Perquisitions administratives quand des innocents voient le RAID débarquer en pleine nuit

Publié le par Bernard Gasnot

Perquisitions administratives quand des innocents voient le RAID débarquer en pleine nuit

Ils ont violé la constitution française et ils le savent sinon, le sinistre Pinochet/Valls n’aurait pas demandé « de ne pas saisir le conseil constitutionnel ». Le résultat! les « Rambo » du gouvernement, forts de leurs prérogatives, défoncent les portes et terrorisent les citoyens pour repartir la queue entre les jambes, plates excuses en bandoulière. L’état d’urgence n’explique pas tout! Il n’y a pas 63 millions de terroristes potentiels en France, seuls 10.000 signalés et fichés « S » sont concernés, ces « fichés » vont et viennent à leur guise, et ce n’est qu’en cas de contrôle, que cette mention « S » devrait alerter les policiers qui doivent alors, en référer aussitôt aux services de renseignement.. En réalité, ça ne sert pas à grand-chose, puisque rien n’a pu être évité, comme pour Merah, ou Yassin Salhi, qui a tué et décapité son patron Hervé Cornara à Saint-Quentin-Fallavier (Isère) en juin dernier, il avait aussi été fiché « S » pendant deux ans sans avoir pour autant éveillé l’attention des services de police.. Citoyens et citoyennes de France, c’est de notre liberté qu’il est question. Ce que ce gouvernement vient de faire, c’ est d’instaurer une DICTATURE, ce qui a l’air de convenir à84% de nos compatriotes, qui sont prêts à sacrifier leur liberté, pour une illusoire sécurité. Ce qui reste de notre république en mode panique, en dit long sur la capacité des planqués d’en haut à gérer cette crise, dont ils sont responsables. Il faut regarder les causes, les conséquences c’est nous qui les subissons, avec le sang versé d’innocents…

Près de 800 perquisitions ont eu lieu depuis l’instauration de l’état d’urgence, dans la soirée du 13 novembre. Ce zèle, moqué par certains internautes par le hashtag #Perquisitionnez Moi, est parfois passé près du drame, comme à Nice.

Jeudi dernier, à Nice, le RAID rentre à coup de fusil à pompe dans un appartement situé dans un immeuble de la rue Marceau. Dans la pièce attenante dormaient deux enfants et leur père. L’une de ses filles, dans l’axe de la porte, a reçu des projectiles tirés par la police qui l’ont, par chance, blessée légèrement au cou et à l’oreille. Le père, qui a d’abord été menotté puis mis à terre, a finalement reçu les excuses de la police qui s’est engagée à le dédommager. Les forces de l’ordre recherchaient en fait son voisin de palier.

Une fillette blessée lors d’une perquisition du… par Nice-Matin

Dans le Gard, une maison, habitée depuis 14 ans par un homme de confession musulmane de 56 ans et sa famille, a aussi été visitée par une unité d’intervention. L’épisode, relaté par le père de famille au site Objectif Gard, a traumatisé les habitants :

«Un bruit nous a réveillés, ma femme, moi et mes enfants de 16 et 12 ans. Sur le coup, je pensais que c’était des jeunes qui défonçaient mon portail. En ouvrant ma fenêtre, j’ai vu que c’était des gendarmes. Ils étaient au moins une cinquantaine, certains cagoulés, d’autres avec des casques. Ils avaient bouclé tout le quartier. La fenêtre de la chambre de ma fille a reçu un impact. Je l’ai entendu dire : « Papa, papa, on m’a tiré dessus ». C’était l’assaut de Saint-Denis chez moi. Ils ont demandé à mes enfants et à ma femme de se mettre à plat ventre. Puis une trentaine de gendarmes a fouillé de partout, en foutant tout en l’air. Ils m’ont traité comme si j’étais un terroriste. A plusieurs reprises, j’ai demandé ce qu’il se passait mais personne ne m’a répondu. Vers 3h45, ils sont partis. Ils devaient avoir honte, car ils se sont excusés. Sauf que c’est trop tard, le mal est fait».

Une maison d’édition qui publie des ouvrages islamiques a été perquisitionnée le 21 novembre par la police : «comme on pouvait s’y attendre, les 10 heures de perquisition, de livres scannés et reniflés par des chiens (!), n’ont absolument rien donné avec toutes les plus plates excuses des policiers et du Préfet : »les ordres viennent d’en haut… peut-on lire sur la page Facebook de l’entreprise.

Pour garantir la sécurité de la population, certaines «libertés pourront être limitées»

Devant les députés, le Premier ministre a énuméré les diverses mesures qu'il compte mettre en oeuvre en réponse aux attentats qui ont ensanglanté Paris.

Devant la représentation nationale, Manuel Valls a répété ce que François Hollande avait dit dès le soir des attentats : «Nous sommes en guerre. Une guerre nouvelle extérieure et intérieure, où la terreur est le premier but et la première arme». Il a précisé qu'«il peut y avoir le risque d'armes chimiques ou bactériologiques».

Et selon lui, si le terrorisme a frappé la France, ce n'est «pas pour ce qu'elle fait en Irak, en Syrie ou au Sahel, mais pour ce qu'elle est».

Evoquant l'état d'urgence dont il demande une prolongation pour 3 mois, il a ajouté que «l'état d'urgence est une réponse à court terme», tout en précisant qu'«il est impératif d'inscrire l'état d'urgence dans la Constitution et de lui donner ainsi une assise».

Quant aux moyens mis en oeuvre, il a annoncé la poursuite du renforcement massif des effectifs qui luttent contre le terrorisme ainsi que la création d'une «première structure pour jeunes radicalisés. Le site sera choisi dans les prochaines semaines. Mais un centre de déradicalisation ne peut pas être une alternative à l'incarcération».

Manuel Valls a parlé de la nécessité d'encadrer très strictement le retour en France de «ceux partis faire le djihad». Il a rappelé que 966 individus ont été signalés comme étant allés en Syrie ou en Irak ; 142 y sont morts, 188 toujours y sont toujours et 247 en sont repartis.

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