LE PDG DE TOTAL ASSASSINÉ plus de détails

Publié le par Bernard Gasnot

Il souhaitait mettre fin au paiement du pétrole en dollars* Et venait de signer un contrat avec la Russie

28 Octobre 2014

BFMTV a rencontré le mari d'une hôtesse de l'air qui a péri dans le crash de l'avion dans lequel se trouvait Christophe de Margerie. Le 20 octobre 2014, le Falcone 50 transportant le PDG de Total ainsi que trois membres d'équipage percute une déneigeuse au décollage d'un aéroport de Moscou. Tous les occupants de l'appareil meurent dans la collision. Mais la thèse de l'accident ne convainc pas Patrick Vervelle qui pointe des zones d'ombres et des incohérences dans les explications fournies. Une enquête est actuellement en cours en France et en Russie.

La firme Total est implantée depuis 1991 en Russie et malgré les sanctions elle a continué à investir dans le pays où elle est impliquée dans divers projets qui se chiffrent en pillards de dollars. La mort tragique de son PDG coïncide avec une période de grands bouleversements à la tête de grandes firmes du secteur énergétique français.

En quelques jours, c’est tout d’abord Henri Proglio le PDF d’EDF qui a vu la fin de son mandat au profit de Jean-Bernard Lévy, actuel patron de Thales. Cette nomination doit être approuvée officiellement lors d’une assemblée générale le 21 novembre à la veille de la fin officielle du mandat d’Henri Proglio.

Chez Areva, Luc Oursel, a annoncé lundi son départ pour des raisons de santé, obligeant le groupe nucléaire, en difficulté dans un secteur en crise depuis le désastre de Fukushima, à lui trouver rapidement un successeur. Areva a fait savoir qu’une assemblée générale doit se tenir le 9 décembre.

Chez GDF Suez, Gérard Mestrallet qui va bientôt atteindre la limite d’âge de 67 serait prêt à anticiper son départ de son poste de directeur général et abandonner la direction opérationnelle de l’entreprise.

Le conseil d’administration doit se prononcer sur la nomination d’Isabelle Kocher, actuelle directrice financière, en tant qu’administrateur et directrice générale déléguée du groupe, en remplacement de Jean-François Cirelli.

Cela placerait cette ancienne cadre de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild en position de favorite pour succéder à Gérard Mestrallet à la tête du géant mondial de la production et de la distribution de gaz.

Le PDG de Total Christophe de Margerie, décédé dans le crash de son jet privé à Moscou dans la soirée du lundi 20 octobre, était un des plus grands défenseurs des relations franco-russes et souhaitait mettre fin au paiement du pétrole en dollars. Voici une sélection de ses déclarations.

Interview du 5 mai 201 De Margerie expliquait que selon lui, la Crimée qui retourne à la Russie est l’équivalent de l’Alsace-Lorraine qui revient à la France en novembre 1918. C’est une chose logique.

Sur la sortie de la Russie du G8 :

Exclure la Russie du G8, c'est offrir 20 % de voix en plus à Poutine.

Bloquer la livraison des navires de guerre Mistral ? Le patron du Kremlin s'en contrefiche, c'est la France qui sera dans la mouise.

Sur la volonté de l'UE de réduire sa dépendance gazière vis-à-vis de la Russie:

Allons-nous construire un nouveau mur de Berlin ? La Russie est un partenaire et nous ne devrions pas perdre notre temps à nous protéger d'un voisin. Notre but est de ne pas être trop dépendant d'un pays – peu importe lequel. Sauf de la Russie, qui nous a sauvés à plusieurs reprises.

Interview du 8 juillet 2014 pour l'agence Reuters

Sur les liens entre économie et politique :

Total n'est ni un outil politique, ni une ONG. La mission de Total n'est pas de restaurer la démocratie dans le monde. Ce n'est pas notre métier.

Interview du 11 septembre 2009 pour le quotidien Le Parisien

Total ne fait pas de politique. Et tant que ce n'est pas interdit, c'est permis. Si on ne fait pas de politique, je suis convaincu qu'au-delà des considérations économiques, une entreprise comme Total peut avoir un rôle à jouer : en faisant partager aux politiques français son expérience en Russie et en montrant aux Russes que la poursuite d'une relation est possible […] Nous ne sommes pas une diplomatie parallèle, mais j'estime important de ne pas couper les ponts et d'expliquer, pour que chacun s'efforce de comprendre l'autre. Il faut croire que les choses peuvent changer, s'améliorer.

Sur l'image de la Russie à l'étranger :

Nous ne devons pas nous laisser persuader que la Russie est un ennemi, d'autant que notre approvisionnement en énergie dépend en grande partie de ce voisin On ne doit pas tomber dans la caricature des gentils Ukrainiens pro-occidentaux et des méchants pro-Russes.

Sur les sanctions

Les sanctions ? Elles ne servent à rien et ne feront que pousser les Russes et les Chinois à mieux coopérer, sur le dos de l'Europe. La vérité, c'est que l'Ukraine va très mal économiquement et que l'Europe n'a rien fait pour l'aider. Je ne plaide pas pour la Russie mais pour plus de compréhension. Les sanctions sont une voie sans issue ; l'interdépendance économique, en revanche, exige un dialogue constructif.
Les Russes sont nos amis, nos partenaires ; je ne comprends pas vraiment à quoi on joue en prenant la direction d'un embargo au lieu de parler de conciliation.

le représentant de la Douma, Sergueï Narychkino.

Nous sommes contre les sanctions parce que nous pensons que l'entreprise est une force positive, un canal de dialogue et un chemin vers la compréhension mutuelle. L'entreprise a besoin d'être protégée et encouragée, surtout dans les moments difficiles. Aujourd'hui, c'est l'inverse qui se produit : l'entreprise est prise en otage par les politiciens. Par conséquent, nous devons agir.

Lundi 20 octobre à Moscou, à l'occasion d'une réunion avec le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, sur les investissements étrangers en Russie

Sur les projets de Total en Russie :

La Russie est un pays important dans la stratégie de Total, qui ambitionne d'en faire sa principale zone de production d'hydrocarbures à l'horizon 2020 Certes, nous ne voulons pas accroître notre exposition aux risques en Russie tant que la situation n'est pas normalisée, mais je ne serais toutefois pas un bon dirigeant si je revenais maintenant sur tout ce que nous avons édifié dans ce pays.
Il se permettait d'être autonome, de ne pas se mettre aux ordres....De ne pas avoir peur. Il a eu raison.
Entretien du 4 septembre pour le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung

Sur le paiement du pétrole en dollars :

Le prix du baril de pétrole est coté en dollars. Une raffinerie peut prendre ce prix, et en utilisant le taux de change euro-dollar sur un jour donné, se mettre d'accord pour effectuer le paiement en euros.
Il n'y a aucune raison de payer le pétrole en dollars.
Pas mal de pays ont été très gravement punis pour ça !

Par son refus de s’acharner sur la Russie comme les autres, et surtout, pour avoir évoqué l’idée de remplacer le dollar sacré par l’euro dans les transactions concernant le pétrole,

De Margerie a-t-il tout simplement été éliminé ?

La thèse du simple accident a de plus en plus de mal à tenir la route.

Il est reproché à Roman Dounaev, responsable des vols de l'aéroport de Vnoukovo, Alexandre Krouglov, aiguilleur instructeur, Svetlana Krivsoun, aiguilleur stagiaire, et Vladimir Ledenev, ingénieur en chef, d'avoir mal coordonné leurs actes, mal exécuté les instructions, ce qui a conduit à l'apparition d'un engin non autorisé sur la piste où décollait l'avion.

Enfin, une première vague de démissions a eu lieu le 23 octobre : elle concerne le directeur général de la société Aéroport international de Vnoukovo, Andreï Diakov, son adjoint, Sergueï Solntsev, et trois autres responsables. Les États-Unis soutiennent le terrorisme en finançant les takfiristes»

Le président russe, Vladimir Poutine, affirme que les États-Unis soutiennent le terrorisme en finançant des groupes terroristes et en créant la division au lieu de fortifier l’unité des nations de par le monde.

Le président russe a fait ces déclarations ce vendredi, au cours d’un discours en session plénière lors de la 11e réunion du Valdai International Discussion Club dans la localité de Sochi, près de la mer Noire, en Russie.

En Syrie, comme par le passé, les États-Unis et leurs alliés ont commencé par fournir aux militants des financements directs et des armes pour inciter des mercenaires provenant de tous pays à les rejoindre C’est ainsi que les groupes terroristes takfiristes de l’EIIL sont devenus de facto une armée.

Vladimir Poutine

«Les terroristes takfiristes sont extrêmement efficaces dans leurs actions d’un point de vue militaire, ce sont de vrais professionnels», a-t-il déclaré.

Poutine a également affirmé qu’une autre raison de la puissance croissante de l’EIIL est l’action de la soi-disant coalition anti-EIIL, dirigée par les États-Unis, qui créent la division parmi les puissances régionales.

Le président russe a par ailleurs ajouté qu’une telle «dictature unilatérale» n’aide en rien la lutte contre l’EIIL ; au contraire, elle crée «davantage de chaos» dans les États stables.

Ceux qui soutiennent le terrorisme devraient réfléchir à leurs actions, a déclaré Poutine, assurant que les mêmes terroristes qu’ils soutiennent aujourd’hui «reviendront un jour semer la mort dans leurs pays».

Les terroristes takfiris de l’EIIL contrôlent actuellement de vastes portions de territoire en Syrie et en Irak.

Depuis le 23 septembre, les États-Unis et leurs alliés mènent des frappes aériennes contre l’EIIL en Syrie sans l’autorisation de Damas ni l’accord des Nations-Unies.

Washington mène également des raids aériens similaires contre des positions de l’EIIL en Irak depuis le mois d’août, mais ces raids n’ont visiblement pas réussi à déloger l’EIIL.

Des analystes ont remis en question la sincérité de Washington dans son combat contre le terrorisme, étant donné que les États-Unis et leurs alliés soi-disant anti-EIIL sont les plus fervents soutiens des terroristes takfiris dans leur tentative de renverser le gouvernement syrien depuis mars 2011.

Traduit d’après l’article de Press TV par Fabio Coelho

*************

* La Russie classifie comme assassinat par la CIA la mort PDG de Total :

Ce qui est inquiétant est que le FSB affirme en outre qu’ils ont découvert «des contradictions inexplicables» entre les informations récupérées à partir des boites noires de l’avion et les informations de la tour de contrôle publiées qui ont montré que cet avion a été ”subrepticement dirigé “dans la trajectoire du chasse-neige qui roulait sur une autre piste, dont il a été rapporté que le conducteur était sobre et l’avocat a déclaré que son client «souffre d’une maladie cardiaque aiguë; il ne boit pas du tout et il y a des amis et les parents qui peuvent témoigner de cela.»

Concernant les ” actions et les motivations “des «acteurs étatiques [euphémisme du FSB pour désigner la Central Intelligence Agency ( CIA )] en cherchant à assassiner Christophe de Margerie, ce bulletin dit, que s’était dû à la réunion qu’il venait de conclure avec le Premier ministre Dmitri Medvedev , dans lequel Total et son partenaire, le plus grand producteur de pétrole et de gaz indépendant de Russie Novatek , commenceraient la vente de pétrole et de gaz naturel liquide (GNL) en euros ou en roubles, et non en Dollars US (aka: pétrodollars).

Le FSB note que Total et Novatek ont ensemble un projet de 21000000000 € (27 milliards de dollars) pour développer un projet de GNL Yamal dans l’Arctique russe, qui devrait commencer à produire en 2017. Les réserves du champ sont estimées à environ l’équivalent de 800 millions de barils de pétrole, à partir de laquelle les deux sociétés pourraient un jour produire autour de 15 millions de tonnes par an de GNL (gaz naturel liquide).

Le PDG de Total Christophe de Margerie a encore plus enragé le régime d’Obama, le FSB dit, quand en juin dernier, tout en répondant à des questions sur les appels lancés par les responsables politiques français pour trouver des moyens au niveau de l’UE pour soutenir l’utilisation de l’euro dans le commerce international après une amende-record envers BNP Paribas SA, la plus grande banque de France, a déclaré: ” Il n’y a aucune raison de payer le pétrole en dollars . “

L’addendum historique du FBS note à leur bulletin que le système des pétrodollars a été mis en place après que le président Richard Nixon a bouleversé l’économie mondiale le 15 août 1971, quand il a officiellement mis fin à la convertibilité internationale de l’US Dollars en or, portant ainsi la fin officielle de l’arrangement de Bretton Woods qui a stabilisé l’économie mondiale à la suite de la Seconde Guerre mondiale.


Deux ans plus tard, dans un effort pour maintenir la demande mondiale de dollars américains, un autre système a été créé appelé le système des pétrodollars et en 1973, un accord a été conclu entre l’Arabie Saoudite et les États-Unis dans lequel chaque baril de pétrole acheté par les Saoudiens serait libellée en dollars américains. En vertu de cette nouvelle entente, tout pays qui cherche à acheter du pétrole à l’Arabie Saoudite doit nécessairement échanger d’abord leur propre monnaie nationale pour les dollars américains.

En 1975, tous les pays de l’OPEP avaient accepté le paiement de leurs propres approvisionnements en pétrole exclusivement en dollars américains en échange d’armes et de la protection militaire.
Ce système des pétrodollars, ou plus simplement connu comme ” oif for dollars “, créé une demande artificielle immédiate de l’US Dollars dans le monde entier.
Comme la demande mondiale de pétrole a augmenté, elle a donc fait augmenter la demande de dollars des États-Unis, un plan qui permet à l’Amérique de rester à flot en dépit d’avoir une dette de près de 18.000 milliards de dollars.

L’existence de pétrodollars, selon les notes du FSB, est l’un des piliers de la puissance économique des USA , car elle crée une demande externe importante pour la devise américaine, ce qui permet aux Etats-Unis d’accumuler des dettes énormes sans défaut.

Avec la Russie maintenant diabolisé et sanctionné par le régime Obama, en raison de sa politique de retrait du dollar américain pour l’achat de pétrole et de gaz, ce bulletin du FSB conclut, la France a rejoint avec l’Irak, la Libye, la Syrie et l’Iran dans la souffrance, la colère de l’audace pour aller à l’encontre du pétrodollar

Voilà ce qui dit Paul Craig Roberts, un économiste et journaliste américain:

"Vladimir Poutine est le leader de la morale mondiale".

Roberts partage ses idées. "Il tient des propos d'un leader politique humanitaire, dont je n’ai pas vu de toute ma vie l'équivalent dans le monde. Personne ne peut lire les remarques de Poutine sans conclure que Poutine est le leader du monde. Poutine est à l'aise avec le peuple russe et se mêle à eux au risque de sa vie."

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article