Enfoirés 2015 : les bobos millionnaires veulent taper les jeunes précaires au portefeuille !

Publié le par Bernard Gasnot

La fin de l’hiver nous offre toujours son épidémie de grippe et de gastro, mais aussi un autre fléau : la chanson des Enfoirés.

Un parterre de has-been du showbiz, acteurs de bides en série et comiques pas drôles sont pris d’une angoisse : JJ Goldman va-t-il pondre LE tube des Enfoirés ?

Ce fut chose faite en 2013 avec Attention au départ (qui n’est pas une hymne à l’exil fiscal...) et la « personnalité préférée des Français » revient avec, cette année, Toute la vie.

Sauf que la chanson de « JJ » rate sa cible et provoque l’ire de la jeunesse. Il faut dire qu’ils y vont fort cette fois, les bobos millionnaires, en intimant à la jeunesse de cesser de broyer du noir, de geindre et de plutôt de se battre pour, comme leurs aînés, jouir sans entraves...

Il y a quelque chose de profondément indécent à entendre ces bobos clamer « On s’est battus, on n’a rien volé ! » et demander aux jeunes de « se bouger »...

Des petites voix pénibles, qui donnent envie de plonger la tête dans un réacteur d’Airbus, émanent de cette chansonnette, illustrée par un clip montrant une battle minable entre une troupe de jeunes et une bande d’Enfoirés composée de vieillards et de bimbos flétries...

Le résultat : une cacophonie où les deux groupes s’invectivent en se dandinant sur des paroles qu’on dirait écrites par Pierre Gattaz et Jacques Séguela...

Un crachat musical émanant de rentiers de la variété française, qui, entre deux promos du best-of de leurs albums de reprises sur le canapé de Drucker et le plateau d’Arthur, viennent dire aux smicards, ces salauds qui se plaignent, de donner du fric à des semi-clodos au RSA...

Mais qu’on se rassure : tout ça finira par une grande soirée sur TF1, où entre deux pages de pub, les Enfoirés, faussement complices, viendront faire des guignolades sous la photo géante en noir et blanc de « Saint Coluche ».

Et l’hiver prochain, François « le chômage, c’est maintenant » Hollande, comme son prédécesseur et bien d’autres avant lui, continuera à faire grossir par son incompétence et sa soumission à la finance mondialisée le flot ininterrompu des miséreux, qui ne doivent rien aux Enfoirés, mais tout aux petites mains des Restos.

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