L’avenir compromis de la France…

Publié le par Bernard Gasnot

Quelle que soit notre sensibilité politique, il est important de voir objectivement, LES CAUSES de ce que notre pays est devenu, non les CONSÉQUENCES qui en découlent de fait. Vos avis sont les bienvenus.

On ne saurait mieux aborder le sujet qu’en citant une phrase prophétique de George Orwell : « Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime ! Il est complice ».

À part une grande partie qui reste silencieuse et qui endure le sort qui lui est réservé, une minorité des citoyens engagés responsables, flanquée d’une classe jacassière bien inutile, cherche souvent les causes profondes du déclin de la France.

Il ne faut pourtant pas chercher bien loin. La cause première, le cœur du problème dont découlent toutes les erreurs qui sont faites, s’explique par l’accession avec notre bénédiction et la présence au pouvoir des profiteurs dénoncés par Orwell en préambule à cet article. L’élection de corrompus, renégats, imposteurs, voleurs et traîtres.

On ne saurait être plus précis. Le point commun de toute cette engeance qui paradent sur nos écrans, vivent dans des environnements luxueux dans des conditions que ne dédaigneraient pas nos anciens rois, et qui explique la collusion de leurs politiques néfastes pour la France, réside dans le pouvoir et l’argent qu’ils retirent de leur accession aux postes clés du pays. Servis servilement par des médias complices, achetés par les subventions qui les font vivre et que le bon peuple paie, qui sont aux mains de l’élite et pour son service exclusif. Payer pour se faire enfumer et manipuler, le comble de la déchéance à notre égard, le comble de la bêtise de les laisser faire sans réagir.

La seule chance de remettre la France sur les rails sera de faire une opération prophylactique en profondeur, et nettoyer les écuries d’Augias. Ensuite, voter et mettre en place une nouvelle structure, gardée sous surveillance étroite citoyenne par des contre-pouvoirs. Posons-nous trois questions essentielles :

  1. QUI peut exercer le pouvoir.
  2. Au PROFIT de qui ce Pouvoir va t-il être exercé
  3. Quelles sont les LIMITES mises à l’exercice de ce Pouvoir.

Citons l’excellent Charles Gave : Officiellement, nous sommes en Démocratie et chacun peut se présenter. Mais depuis une bonne trentaine d’années, une classe sociale, au sens a complètement capturé la représentation Nationale en faisant passer des Lois qui de fait interdisent à quiconque qui ne ferait pas partie de cette classe d’être élu.

Le pouvoir est exercé au profit de ceux qui ont bénéficié de nos votes. Si vous êtes un membre, même mineur de cette classe monopolistique, jamais dans l’Histoire de France le pouvoir de votre classe n’a été aussi élevé, et jamais les prébendes qu’elle touche n’ont été aussi fortes. A eux les Palais Nationaux, les meubles somptueux, les très grands appartements situés dans les endroits luxueux, à eux les voitures avec gyrophares, les voyages officiels dans les pays du soleil pendant l’hiver, les triple, quadruple, quintuple retraites, les possibilités de passe-droit pour loger leurs enfants ou les envoyer dans les meilleurs écoles. Restent pour nous les transports en commun, les lycées de banlieue, les retraites insuffisantes, les embouteillages et les vacances au rabais. Reste pour nous à écouter les interventions pontifiantes des politiciens à l’ego ruisselant et à réduire le cadre de nos dépenses pour tenter d’équilibrer le budget. Tandis que des Bisounours bêlants se posent la question au dernier moment : Droite ou gauche, alors que les sas entre les deux ont sauté depuis bien longtemps.

Les limites Institutionnelles mises au pouvoir sont inexistantes. Le cœur du problème n’est ni économique, ni politique mais juridique. Dans une démocratie digne de ce nom, doit exister un système électoral qui permet au Peuple de donner congé à son élite Politique quand elle devient par trop incompétente. Or en France c’est cette élite qui vote sur le système électoral qui régit les élections. Elles ont donc bien sur mis en place un corpus législatif qui interdit à qui que ce soit tout espoir de les évincer un jour. On a donc toujours le choix entre un fonctionnaire de gauche ou un fonctionnaire de droite mais jamais entre autre chose que pour un fonctionnaire ou un professionnel de la politique.

Dans une vraie démocratie il devrait exister des contre-pouvoirs qui limitent la capacité de nuisance de cette élite. Ces contre-pouvoirs existent en Suède, en Allemagne, en Grande Bretagne, aux États-Unis, mais pas en France à cause de ce monstre juridique qu’est la Constitution de la Cinquième République. Un homme est à l’origine de la décadence actuelle de la France : Michel Debré, mort en 1996, le père de la Cinquième République. C’est lui qui a créé l’ENA, c’est lui qui a autorisé la fusion entre les banques d’affaires et les banques de dépôts, ce qui a permis la domination des banques et donc de la classe sur l’économie de notre pays et c’est enfin lui qui a rédigé la Constitution de la Cinquième République. Elle fut organisée pour qu’une faction accapare l’Etat de façon légale, à son profit pour imposer ses idées qui devront être portées par un « Président ».

Inutile de préciser que pour mettre fin à tout ça il va falloir le vouloir et y œuvrer. On ne peut que se réjouir de voir les voix s’élever pour que les équilibres géopolitiques internationaux soient rétablis. On ne peut aussi, hélas, que regretter que les combats pour restaurer les souverainetés en France semblent beaucoup moins intéresser les mêmes.

Les souverainetés à regagner

Une Nation, une Patrie qui fonctionne correctement et dans l’intérêt exclusif de son peuple, ne peut qu’exercer une souveraineté totale, laquelle n’est garantie que par plusieurs souverainetés : monétaire, budgétaire, militaire et de son système d’éducation. Ces quatre axes clés de la souveraineté ne sont possibles qu’en étant indépendants de l’asservissement à des pays, des forces et des influences étrangères. Or, que ce soit de l’empire du chaos américain, de l’Union Européenne, de l’Allemagne, des monarchies du Golfe qui financent nos déficits, et des sionistes omniprésents, nous sommes enkystés dans des réseaux inextricables de soumission, établis depuis des lustres. Sans parler de la pire de toute, la soumission à la cabale des élites de l’hyper-classe hégémonique globaliste.

On peut brièvement passer en revue les chaînes qui nous entravent.

Soumission monétaire

C’est la première de toutes. Celle qu’il faut casser de toute urgence pour retrouver sa souveraineté monétaire. La plupart des pays du monde, plus de 90%, ont leur propre monnaie. Les Suisses ont la leur et ne sont pas dans l’Euro et ça ne va pas trop mal pour eux, non ?

Au cours des premières leçons d’économie et bien avant le doctorat, croyez-moi, on apprend ce principe essentiel : avec sa propre monnaie, on peut moduler au besoin le taux de change pour servir son économie, sa compétitivité, et ultimement agir sur son emploi. L’Euro n’est pas modulable pour chaque pays de la zone, par exemple il est encore trop cher pour la France, pas cher du tout pour l’Allemagne qui en profite. Première leçon : recouvrer sa politique monétaire en ayant sa propre monnaie taillée sur mesure.

La soumission budgétaire

En joignant le « machin » européen, en contribuant même à sa création, on a accepté de faire dépendre notre budget d’un quarteron de non-élus à Bruxelles, et qui sont pour rendre les choses encore plus désagréables, bouffis d’orgueil et de hubris. Restée trop longtemps taboue, la question est discutée maintenant. Elle devrait déboucher, dès que lebon sens prévaudra rendu possible par la pression de nécessité, sur une sortie de l’Europe. La souveraineté budgétaire est à ce prix.

La soumission militaire

L’Otan fut créée pour faire face à L’URSS. Celle-ci disparue, l’empire du chaos américain a conservé la structure, qui se cherche un ennemi pour subsister et garnir les poches du complexe militaro-industriel américain autant que défendre la mainmise des Etats-Unis sur une Europe asservie et aux ordres.

Sortir de l’Otan, augmenter le budget des armées françaises et rétablir une forme de service national, voilà une réponse patriote pour regagner

Pour clore cette incursion dans les affaires de la politique intérieures de la France, nous dirons que nous pouvons choisir d’exprimer notre frustration sous des formes et des styles différents : un commentaire charpenté et musclé, ou une jacasserie vide de substance, ou encore une insulte à l’égard de l’auteur, qui ne mène pas bien loin et constitue la forme ultime d’inutilité et de parasitage. La vraie question est : sachant que la renaissance de la France est possible, comment s’y prendre ?

Sans doute en ayant des légions de citoyens engagés responsables qui agissent, conscients que si rien n’est fait le peuple finira au stade le plus bas de la misère. Ce qui justifie pleinement le titre donné : L’avenir compromis de la France. Les Cassandre ont pour l’heure toutes les raisons de s’alarmer.

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