Le stalinisme régime de terreur

Publié le par Bernard Gasnot

Note personnel

Comment au nom d’une ideologie, de valeurs et de respect qu’est le communisme pourquoi des hommes comme Staline, Lénine et trotsky puissent massacre, terroriser ses propres camarades A eux trois 30 millions de morts ou plus

La crise économique des années 1930 eut des conséquences négatives sur le monde entier. Elle amena une grande vague de chômage et paralysa l’économie de presque tous les pays sauf un seul. L’URSS fut un des seuls États qui ne fut pas touché en raison qu’il était le seul pays communiste et qu’il vivait presque en autarcie. En effet, les bolcheviks avaient pris le pouvoir à la suite de la révolution Russe en 1917. Ces derniers, sous la direction de Lénine, avaient instauré le communisme dans le pays grace à la caisse de l’argent financé par Rotschild et de l’histoire du train plombé. La guerre civile qui secoua le pays, Lénine instaura la Nouvelle Politique Économique (NEP) a la demande des usa afin d’avoir du matériels américains (voir le traite des vénalités et Qui a organisé la Famine de 1932-1933 en URSS). Elle eut pour effet de libéraliser un peu l’économie soviétique et la mort de 20 millions de personnes de faim. À la mort de Lénine, durant les années 1920, Joseph Staline lui succéda. Ce dernier avait l’intention de mettre fin à la NEP et rendre le pays vraiment communiste. Son but, qu’il espérait atteindre à l’aide de son plan quinquennal, était d’industrialiser l’URSS et de collectiviser les terres dans les campagnes. Staline donnait aux autres pays l’impression que le peuple vivait dans une immense prospérité. L’URSS se mit à faire l’envie de tous les autres États grâce à un système économique qui semblait infaillible. Plusieurs personnes se mirent à croire que le communisme était la seule solution à la Crise. Cependant, les grands bourgeois et la plupart des dirigeants des pays capitalistes mirent en doute l’efficacité du système soviétique. Ils se demandaient s’il n’y avait pas des vices cachés. Selon eux, il était impossible qu’un système fonctionne sans défaut. le stalinisme fut, durant les 1930, un régime de terreur et d’inégalité contrairement à qu’on laissait paraître au reste de la planète?

On peut dire que la période entre 1928 et 1929 fut très répressive pour les Soviétiques communistes et engendra énormément d’inégalité dans la population, contrairement à ce que laissait paraître le Parti communiste.

Le travail est divisé en trois parties. La première est la collectivisation des terres car ce fut la plus importante des mesures de Staline et elle débuta dès 1929. La seconde partie est l’industrialisation de l’URSS. Elle vient en deuxième même si elle commence aussi dès 1929. Elle n’eut pas autant de conséquences négatives que la collectivisation. Pour ce qui est des purges, cette partie vient en troisième parce que malgré le fait qu’elle débuta dès 1929, elle fut plus évidente seulement à partir de 1934. La collectivisation se divise en deux. Il y a la première phase qui inclus la dékoulakisation et qui a lieu entre 1929 et 1930. La seconde partie est la deuxième phase de collectivisation et le bilan. L’industrialisation se divise aussi en deux. Il y a d’abord les problèmes généraux et on va ensuite vers le particulier avec le stakhanovisme. La partie qui traite des purges est divisée en trois et est répartie de façon chronologique. Il y a les purges de 1929 à 1933, celles de 1934 à 1935 et finalement celles de 1936 à 1939. 3 générations fut assassinées par la paranoïa de Staline meme ses plus fidèles camarades ainsi que sa propre famille

1) La collectivisation des terres par la force

Peu de temps après s’être débarrassé de Trotski et de s’être installé confortablement au pouvoir, Staline mit en branle son premier plan quinquennal en 1927. Il mit à l’intérieur de ce plan ses objectifs pour la collectivisation des terres.

1.1) L’élimination des koulaks

Ce fut dès le début de 1928 que Staline remit en cause la politique en faveur des paysans. Ces derniers étaient hostiles envers l’État et menaçaient l’activité économique et le ravitaillement des villes. Dès 1929, la collectivisation devint prioritaire dans les campagnes. Le plan prévoyait qu’il y aurait 13% de fermes collectives (kolkhozes) et qu’elles produiraient 43% du blé. Les pressions commencèrent dès octobre 1929. Cependant, les koulaks (paysans aisés) étaient très réticents. Voyant cela, Staline décréta qu’il fallait éliminer les koulaks et faire la collectivisation de force. Des brigades d’ouvriers et d’étudiants furent envoyées dans les campagnes pour convaincre les paysans, parfois avec la force, d’adhérer aux kolkhozes.

L’offensive contre les koulaks fut lancée en même temps. Ils furent emportés ou envoyés de force dans les chantiers pour des travaux forcés. Les paysans qui ne voulaient pas être associés à eux adhérèrent rapidement aux kolkhozes. La collectivisation passa de 4% en octobre 1929 à 58% en mars 1930. Cela bouleversa complètement la campagne. Il y avait donc 11 millions de foyers dans les kolkhozes. Staline mit fin à cela le 2 mars 1930 parce que l’URSS paraissait sur le bord d’éclater. Il fit pendre les membres de l’OGPU (police secrète) qui avaient commis des abus. Il permit même aux paysans qui le voulaient de sortir des kolkhozes. Le nombre chuta en 1930 de 58% à 18%, ce qui était énorme. On peut donc dire que Staline utilisa l’instrument répressif pour faire adhérer les gens aux fermes collectives. Il dut vite ralentir ses pressions car le peuple commençait à gronder. Cependant, ce ne fut que de courte durée.

2.2) L’offensive finale pour la collectivisation et le bilan

Après avoir laissé le temps au peuple de s’apaiser, Staline revint à la charge. Il ne pouvait pas laisser les paysans quitter ainsi les kolkhozes. Il recommença à mettre de la pression sur les paysans dès le début de 1931. La seule différence cette fois était que la collectivisation devenait irréversible. En 1932, il y avait déjà 61% de la paysannerie qui avait adhéré aux kolkhozes. Cela représentait 25 millions de petites propriétés rurales qui disparaissaient en faveur de 240 000 kolkhozes et 4000 sovkhozes (fermes d’États). C’était le début de la fin de la possession privée de la terre par les paysans en Union Soviétique. L’offensive fut cette fois moins rapide et il y eut moins de déportations massives. La pause avait permis de former des nouvelles équipes de choc pour assurer un succès définitif. Pour s’assurer de la réussite, Staline fit une loi qui pouvait mener à 10 ans de travaux forcés ou à la peine de mort pour ceux qui faisaient une escroquerie ou un préjudice au kolkhoze. Il imposa même des sanctions contre la négligence au travail, les pannes de tracteur ou le vol d’épis de blé.

La collectivisation forcée eut plusieurs conséquences négatives. L’agriculture socialiste devint moins rentable et entraîna beaucoup de gaspillage de la part des paysans. Le blé pour la consommation devint vite insuffisant, surtout lors des mauvaises récoltes. Il y eut une hausse de la mortalité chez les enfants et les personnes âgées. Des famines terribles secouèrent les paysans, en particulier ceux d’Ukraine où il y eut 3 millions de morts. Staline voulait briser leur sentiment national. La famine fit dans le pays un total de 5 à 15 millions de morts. Les paysans abattirent le bétail pour ne pas le livrer aux kolkhozes. Le cheptel baissa de plus de 50%. Beaucoup de gens furent liquidés physiquement ou préférèrent se suicider plutôt que de tout céder à la collectivisation. On peut donc dire que la collectivisation eut plusieurs conséquences néfastes sur la population et entraîna un grand nombre de morts.

Les deux phases de collectivisation des terres amenèrent beaucoup de morts chez les paysans. Ceux-ci désespéraient de voir la lumière au bout du tunnel. Cependant, ils ne furent pas les seuls à souffrir durant cette période.

2) L’industrialisation

Staline avait l’intention de faire de l’Union Soviétique un des pays les plus industrialisé de l’époque et demanda de l’aide a l’Amérique. Pour lui, tous les moyens étaient bons pour arriver à ses fins le plus rapidement possible.

2.1) Les problèmes engendrés par l’industrialisation

Pour y arriver, il dut d’abord faire la socialisation de tous les moyens de production et d’échange. Son économie était basée sur l’industrie lourde. De 1928 à 1932, la classe ouvrière passa de 11 millions à 33 millions d’ouvriers. Pour obtenir ce nombre de travailleurs, il se servit des gens qu’il avait fait déporter des campagnes et fit du recrutement forcé. Cela lui procura une main-d’œuvre docile et peu coûteuse. La production haussa de 250% entre 1929 et 1933. Ceci se produisait en même temps que la Crise économique secouait l’occident. En raison de l’accent mis sur l’industrie lourde, certains secteurs de l’économie furent négligés par le plan quinquennal. Le système de transport et le secteur des biens de consommation étaient toujours à la baisse. De plus, l’économie socialiste laissait beaucoup de place au gaspillage de matériaux. La production était à la baisse et les dirigeants devaient toujours engager plus de main-d’œuvre pour compenser.

Il y eut donc en conséquence une hausse de la masse salariale. Il y avait, en plus de cela, la Crise économique qui arrêtait l’exportation de blé et de pétrole, ce qui empêcha l’achat de machinerie et d’équipement. L’inflation devint de plus en plus difficile. Le rouble valait le quart de sa valeur de 1924. La courbe des salaires ne suivait pas celle des prix et entraîna une baisse du niveau de vie des ouvriers. Il baissa de 40% entre 1929 et 1932. La situation était la même qu’au début de la NEP en 1923. Les produits de première nécessité étaient rationnés. L’Union Soviétique était en situation de suremploi. La production était à un tiers de celle des Etats-Unis, qui était touchée par la Crise économique. Les usines étaient touchées par l’absentéisme et les retards. Il y avait même une pénurie de spécialistes. Comme on peut le voir, l’industrie soviétique n’allait pas aussi bien que les dirigeants le laissaient croire. Cependant, ce n’était pas les seuls problèmes.

2.2) Les privilégiés et le stakhanovisme

Cette industrialisation provoqua, contrairement à ce qu’affirmaient les dirigeants de l’URSS, une société avec des classes comme dans les pays capitalistes. Il y eut une apparition de la différenciation des salaires selon le métier. Les spécialistes étaient mieux payés que les simples ouvriers. Cette différentiation s’accentua en 1931 avec la création de huit catégories de travailleurs avec des salaires différents. Staline remit en place, en 1932, le salaire à la pièce plutôt que le salaire horaire et il y inclut des primes pour les plus productifs. C’était ce que l’on appelait le stakhanovisme. Dès 1933, 20% des salariés recevaient 40% de la masse salariale. En 1935, le salaire moyen était de 150 roubles. Les femmes et les manœuvres, qui composaient la grande partie des travailleurs, recevaient entre 70 et 120 roubles. Les stakhanovistes recevaient entre 500 et 2000 roubles et les hauts fonctionnaires entre 5000 et 10 000 roubles. Il y avait donc là une grande forme d’inégalité sociale et la création d’une aristocratie ouvrière. Ceux-ci pouvaient profiter des maisons de repos et des maisons de vacances pour enfants. Les stakhanovistes servaient aussi à encadrer la masse de travailleurs et étaient des délateurs. Ils dénonçaient ceux qui n’avaient pas assez ou mal travaillé Les enfants devaient dénoncer leurs propres parents qui rechignaient sur le système.

Pour ce qui était des simples ouvriers, ils étaient mal payés et étaient peu motivés. Ils devaient souvent trouver ce qu’ils avaient besoin avec le marché noir. Ils pouvaient être punis s’ils avaient une absence injustifiée. Ils risquaient d’être congédiés ou expulsés de leur logement. En 1932, un livret d’ouvrier fit son apparition et indiquait le passé de l’employé. Staline supprima en 1935 les derniers droits des syndicats dans l’élaboration des normes de travail. Maintenant, c’était les entreprises seules qui fixaient les conditions. Les déportations venaient augmenter le nombre de gens dans les villes et haussa la masse des travailleurs. Il y avait des problèmes de logement car ceux-ci n’avaient pas été entretenus depuis 1914. Les gens pouvaient se retrouver jusqu’à 25 dans le même appartement. La situation était presque chaotique. On peut donc dire que l’industrialisation n’améliora en aucun sens la condition des travailleurs.

L’industrialisation de l’Union Soviétique eut pour effet de conserver la misère dans les villes et parfois même jusqu’à l’accentuer. Cependant, le pire était encore à venir.

3) Les purges

L’un des éléments le plus important de la terreur sous le règne de Staline fut les purges. Il fit cela pour éliminer toute possibilité d’opposition. Les purges se firent en trois grandes vagues durant les années 1930.

3.1) La première élimination des opposants et communistes réfractaires

Les premières purges de Staline eurent lieu entre 1928 et 1933 et visait surtout les fonctionnaires. Elles touchèrent aussi les campagnes. Au début de 1933, tout semblait calme dans le Parti et les députés demandaient un retour à la NEP. Effrayé par ces idées de droite, Staline fit une purge. Seuls les membres du Parti communiste furent touchés. Il voulait éliminer les ennemis du peuple, les saboteurs, ceux qui violaient la discipline du Parti, les gens d’origine bourgeoise, les ambitieux les dégénérés moraux et les camarades rebelles ou mauvais communistes du pouvoir stalinien. Cette purge toucha surtout les membres recrutés à partir de 1929 et qui avaient peu d’éducation. Seul Staline était parfait pour le Parti. Il fit arrêter les et d’anciens repentis. Ces purges furent plus des arrestations et des congédiements que des mises à mort. Dès la fin de 1933, l’URSS semblait se calmer. Le pays devait se renforcer à cause de la montée au pouvoir d’Hitler en Allemagne. Staline fit sortir de prison Zinoviev, Kamenev, Boukharine et Rykov et se réconcilia avec eux. Il fit même amnistier une partie des koulaks et leur permit de rentrer chez eux. Après avoir purgé le système administratif, le pays semblait aller vers un répit. Cependant, cet apaisement fut de courte durée.

3.2) La Grande Terreur

La période de purge suivante fut la plus grave. On l’appela même la Grande Terreur. Elle débuta le 1er décembre 1934 après l’assassinat de Kirov. Il aurait été abattu sous les ordres de Staline car il était son principal rival. Cet assassinat fut donc le prétexte pour lancer une vaste purge à travers l’URSS. La NKVD (police secrète) joua un très grand rôle. Ejov, qui était à sa tête, n’avait aucun respect particulier pour les vieux bolcheviks. Les gens qui étaient accusés étaient privés de leurs droits de défense. On supprima l’appel et le recours en grâce et on exécutait les sentences de morts sur-le-champ. Tout complément d’enquête était interdit. Le 4 décembre 1934, les hauts fonctionnaires communistes de la NKVD de Leningrad furent arrêtés pour manque de vigilance. Il y eut 66 "blancs" qui furent mis à mort.. Nicolaïev fut accusé avec 11 autres personnes d’avoir assassiné Kirov. Ils furent fusillés le jour même de leur sentence. Il y eut au début de 1935, le procès de 19 dirigeants de Leningrad qui étaient accusés d’être en relation avec Nicolaïev et de comploter contre les dirigeants soviétiques. Ils furent condamnés à des peines de prison. Quelques jours plus tard, il y eut le procès des dirigeants de la NKVD de Leningrad. Ils furent condamnés à des peines de prison. Ils furent rejugés et exécutés en 1937. Après avoir liquidé la plupart des anciens bolcheviks, Staline mit fin à la purge. Il venait d’éliminer tous ceux qui pouvaient nuire à son pouvoir. Cependant, ce n’était pas encore assez pour Staline.

3.3) Un autre nettoyage avant la guerre

Staline n’avait pas encore éliminé tous ses ennemis. Les purges de 1937 et 1938 touchèrent la majorité des dirigeants du Parti. Il y eut 98 bolcheviks sur 139 qui furent touchés. Durant l’été 1936, ce fut le procès du "bloc terroriste contre-révolutionnaire trotsko-zinovieviste". Ce procès touchait surtout des membres de gauche comme Zinoviev, Kamenev et plusieurs autres. Ils furent accusés d’avoir formé un groupe terroriste avec l’aide de Trotski et furent condamnés à des peines de prison. Ils furent fusillés par après. Ensuite, ce fut le procès des Dix-huit, en janvier 1937, avec Piatakov et Radek. Ils furent accusés d’avoir comploté contre l’URSS avec Trotski et d’être des traîtres vendus aux puissances étrangères. Treize d’entre eux furent condamnés à mort et les autres à 10 ans de prison. Le dernier procès eut lieu en mars 1937 et toucha Boukharine et Rykov. Ils étaient accusés de la même chose que dans le procès précédent en plus d’avoir voulu assassiner les dirigeants de 1937 et Lénine. Boukharine avoua tout sauf les accusations d’avoir comploté contre Lénine et Staline. Ils furent exécutés après le procès. Durant cette purge, 1 million de personnes furent liquidés et 15 millions furent envoyés dans les Goulags. Il s’attaqua aussi à l’Armée Rouge et visa surtout les officiers supérieurs. Il fit éliminer le Maréchal Toukhatchevski. Staline avait donc éliminé une grande part de ses ennemis et était assis confortablement au pouvoir. Cependant, ces purges passèrent près de lui faire perdre la guerre qui allait suivre.

Les purges permirent donc à Staline de se débarrasser de ses opposants et de mieux installer son régime autoritaire. Cependant, quand la Seconde Guerre mondiale débuta, il se trouva d’une certaine façon démuni face aux Allemands.

Conclusion

On peut donc affirmer que le stalinisme fut durant les années 1930 un véritable régime de terreur qui généra un grand lot d’inégalités. Dès le début de la décennie, il força les paysans à collectiviser leurs terres et se débarrassa des koulaks. Cela généra’ à des endroits comme l’Ukraine, des grandes famines. En même temps, il industrialisa son pays. Cependant, la productivité était faible et il y avait beaucoup d’inégalité entre les ouvriers et l’élite. Pour s’assurer qu’il ne serait contredit par personne, Staline élimina toute opposition contre lui. Toutes les catégories de la société furent touchées, incluant l’Armée Rouge. Staline agissait donc en véritable despote. Après avoir vu cela, il serait intéressant de savoir comment se poursuivit ce régime durant les décennies suivantes.

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