Macron à l’attaque du statut de fonctionnaire lors d’un débat chez les financiers

Publié le par Bernard Gasnot

Être fonctionnaire à l’heure actuelle? Mais les fonctionnaires, c’est une relique du passé suivant Emmanuel Macron, cela devrait même disparaître suivant le Sinistre de la finance Macron, il a expliqué au sujet du statut de fonctionnaire qu’il n’était «plus adéquat» et «plus justifiable compte tenu des missions». Mais c’est qu’il a le sens de la formule cet ex-banquier de la banque Rotschild récupéré par un président pseudo-ennemi de la finance, utiliser des formules alambiquées pour noyer le poisson auprès de ceux incapables de lire entre les lignes, c’est tout un art qu’il maîtrise avec dextérité.

Bien évidemment, ce ne sont ici que des propos partiels qui seraient sortis de leur contexte, et qui ne seraient pas représentatifs de sa pensée, cela doit être pour cela qu’il a également tenu ces propos: « On va progressivement entrer dans une zone — on y est déjà d’ailleurs — où la justification d’avoir un emploi à vie garanti sur des missions qui ne le justifient plus sera de moins en moins défendable«.

C’est sûr, un emploi à vie dans le public rendant difficile tout licenciement, cela n’arrange pas les affaires d’une finance qui souhaite l’ultra-libéralisation du pays pour des raisons de profit, est-ce un hasard si la Loi Macron est passée de force sans même un vote consultatif? Un déni de démocratie et une preuve de mépris pour la population qui n’a d’autre choix que de constater qu’elle s’est faite bais*, remercions au passage Manuel Valls et le 49.3 dégainé 3 fois pour faire passer cette loi. Est-ce un hasard également que la réforme du code du travail soit maintenant évoquée? Il n’y a donc aucun hasard dans les propos de ce ministre censé travailler pour la France et sa population, mais qui visiblement le fait pour satisfaire un autre public bien moins populaire.

Sur ces déclaration Hollande ne suit pas, officiellement, le statut de fonctionnaire est sacré dans le pays, et qu’il y en ait trop ou non n’est pas la question, la question est de savoir si ce statut doit être réformé, ce qui implique que si cela devait être fait, il y aurait alors une baisse de la masse salariale, profit oblige…

Mais ce qui est réellement intéressant, et qui fait l’information, c’est que ces propos ont été tenus lors d’un débat au sein du Think Thank « En temps réel », des propos qui n’auraient jamais dû être rendus public, c’est bien connus, les sans-dents ne sont pas capables de comprendre, alors pourquoi les en informer…

Des propos qui n’auraient jamais dû «sortir»

Ces propos explosifs sur l’«emploi garanti à vie» des fonctionnaires qui ne serait «plus adéquat» tenus par Emmanuel Macron n’auraient jamais dû franchir les murs du petit cénacle auquel le ministre s’adressait. «dans les rencontres organisées par En Temps réel, la règle est de respecter la confidentialité des prises de parole. Ce qui se dit est, pour reprendre une formule journalistique, off the record (hors micro).» Mais les journalistes de Challenges se sont affranchis de cet impératif en entendant ces déclarations qui tranchent avec les opinions habituelles de la gauche.

Dès qu’il s’agit d’un Think Tank, à savoir un « club de réflexion », il faut chercher à en savoir plus pour cerner un peu mieux sur leurs motivations. Pour le club aux murs insonorisés « En temps réel », le moins que l’on puisse dire, c’est que cela n’est pas dénué d’intérêt. Je vous laisse juger de l’équipe composant ce think tank:

Vous savez ces trou du cul qui pensent pour nous

Le bureau d’En Temps Réel est composé de Stéphane Boujnah, Président, Gilles de Margerie, Vice-président, Catherine Sueur, Trésorier, et Bernard Spitz, Secrétaire.

Le secrétaire général est Laurent Saint-Martin.

Plusieurs chargés de mission issus du monde universitaire et de la recherche pilotent les différents projets d’En Temps Réel.

Le Conseil d’administration est composé de :

  • Stéphane Boujnah, directeur général de Santander Global Banking and Markets France & Benelux
  • Julien Cantegreil, directeur juridique adjoint de Kering
  • Philippe Crouzet, président du directoire de Vallourec
  • Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance
  • Laurent Joffrin, directeur de la rédaction de Libération
  • Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique
  • Gilles de Margerie, directeur général adjoint d’Humanis
  • Olivier Nora, président du directoire des éditions Grasset et des éditions Fayard
  • Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d’assurances
  • Catherine Sueur, directrice générale de Radio France
  • Karim Tadjeddine, directeur associé de McKinsey

Le Conseil d’Orientation aide En Temps Réel à définir ses priorités et à évaluer ses projets de recherche, il regroupe :

  • Laure Adler, femme de Lettres
  • Renaud Dehousse, directeur du Centre Européen de Sciences-Po
  • Marcel Gauchet, rédacteur en chef du Débat
  • François Heisbourg, président du Conseil d’administration de l’International Institue for Strategic Studies
  • Anne-Marie Idrac, ancienne Ministre
  • Jean-Noël Jeanneney, président des Rencontres d’Arles
  • Pascal Lamy, ancien directeur général de l’OMC
  • Nicole Notat, présidente de VIGEO
  • Jean Pisani-Ferry, commissaire général à la Stratégie et à la Prospective
  • Jean-François Rischard, ancien vice-président de la Banque Mondiale
  • Richard Robert, directeur de la publication de Telos
  • Nicolas Veron, économiste au Peterson Institurte et à Bruegel
  • François Villeroy de Galhau, directeur général délégué du groupe BNP-Paribas
  • Charles Wyplosz, professeur d’économie à l’université de Genève

Source de cette liste: Entempsreel.com

Notre ex-banquier participe donc à des débats dans un groupe de réflexion géré par des grands noms de la finance, parmi eux, nous pouvons trouver:

§ Stéphane Boujnah, directeur général de Santander Global Banking and Markets France & Benelux. Stéphane Boujnah est le directeur général de Santander Global Banking and Markets pour la France et le Benelux. Il est également le nouveau patron de Euronext, a travaillé notamment pour la Deutsche Bank, il a participé à la commission Attali qui avait pour but de « faire évoluer les professions réglementées », chose qui est maintenant faite avec la loi Macron. Plus d’informations sont disponibles sur la page dédiée à cet homme surWikimonde.com

§ Julien Cantegreil, directeur juridique adjoint de Kering. Kering, cela ne vous dit rien? C’est normal, c’est le nouveau nom du groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR).

§ Philippe Crouzet, président du directoire de Vallourec. Vallourec produit des tubes en aciers utilisés entre autre pour le transport de pétrole, son chiffre d’affaire de 2013 est représenté à 66% par le pétrole.

§ Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance. la BPI France est une banque privée d’investissement. Ses ressources proviennent en majorité des marchés financiers (privés), son capital est détenu par la Caisse des dépôts et l’Etat, ainsi que de sociétaires (entreprises, assureurs, etc.) (source: Wiikipedia). Ce banque qui n’en est pas vraiment une est d’ailleurs appelée à la rescousse par Macron pour favoriser l’émergence de fonds alimentés par des capitaux publics et privés, à la fois au niveau régional et national. Autre info récente au sujet de BPI France, son implication dans la cyber-sécurité: « L’éditeur de solutions de cyber-sécurité et de gouvernance des accès aux systèmes d’information Wallix annonce bénéficier d’une subvention de 308 kE de Bpifrance dans le cadre de sa participation au programme Huma en tant qu’expert de la sécurisation des objets connectés« . L’objectif principal du projet Huma est de replacer l’humain au centre du processus de surveillance via trois points essentiels (voir sur Systematic-paris-region.org). Quant à Nicolas Dufourq, il est membre du directoire de Babel Store SA, de Price Minister et aussi membre du conseil de surveillance d’Euler Hermes SA, nommé président du conseil d’administration de l’établissement public BPI-Groupe par Pierre Moscovici en Juin 2015, et devient donc statutairement président d’Oséo.

§ François Heisbourg, président du Conseil d’administration de l’International Institue for Strategic Studies. L’International Institue for Strategic Studies est un think tank anglais qui se défini comme tel: « source primaire d’information précise, objective sur des problèmes stratégiques internationaux pour les politiciens et diplomates, les analystes des affaires étrangères, les milieux d’affaire internationaux, les économistes, les militaires, les commentateurs de la défense, les journalistes, les universitaires et le public informé. L’institut ne fait allégeance à aucun gouvernement, ni à des organisations politiques ou autres« . Quand à François Heisbourg, il est le président du think tank cités ci-dessus, mais également du Centre de politique de sécurité de Genève (GCSP). Il est conseiller spécial du président de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) (source: Wikipedia). Il a notamment été critiqué pour avoir soutenu qu’il y avait effectivement des armes de destruction massive en Irak.

§ Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, ce qui explique sa participation au débat.

§ Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d’assurances, mais pas que, Bernard Spitz est également président de l’Association française de l’assurance (AFA), regroupant les membres de la FFSA et du GEMA (Groupement des entreprises mutuelles d’assurance), ainsi que du Pôle International et Europe du MEDEF depuis juillet 2013. Il est membre du Siècle, des Gracques, de la fondation « En temps Réel », du conseil d’orientation de l’Institut Aspen France, du club Énergies nouvelles ainsi que des conseils de plusieurs thinks-tanks français et internationaux : Astrid (Italie), The Lisbon Council (Belgique), Terra Nova (France). Il est membre du Conseil d’administration de l’Ecole alsacienne (Paris). Source: Wikipedia

§ Karim Tadjeddine, directeur associé de McKinsey. McKinsey est un cabinet de conseil auprès des directions générales, il fait partie des 50 plus grands cabinets mondiaux, et ce cabinet compte parmi ses clients 93 des 100 premières entreprises mondiales, ainsi que plus de 50 gouvernements (source: Wikipedia). McKingszey a également le cabinet choisi par Nicolas Sarkozy quand à la révision générale des politiques publiques, en bref, pour trouver des idées pour faire un maximum d’économies sur le dos des français (source: Sans langue de bois).

Au niveau du conseil d’orientation aide du think tank « En temps réel », nous pouvons également trouver du beau monde:

§ Jean-François Rischard, ancien vice-président de la Banque Mondiale. C’est un économiste luxembourgeois.

§ Renaud Dehousse, directeur du Centre Européen de Sciences-Po. Un homme très intéressant… Renaud Dehousse est un juriste et professeur belge. Il est professeur des universités à Sciences Po Paris, président du Centre d’études européennes de Sciences Po, président du Conseil de direction de l’Institut d’études politiques de Paris2, ainsi que conseiller scientifique et membre du conseil d’administration du think tank Notre Europe. Membre d’un second think tant? Oui, et pas des moindre, le think tant « Notre Europe »: « Notre Europe – Institut Jacques Delors est l’Institut de recherche européen fondé par Jacques Delors en 1996, à la fin de sa Présidence de la Commission européenne. L’objectif de Notre Europe – Institut Jacques Delors est de produire des analyses et des propositions destinées aux décideurs européens et à un public plus large, ainsi que de contribuer aux principaux débats relatifs à l’Union européenne. » (source: Wikipedia). Et il y a bien plus, Renaud Dehousse a en outre exercé des activités de conseil auprès de différents services de la Commission européenne. Ses recherches ont porté sur le fédéralisme comparé et sur l’évolution institutionnelle de l’Union européenne. Ses travaux les plus récents ont trait à la transformation de la gouvernance au niveau européen, en particulier au niveau des structures bureaucratiques (comités, agences européennes), ainsi qu’au rôle de la Cour de justice dans le système politique européen. (source: wikipedia)

§ Jean Pisani-Ferry, commissaire général à la Stratégie et à la Prospective. Jean Pisani-Ferry est un économiste français. Il est depuis le 1er mai 2013 commissaire général de France Stratégie, le Commissariat général à la stratégie et à la prospective. En outre, il est professeur d’économie et de politique publique à l’Hertie School of Governance à Berlin. Il est intéressant de noter qu’il est directeur du think tant Bruegel qui est « un centre de réflexion indépendant (think tank) créé en 2004 et dont l’activité a commencé en 2005 à Bruxelles. Il est actuellement présidé par Jean-Claude Trichet et dirigé par Guntram Wolff. Mario Monti en est le président honoraire ».

§ Nicolas Veron, économiste au Peterson Institurte et à Bruegel. Un copain de Jean Pisani-Ferry donc puisqu’il est économiste au think tank présidé par Pisani-Ferry. Mais Nicolas Veron est également un économiste au Peterson Institute basé à Washington, un think tank américain donc. Souvenez-vous, le Peterson Institute est ce think tank réunissant du très beau monde qui a osé expliquer que la France se porterait mieux si la fonction présidentielle était supprimée,

§ Charles Wyplosz, professeur d’économie à l’université de Genève.Cet économiste avance que l’immigration est profitable à l’emploi, notamment parce que « les immigrés à bas salaires permettent de maintenir sur place des activités qui auraient autrement disparu » et qu’ils sont « une main-d’œuvre flexible ».

Ce ne sont que quelques noms de présentés parmi cette liste assez conséquente, mais quels noms! De la haute finance, des grands patrons, des européistes ainsi que des personnalités proches des États-Unis, et un ministre français intégré dans un gouvernement qui est censé lutter contre la finance, je vous laisse juger de la crédibilité du parti socialiste après cela…

Macron, agent de la finance pour libéraliser au maximum afin de mettre en place le traité transatlantique, cela ne fait réellement plus aucun doute, et il est aisé de penser que son travail de sape n’est vraiment pas terminé. Notre gouvernement ne lutte pas contre la finance mais la protège, collabore avec elle, les exemples sont malheureusement que trop nombreux…

Donc mes cher( es) moutons continuer au collages de vos images sur facebook ou twitter des trou du cul s’occupent de vous

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