Trois millions de migrants en Europe d’ici 2017

Publié le par Bernard Gasnot

On nous appelle à être généreux, à accueillir tout le monde, mais soyons réalistes, pouvons réellement accueillir 3 millions de migrants alors qu’il y a déjà plus de 84 millions de pauvres dans l’Union Européenne? Rien qu’en France, on compte 81.000 adultes et 31.000 enfants sans domicile et 5 millions de chômeurs et si ce n’est pas plus ». Un chiffre qui a augmenté de 44% entre 2001 et 2012. Quant aux tensions, les esprits s’échauffent de plus en plus suivant les endroits. La question est donc simple, si réellement ces 3 millions de migrants arrivent en Europe, comment vont-ils être gérés, et quelles en seront les conséquences?

Cette vague migratoire est voulue Suivant la gauche allemande, ce sont les États-Unis qui l’ont organisé pour déstabiliser les pays européens, ceux-là même qui via l’ONU avaient programmé des vagues migratoires il y a des décennies. Cela porte un nom: le plan Kalergi voir ce dossier. Quant aux grands humanistes du Moyen-Orient qui ne savent pas quoi faire de leurs milliards, ils ont refusé d’accueillir le moindre migrant, même au nom d’une quelconque solidarité, ils préfèrent payer pour que les migrants soient accueillis en France, comme c’est ici le cas avec la Sorbonne. Quant à la moindre critique, elle est considérée comme preuve de racisme, de xénophobie, et déclenche les foudres divines des associations anti-raciste. Pourtant, si l’on se réfère aux faits, et uniquement aux faits…

Le multiculturalisme n’est pas une mauvaise chose ni un fléau, bien au contraire, mais comme pour tout, les excès ont des conséquences, et c’est justement l’une de ces conséquences qui se fait sentir à Londres… Le problème est connu, le président Obama lui-même a pu le constater durant sa visite à Londres en 2001, mais ce sont des images qui n’ont pas été trop médiatisées…Cela risque de se terminer en guerre civile ou religieuse, ne pensez pas que cela soit impossible et personne ne regarde vers les responsables de cela, mais vers les différents pions joués sur le grand échiquier pour que cela se termine effectivement comme cela.

L’ONU prévoit elle 600'000 nouveaux migrants d'ici février, la commission européenne estime leur nombre à 3 millions jusqu'en 2017. Le HCR prévoit lui l'arrivée chaque jour de 5000 réfugiés à partir de la Turquie entre novembre et février.

La Commission européenne a estimé jeudi que trois millions de migrants devraient arriver d'ici à 2017 en Europe. «Au total, trois millions de personnes supplémentaires devraient arriver dans l'Union européenne» de 2015 à 2017, a écrit la Commission, dans son rapport de plus de 200 pages de prévisions économiques.

L'afflux de réfugiés en Europe devrait avoir «un impact sur la croissance économique qui serait faible mais positif pour l'Union Européenne dans son ensemble», a indiqué Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques, lors d'une conférence de presse.

Le PIB devrait augmenter

Il a estimé que cet impact devrait «augmenter le Produit Intérieur Brut (PIB) de 0,2 à 0,3% d'ici 2017». Cette évaluation prend en compte les dépenses publiques supplémentaires, ainsi que l'apport de main-d’œuvre supplémentaire sur le marché du travail, a précisé M. Moscovici.

Cet effet «de l'arrivée sans précédent d'un grand nombre de réfugiés» en Europe sera «plus important pour les pays d'accueil» et «dépend des politiques d'intégration», a-t-il ajouté. Cette évaluation «vient combattre un certain nombre d'idées reçues et conforter la politique du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker» (qui plaide pour la solidarité vis-à-vis des migrants), a-t-il poursuivi.

L'ONU révise aussi ses chiffres à la hausse

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a révisé jeudi à la hausse ses besoins pour aider les migrants qui viennent en Europe. Il prévoit l'arrivée chaque jour de 5000 réfugiés à partir de la Turquie entre novembre et février. Au total, près de 600'000 personnes supplémentaires qui devraient arriver depuis la Turquie en quatre mois. Depuis le début de l'année, plus de 760'000 migrants ont déjà franchi la Méditerranée. Avec 300'000 arrivées supplémentaires prévues ces deux prochains mois, le million de réfugiés et migrants arrivés en Europe sera dépassé avant la fin de l'année, selon les prévisions du HCR.

Conditions hivernales

Et le HCR lance un appel de 96 millions de dollars pour renforcer ses programmes d'aide aux réfugiés en Grèce et dans les pays des Balkans pendant les mois d'hiver. L'agence de l'ONU avertit que les conditions hivernales vont exacerber les épreuves des migrants et pourraient provoquer de nouvelles pertes en vies humaines. Le HCR souhaite améliorer les abris et les centres de réception existants en Grèce, en Croatie, en Serbie, en Slovénie et dans l'ex-république de Macédoine. Des vêtements chauds et des couvertures sont également nécessaires.

Transports alternatifs

Le HCR veut aussi offrir des moyens de transport alternatifs aux bus et trains déjà mis à disposition par les différents pays que les migrants et réfugiés traversent, afin de leur éviter des marches dans le froid et la pluie entre les différents points d'accueil. Il faut aussi améliorer les installations sanitaires et l'approvisionnement en eau tout au long de la route des Balkans. De son côté, la Commission européenne, citée par l'AFP, a prédit jeudi l'arrivée dans l'UE d'ici 2017 de trois millions de migrants au total. Et l'Allemagne a enregistré au mois d'octobre plus de 180 000 migrants souhaitant demander l'asile, un chiffre record portant le total depuis le début de l'année à a souligné le ministère de l'Intérieur

Selon le patron de l'agence européenne de surveillance des frontières Frontex, l'afflux de migrants en Europe n'a probablement pas «atteint son paroxysme».

Fabrice Leggeri appelle les Etats européens à placer en rétention les candidats déboutés pour les renvoyer «rapidement» dans leur pays d'origine.

Quelque 800'000 «entrées illégales» dans l'Union européenne ont été dénombrées depuis le début de l'année, a déclaré Fabrice Leggeri, le patron de l'agence européenne de surveillance des frontières Frontex, au quotidien allemand Bild de mercredi.

M. Leggeri, avertissant que l'afflux de migrants en Europe n'a probablement pas «atteint son paroxysme», appelle les Etats européens à placer en rétention les candidats malheureux à l'asile pour les renvoyer «rapidement» dans leur pays d'origine.

Une situation très difficile

Ce chiffre dépasse les dernières estimations du Haut-commissariat de l'ONU pour les Réfugiés (HCR) et de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), mais le mode de comptage de Frontex permet de recenser la même personne plusieurs fois, avait précisé l'agence mi-octobre.

«Les Etats européens doivent se préparer à l'idée qu'une situation très difficile nous attend dans les prochains mois», alerte M. Leggeri, rappelant que Frontex est chargée de la «surveillance» des frontières mais n'a pas le pouvoir de refouler les migrants.

Des «hotspots» insuffisants

Il a jugé que les «hotspots», centres d'accueil et d'enregistrement prévus sur les îles grecques et en Sicile, ne permettraient pas de résorber l'afflux de demandeurs d'asile, puisqu'ils ne permettent pas un «séjour prolongé» sur place.

«Celui qui est entré illégalement et n'a aucun droit à l'asile doit être rapidement renvoyé dans son pays», a insisté M. Leggeri, estimant que l'UE a besoin «de structures d'accueil» où les migrants «doivent au besoin être enfermés».

Pour le droit de rétention

Le patron de Frontex appelle donc les Etats européens à «faire usage de manière plus conséquente» de leur droit, prévu par les textes européens, de placer en rétention «jusqu'à 18 mois» un étranger en situation irrégulière pour «organiser son retour».

Ce sujet est le principal point de discorde au sein de la coalition gouvernementale en Allemagne, premier pays d'accueil des candidats à l'asile: les conservateurs souhaitent la création de «zones de transit» le long de la frontière permettant de retenir les migrants pendant l'examen accéléré de leur dossier, comme dans les aéroports.

Les sociaux-démocrates s'y refusent, dénonçant des «camps de masse» ou des «zones de détention» dont ils contestent de surcroît l'utilité.

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