Falsification de l’histoire Le pouvoir des mensonges

Publié le par Bernard Gasnot

l’histoire est falsifié au gré des agendas politiques

L’article de Paul Craig Roberts (traduit de l’Anglais et initialement publié sous le titre La falsification de l’histoire: Paul Craig Roberts rejoint le cercle Howard Zinn et Antony Sutton…)

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« J’essaie de réécrire l’histoire afin de refléter le point de vue de ces gens qui ont été exclus ; parce que l’histoire que nous avons jusqu’à présent n’a été que l’histoire vue d’en-haut, l’histoire du point de vue des politiciens, des généraux, des militaristes et des industriels…
» Howard Zinn ~

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« Ce que l’histoire révisionniste nous enseigne est que notre inertie de citoyens à abandonner le pouvoir politique à une élite, a coûté au monde environ 200 millions de morts entre 1820 et 1975. Ajoutons à cela la misère non dite des camps de concentration, des prisonniers politiques, de l’oppression et de l’élimination de ceux qu’essaient de faire parvenir la vérité en pleine lumière… Arrêtons le cercle infernal des pillages et des récompenses immorales et les structures élitistes s’effondreront ; mais pas avant que la majorité d’entre nous ne trouvent le courage moral et la force intérieure de rejeter le jeu frauduleux qu’on nous fait jouer et de le remplacer par les associations volontaires, les communes volontaires ou des sociétés décentralisées, ne s’arrêteront le pillage et le massacre. » Anthony C sutton

C’est une des ironies de l’histoire qui veuille que le monument à la gloire de Lincoln soit un endroit sacré du mouvement des droits civiques avec celui de l’endroit où Martin Luther King délivra son célèbre discours “J’ai fait un rêve”.

Lincoln n’a jamais pensé que les noirs étaient les égaux des blancs. Le plan de Lincoln était de renvoyer les noirs en Afrique et s’il n’avait pas été assassiné, renvoyer les noirs en Afrique aurait sans aucun doute été sa politique d’après-guerre.

Comme l’a établi de manière conclusive Thomas Di Lorenzo et un bon nombre d’historiens, Lincoln n’a pas envahi la confédération (sudiste) afin de libérer les esclaves. Le proclamation de l’émancipation ne s’est pas produite avant 1863 (rappelons que la guerre “civile” aux Etats-Unis, plus justement guerre de sécession eut lieu entre 1861 et 1865), lorsque l’opposition contre la guerre augmenta dans le nord malgré les mesures d’état policier prises par Lincoln pour réduire au silence les opposants, dissidents et la presse d’opposition. La proclamation d’émancipation fut une mesure de guerre prise par Lincoln investi des pleins pouvoirs à cause de la guerre. La proclamation permettait ainsi que les esclaves noirs émancipés soient immédiatement enrôlés dans l’armée du Nord pour compenser ses lourdes pertes. Le Nord espérait aussi que la proclamation pousserait les esclaves à la révolte dans le Sud tandis que les hommes du sud étaient à la guerre, ce qui aurait eu pour effet de retirer des troupes sudistes du front pour protéger femmes et enfants à l’arrière. Le but était de précipiter la chute du sud sécessionniste avant que l’opposition politique à Lincoln au Nord ne devienne trop importante.

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Lincoln Memorial

Le monument Lincoln (Lincoln Memorial) fut construit non pas parce que Lincoln “libéra les esclaves”, mais parce que Lincoln sauva l’empire. En tant que sauveur de l’empire, si Lincoln n’avait pas été assassiné, il serait devenu un empereur à vie.

Comme l’écrit très bien le professeur Thomas Di Lorenzo: “Lincoln passa son entière carrière politique à tenter d’utiliser les pouvoirs étatiques pour le bénéfice de la riche élite entrepreneuriale (les 1% d’aujourd’hui), d’abord dans l’Illinois, puis dans le Nord en général, au travers des tarifs protectionnistes, des avantages corporatistes pour les entreprises du BTP, des voies fluviales et des chemins de fer et d’une banque nationale contrôlée par des politiciens comme lui pour tout financer.

Lincoln était un homme d’empire. Dès que le Sud fut conquis, ravagé et pillé, il envoya sa collection de criminels de guerre comme les généraux Sherman et Sheridan, massacrer et exterminer les Indiens des grandes plaines ( Sioux, Cheyennes, Arapahos, Crow, Pieds-Noirs, Comanches, Kiowas, Missourias, Osage, Cree, Ojbiwe, Pawnees, Poncas, Wichitas pour ne citer que les nations les plus connues) dans ce qui fut un des pires actes de génocide de l’histoire de l’humanité (pour les “fans” de la compétition victimaire dont nous ne faisons pas partie, le plus grand génocide de l’humanité ayant été sans conteste celui des nations amérindiennes sur l’ensemble du continent américain depuis 1492. Génocide perpétré par les Européens sous édits du Vatican se chiffrant entre 70 et 100 millions de morts selon les sources…).Aujourd’hui même, les sionistes israéliens réfèrent à l’extermination des Indiens des Grandes Plaines par Washington comme le modèle suivi pour le vol de la Palestine par Israël.

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La guerre d’agression du Nord fut à propos des tarifs et de l’impérialisme économique du Nord. Le Nord était protectionniste, le Sud était pour le libre-échange. Le Nord voulait financer son développement économique en forçant le Sud à payer plus cher les produits manufacturiers. Le Nord passa la tarification Morrill qui fit plus que doubler le ratio de tarification à 32,6% et monta même jusqu’à 47%. La tarification détournait ainsi les bénéfices du Sud résultant de ses exportations agricoles, dans les coffres des industriels et fabricants nordistes. La tarification était faite pour rediriger les dépenses en produits manufacturiers du Sud de l’Angleterre vers les biens de consommation plus chers produits par le Nord.

Voilà pourquoi le Sud quitta l’Union, ce qui était un droit à l’auto-détermination sous la constitution des Etats-Unis.

L’objectif de la guerre de Lincoln était de sauver l’empire et non pas d’abolir l’esclavage.

Dans son premier discours inaugural, Lincoln fit “une défense de fer de l’esclavage”. Son but était de conserver le Sud dans l’Union malgré la tarification Morrill. Quant à l’esclavage Lincoln dit ceci: “Je n’ai aucun but d’interférer directement ou indirectement avec l’institution de l’esclavage dans les états où il existe. Je crois que je n’ai aucun droit de le faire et je n’ai aucune inclinaison à le faire.” Cette position fut celle de la plateforme politique du parti républicain en 1860, rappela Lincoln à son audience. Lincoln ajouta qu’il soutenait avec ferveur la loi sur les esclaves fugitifs (Fugitive Slave Act) et sa mise en application, qui demandait aux nordistes de pourchasser et de rendre les esclaves qui s’enfuyaient ; il donna également son soutien à l’amendement Corwin à la constitution, qui avait déjà passé le vote de la chambre basse et du sénat et qui interdisait toute interférence fédérale avec l’esclavage. Pour Lincoln et ses alliés, l’empire était bien plus important que les esclaves.

Di Lorenzo explique ce que fut l’arrangement que Lincoln offrit au Sud. Mais, alors que l’empire était plus important pour le Nord que l’esclavage, pour le sud, éviter la grosse taxation des produits manufacturiers, ce qui était de fait un impôt sur les bénéfices des exportations de son agriculture, était plus important que les garanties du Nord apportées pour l’esclavage.

Si vous voulez vraiment déloger le lavage de cerveau en règle au sujet de la guerre d’agression du Nord sur le Sud, lisez les livres de DiLorenzo “The Real Lincoln” et “Lincoln Unmasked

La soi-disant “guerre civile” n’était pas du tout une guerre civile.

Dans une guerre civile, les deux côtés de la belligérance combattent pour s’approprier le contrôle du gouvernement du pays. Le Sud ne se battait pas pour contrôler le gouvernement fédéral (de Washington). Le Sud avait fait sécession et le Nord refusait de le laisser partir. ( En Europe, en France, on ne parle pas souvent de “guerre civile” au sujet de cette guerre mais bien de “guerre de sécession”. Il faut savoir que constitutionnellement, le Sud avait parfaitement le droit de le faire, le Nord utilisa la force pour l’en empêcher. Une fois de plus, pour diaboliser une des parties (celle qui fut vaincue bien sûr), on présenta l’affaire comme étant une guerre des gentils anti-esclavagistes du nord se battant contre les méchants sudistes esclavagistes, une manipulation historique de plus quand on regarde les choses de près, ce qui bien sûr est inacceptable pour le parti de la pensée unique sévissant globalement…)

La raison pour laquelle j’écris à ce sujet est pour illustrer comment

L’histoire est falsifiée au gré des agendas politiques. Je suis un inconditionnel des droits civils et j’ai participé au mouvement lorsque j’étais étudiant à l’université. Ce qui me dérange est la transformation de Lincoln, un tyran qui était un agent du 1% et qui avait la volonté de détruire quiconque et quoi que ce soit pour préserver l’empire, en un héros des droits civils. A qui le tour? Hitler? Staline? Mao? George W. Bush? Obama? John Yoo? Si Lincoln est un héros des droits civils, alors des bourreaux peuvent aussi bien l’être. Ceux qui assassinent des femmes et des enfants dans les guerres de Washington pourraient bien être retournés en défenseurs des droits des femmes et des enfants. Ils le seront probablement du reste.

Ceci est le monde pervers et tordu dans lequel nous vivons.

Vladimir Poutine, le président de la Russie, est confronté au renversement par Washington d’un gouvernement dûment élu en Ukraine, un allié de la Russie et durant des siècles partie de la Russie elle-même, alors que Poutine est lui faussement accusé d’envahir l’Ukraine.
La Chine est accusée par Washington de violer les droits de l’Homme tandis que Washington a assassiné plus de civils au XXIème siècle que tous les autres pays combinés. ( La Police US a tué plus de personnes en mars 2015 que celle du Royaume-Uni durant tout le 20e siècle)

Partout en occident des mensonges monstrueux demeurent intouchés. Les mensonges sont institutionnalisés dans les livres d’histoire, dans les programmes scolaires et universitaires, dans les déclarations politiques, dans les mouvements et les causes et dans la mémoire historique.

William Guy Carr

William James Guy Carr (décédé les 2 octobres 1959 en Ontario) fut sous-marinier anglais lors de la Première Guerre Mondiale, puis commandant de la marine royale canadienne (R.C.N.) ainsi que membre des services de renseignements canadiens. Il débuta sa carrière d’écrivain par la publication d’ouvrages sur la guerre sous-marine à laquelle il avait pris part aux côtés des forces anglaises lors de la Première Guerre Mondiale. À partir des années 1930, il devint conférencier et commença à aborder des thèmes sur la Conspiration Internationale. Durant les années 1950, il publia plusieurs ouvrages d’inspiration chrétienne et antimaçonnique ; dont le plus célèbre s’intitulant Pawns in the Game, (1955).

Dans cet ouvrage, il rapporta la célèbre lettre de correspondance entre Pike et Mazzini, détaillant une Troisième Guerre Mondiale entre l’Occident Sioniste et le Monde Musulman. Ses ouvrages témoignent d’un intérêt pour les activités des sociétés secrètes (notamment les Illuminés de Bavière). Carr s’inspira des ouvrages de John Robison, Nesta Webster, Léo Taxil, Abel Clarin de la Rive ainsi que du Cardinal chilien Caro Rodriguez pour mettre à jour les agissements de la franc-maçonnerie luciférienne. Son dernier ouvrage Satan, Prince of this world, resté inachevé, fut publié par les soins de son fils aîné William J. Carr, dont la préface est datée du 2 juin 1966.

En 1907 à l’âge de douze ans, l’auteur fut endoctriné par deux révolutionnaires bolcheviques qui voyageaient sur le même bateau que lui, à destination de l’Orient. Mais à la différence des autres, il ne fut pas dupe. Malgré son jeune âge, il décida de garder un esprit libre et d’enquêter à fond sur ces questions avant d’en tirer des conclusions. Ses enquêtes et ses études sur les différents aspects de la Conspiration Internationale l’ont emmené dans presque tous les pays du monde.

Le Commodore Carr a accompli une carrière exemplaire dans la Marine. Pendant la Première Guerre Mondiale il servit en tant qu’Officier Navigant dans les Sous-Marins Britanniques. Au cours de la Deuxième Guerre Mondiale, il fut Officier de Contrôle de la Marine Canadienne pour le St Laurent ; puis Officier d’État-Major dans les Opérations à Shelbourne, N.S. ; et Officier Principal de la Marine à Goose Bay dans le Labrador. En tant qu’Officier de l’État-Major du Commodore Reginald Brock, il organisa le 7ème Emprunt de la Victoire pour les Vingt-deux Divisions d’Entraînement de la Marine Royale Canadienne.

Le Commodore Carr est connu de nombreux Canadiens qui ont assisté à ses conférences publiques. Il a fait des tournées dans tout le Canada pour des Associations Canadiennes en 1930~1931, avertissant ses auditeurs de l’existence d’une Conspiration Internationale et prédisant que les conspirateurs, à moins qu’on ne les arrête, entraîneraient le monde dans une autre Guerre Universelle.

De 1931 à 1939, il fit des discours dans les syndicats Professionnels de l’Ontario. En 1944 et 1945, les autorités de la Marine l’envoyèrent faire une tournée de conférences. Il expliqua pourquoi il était indispensable de remporter la Paix, les fruits de la victoire militaire ne devant pas être de nouveau dispersés.

L’objectif du Commodore Carr était d’informer véritablement le plus grand nombre de personnes sur les « Forces du Mal » qui influencent de façon si négative notre vie et celle de nos enfants. Son livre Des pions sur l’Echiquier, ouvrira les yeux aux parents, aux hommes d’Église, aux professeurs, aux étudiants, aux hommes d’État, aux politiciens et aux dirigeants syndicaux.

William Guy Carr, en chrétien honnête, davantage soucieux de la diffusion de la vérité que des retombées financières, n’a déposé de « copyright» sur ses livres. N’importe quel éditeur pouvait donc rééditer ses livres pourvus que le texte fût complet et moyennant finance de la part des acheteurs, cela va de soi, étant donné le coût de l’impression.

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