Wall Street et la révolution bolchévique (Professeur Antony Sutton)… 4ème et dernière partie.

Publié le par Bernard Gasnot

Chapitre 10 ou la perfidie de 2 tyrans (trotky et lenine)

J.P Morgan donne un peu d’aide à l’opposition

Jusqu’ici, notre histoire a évolué autour d’une grande maison de la finance, la Guaranty Trust Company, le plus grand trust financier des Etats-Unis (à l’époque) contrôlé par la firme J.P. Morgan. Guaranty Trust a utilisé Olof Aschberg, le banquier bolchévique, comme son intermédiaire en Russie avant et après la révolution. Guaranty Trust était un garant de Ludwig Martens et son bureau soviétique de New York et première représentation soviétique aux Etats-Unis. Le premier envoi d’or soviétique aux Etats-Unis a aussi été tracé avec la Guaranty Trust.

Il y a un revers à cette pièce, Guaranty Trust était également un fondateur de United Americans, une organisation anti-soviétique très virulente, qui répandait la peur d’une invasion rouge des Etats-Unis en 1922, qui proclamait que 20 millions de dollars de fonds soviétiques étaient en route pour financer la révolution aux Etats-Unis et prévoyait une panique générale dans les rues de New York ainsi qu’une famine de masse. Ce double-jeu soulève bien entendu des questions sur les intentions de la Guaranty Trust et de ses directeurs. Faire des affaires avec les soviétiques, même les financer, peut-être expliqué par un appât du gain apolitique ou simplement pour le goût des bénéfices. Mais d’un autre côté, faire répandre délibérément de la propagande faite pour créer un effet de peur et de panique tout en finançant en même temps les conditions qui mènent à cette panique devient un problème bien plus considérable; suggérant un niveau de dépravation morale élevée. Regardons de plus près ce mouvement anti-communiste d’United Americans.

United Americans créé pour lutter contre le communisme

L’organisation fut fondée en 1920; Elle était limitée aux Etats-Unis et planifiée pour cinq millions de membres, “le seul but étant de combattre les enseignements des socialistes, des communistes, des membres de l’Industrial Workers of the World (IWW créé en 1923, NdT: organisation d’obédience anarchiste), des organisations russes et des sociétés paysannes radicales. En d’autres termes, United Americans se devait de combattre toutes les institutions et les groupes qui avaient des idées anti-capitalistes.

Les premiers officiers de l’organisation étaient Allen Walker de la Guaranty Trust, Daniel Willard, président de la Baltimore & Ohio railroad, H.H. Westinghouse de Westinghouse Air Brake company et Otto H. Kahn de Kuhn , Loeb and Co et de l’Americain International Corporation (AIC)… De manière évidente, United Americans était au premier abord, le type même d’organisation que l’establishment capitaliste aurait voulu soutenir et financer. Sa création ne fut en rien une surprise.

D’un autre côté, comme nous l’avons déjà vu, ces financiers étaient aussi profondément impliqués à soutenir le nouveau régime soviétique de Russie, bien que ce soutien ne se fisse que de derrière le rideau, seulement enregistré dans les archives gouvernementales et information retirée de la vue du public pour 50 ans. Ainsi, en tant que parties prenantes de United Americain, Walker, Willard, Westinghouse et Kahan jouaient un double-jeu. Otto Kahn, fondateur de l’organisation anti-communiste United Americans avait été décrit par le socialiste britannique J. H. Thomas comme étant quelqu’un “qui avait le visage tourné vers la lumière”…

La compagnie Baltimore & Ohio Railroad (compagnie des chemins de fer de Baltimore et de l’Ohio) , l’employeur de Willard, était très active dans le développement de la Russie soviétique dans les années 1920. Westinghouse opérait, à la date de la création d’United Americans en 1920, une grande usine qui avait été exemptée de nationalisation par les Soviétiques. Le rôle de la Guaranty Trust a déjà été détaillé dans ces pages.

United Americans révèlent “des éléments importants” sur les rouges

United Americains avait étudié, fut-il révélé, une histoire détaillée pour faire peur aux citoyens à propos d’une invasion communiste des Etats-Unis sous les deux ans … Cette étude avait le soutien du comité exécutif de la Guaranty Trust, incluant Otto Kahn, Allen Walker et Daniel Willard Les envois d’or soviétique à la Guaranty Trust dans le milieu des années 1920 furent estimés à environ 15 millions de dollars, plus les autres envois par le biais de Robert Dollar et d’Olof Aschberg, amenèrent le total à près de 20 millions de dollars. L’information sur l’or soviétique envoyé au mouvement radical fut appellée “très sûre” et “fut donnée au gouvernement”. Les rouges soi-disant planifiaient d’affamer New York jusqu’à la soumission en quatre jours.

Le rapport d’United Americans avait largement surestimé le nombre de radicaux aux Etats-Unis en lançant un chiffre de l’ordre de 2 à 5 millions pour finalement stabiliser le chiffre à 3,5 millions de radicaux membres de 4 organisations. Le rapport concluait sur la possibilité d’un bain de sang. En bref, United Americans publia un rapport sans preuves substantielles de ce qu’ils avançaient; ceci était fait pour faire peur au citoyen lambda et créer une panique. Le point important ici est également de savoir que ceci est le même groupe d’intérêt qui était responsable de protéger, de financer et d’assister les soviétiques pour qu’ils puissent éventuellement mettre en œuvre ces mêmes plans.

Conclusions sur United Americans

United Americains est le seul exemple documenté connu par l’auteur de cet ouvrage, d’une organisation qui assistait le régime soviétique et qui était aussi à l’avant-garde de l’opposition à ces mêmes soviétiques. Ceci n’est en aucun cas un développent factuel inconsistant et de plus amples études devraient se focaliser sur au moins ces deux aspects:

a) Y a-t-il d’autres exemples connus et prouvés de double-jeu par des groupes influents généralement connus sous le nom “d’establishment” ?

b) Ces exemples peuvent-ils être étendus à d’autres domaines ? Par exemple existent-ils des preuves que des troubles sociaux aient été instigués par ces groupes ?

c) Quel est le but ultime de cette tactique du double-jeu ? Peut-on le lier à l’axiome marxiste (hégélien en fait…) de la thèse, anti-thèse menant à la synthèse ? (principe de Nicolas Machiavel) Si le communisme, un monde communiste est l’objectif et la synthèse souhaitée, le capitalisme étant la thèse, ainsi quelque chose autre que le capitalisme et le communisme doit-être l‘antithèse. Se pourrait-il donc que le capitalisme soit la thèse, le communisme l’antithèse et l’objectif des groupes révolutionnaires et de leurs souteneurs et financiers être une synthétisation de ces deux systèmes en un système mondial non encore décrit ? (le Nouvel Ordre Mondial…)

Rotschild et Rockefeller aident Kolchak

De manière concomitante avec ses efforts pour aider le bureau soviétique et United Americains, la firme JP Morgan, qui contrôlait Guaranty Trust, donnait également une assistance financière à un des opposants principaux des bolchéviques, l’amiral Aleksandr Kolchak en Sibérie En Août 1919, le ministre des affaires étrangères américain Robert Lansing recevait une lettre de la National City Bank d’influence Rockefeller, demandant un commentaire officiel sur une proposition de prêt de 5 millions de dollars à l’amiral Kolchak, et de JP Morgan et d’autres banquiers une autre lettre demandant les visions du département d’état concernant un autre prêt cette fois de 10 millions de Livres Sterling à Kolchak par un consortium de banquiers américano-britanniques.

Le ministre Lansing répondît aux banquiers que les Etats-Unis n’avaient pas reconnu Kolchak et que bien que préparé à offrir une assistance, “le ministère des affaires étrangères ne pouvait pas prendre la responsabilité d’encourager de telles négociations mais que néanmoins, il ne semblait pas y avoir d’objection quelconque pour que le prêt soit accordé par des banquiers qui estiment que cela est une bonne chose de le faire.”

Ainsi le 30 Septembre, Lansing informa le consul général des Etats-Unis à Omsk, que le “prêt était passé par voie régulière”. 2/5 du prêt furent effectués par des banques britanniques et 3/5 par des banques américaines. Le prêt fut garanti par de l’or russe qui fut envoyé à San Francisco. Le timing des exportations d’or soviétique précédentes suggère que la coopération sur les ventes d’or soviétique fut déterminée juste après l’accord du prêt sur or de Kolchak.

Les ventes d’or soviétique et le prêt à Kolchak suggère également que la déclaration de Carroll Quigley concernant l’infiltration de la gauche américaine par les intérêts Morgan, s’appliquait également aux mouvements révolutionnaires et contre-révolutionnaires étrangers En d’autres termes, nous savons que JP Morgan, des banquiers de Londres et New York ont financé Kolchak. Il y a aussi des preuves qui connectent Kolchak et son armée avec d’autres armées anti-bolchéviques. Il y a en outre peu de questions sur le financement des armées russes anti-bolchéviques par les industriels allemands et les cercles banquiers. De manière évidente les fonds de financement de ces banquiers ne connaissent aucun drapeau national.

Chapitre 11

L’alliance des banquiers et de la révolution

“le nom des Rockefeller n’est pas synonyme de révolutionnaire, et le cours de ma vie a forgé une attitude prudente qu’on pourrait appeler conservatisme. Je ne souscris pas à des causes sans but…”

(John D. Rockefeller III, “La seconde révolution américaine”, 1973)

Un résumé des preuves présentées

Des évidences historiques déjà publiées par George Katkov, Stefan Possony et Michael Futrell ont établi que le retour de Lénine en Russie et son parti d’exilés bolchéviques, suivi quelques semaines plus tard par un groupe de menchéviques, fut organisé et financé par le gouvernement allemand. Les fonds nécessaires furent transférés en partie par la Nya Banken de Stockholm, propriété d’Olof Aschberg et le double objectif allemand était:

a) Le retrait de la Russie de la guerre

b) Le contrôle du marché russe dans l’après-guerre

Nous avons maintenant été au-delà de cette évidence prouvée et avons établi une relation de travail continue entre le banquier bolchévique Olof Aschberg et la Guaranty Trust Company de New York contrôlée par les intérêts JP Morgan, avant, durant et après la révolution russe. Dans la période tsariste, Aschberg était l’agent des Morgan en Russie et le négociateur des emprunts russes aux Etats-Unis; en 1917, Aschberg devint l’intermédiaire financier des révolutionnaires et après la révolution, Aschberg fut mis à la tête de la RuskomBank, la première banque internationale soviétique, tandis que Max May, un vice-président de la Guaranty Trust (Morgan) devint directeur et chef du département extérieur de la RuskomBank. Nous avons présenté des preuves documentées concernant une relation continuelle entre la Guaranty Trust Company et les bolchéviques.

De plus, il y a des preuves documentées des transferts de fonds des banquiers de Wall Street aux activités révolutionnaires internationales. Par exemple, la preuve écrite (par messages télégraphiques) que William Boyce Thompson, un des directeurs de la banque de la réserve fédérale de New York, un grand actionnaire de la Chase Bank contrôlée par les Rockefeller et un associé financier des Guggenheim et des Morgan, contribua de la somme de 1 millions de dollars à la révolution bolchévique et à ses buts de propagande. Un autre exemple est John Reed, membre américain du comité exécutif de la troisième internationale et qui était assisté et financé par Eugene Boissevain, un banquier privé new-yorkais; Reed était employé par Harry Payne Whitney et son magazine “Metropolitan”. Whitney était en même temps un des directeurs de la Guaranty Trust.

Nous avons également établi que Ludwig Martens, le premier “ambassadeur soviétique” aux Etats-Unis, était, (d’après le chef du renseignement britannique Sir Basil Thompson) financé par des fonds de la Guaranty Trust. En traçant le financement de Trotsky aux Etats-Unis, nous sommes remontés à des sources allemandes, qui doivent toujours être identifiées à New York et bien que nous ne sachions pas les sources allemandes précises du financement de Trotsky, nous savons que von Pavenstedt, le trésorier en chef de l’espionage allemand aux Etats-Unis en cette période, était aussi un associé important d’Amsinck & Co, qui était la propriété de l’omni-présente American International Corporation (AIC), contrôlée par les intérêts de JP Morgan (Rothschild) .

De plus, les firmes de Wall Street incluant la Guaranty Trust étaient impliquées dans les activités de guerre révolutionnaire de Carranza et Villa au Mexique. Nous avons également documenté la preuve concernant un consortium de Wall Street qui finança la révolution de Sun-Yat Sen en Chine en 1912, une révolution qui est aujourd’hui considérée par les révolutionnaires de Mao comme étant un évènement précurseur de la grande révolution maoïste en Chine. Charles B. Hill, l’avocat new-yorkais chargé de négocier avec Sun Yat-Sen au nom du consortium, était un directeur de trois succursales de la Westinghouse et nous avons trouvé que Charles R. Crane de Westinghouse Russie était également impliqué dans la révolution russe.

Au-delà de la finance, nous avons aussi identifié une preuve plus signifiante de l’implication de Wall Street dans la cause bolchévique.

La mission de la Croix Rouge américaine en Russie fut une aventure privée de William B. Thompson, qui manifesta un soutien public aux révolutionnaires bolchéviques. Les documents maintenant déclassifiés du cabinet de guerre britannique, indiquent que la politique étrangère britannique fut changée au profit du régime Lénine-Trotsky par l’intervention personnelle de Thompson auprès de Lloyd George en Décembre 1917…

John Reed était non seulement financé par Wall Street, mais recevait un soutien constant pour ses activités, ceci incluant des interventions directes du ministère des affaires étrangères états-Unien en la personne de William Franklin Sands, secrétaire exécutif d’AIC, pour le tirer d’affaire quand cela était nécessaire.

Dans le cas de sédition concernant Robert Minor, il existe quelques preuves circonstancielles montrant l’intervention du colonel Edward House pour sa libération… Quelques agents de renseignement internationaux tel Alexander Gumberg ont travaillé pour Wall Street et les bolchéviques. En 1917, Gumberg était le représentant d’une entreprise américaine à Pétrograde, travaillait pour Thompson à la mission de la Croix Rouge et devint l’agent en chef des bolchéviques en Scandinavie jusqu’à ce qu’il fut expulsé de Novège, pour devenir ensuite l’assistant confidentiel de Reeve Schley de la Chase Bank de New York et ensuite de Floyd Odium d’Atlas Corporation.

Cette activité intense en faveur des bolchéviques émanait en très grande partie d’une adresse unique: 120 Broadway, New York City. La banque de la réserve fédérale de New York était domiciliée au 120 Broadway. Le véhicule de l’activité pro-bolchévique était l’American International Corporation (AIC), sise au 120 Broadway…

Ludwig Martens, le premier ambassadeur soviétique sur le territoire américain fut le vice-président de la firme Weinberg & Posner, sise au 120 Broadway. La Guaranty Trust Company était voisine au 140 Broadway, mais la succursale Guaranty Securities résidait au 120 Broadway. En 1917, Hunt, Hill & Betts la firme qui employait Charles Hill qui négociait avec Sun Yat-Sen était sise au 120 Broadway La John MacGregor Grant and Co qui était financée par Olof Aschberg depuis la Suède et la Guaranty trust à New York était sise au 120 Broadway. La firme des Guggenheim et la branche exécutive de la General Electric (associée avec l’AIC) étaient sises au 120 Broadway. Nous ne pouvons en conséquence pas être surpris que le club des banquiers, l’influent “Bankers’ Club”, fut également domicilié au 34ème et dernier étage du 120 Broadway, New York City…

Il est très significatif que le soutien aux bolchéviques ne s’interrompît pas avec la consolidation de la révolution, ce soutien ne peut pas être expliqué seulement par les termes de la guerre contre l’Allemagne Nous avons ensuite trouvé que la Guaranty Trust finançait également le bureau soviétique de New York en 1919.

Le premier signe que ces efforts politiques et financiers finissaient par produire leurs dividendes vint en 1923 lorsque les soviétiques formèrent leur première banque internationale: la banque russe de commerce ou RuskomBank. L’associé de Morgan Olof Aschberg en devint le directeur avec Max May, un vice-président de la Guaranty Trust en devint lui le chef du département extérieur. La RuskomBank nomma promptement la Guaranty Trust Company pour être son seul agent aux Etats-Unis.

L’explication pour cette alliance contre-nature

Quel motif peut bien expliquer cette coalition entre les capitalistes et les bolchéviques ?

La Russie était alors, comme elle l’est toujours aujourd’hui (NdT: dans les années 1970), le plus grand marché non développé au monde. De plus, La Russie d’alors et d’aujourd’hui, constitue la plus grande menace compétitive en matière de finance et d’industrie pour la suprématie américaine.

Pourquoi donc permettre à la russie de devenir un compétiteur et un défi à la suprématie américaine ?

A la fin du XIXème siècle, Les Morgan, Rockefeller et Guggenheim avaient démontré leur volonté monopoliste. Dans son ouvrage “Chemins de fer et régulation de 1877 à 1916”, Gabriel Kolko a démontré comment les propriétaires de chemin de fer et non pas les fermiers, désiraient un contrôle d’état sur les chemins de fer afin de préserver leur monopole et abolir la compétition. Ainsi la plus simple explication de notre évidence apportée est qu’un consortium financier de Wall Street a étendu ses ambitions monopolistes et élargi ses horizons sur une échelle mondiale. L’énorme marché russe devait être converti en un marché captif et une colonie technique et technologique afin d’être exploité par quelques financiers américains très influents et les corporations qu’ils contrôlent.

Rappelons-nous que ce fut Trotsky et lenine qui nommerent des généraux tsaristes pour consolider l’armée rouge. Que ce fut Trotsky et son acolytev qui demanda que des officiers américains viennent contrôler la Russie révolutionnaire et interviennent au nom des soviets; que ce fut Trotsky et lenine qui écraserent d’abord le mouvement libertaire communiste au sein de la révolution et chose que peu de gens savent ou veulent admettre: le premier soviet de St Petersbourg en 1907 fut créé par les anarchistes. L’anarchiste russe et détracteur de Trotsky et lenine, Voline, en fut un des fondateurs. Le concept des “soviets” ou assemblée populaire décidant en démocratie directe, est un concept anarchiste…) pour ensuite écraser les ouvriers et les paysans; que l’histoire officielle ignore totalement l’armée verte de 700 000 hommes, composée d’ex-bolchéviques, courroucés par la trahison de la révolution et qui combattirent à la fois les blancs tsaristes et les rouges bolchéviques (référence faite ici au mouvement libertaire de Viktor Makhno en Ukraine soviétique et le mouvement anarchiste de la Makhnoviskaya).

En d’autres termes, nous suggérons que la révolution bolchévique était une alliance d’étatistes: des étatistes révolutionnaires et des étatistes financiers alignés contre la véritable révolution menée par les éléments libertaires russes.

Ceci se renouvela pour que l’étatisme triomphe de la révolution espagnole libertaire de 1936-1939. Les étatistes stalinistes faisant le jeu des étatistes fascistes pour préserver les intérêts des mêmes personnes qui les financent… Le tout contre la seule menace réelle à l’oligarchie en place: les libertaires et la solution de la révolution sociale mettant à bas l’état et les institutions garant du statu quo oligarchique

La question qui vient maintenant à l’esprit des lecteurs est la suivante: Ces banquiers étaient-ils bolchéviques ?

Bien sûr que non ! Ces financiers n’avaient aucune idéologie. Ce serait un grand non-sens et une mauvaise interprétation que de penser que l’assistance donnée aux bolchéviques l’était à des fins idéologiques. Ces financiers n’étaient motivés que par le profit et le pouvoir et de ce fait aurait assisté tout véhicule politique qui leur aurait donné leurs entrées au sein du pouvoir. Trotsky, Lénine, Kolchak, le Tsar, Denikine, tous reçurent de l’aide. Tous, sauf ceux, bien entendu, qui désiraient une véritable société individuelle libre.

John P. Diggins dans son ouvrage “Mussolini et le fascisme: une vision américaine” avait noté à propos de Thomas Lamont de la Guaranty Trust:

“De tous les leaders du monde des affaires américain, celui qui patronisa le plus la cause fasciste fut Thomas Lamont, qui était à la tête du puissant réseau banquier JP Morgan. Lamont servit comme une sorte d’assistant commercial pour le gouvernement fasciste italien.”

Lamont facilita un emprunt de 100 millions de dollars pour Mussolini en 1926, ceci à une période cruciale pour le dictateur italien. Nous devons aussi nous rappeler que Lamont, directeur de la Guaranty Trust était le père de Corliss Lamont, un communiste américain. L’approche identique des systèmes totalitaires fascistes et communistes n’était pas réservée qu’à la famille Lamont. Par exemple, Otto Kahn, directeur d’AIC et de Kuhn, Loeb and co était certain que “le capital américain investi en Italie trouverait sécurité, encouragement, opportunité et récompenses. C’était le même Otto Kahn qui faisait des discours à la Ligue Socialiste de la Démocratie Industrielle en 1924, et assurait que ses objectifs étaient les siens. Ils n’étaient différents que dans les moyens pour y parvenir.

Ivy Lee, l’homme des relations publiques des Rockefeller, fit des déclarations similaires et fut responsable de conquérir le public américian très naïf à la cause du régime soviétique

Le plan Marburg

Ce plan était financé par Andrew Carnegie et son ample héritage, il fut produit dans les premières années du XXème siècle. Il y fut suggéré une sorte de schizophrénie préméditée et superficielle qui masquerait en fait un programme intégré d’acquisition du pouvoir. “Carnegie et son immense fortune, les financiers internationaux et les socialistes pourraient être intégrés et organisés en un mouvement qui forcerait la création d’une ligue pour la paix.

Les gouvernements mondiaux en accord avec le plan Marburg devaient être socialisés tandis que le pouvoir ultime resterait entre les mains des financiers internationaux “qui contrôleraient ses conseils et imposerait la paix donnant ainsi une cure spécifique aux mal fonctionnements politiques de l’humanité.”

De cette semence la plus improbable grandît le mouvement internationaliste moderne qui incluait non seulement des financiers comme Carnegie, Paul Warburg, Oto Kahn, Bernard Baruch et Herbert Hoover, mais aussi la fondation Carnegie et sa progéniture l’International Conciliation. Les administrateurs de Carnegie avaient été, comme nous l’avons vu, des membres importants de l’AIC. En 1910, Carnegie donna 10 millions de dollars pour la fondation la Carnegie Endowment for International Peace… Le président des Etats-Unis, Woodrow Wilson vint sous l’influence déterminante de, en fait il en fut financièrement endetté par la suite, de ce groupe d’internationalistes. Comme Jenning C. Wise l’a écrit:

“Les histoiriens ne doivent jamais oublier que Woodrow Wilson est celui qui a rendu possible pour Trotsky de se rendre en Russie avec un passeport américain.”

Leon Trotsky se déclarait lui-même comme internationaliste… Trotsky n’était pas pro-russe ou pro-alliés ou pro-allemand comme beaucoup essaient de le caractériser. Trotsky était pour une révolution mondiale, pour une dictature sanguinaire mondiale tout comme Lénine La finance internationale préfère gérer avec des gouvernements centralisés. La dernière chose que la communauté banquière et de la haute finance désire est le laissez-faire (en français dans le texte) économique et un pouvoir décentralisé, car cela disperserait le pouvoir.

Ceci est donc une explication qui concorde avec l’évidence ici révélée. Cette clique de banquiers et de promoteurs n’était pas bolchévique, ni communiste, ni socialiste, ni démocrate, ni même américaine. Par-dessus tout, ces hommes voulaient des marchés, de préférence des marchés internationaux captifs et un monopole du marché captif planétaire comme but ultime. Ils voulaient des marchés qui pourraient être exploités de manière monopoliste sans peur de la concurrence de la part des Russes, des Allemands ou de quiconque d’autre, ceci incluant les hommes d’affaire américains ne résidant pas dans la sphère d’influence évoquée. Ce petit groupe très fermé était apolitique et amoral. En 1917, il n’avait qu’un seul objectif fondamental: un marché captif en Russie, le tout présenté sous, et intellectuellement protégé par une Ligue qui garantirait la paix (la Ligue des Nations ou LDN qui vit le jour après la première guerre mondiale, aujourd’hui remplacée par… l’ONU)

Wall Street a rempli son but. Les firmes américaines contrôlées par ce consortium continuèrent et bâtirent par la suite l’URSS et mènent aujourd’hui le complexe militaro-industriel soviétique dans l’ère des ordinateurs et de l’informatique.

Aujourd’hui, cet objectif est toujours en vie et se porte bien En bref, le bien public a été et est toujours aujourd’hui, utilisé comme un ignare ,un outil de propagande par un cercle élitiste restreint qui plaide pour la paix mondiale et la décence humaine. Tant que le lecteur regarde l’histoire du monde en des termes marxistes du conflit entre le capitalisme et le communisme (ou même du faux-paradigme politique induit “gauche-droite”…), alors les objectifs d’une telle alliance entre la finance internationale et la révolution internationale demeurent élusifs

Cette technique utilisée par les monopolistes pour aveugler la société a été mise au point au début du XXème siècle par Frederick C. Howe dans “Les confessions d’un monopoliste”:

“Dans un premier temps, la politique est une partie nécessaire des affaires. Pour contrôler les industries, il est nécessaire de contrôler le congrès et les régulateurs et ainsi faire que la société travaille en fait pour vous, les monopolistes.” Ainsi, d’après Howe, les deux principes d’un monopoliste à succès sont:

“D’abord laisser la société travailler pour vous, puis faire de la politique un business.” Ceci, écrivit Howe, est la base fondamentale qui régit le gros business

le régime totalitaire soviétique survécut avec 50 morts communiste confondus. Dans les années 1930 des entreprises étrangères, essentiellement du groupe Morgan-Rockefeller, ont bâti les plans quinquennaux. Elles ont contribué à bâtir la Russie soviétique, économiquement et militairement.

retrouvons nos vrais valeurs du communismes

FIN

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