17 Agent Orange: Qui d’autre(s) aurait fabriqué l’Agent Orange… ?

Publié le par Bernard Gasnot

On nous écrit : l’Agent Orange fabriqué aussi en France

En page 7 du n° 2298 de Lutte Ouvrière, du 17 août 2012, j’ai lu l’article de Gilles Boti intitulé Viêt Nam, l’impérialisme américain continue de tuer, dans lequel on lit : « les compagnies américaines qui produisaient l’Agent Orange, comme Monsanto et Dow Chemical ». Or il conviendrait d’informer nos lecteurs que ces sociétés trouvèrent une complicité en France. En effet, à l’époque, je travaillais chez Progil, qui avait une usine chimique située dans la banlieue de Grenoble. Un atelier y fut spécialement construit pour produire du 2.4.D et du 2.4.5.T, constitutifs de l’Agent Orange. Au début, il n’y eut guère de précautions prises puisque la production partait directement vers la ville de Cholon, au Sud-Viêt Nam d’alors. Par la suite, elle fut acheminée via un pays tiers, car la contestation contre la guerre du Viêt Nam s’était amplifiée en Europe occidentale. Bien sûr, des travailleurs de cet atelier furent aussi victimes de contamination entraînant de graves maladies.

Fraternellement vôtre, R.C.

Le 4 septembre 2012 http://asie-info.fr publie : Viêt Nam : contamination par la dioxine plus grave que prévu

Des analyses de sang effectuées à Da Nang se sont toutes révélées positives à la dioxine. L’aéroport local avait abrité un dépôt d’Agent Orange pendant la guerre. Jules Étienne

Les tests de 62 individus choisis au hasard dans une zone qui jouxte l’aéroport, où se trouvait l’aire de stockage de l’Agent Orange, ont tous été positifs à la dioxine, qui est à la base du très puissant défoliant dont les avions américains ont, selon Hanoi, déversé 80 millions de litres sur la moitié sud du Viêt Nam de 1961 à 1971.

Aucun des individus testés entre 2006 et 2012 n’a participé à la guerre ou n’a vécu dans les zones où l’aviation américaine a déversé le défoliant. Leurs seuls points communs, selon le quotidienThanh Nien : ils étaient âgés de plus de 18 ans lors des tests et résident depuis au moins cinq ans à proximité de l’aéroport où l’Agent Orange a été stocké. L’un d’entre eux, Vo Duoc, âgé de 58 ans, a déclaré que les 18 membres de sa famille élargie vivaient près de l’aéroport et que les résultats pourraient signifier «une catastrophe pour les enfants». Ces résultats ont déjà provoqué une vive inquiétude dans un secteur où résident des milliers de gens. Le projet, dans lequel s’inscrivent les tests, est parrainé par la Fondation Ford et Hatfield Consultants, une société environnementaliste canadienne. 25 parmi les individus testés vont être envoyés dans un hôpital militaire de Hanoi pour y bénéficier, gratuitement, d’un traitement déjà testé sur des anciens combattants.

L’aéroport de Da Nang, dans le centre du Viêt Nam, est la première de trois anciennes aires de stockage de l’Agent Orange que les Américains ont commencé à décontaminer le 9 août dernier en collaboration avec l’armée vietnamienne. Les deux autres aires sont les anciens aéroports de Bien Hoa, près de Hô-Chi-Minh-Ville, et de Phu Cat, dans la province de Vinh Binh (au sud de Da Nang).

De 2,1 millions à 4,8 millions de Vietnamiens ont été directement exposés à l’Agent Orange et à d’autres produits chimiques liés à des cancers, à des malformations à la naissance ou à des maladies chroniques, notamment respiratoires. Depuis la fin de la guerre, la dioxine représente un danger supplémentaire en raison de l’influence de la contamination de sols sur la chaîne de consommation alimentaire. Un organisme américano-vietnamien a estimé à 450 millions de dollars [ ?] le montant nécessaire à l’élimination de la dioxine et à l’aide aux victimes.

05 septembre 2012, http://www.actu-environnement.com

Des champignons à la rescousse des sols pollués par les dioxines

En 1998, l’incinérateur d’Halluin dans le Nord provoque une importante pollution aux dioxines. Les acteurs locaux se mobilisent et un projet de recherche est engagé pour tester une phytoremédiation un peu particulière : utiliser les champignons pour biodégrader les dioxines. La phytoremédiation est un procédé de génie écologique relativement bien connu pour dépolluer les sols contaminés par les métaux et métalloïdes, les pesticides, les solvants, les explosifs, le pétrole brut et ses dérivés, voire les radionucléides. Ce type de traitement par les plantes, voire les champignons – on parle alors de mycoremédiation – est apprécié car il évite de devoir excaver les terres polluées. Lesquelles deviennent en effet, des déchets à transporter, à stocker pour être traité et réutilisé avec un coup environnemental et financier important. Revers de la médaille toutefois, si la solution est plus écologique que l’excavation des terres, la nature prend son temps : les plantes et les micro-organismes du sol dégradent ou stockent donc lentement les polluants de sorte que cette dépollution ne peut pas être utilisée dans l’urgence, par exemple dans le cadre d’une dépollution précédent une opération de réaménagement urbain.

Dégrader les dioxines

Survenue en 1998 sur la commune de Halluin, une importante pollution à la dioxine par l’incinérateur a durablement contaminé les zones agricoles environnantes. L’association « Halluin 3R » (Recherche Réseau Requalification) a été officiellement créée en février 2007 en partenariat avec la Ville de Menin, Triselec, Valnor et des associations telles EDA, Espace Biotique et Réactifs Consultants, avec l’objectif d’élaborer un projet de réhabilitation in situ notamment par l’étude et la recherche de solutions de mycoremédiation. Concrètement, la première phase du projet dont le budget est évalué à 270.000 € financé principalement par l’Ademe, la Région et Lille Métropole Communauté Urbaine (LMCU), vise à étudier les sols pour comprendre les interactions entre les plantes locales et deux groupes de champignons microscopiques du sol (champignons saprotrophes et symbiotiques mycorhiziens à arbuscules CMA) pour réduire la pollution. Au final, le programme qui devrait durer trois ans pour un budget estimé à 1 million d’euros, pourrait afficher des résultats reproductibles dans le monde entier.

Baptiste Clarke © Tous droits réservés Actu-Environnement

7 septembre 2012, http://www.liberation.fr : Un «traitement» scientologue testé au Viêt Nam sur des victimes de l’Agent Orange

Un hôpital vietnamien a expliqué vouloir tester l’efficacité de la «méthode Hubbard», une cure de vitamines. L’ambassade américaine s’est distanciée de cette expérience.

Des victimes de l’Agent Orange, défoliant utilisé par les Américains pendant la guerre du Viêt Nam, vont suivre un traitement controversé, à base de sport et de prise de vitamines, proposé par l’Eglise de Scientologie, a-t-on appris de source hospitalière.

Hanoi affirme que jusqu’à trois millions de Vietnamiens ont été exposés à la dioxine contenue dans l’Agent Orange, et qu’un million d’entre eux souffrent de graves problèmes de santé, dont 150 000 enfants nés avec des déformations.

Vingt-quatre patients contaminés testeront pendant un mois au 103 Hospital de Hanoi, la «méthode Hubbard», du nom du fondateur de l’Église de Scientologie, l’écrivain américain de science-fiction Ron Hubbard, a indiqué à l’AFP Hoang Manh An, directeur de l’hôpital. Cette méthode qui consiste en des séances de sauna, d’exercice physique et en l’ingestion de vitamine «n’a jamais été utilisée auparavant dans le traitement des maladies liées à la dioxine et nous voulons vérifier son efficacité», a justifié Hoang Manh An.

À Hanoi, l’ambassade des États-Unis – où la Scientologie est considérée comme une religion – a clairement pris ses distances. «Nous ne connaissons aucun traitement sûr et efficace de désintoxication pour les personnes contaminées à la dioxine», a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’ambassade, Christopher Hodges.

Quelque 80 millions de litres d’Agent Orange ont été pulvérisés par les Américains sur les jungles du Viêt Nam du Sud pour détruire la forêt et les cultures utilisées par la guérilla communiste vietnamienne.

Classé parmi les sectes dans plusieurs rapports parlementaires français, l’Église de Scientologie a été fondée en 1954. Elle revendique plus de 10 millions d’adeptes dans le monde.

En France, ses deux principales structures ont été condamnées en appel cette année à des amendes de 400 000 et 200 000 euros pour «escroquerie en bande organisée». (AFP)

Le 9 septembre 2012, http://www.globaltimes.cn : La participation US au nettoyage de la dioxine politiquement motivée, par Wayne Dwernychuk

Depuis plus de trois décennies, les États-Unis ont affirmé qu’aucune preuve existe entre l’utilisation de l’Agent Orange par leur armée pendant la guerre du Viêt Nam est la cause d’importantes complications de santé pour les citoyens vietnamiens qui pourraient avoir été exposés à l’herbicide.

Peu de temps après la cessation des hostilités entre les deux pays, les scientifiques vietnamiens décrivent une augmentation des malformations congénitales humaines et autres questions liées à la santé dans les zones de pulvérisation de l’Agent Orange. Les Vietnamiens sont convaincus que l’Agent Orange a été le premier facteur d’anomalies observées à la naissance et que les perturbations immunologiques provoquent la détérioration de la santé humaine. Les États-Unis ont refusé d’accepter les données produites par des scientifiques vietnamiens sur la base que leurs recherches ne répondaient pas à la rigueur des normes occidentales [tandis que dans le même temps ils reconnaissaient ces mêmes méfaits sanitaires sur leurs vétérans du Viêt Nam comme étant liés à l’Agent Orange et les dédommageaient]. En conséquence, une impasse existe depuis de nombreuses années entre les deux pays, et elle a été un obstacle à la poursuite de la normalisation complète des relations diplomatiques entre les États-Unis et du Viêt Nam. Le 27 août, le Global Times a publié un article intitulé : ” Le nettoyage de l’Agent Orange arrive bien tard et est insuffisant pour une vraie justice “. L’article fournit une vue d’ensemble correcte au problème de la contamination par la dioxine, des activités et des coûts liés à des objectifs d’assainissement à long terme. Ma question, cependant, est la suivante: si les États-Unis soutiennent qu’il n’y a pas de preuve que l’Agent Orange ou la dioxine a causé des problèmes de santé humaine au Viêt Nam, alors pourquoi les États-Unis offrent une aide financière au Viêt Nam pour soutenir les efforts de nettoyage à Da Nang ? aéroport international qui va sans doute conduire à des fonds supplémentaires pour le nettoyage de d’autres anciennes bases militaires américaines au Viêt Nam étiquetés comme des points chauds de dioxine ?

J’étais plein d’espoir, et peut-être naïf, de croire que les États-Unis en étaient finalement venu à la conclusion que l’Agent Orange ou la dioxine a été préjudiciable à la santé humaine, mais ne voulaient pas concrétiser une assistance au Viêt Nam à titre de compensation en soi, évitant ainsi la possibilité d’admettre la culpabilité et de conduire à une action en justice.

L’aide des États-Unis, trop insignifiante et tardive, vise à créer un cadre bilatéral dans la lutte contre la contamination par la dioxine dans le sud du Viêt Nam. Cependant, il peut y avoir une justification plus calculée de la part des États-Unis d’avoir libérer des dollars pour la décontamination de Da Nang, décision moins entourée par des motifs altruistes que par des tendances égoïstes orientées vers des intérêts politiques dans la Région Asie-Pacifique. La Chine renforce progressivement sa présence dans la région. La mer de Chine méridionale est devenue une préoccupation croissante pour la Chine et le Viêt Nam, compte tenu des ressources naturelles dans celle-ci. En offrant un soutien financier indispensable au Viêt Nam dans la décontamination de la dioxine, les États-Unis, je crois, voit un avantage significatif à ces actions. D’une part, pour enfin offrir une aide indispensable au Viêt Nam, les États-Unis reçoivent une réaction positive de la communauté internationale. Et, d’autre part, les États-Unis reçoivent un positionnement diplomatique favorable au Viêt Nam pour leur très attendu redressement d’un tort causé par l’utilisation de l’Agent Orange pendant le conflit. Ce positionnement sera éventuellement de conduire à une présence militaire américaine au Viêt Nam, afin d’établir une contre influence à celle croissante de la Chine dans la région. Il n’est pas inconcevable que l’administration américaine ait, en effet, modifié, même légèrement, sa position passant de leur vieux mensonge « pas de preuve », à l’acceptation d’un danger potentiel de la contamination par la dioxine.

Cette position peut faciliter les efforts de coopération à la réduction des contaminants, permettre diminuer de façon importante le potentiel néfaste de la dioxine sur la santé des humains. Mais, je soupçonne la position américaine d’être trop généreuse pour être honnête. Quant à la raison la plus importante dans cette nouvelle approche coopérative de faire face au problème de la dioxine au Viêt Nam, est-ce une reconnaissance américaine des dangers de la dioxine ou le désir des États-Unis à lier amitié avec le Viêt Nam comme tampon éventuel à la Chine ? Est-ce vraiment important? Pour les Vietnamiens qui souffrent en raison des actions de guerre de l’Agent Orange utilisé par l’armée américaine, la géopolitique de la région est de peu de conséquence. La vie quotidienne de nombreuses personnes dépend des terres et des aliments contaminés. La réduction des méfaits est primordiale pour eux. Cela seul est digne de tous les efforts que les États-Unis et le Viêt Nam déploient à réduire l’héritage persistant de l’Agent Orange.
L’auteur est un spécialiste de l’environnement en Colombie-Britannique, Canada.

À la mi-septembre 2012, http://www.thanhniennews.com publie Un traitement de la dioxine se fondant sur la Scientologie

Il a été rapporté dans la presse que les Vietnamiens pourraient utiliser une méthode de désintoxication appelée « méthode Hubbard » relevant de la Scientologie. Le procédé utilise des vitamines, exercice et sauna devant «supprimer» les dioxines du corps humain.
Je suis convaincu que la méthode Hubbard proposé pour éliminer la dioxine dans les citoyens vietnamiens exposés à l’agent Orange ne donnera absolument aucun effet en termes de désintoxication de la molécule de dioxine, ou toute forme de “purification ” annoncée dans les récents communiqués de presse. La dioxine a une forte affinité pour les lipides (graisses) dans le corps humain. Le lien établi entre graisses et dioxines, sang et tissus graisseux situés dans le corps humain est très fort. La dioxine est libérée lentement, après de nombreuses années de processus métaboliques naturels. La demi-vie de la dioxine dans le corps humain est de l’ordre de 11 – 15 ans… au cours de cette période, la moitié de la concentration en dioxines serait naturellement éliminée de l’organisme. Ma compréhension est que cette période n’est qu’une estimation, et que les processus physiologiques dans divers organes humains peuvent différer d’une manière qui rend cette demi-vie variable; en conséquence, il peut y avoir des variations considérables en ce qui concerne les estimations de demi-vie pour l’homme, peut-être s’étendant sur des périodes de temps bien au-delà de la onzième ou quinzième année. Je ne suis pas au courant d’études scientifiques crédibles qui valident la « méthode Hubbard » permettant une désintoxication. Sans cette preuve scientifique, généré par enquêtes scientifiquement contrôlées et rigoureuses, je pense que cette méthode doit être reléguée dans les catégories de « ridicule », « risible », et surtout « frauduleuse » si ces allégations sont réalisées sans preuves scientifiques. Karin Pouw, une porte-parole de l’Église de Scientologie a déclaré : « la « méthode Hubbard a eu de nombreuses applications et avait été utilisée pendant plus de trois décennies pour gérer l’environnement toxique, l’exposition aux pesticides et la réhabilitation de drogués “. Pouw peut prétendre tout ce qu’elle veut, mais jusqu’à ce qu’elle soit en mesure de présenter des preuves accumulées par des études scientifiques contrôlées qui soutiennent ses revendications de désintoxication, ses commentaires et prétendus faits doivent être considérés comme faux. Je mets au défi Pouw, ou n’importe qui d’autre d’ailleurs, de s’opposer à mes affirmations. Je suis convaincu que cela n’arrivera jamais … la « méthode Hubbard » devrait être relégué au tas de débris, aux affirmations de ceux qui continuent à croient que la terre est plate. Vietnamiens, c’est une arnaque. Malheureusement, oui … de faux espoirs en effet. Je ne crois pas à qu’une forme de châtiment dirigée vers le Vietnamien soit justifiable. Je crois que ces hommes sont honnêtes et tentent de répondre à une situation médicale grave forgé à cause de l’utilisation de l’Agent Orange dans leur pays de 1961 à 1971. Plus de 80 millions de litres d’Agent Orange ont été libérés dans l’environnement vietnamien au cours de cette période. Je sens un grand désespoir au Viêt Nam pour essayer d’aider ceux qui souffrent de maladies par l’accumulation de dioxine dans leur corps. Le gouvernement vietnamien fait tout son possible pour fournir une aide financière aux victimes, et recherche toute méthode qui pourrait prévenir les problèmes sanitaires futurs chez les personnes identifié comme contaminés à la dioxine, et celles qui sans aucun doute seront identifiées à l’avenir. En ce qui me concerne, leurs actions témoignent de leur désir d’aider les moins fortunés dans leur pays qui, sans aucune faute de leur part, souffrent maintenant de l’héritage continuel de Agent Orange.

En ce qui concerne les États-Unis et l’entrée de la « méthode Hubbard » dans le traitement de l’Agent Orange / Dioxine, je soupçonne qu’il est peu probable que les États-Unis appuient un tel processus. Les États-Unis devraient augmenter ses récents engagements à aider le Viêt Nam à sa contamination par la dioxine, problème désormais étendu à tout le pays. Le retrait de la dioxine des sites contaminés et de la chaîne alimentaire humaine est primordiale, comme fournir une aide humanitaire à ceux qui ont sans le savoir contaminé leur corps, et qui subissent maintenant les conséquences de la catastrophe Agent Orange.
Par le Dr Wayne Dwernychuk, spécialiste de l’environnement au Canada

18/09/2012, http://www.cpv.org.vn titre, Inauguration d’un centre de désintoxication pour les victimes de l’agent orange

L’hôpital militaire 103 a inauguré lundi matin la mise en service de la première tranche d’un centre de soins pour les victimes de l’Agent Orange/dioxine. Ce centre, spécialisé dans le traitement des victimes de cette substance toxique utilisée par l’armée américaine durant la guerre au Viêt Nam, possède de nombreux équipements modernes de réhabilitation fonctionnelle.

Le général Hoang Manh An, directeur de l’hôpital militaire 103, a déclaré qu’“une fois la deuxième phase achevée dans environ trois mois, ce centre possèdera trois autres salles de sauna et de bains chauds, ainsi que d’autres équipements de réhabilitation fonctionnelle. Nous pourrons ainsi soigner de 50 à 80 patients. Mais il faudrait construire d’autres centres de ce genre.”

Selon les statistiques, environ 4,5 millions de personnes dans l’ensemble du pays sont intoxiquées par l’Agent Orange alors que le pays ne comprend aucune installation privée spécialisée pour leur traitement. De 2008 à ce jour, l’hôpital militaire 103 a traité de nombreuses victimes de l’Agent Orange/dioxine avec de bons résultats.

Thao Nguyen (Selon AVI)

20/09/2012, http://fr.vietnamplus.vn: Règlement effectif des conséquences de l’Agent Orange d’ici 2020

Le plan d’action du Groupe de dialogue Viêt Nam-États-Unis prévoit un règlement effectif des conséquences de l’Agent Orange/dioxine d’ici 2020, lors de la 7e réunion les 20 et 21 septembre à Hanoi du Comité mixte consultatif Viêt Nam-États sur l’Agent Orange/dioxine (JAC). Dans les cinq années à avenir, les activités seront particulièrement renforcées, la décontamination de l’aéroport de Da Nang (Centre) commençant cette année.

Le Groupe de dialogue Viêt Nam-États-Unis sur l’Agent Orange/dioxine qui regroupe des individus, scientifiques et décideurs de politiques a pour objet de mobiliser toutes les ressources en vue d’un tel règlement.

En 2011, il a réussi à mobiliser 91 millions de dollars pour la décontamination de sites pollués par la dioxine à Da Nang, à Biên Hoa et à Phu Cat (Centre). Un tiers de cette somme a été consacré aux programmes de santé et de soutien des victimes handicapées par l’Agent Orange/dioxine de huit provinces, soit près de 20.000 personnes.

Le groupe a depuis peu notablement progressé dans le règlement du problème de l’Agent Orange/dioxine au Viêt Nam, avec notamment la promulgation le 22 décembre 2011 par le président des États-Unis Barack Obama d’une loi accordant une somme de 20 millions de dollars pour l’aéroport de Da Nang et les programmes de santé et de soutien des victimes vietnamiennes.

En 2011, le gouvernement vietnamien a décidé de consacrer 28 milliards de dongs, soit près de 1,3 million de dollars, au projet de Village de l’amitié afin de s’occuper des victimes. Le village a en outre reçu 25.000 dollars de dons d’organisations non-gouvernementales et de particuliers.

Le groupe de dialogue Viêt Nam-États-Unis discute pendant deux jours de nombreux points sur la décontamination des sites, les soins de santé pour les victimes, de recherche scientifique sur la dioxine, d’expérimentation des techniques mises au point pour la décontamination…

André Bouny

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