. L'orfèvre remet à son client emprunteur, privé ou public, des billets en tout point identiques aux autres.

La valeur faciale de l'ensemble des certificats émis est désormais supérieure à la valeur du stock métallique détenu, la différence représentant la valeur du portefeuille d'effets escomptés (qui figurent dans les avoirs puisque l'orfèvre-banquier conserve dans ses coffres ces reconnaissances de dettes). Il y a bien là création monétaire puisque le volume de moyens de paiement disponibles s'est accru.

On pense que le système s'effondrerait si tout le monde retirait son argent des banques mais désormais cet argent est crée à partir de rien et cela ne servirait strictement à rien, les banques et les réserves fédérales feraient tourner la planche à billet, puisque en vérité l'argent n'existe plus.

Si la banque ne peut pas couler, elle s'octroie le droit de nous saisir nos biens si l'on ne peut rembourser les intérêts. Alors que ces derniers proviennent d'un argent dont la banque n’a elle-même jamais eu en sa possession. La dette apparue à cause de nombreux facteurs complexes, c'est une arnaque ingénieuse. Nous travaillons pour gagner de l'argent et acquérir des biens, mais surtout pour se nourrir.


Le système mis en place fait que nous devons absolument travailler et gagner de l'argent pour obtenir de la nourriture et avoir un toit, tout est organisé pour forcer le peuple et la masse ignorante à travailler. C’est ce qu'on appelle « l'esclavage moderne ».

BANKSTERS


Un détournement de fond

L’argent que vous déposez sur votre compte est en réalité un prêt que vous faites à votre banque. Celle-ci considère pourtant que c’est son argent, et elle en dispose sans vous demander votre consentement sur l’usage qu’elle en fait. Ensuite, croire que la banque vous prête l’argent que d’autres clients ont déposé est la deuxième idée reçue, la banque ne possède pas dans ses coffres l’argent qu’elle vous prête.

Elle vous prête de l’argent qui n’existe pas, et en vous faisant signer une reconnaissance de dette vous oblige à lui verser chaque mois la mensualité prévue au contrat de prêt. Vos versements enrichissent mois après mois la banque par de l’argent frais en monnaie sonnante et trébuchante. Cet argent que vous empruntez à votre banque est de la « fausse monnaie » (une écriture comptable), elle n'existe pas et c'est parfaitement légal, il s’agit bien d’une émission légale de fausse monnaie.

La banque qui est donc un acteur du système ne peut pas couler, quand une banque est au bord de la faillite, elle prête à l’État l’argent nécessaire pour son renflouement. La dette publique peut donc devenir une affaire très rentable. Le débat sur la monnaie doit être un débat majeur des prochaines années. Le système actuel, quand on le comprend, est un scandale démocratique et équivaut à une forme de détournement de fond institutionnalisé.

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