Dès le 1er Janvier, les viticulteurs français perdront une de leur principale protection

Publié le par Bernard Gasnot

Le TAFTA impose nombre de dérégulations si celles-ci permettent aux Etats-Unis d’importer l’ensemble de leurs produits en Europe sans trop de contraintes, mais pour cela, il faut que certains domaines soient très affaiblis, voire mis à terre, sans mauvais jeu de mot. C’est maintenant au tour des viticulteurs français, réputés pour la qualité de leurs vins à travers la planète, d’en faire les frais. Et dans le domaine, il risque d’y avoir de gros dégâts, merci qui? Merci l’Union Européenne!!! En clair, chacun pourra planter ses vignes et vendre le vin issu du raisin récolté, plus besoin d’Appellations d’Origine Contrôlée, tout simplement… Une petite révolution dans le monde du vin français et européen ? A partir du 1er janvier, il sera possible de planter des vignes ou d’étendre des parcelles existantes n’importe où en France et d’en vendre le vin. C’est la conséquence d’une décision européenne de 2007, qui sera appliquée dans l’Hexagone à partir du 1er janvier prochain. Les nouveaux breuvages que vous goûterez peut-être seront des « vins sans indications géographique » (VSIG).

Cette décision inquiète les producteurs de vins et surtout les petits viticulteurs, qui craignent qu’elle ne provoque la mort des AOC (appellations d’origine contrôlée), soumises à des normes beaucoup plus strictes. Au final, cela s’annonce comme étant un gros jackpot pour les Etats-Unis qui pourront ainsi nous vendre l’ensemble de leurs crus, même saturés en pesticides ou autres substances douteuses. La preuve par l’image, voici ce qui est autorisé chez l’Oncle Sam et qui est interdit en Europe, ce sont également des produits qui pourront nous être proposés dans nos commerces après la mise en place totale du TAFTA:

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