Cartel pharmaceutique et chimique : Des criminels et...nous leurs victimes

Publié le par Bernard Gasnot

Le Dr Matthias Rath est un scientifique et il est le successeur du double prix Nobel Linus Pauling. Rath a fait des découvertes majeures en médecine et en biologie.

Dans cet interview, qu'il faut lire absolument, il nous parle de son combat contre le Cartel pharmaceutique, il nous dévoile ses dessous criminels, ses agissements néfastes et pervers dans le monde et nous informe du danger des médicaments.

Son autre travail consiste à éduquer l'opinion internationale en lui enseignant des vérités cachées, en lui faisant des révélations essentielles et en lui apprenant à traiter et à prévenir les causes de ses maux et de ses maladies tels le cancer, le sida, l'infarctus, l'athérosclérose, l'ostéoporose, la crise cardiaque etc par des moyens naturels et non chimiques .

Après vos études de médecine, vous avez exercé en tant que médecin et chercheur. Qu’est-ce qui vous a décidé à vous orienter vers la recherche dans le domaine des thérapies naturelles ?

J’ai commencé à faire de la recherche traditionnelle pour trouver les causes des maladies cardio-vasculaires. A cette époque, on pensait qu’un taux de cholestérol élevé était le principal facteur responsable des infarctus et des attaques d’apoplexie. Sous l’influence des fabricants de médicaments anti-cholestérol, il a été inculqué aux médecins qu’un taux de cholestérol élevé endommageait les parois des vaisseaux sanguins, provoquait leur épaississement et, en fin de compte, leur obstruction, ce qui entraînait les infarctus et les attaques d’apoplexie. Aujourd’hui, nous savons qu’il ne s’agissait là que d’une stratégie de marketing, imaginée par l’industrie pharmaceutique. Si un taux de cholestérol élevé devait endommager les parois des vaisseaux sanguins, cela devrait être valable pour l’ensemble des vaisseaux de notre appareil circulatoire. Cet appareil devrait se boucher n’importe où, et pas uniquement au niveau du cœur et du cerveau. En d’autres termes, nous devrions avoir également des infarctus du nez, des oreilles, des genoux, des coudes, des doigts et dans d’autres parties du corps. Or, il est clair que ce n’est pas le cas.

J’ai ensuite découvert que les maladies cardio-vasculaires étaient principalement inconnues dans le monde animal alors qu’elles

représentent l’une des principales causes de décès chez l’homme. L’étape suivante fut, au niveau mondial, une découverte pour la santé naturelle. Les animaux produisent leur propre vitamine C, nécessaire au renforcement des molécules de notre corps et de son système de vaisseaux sanguins ; c’est ce que l’on appelle le collagène. Plus l’apport de vitamine C est important, plus la production de collagène est grande, plus les parois de nos vaisseaux sanguins sont stables et moins il y a d’infarctus. Les animaux sont rarement victimes d’infarctus, car leur corps produit suffisamment de vitamine C. Nous, êtres humains, sommes incapables de produire une seule molécule de cette vitamine et notre régime alimentaire est souvent trop pauvre en vitamines, ce qui affaiblit nos vaisseaux sanguins et favorise la formation de dépôts. Ces dépôts se forment d’abord dans les zones où nos vaisseaux sanguins sont soumis à un travail mécanique, comme les artères coronaires du cœur.

L’évidence de cette série de découvertes était telle qu’elle explique non seulement pourquoi les animaux ne souffrent pas d’attaques cardiaques, mais pourquoi nous, êtres humains, en sommes victimes et pourquoi il n’a pas d’infarctus du nez. Ces résultats dramatiques ont entre-temps été confirmées de façon incontestable par des recherches et des études cliniques.

Mes découvertes scientifiques ont été la principale raison de mon renoncement à la recherche conventionnelle pour me consacrer à des molécules extrêmement efficaces dans la prévention et le traitement des maladies actuelles, molécules qui sont produites par la nature elle-mêmeet qui sont nécessaires au fonctionnement optimal des cellules.


Un grand nombre de vos travaux de recherche ont été publiés dans des revues scientifiques. Sur quoi vous-êtes vous focalisé durant vos recherches ?

La découverte de la nature des maladies cardio-vasculaires, c’est à dire de la cause des infarctus et des attaques d’apoplexie, n’était qu’un début. Sachant que les vitamines, les minéraux, certains acides aminés et oligo-éléments sont nécessaires, en tant que "carburants" biologiques, aux millions de cellules de notre corps, il m’est apparu évident que, en utilisant ces connaissances, non seulement il était possible de prévenir l’apparition de maladies coronariennes et d’infarctus, mais encore de toute une série de maladies endémiques actuelles. Au cours de ces dernières années mon institut de recherche qui a travaillé en collaboration avec des scientifiques et des médecins issus des quatre coins du monde, a confirmé de façon incontestable que les maladies citées ci-après étaient avant tout causées par des carences à long terme en micronutriments (vitamines, minéraux, etc.). Un apport optimal en micronutriments, que ce soit par le biais de notre alimentation normale ou par une complémentation de notre alimentation, permet de prévenir, dans une large mesure, l’apparition des maladies suivantes : hypertension (causée par une carence à long terme en micronutriments dans les millions de cellules des parois vasculaires), défaillances cardiaques (carence en micronutriments au niveau des millions de cellules du muscle cardiaque), ainsi que les troubles du rythme cardiaque, des problèmes circulatoires dus au diabète et bien d’autres encore.

Une autre découverte capitale a été d’empêcher de manière naturelle la propagation des cellules cancéreuses dans le corps. Il y a quelques années, j’avais publié un article qui disait que toutes les cellules cancéreuses, quel que soit le type de cancer et quel que soit l’organe dont elles sont issues, se propagent de la même façon. Elles utilisent des "ciseaux biologiques" (enzymes) capables de fendre les molécules des tissus (collagène) de notre corps. Plus un cancer est agressif, plus il produit d’enzymes qui s’attaquent au collagène.

Cette surproduction d’enzymes capables de détruire le tissu conjonctif peut être réduite ou complètement stoppée de manière naturelle grâce aux acides aminés lysine et proline, combinés à la vitamine C et à certains autres micronutriments. Notre institut de recherche a récemment confirmé que tous les types de cellules cancéreuses étudiées pouvaient être stoppées en tirant profit de la synergie de ces micronutriments qui empêchent l’action de ces enzymes. En Europe et en Amérique, des dizaines de milliers de malades utilisent déjà cette méthode naturelle de prévention et de traitement du cancer. Des centaines d’entre eux sont déjà guéris de cette maladie. Ceci est d’autant plus significatif quand on pense que la médecine conventionnelle a, jusqu’à présent, considéré le cancer comme une "maladie fatale". Nous avons documenté de façon détaillée le cas de nombreux patients atteints d’un cancer à l’aide de radiographies de leurs poumons et de leurs os avant et après la thérapie naturelle. Vous

Je me trouve dans une position privilégiée qui me permet de dire que j’ai contribué à endiguer une des maladies endémiques de notre temps. La seule question que je me pose encore est la suivante : pourquoi ces informations n’ont-elles pas été immédiatement diffusées dans le monde entier? Pour répondre à cette question, nous devons reparler des activités d’investissements de l’industrie pharmaceutique qui lutte férocement contre toute découverte susceptible d’entraîner l’effondrement de tout son commerce avec la maladie.


Vous êtes le fondateur d’un nouveau concept médical, la"Médecine Cellulaire". Pourriez-vous expliquer ce qu’est la Médecine Cellulaire et décrire les avantages de son utilisation ?

Aujourd’hui, la médecine est divisée en différentes disciplines qui correspondent à des organes bien précis de notre corps. Le cardiologue s’occupe du cœur, le gastroentérologue des intestins, l’orthopédiste des os et des hanches. Cette approche centrée sur les organes ignore le fait que la santé et la maladie ne sont pas déterminées au niveau des organes, mais au niveau des millions de cellules dont ils sont composés et qui constitue le corps humain. La seule et unique cause d’un dysfonctionnement des cellules et, de ce fait, de l’apparition de maladies est une carence en bioénergie au niveau de ces cellules. Les molécules de bioénergie les plus importantes, indispensables au bon fonctionnement des cellules sont des biocatalyseurs, des petites molécules qui activent les réactions chimiques dans ces cellules. Les molécules naturelles essentielles sont les vitamines, les minéraux, les oligo-éléments et certains acides aminés. La Médecine Cellulaire est un nouveau domaine de la médecine qui utilise ces connaissances dans le cadre de la prévention et du traitement des maladies endémiques actuelles. Dans notre institut de recherche de Médecine Cellulaire nous continuons la rechercher sur les exigences spécifiques qui font que ces micronutriments permettent de prévenir et de guérir certaines maladies telles que les maladies cardio-vasculaires, le cancer et les maladies infectieuses.

La médecine du XXIe siècle tirera certainement profit de ces connaissances à l’échelle mondiale, ce qui permettra à l’humanité de ne plus être victime des maladies endémiques actuelles, y compris les maladies cardio-vasculaires et le cancer. Il n’y a plus de temps à perdre ; chaque personne sur Terre peut comprendre ce principe sans avoir fait d’études de médecine. Tous les professionnels de santé, tous les hommes politiques responsables de la santé de leur peuple devraient se mettre, le plus rapidement possible, au fait de ces découvertes scientifiques et développer au niveau national des programmes de santé sur la base de ce savoir.

Pourquoi pensez-vous qu’il est meilleur et plus efficace de soigner et d’enrayer les maladies par des traitements naturels que par une thérapie traditionnelle médicamenteuse ?

L’industrie pharmaceutique est une industrie d’investissements. En raison de sa nature particulière, elle ne peut et ne veut pas produire de médicaments qui pourraient prévenir ou éradiquer les maladies, car sans ces dernières, son commerce serait en péril. Cette réalité est difficile à comprendre et encore plus difficile à accepter.

Ainsi, 80% des médicaments actuellement disponibles sur le marché n’ont pas prouvé leur efficacité. Ils traitent simplement les symptômes. Conséquence directe de cette situation : les maladies aujourd’hui les plus répandues, telles que les maladies cardio-vasculaires, le cancer, le SIDA et bien d’autres encore, ne sont pas sous contrôle, mais continuent de se propager malgré le fait que des alternatives efficaces non brevetables existent.
Les étudiants en biologie et en biochimie du monde entier sont à peine mis au courant du rôle des micronutriments dans le fonctionnement optimal des cellules. Malheureusement, l’industrie pharmaceutique a une telle influence sur l’enseignement médical que ces connaissances scientifiques ne sont pas utilisées pour solutionner des problèmes médicaux. Le monde ne pourra tirer profit des thérapies naturelles qu’à deux conditions : la reconnaissance de l’efficacité de nouvelles données scientifiques et la suppression des barrières artificielles dressées par l’industrie pharmaceutique dans le domaine de la médecine, et ce pour pouvoir continuer son commerce avec la maladie.

Le Dr Linus Pauling, double prix Nobel aujourd’hui disparu, décrivait vos découvertes comme capitales. Pouvez-vous expliquer ce point de vue ?

Linus Pauling est le seul scientifique à avoir reçu deux prix Nobel non partagés. Il a, d’abord, reçu le prix Nobel de chimie et ensuite celui de la paix suite à son engagement en 1963 pour la signature du premier accord de désarmement, l’interdiction partielle d’essais nucléaires. Linus Pauling restera un géant de la science qui a marqué le XXe siècle. Il avait déterminé la structure moléculaire d’innombrables molécules organiques et inorganiques. Il fut le premier à découvrir les propriétés structurales des protéines (hélice alpha) et de la première maladie génétique (anémie des unicellulaires).

J’ai fait la connaissance de Linus Pauling il y plus de vingt ans, lorsque j’étais porte-parole des étudiants en médecine en Allemagne et membre de l’association des étudiants de médecine de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Cependant, notre relation n’avait, à cette époque, pas de fondements purement scientifiques, mais c’est, avant tout, notre intérêt commun pour la paix et le désarmement qui l’a favorisée.

Des années plus tard, mes recherches personnelles dans le domaine de la santé cardio-vasculaire m’ont fait découvrir le rôle des vitamines et je lui ai fait part de ces découvertes. Il a immédiatement reconnu leur importance et m’a proposé de devenir le premier directeur de son institut de recherche en matière de maladie cardiovasculaire en Californie.

Linus Pauling et moi étions plus que des collègues scientifiques. Nous partagions la même vision d’un monde en meilleure santé et plus pacifique. Rien d’étonnant donc que, peu de temps avant de mourir, il déclara qu’il ne faisait aucun doute pour lui que j’étais son successeur.

Quelle a été la réaction de la communauté scientifique traditionnelle face à vos travaux et à vos recherches ?

Les nouvelles découvertes passent par trois étapes. Elles sont tout d’abord ridiculisées, puis sont violemment combattues pour être enfin considérées comme étant l’évidence même. Mes découvertes dans le domaine de la santé cardiovasculaire et du cancer n’échappent pas à cette règle. Dans un monde médical où les solutions mécaniques, telles que les pontages et les sondes à ballonnet(angioplastie) sont utilisées pour lutter contre l’épidémie cardio-vasculaire et où la radiothérapie et la chimiothérapie sont employées pour traiter les cancers, la possibilité de prévenir et de contrôler ces problèmes de santé de manière naturelle, sûre et abordable a été une véritable révolution.

Plus de 10 ans se sont écoulés entre la publication de mon essai scientifique-clé intitulé "Solution to the puzzle of human cardiovascular disease" (la solution à l’énigme des maladies cardio-vasculaires) et la reconnaissance de cette percée dans le domaine de la santé cardio-vasculaire. Mais mes découvertes ont finalement été reconnues le 4 mai 2002. L’université de Stanford, l’une des facultés de médecine les plus renommées au monde, m’a proposé de venir présenter mes recherches lors de son symposium. Cette invitation était déjà un signe d’une acceptation croissante par la communauté de notre nouvelle conception des maladies cardio-vasculaires comme étant une forme précoce du scorbut, la maladie des marins.

Cet exposé a abordé, pour la première fois, devant l’une des plus importantes institutions médicales, manipulée depuis plus d’un siècle par le cartel pharmaceutique, des questions fondamentales non encore élucidées dans le domaine de la cardiologie :"Pourquoi les animaux ne sont-ils pas victimes d’infarctus, m ais les hommes si" ; pourquoi parle-t-on d’infarctus du myocarde et pas d’infarctus du nez ; pourquoi les artères se durcissent-elles (artériosclérose) et pas les veines, autrement dit, pourquoi ne parle-t-on jamais de "vénosclérose" ? L’ensemble de cet exposé figure sur le site Web de notre fondation.

De même, il a fallu 10 ans pour que mes découvertes relatives à l’arrêt naturel de la progression du cancer grâce à la lysine et à d’autres micro-nutriments soient présentées publiquement. Ce n’est que le 8 mars 2002 que cette avancée scientifique a été révélée au grand public. Elle a rempli une page entière du quotidien le plus vendu sur la planète, "USA Today". Cette nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre et de nombreuses institutions et de nombreux pays en tirent aujourd’hui profit.

Le monde scientifique ne s’est pas opposé à mes découvertes, mais l’industrie pharmaceutique, elle, a adopté une attitude plutôt violente. Au cours des cinq dernières années, sa principale stratégie a été de faire passer, comme illégale, la diffusion de ces avancées dans le domaine de la santé naturelle non brevetable, et ce afin de protéger son commerce mondial de plusieurs milliards de dollars avec la maladie.

Quel a été l’impact de vos ouvrages sur l’industrie pharmaceutique ?

Dans mon ouvrage "Pourquoi les animaux n’ont pas d’attaques cardiaques, les hommes si" , les "lois de l’industrie pharmaceutique" sont, pour la première fois, énumérées. Ces lois identifient le commerce pharmaceutique à une industrie d’investissements et non à une industrie de la santé. Elles dévoilent le principe de brevetabilité comme étant un principe qui détourne les objectifs de la recherche de cette industrie pour gagner de l’argent et non pour répondre aux besoins de la population mondiale en matière de santé. Ce livre rend responsable l’industrie pharmaceutique du décès prématuré, au cours de ces dernières décennies, de centaines de milliers de personnes à travers le monde, ainsi que de l’effondrement financier de systèmes économiques entiers. Dénoncer la plus grande industrie d’investissements au monde comme étant un plan servant à escroquer plusieurs milliards de dollars fut un acte courageux. Lorsque le 21 juin 1997 je fis un discours devant 3500 personnes en Allemagne et que, pour la première fois, je nommai les choses par leur nom, l’impact s’est fait ressentir aux quatre coins du monde.

La seule raison qui a fait que l’industrie pharmaceutique n’a pas riposté, repose dans le fait que j’ai comparé ce "commerce sans scrupules avec la maladie" avec les plus grands crimes contre l’humanité commis au XXe siècle : les massacres au cours de la seconde guerre mondiale. Il est historiquement reconnu que le plus important cartel pétrochimique et pharmaceutique du monde a financé, il y 70 ans, la prise de pouvoir de Hitler. La Seconde Guerre mondiale avait avant tout pour but la conquête des ressources naturelles en Europe de l’Est et en Asie.

Le Tribunal de guerre de Nuremberg a reconnu en 1946 et 1947 que la Seconde Guerre mondiale aurait été impossible sans le soutien du cartel pétrochimique I.G. Farben. Suite à ce procès, I.G. Farben est devenu Bayer, BASF et Hoechst. Quelques uns de ses directeurs ont été condamnés pour avoir entrepris une guerre dans le non-respect du droit international, pour génocide, exploitation et pillage de biens privés et publics dans des pays étrangers, ainsi que pour d’autres crimes contre l’humanité. L’histoire de l’implication de cette société dans la Seconde Guerre mondiale est retracée dans un ouvrage de Josef Borkin "The Crime And Punishment Of I.G. Farben". Des informations relatives à ce livre sont indiquées sur le site Web de notre fondation.

Ainsi, l’industrie pharmaceutique a été sur la défensive dès le début de ma stratégie visant à les démasquer. Pas étonnant donc qu’elle n’ait jamais osé riposter ou intenter un procès pour diffamation. Entre-temps, les efforts fournis depuis dix ans pour dénoncer l’industrie pharmaceutique comme étant une escroquerie de plusieurs milliards de dollars ont été confirmés dans un éditorial du "Spiegel", le plus grand magazine d’informations européen. Cet article accuse ouvertement l’industrie pharmaceutique d’escroquerie, de fraude, de mettre la vie des gens en danger, de porter préjudice aux économies des pays à hauteur de plusieurs milliards de dollars, ainsi que de nombreux autres faits que j’avais avancés les années précédentes. Plus de 5 ans se sont écoulés entre ma première condamnation publique de l’affairisme de l’industrie pharmaceutique avec les maladies et la vaste couverture médiatique qui confirme aujourd’hui ces faits. Rien de surprenant non plus qu’il existe une étroite relation entre l’industrie pharmaceutique et les décideurs politiques les plus haut placés. Cet article révèle également que, même aujourd’hui, lorsqu’un gouvernement veut aller à l’encontre du commerce de l’industrie pharmaceutique avec la maladie, les ambassades américaines interviennent directement au nom du gouvernement américain !

Je suis heureux non seulement d’avoir été un pionnier dans le domaine de la santé naturelle, mais également d’être un des premiers à dévoiler le commerce de l’industrie pharmaceutique avec la maladie. Cet article paru dans le "Spiegel" du 31 mars 2003 est le premier coup qui entraînera bientôt l’effondrement de l’industrie pharmaceutique. D’autres médias en feront de même. Et il s’agit là d’un point positif. Il est tout simplement inacceptable que la santé de millions de personnes, ainsi que les économies des pays soient sacrifiées au profit d’une poignée d’investisseurs qui se renouvellent constamment et soutiennent de plus en plus de politiciens sans scrupules, parmi lesquels figurent des membres des gouvernements actuels des États-Unis et de Grande-Bretagne, dont le seul but est de préserver de manière artificielle et partout dans le monde ce commerce frauduleux de plusieurs milliards de dollars.

Peut-on se procurer vos ouvrages partout dans le monde ?

Mes ouvrages ont été traduits dans plus de 10 langues et sont disponibles dans la plupart de ces langues sous forme imprimée. Ces ouvrages peuvent également être consultés sur notre site Web par les personnes intéressées. Nous nous efforçons de continuer à diffuser ces informations vitales pour des millions de personnes, y compris celles concernant la prévention et le traitement naturels des maladies cardiovasculaires, du cancer, ainsi que d’autres problèmes de santé actuels.

Ces informations sont si capitales qu’elles devraient être immédiatement diffusées dans le monde entier. Nous nous réjouissons de chaque journal, de chaque station de radio, de chaque chaîne de télévision ou de tout autre moyen médiatique qui comprend l’importance de ces affirmations et qui aide à leur propagation. Un des trois livres les plus connus est" Pourquoi les animaux n’ont pas d’attaque cardiaque, les hommes si". Il décrit la percée réalisée dans le domaine des infarctus du myocarde, des attaques d’apoplexie, de l’hypertension, des défaillances cardiaques, des troubles du rythme cardiaque et d’autres problèmes cardio-vasculaires. Le livre "Progrès de la Médecine Cellulaire", traite des découvertes concernant le contrôle naturel du cancer. Ce livre est le premier à montrer que le cancer n’est plus une maladie mortelle. Le troisième ouvrage que j’ai rédigé retrace mes 10 années d’un long combat contre le cartel pharmaceutique et est intitulé "Au nom de l’humanité".

Pourquoi n’avons-nous auparavant rien su de ces percées ?

La réponse est évidente. L’industrie pharmaceutique n’est pas une industrie qui a évolué de manière naturelle. Elle a été créée par des investisseurs qui, pour gagner de l’argent avec les maladies, ont dû empêcher, au niveau mondial, l’accès aux traitements naturels non brevetables.

Au début du XXe siècle, le groupe Rockefeller contrôlait déjà la majeure partie de l’industrie pétrolière aux États-Unis et dans de nombreux autres pays. Grâce à ces revenus de plusieurs milliards de dollars, ce groupe d’investissements s’est trouvé un nouveau marché : le corps humain. Les gains ou les taux de capitalisation de cet investissement dépendaient de la brevetabilité des médicaments mis au point. Les milliards de dollars de bénéfice enregistrés par cette nouvelle industrie d’investissements ont été utilisés pour transformer de façon systématique la médecine en une branche d’investissements dirigée par l’industrie pharmaceutique. En l’espace de quelques décennies, la médecine a été placée sous le contrôle de ces groupes d’intérêts grâce à leur influence dans les facultés de médecine, les médias et la politique.

La concurrence des produits de soins naturels représentait l’un des principaux problèmes auquel cette industrie fut confrontée. C’est entre 1920 et 1935 qu’ont été découverts la plupart des vitamines et des principaux nutriments nécessaires à un métabolisme cellulaire optimal. Il était clair pour le monde scientifique que les cellules ne fonctionnent pas correctement sans ces molécules essentielles à leur métabolisme et qu’elles étaient à l’origine des maladies.

Les stratèges en matière d’investissement au service de l’industrie pharmaceutique ont pris conscience de cela et ont lancé une campagne mondiale pour empêcher que les hommes du monde entier ne disposent de ces informations vitales. Réprimer l’accès à ces informations ne constituait toutefois qu’un premier pas. D’autres étapes stratégiques visant à mettre en place un plan pour les activités frauduleuses de l’industrie pharmaceutique consistèrent à discréditer les informations de santé concernant les thérapies naturelles non brevetables et enfin à déclarer les témoignages relatifs aux effets préventifs et thérapeutiques des traitements naturels comme étant illégaux.

Toutes ces mesures n’avaient qu’un seul but : protéger l’industrie pharmaceutique qui dépend des médicaments brevetables, mais ne traitant que les symptômes, face aux thérapies naturelles non brevetables, mais essentielles à la santé des cellules. Les réalités scientifiques concernant les molécules naturelles indispensables au fonctionnement de base des cellules et qui sont décrites dans les manuels de biologie, sont devenues une question de vie ou de mort pour l’ensemble de cette industrie d’investissements. S’il était possible de prévenir les maladies en optimisant la santé des cellules grâce à des molécules non brevetables, cela risquait précisément de mettre en péril les fondements de ce commerce de l’industrie pharmaceutique avec la maladie. Une maladie dont on peut faire la prévention ou qui peut être éradiquée n’est plus source de profit.

Il est particulièrement important de noter l’influence de l’industrie pharmaceutique sur la profession médicale. En créant des facultés de médecine aux États-Unis, y compris les universités de la soi-disant "Ivy League", dont font partie Harvard, Yale, Mayo Clinic entre autres, la branche d’investissements de l’industrie pharmaceutique a tout simplement acheté des options médicales dans le monde entier. L’enseignement des thérapies médicales s’est de plus en plus concentré sur les médicaments et, parallèlement, les traitements naturels ont été bannis, car considérés comme "dépassés" sur le plan de l’efficacité.

Presque aucun des médecins ayant terminés leurs études au cours des dernières décennies, ne sait que le premier prix Nobel a récompensé, en 1937, les recherches menées sur le rôle de la vitamine C dans le métabolisme cellulaire. Ainsi, durant plus d’un demi-siècle, des générations de médecins, des millions donc à travers le monde, ont quitté la faculté de médecine sans jamais avoir entendu parler du rôle vital et des bienfaits pour la santé des vitamines, des minéraux et des oligo-éléments.

Chacun peut immédiatement imaginer les conséquences dévastatrices de cette stratégie d’investissements sur la santé humaine mondiale si l’on tient compte des faits suivants. Peu de personnes parmi les six milliards d’êtres humains vivant sur Terre savent que notre corps ne produit pas de vitamine C. Aujourd’hui, il est scientifiquement prouvé que c’est cette même molécule (connue pour protéger les artères contre le scorbut, "la maladie des marins") qui est le premier facteur de prévention contre les infarctus, les attaques d’apoplexie et d’autres problèmes cardio-vasculaires. Ainsi, l’exclusion de ces connaissances vitales durant la formation professionnelle des médecins, et ce dans l’intérêt de l’industrie pharmaceutique, a délibérément entraîné une épidémie de maladies cardio-vasculaires, l’épidémie la plus répandue dans les pays industrialisés, ainsi que dans les zones urbaines des pays en voie de développement.

Presque personne sur Terre aujourd’hui ne sait que le corps humain ne produit de lysine, un acide aminé naturel et élément essentiel des protéines. Maintenant, on sait que la lysine, cette molécule naturelle, est l’un des facteurs les plus importants pour empêcher la propagation des cellules cancéreuses dans le corps. Le cancer est, par ordre d’importance, la deuxième épidémie dans les pays industrialisés et les médicaments vendus au cours des derniers mois de la vie d’une personne atteinte de cette maladie constituent l’un des marchés les plus rentables du "commerce avec la maladie" de l’industrie pharmaceutique.

En ce début du XXIe siècle, l’humanité sort donc d’un cauchemar. Avec la diffusion d’informations simples en matière de santé concernant des molécules que le corps ne produit pas, mais qui sont indispensables au fonctionnement optimal des cellules, deux vies sur trois dans les pays industrialisés et dans les pays en voie de développement auraient pu être sauvées.

Et nous devons nous rendre compte que tous les hommes de la Terre ne sont pas "restés plantés là" un siècle durant, comme s’ils avaient été idiots. Nous devons savoir que l’industrie pharmaceutique a dépensé des milliards de dollars pour pouvoir vivre, pour frauder et pour se faire une façade artificielle de "bienfaiteurs de l’humanité". Pour atteindre cet objectif, cette industrie a dépensé deux fois plus pour faire du "marketing" que ce qu’elle a investi dans la recherche.

Donald Rumsfeld, l’actuel ministre américain de la Défense, était le président-directeur général de plusieurs multinationales pharmaceutiques. Il a reçu plusieurs distinctions pour ses bons et loyaux services dans cette industrie, avant d’être nommé au poste qu’il occupe actuellement dans l’administration Bush. Il ne fait aucun doute que Rumsfeld et tous les cadres de cette industrie – y compris le groupe d’investissements Rockefeller – sont au courant de ces faits. Ils ont une peur bleue que la vérité sur ce commerce de l’industrie pharmaceutique avec la maladie ne se propage dans le monde entier comme une traînée de poudre. Si ce devait être le cas, leur sort serait tout tracé : ils seraient tenus pour responsables de la mort de millions de personnes qui auraient pu être soignées s’ils n’avaient pas pris intentionnellement de telles décisions. Ils savent que soit ils détruisent l’humanité par une guerre et dans un scénario mondial du "Big Brother", ou c’est l’humanité qui les détruira. Il n’y a pas de solution intermédiaire. Voilà la toile de fond de la guerre actuelle. C’est pourquoi ils s’attaquent à la planète entière.

La condition pour la réalisation du plan frauduleux de plusieurs milliards de dollars de l’industrie pharmaceutique, a été, pendant plus d’un siècle, la prohibition des informations essentielles et non brevetables en matière de santé naturelle et de prévention des maladies endémiques actuelles. Il n’est donc pas surprenant de voir ce qu’ils ont fait et de constater que nous n’ayons rien su de ces avancées plus tôt.

Mais qu’en est-il du rôle de l’Organisation Mondiale de la Santé ? N’a-t-elle pas encouragé une bonne alimentation ?

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a été créée, il y a plus de 50 ans, dans le but d’améliorer l’état de santé des gens dans le monde entier. L’une de ses tâches principales était la diffusion d’informations sur la nutrition. En collaboration avec l’Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), l’OMS a publié, chaque année, des "rapports communs sur la nutrition"– pendant une dizaine d’années environ.

Ensuite, l’industrie pharmaceutique, dans l’intérêt de ses investissements, a complètement pris le contrôle de l’OMS. Depuis lors, elle est devenue le parfait contraire de ce qu’elle était. En 1963, 15 ans seulement après sa création dans le but d’aider l’humanité, l’OMS est devenue l’instrument de l’ensemble du cartel pharmaceutique. En 1963, une nouvelle commission a été spécialement créée pour empêcher que les micronutriments (vitamines, minéraux et acides aminés) soient utilisés en prévention, traitement et éradication des maladies. L’objectif de ce que l’on appelle la commission "Codex Alimentarius" de l’OMS/FAO (normes dans le domaine de l’alimentation) était d’imposer des "limites supérieures" artificielles pour empêcher les gens dans le monde d’utiliser ces composants de santé naturelle à des fins thérapeutiques. Cette commission s’est également engagée dans une "guerre sainte" contre la diffusion des informations de santé naturelle concernant les avantages scientifiquement prouvés de ces micronutriments. Ainsi le cartel pharmaceutique a manipulé l’OMS et en a fait son instrument global pour instaurer les premières lois sur la mondialisation – des lois protectionnistes pour garantir de manière artificielle le monopole mondial des médicaments brevetés en matière de santé.

Ainsi, pendant plus de 40 ans, l’organisation créée pour améliorer la santé des gens a été manipulée par l’appât du gain d’une poignée d’investisseurs pour qu’elle fasse exactement le contraire de son objectif premier : maintenir les peuples dans leur ignorance vis-à-vis des informations vitales et de la prévention des maladies endémiques actuelles.

La publication de mon programme en 10 points "La santé pour tous d’ici l’an 2020" lors du sommet mondial de Johannesburg en août 2002 a marqué un tournant pour cette organisation. En attirant l’attention de plus de 100 chefs d’Etat sur la nature frauduleuse du commerce de l’industrie pharmaceutique et sur les alternatives de la santé naturelle, une lutte s’est engagée afin d’amener l’OMS à retravailler dans l’intérêt de l’humanité. Ce sont les pays en voie de développent d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Asie qui mènent ce combat historique. Mais il ne faut pas perdre de vue que les forces du cartel pharmaceutique, qui ont pris racine à l’intérieur de l’OMS, n’abandonneront pas facilement la lutte.

Le monde entier doit prendre conscience du fait que les groupes d’intérêts qui ont transformé l’OMS en son contraire, sont les mêmes que ceux qui ont imposé cette guerre contre l’Irak et qui sont responsables de la crise internationale actuelle que nous connaissons. Ainsi, la guerre pour le contrôle de l’OMS est menée avec la même brutalité qu’une guerre militaire. La comparaison est permise car, après tout, dans les deux cas, on compte les victimes par milliers.

L’issue de ce combat pour le contrôle de l’OMS est certaine : les peuples du monde gagneront ce combat pour eux et pour les générations à venir et reprendront le contrôle de cette institution internationale. Le temps que cela prendra dépend en fin de compte du fait que les populations soient informées de ces nouveaux développements et qu’elles demandent à leur gouvernement de prendre des mesures au niveau national et international. Entre-temps, il est vraiment indispensable qu’il y ait des organisations qui ne puissent être achetées, corrompues ou influencées de quelque manière que ce soit. La Dr Rath Health Foundation a été créée pour apporter sa contribution à cet édifice.

Vous avez mentionné la commission du Codex Alimentarius. Pouvez-vous nous en dire davantage à ce sujet ?

Le Codex Alimentarius est une commission de l’OMS et de la FAO. Plus de la moitié de ses membres sont plus ou moins directement liés à l’industrie pharmaceutique. Le Codex Alimentarius s’occupe certes d’un grand nombre de questions concernant la protection alimentaire, mais elle gaspille la majeure partie de son temps, de ses efforts et de ses ressources dans la bataille du cartel pharmaceutique pour empêcher la diffusion d’informations sur la santé naturelle avec les vitamines, les minéraux et d’autres nutriments essentiels.

Après mes découvertes sur le lien entre le scorbut et les maladies cardiaques, le succès de mon livre "Pourquoi les animaux n'ont pas d'attaque cardiaque… les hommes si !"et après l’échec, en 1994, de la première tentative aux États-Unis de faire passer les thérapies naturelles comme illégales, les entreprises pharmaceutiques ont remis le "Codex Alimentarius" à l’ordre du jour en 1995. Depuis lors, elles ont violemment essayé de protéger le commerce de l’industrie pharmaceutique avec la maladie contre les micronutriments efficaces, naturels et non brevetables. Cette commission se réunit chaque année à huis clos. Son principal objectif est de faire passer pour illégale toute déclaration en matière de santé relative à la prévention et aux thérapies par les vitamines, les minéraux et autres nutriments essentiels. Ces recommandations peu scrupuleuses doivent être présentées, au nom du cartel pharmaceutique, à l’Assemblée générale des Nations Unies et deviendront obligatoires pour tous les états membres des Nations Unies, c’est-à-dire dans le monde entier. C’est, en tout cas, l’objectif du cartel pharmaceutique.

Au cours des dernières années, nous avons organisé régulièrement des manifestations contre les projets du Codex de l’industrie pharmaceutique, y compris des conférences scientifiques, des meetings et des campagnes de protestation visant les membres de la commission du Codex et les gouvernements qui la soutiennent encore. Lors de la dernière campagne, les gouvernements et les membres de Parlement qui soutiennent toujours ce projet éhonté ont reçu plus de 600 millions (!) de lettres de protestation.

A la veille de la réunion du Codex en novembre 2002 à Berlin, s’est tenue une conférence de spécialistes de la santé venus du monde entier, y compris d’Afrique du Sud. Il n’est pas surprenant que, à l’occasion de cette réunion du Codex, la délégation officielle d’Afrique du Sud ait révélé pour la première fois l’hypocrisie du Codex Alimentarius. Pour mieux comprendre l’importance de cette étape, il convient de préciser les faits suivants.

Aucune personne saine d’esprit ne soutiendrait d’emblée l’interdiction de la santé naturelle. Le cartel pharmaceutique devait donc trouver un prétexte pour que les politiciens encore indécis déclarent les thérapies naturelles comme étant illégales. L’existence imaginaire d’effets secondaires dus aux vitamines a été ce prétexte. Bien sûr, ces effets secondaires n’existent que dans la fiction des groupes d’intérêts de l’industrie pharmaceutique et sur les planches à dessin où s’échafaude leur machination générale de communication. Les vitamines, les minéraux et les acides aminés sont des composants essentiels à la vie et le corps peut éliminer tout surplus sans aucun problème.

Ceci est tout à fait le contraire des médicaments synthétiques. Parce qu’ils sont synthétiques, le corps ne les reconnaît pas et ceci explique pourquoi presque tous les produits pharmaceutiques ont des effets secondaires graves. Selon l’édition du Journal of the American Medical Association du 15 avril 1998, les effets secondaires des produits pharmaceutiques sont devenus la quatrième cause de décès dans les pays industrialisés. Faisant fi de ces faits, la machinerie de communication de l’industrie pharmaceutique essaie de manipuler l’opinion publique mondiale et de forcer la main des politiciens, dont elle a besoin, pour faire adopter les recommandations scandaleuses du Codex Alimentarius.

C’est dans ce contexte que nous devons apprécier la prise de position du gouvernement sud-africain lors de l’assemblée du “Codex“ en 2002, en dévoilant les agissements hypocrites durant plusieurs décennies du cartel pharmaceutique au sein de ce dernier et en soutenant nos arguments de manière officielle. Mais ce n’était pas un hasard. Deux ans auparavant, le gouvernement sud-africain avait entrepris une lutte contre le cartel pharmaceutique en refusant de payer des droits de licence pour des médicaments contre le sida.

Leur argument était simple : payer des taxes exorbitantes pour ces médicaments empêcherait la plus grande majorité des habitants d’Afrique du Sud et des pays en voie de développement de se les procurer. Ainsi, l’industrie pharmaceutique, en exigeant ces énormes marges bénéficiaires, met en péril, en toute connaissance de cause, la vie de millions de personnes en Afrique et partout dans le monde. Le cartel pharmaceutique – c’est-à-dire la Fédération Internationale des Fabricants de Produits Pharmaceutiques – a eu l’arrogance de porter plainte contre le gouvernement sud-africain auprès du tribunal de Pretoria. Comme on pouvait s’y attendre, cette guerre ne s’est pas gagnée dans la salle d’audience, mais devant le tribunal de l’opinion publique.

Des protestations venues du monde entier contre "le meurtre dans l’intérêt du commerce de l’industrie pharmaceutique avec la maladie" a empêché le cartel pharmaceutique de poursuivre ce litige. En janvier 2001, quelques semaines seulement après avoir porté plainte contre le gouvernement sud-africain, le cartel pharmaceutique a reconnu son échec et a retiré sa plainte. Le gouvernement sud-africain venait de remporter une victoire historique sur le cartel pharmaceutique. Entre-temps, beaucoup d’autres pays ont suivi l’exemple du gouvernement sud-africain et produisent leurs propres médicaments sans devoir payer des droits de brevet exorbitants.

Vous avez mentionné les médicaments contre le sida. Existe-t-il une alternative naturelle à ces médicaments ?

C’est un fait scientifique que presque tous les principaux virus peuvent être en partie ou complètement stoppés par des thérapies naturelles. L’acide ascorbique (la vitamine C) réduit la multiplication (réplication) des virus. Une étude publiée en 1990 dans le très influant Proceedings of the National Academy of Science USA a montré que la vitamine C, prise quotidiennement et en grande quantité, peut empêcher la réplication du virus VIH à plus de 99,9% ! Le Proceedings of the National Academy of Sciences est l’une des publications les plus lues dans le monde. Ainsi, depuis plus de dix ans, l’industrie pharmaceutique, l’Organisation Mondiale de la Santé et le monde médical savaient qu’il existait une alternative naturelle et non brevetable aux médicaments. En outre, ces traitements naturels sont plus efficaces pour enrayer la maladie que tous les produits pharmaceutiques actuels.

Une seconde substance très importante pour empêcher la propagation des virus est un acide aminé, la lysine. Étant donné que tous les virus se propagent en digérant le tissu environnant (collagène) grâce à des enzymes (les collagénases), neutraliser ces enzymes contribue à réduire ou à empêcher la propagation du virus. Il a été prouvé que la lysine et la proline, des acides aminés naturels, avaient cette faculté. En outre, des travaux prouvent que la vitamine A et d’autres nutriments essentiels améliorent le système immunitaire et contribuent, ainsi, de façon efficace, à la prévention et au traitement du sida.

Nous avons présenté bon nombre de ces études sur le site Internet de notre fondation, afin que chacun, qu’il s’agisse de patients, de professionnels de la santé ou de politiciens, puisse bénéficier immédiatement de ces connaissances essentielles à la vie et contribuer à les diffuser.

Pourquoi, selon vous, le programme des Nations Unies sur le sida profite-t-il à l’industrie pharmaceutique ?

La plupart des programmes des Nations Unies sont sous l’influence des groupes d’intérêts pharmaceutiques. Cela concerne également le programme des Nations Unies sur le sida. Nous devons comprendre que l’industrie pharmaceutique a engagé, dans les pays en voie de développement et dans les pays industrialisés, une bataille pour sa crédibilité. Ces pays prennent de plus en plus conscience qu’il existe des alternatives aux médicaments, qui non seulement sont plus efficaces, mais qui sont également infiniment moins chères et que l’on peut se procurer sans devoir payer des droits de brevet exubérants. C’est ainsi que de nombreux gouvernements du monde ont donc découvert le manque de scrupules et le caractère frauduleux du commerce de l’industrie pharmaceutique avec la maladie et réorientent leurs politiques nationales de santé et prônent l’utilisation de produits de santé naturelle.

Nous devons comprendre que chaque pays qui décide de se défaire du commerce de l’industrie pharmaceutique avec la maladie, enfonce un clou dans le cercueil de cette industrie d’investissements. Une telle décision ne signifie pas uniquement que les revenus de l’industrie pharmaceutique ne seront réduits, dans ce pays, qu’à une portion congrue. Il y a une conséquence beaucoup plus importante : chaque pays qui tourne le dos au commerce pharmaceutique avec la maladie, permet au monde d’ouvrir les yeux sur ce commerce frauduleux avec la maladie qui, depuis un siècle, est soutenu et encouragé par les groupes d’investissements de l’industrie pharmaceutique.

Si de plus en plus de pays se libèrent du joug du cartel pharmaceutique, cela aura des conséquences dévastatrices pour ce secteur. Imaginez ce qui se passera lorsque de plus en plus de pays se rendront compte que l’épidémie du sida peut être enrayée grâce à un apport suffisant en vitamine C et autres thérapies naturelles non brevetables. Imaginez la réaction des gens lorsqu’ils se rendront compte que l’industrie pharmaceutique a fait sciemment de la rétention d’informations vitales en ce qui concerne ces substances naturelles.

En ce moment même, nous assistons, au niveau mondial, au rejet des industries pharmaceutiques. Les gouvernements de Jordanie, des Emirats Arabes Unis, du Nigeria, d’Afrique du Sud, de l’Angola, du Malawi et de bien d’autres gouvernements africains, ainsi que la République Populaire de Chine ont décidé d’opter pour une stratégie de soins naturels de santé. L’industrie pharmaceutique ne se trouve pas uniquement face à un effet domino, c’est l’équivalent de l’effondrement du mur de Berlin pour le "commerce mondial de l’industrie pharmaceutique avec la maladie".

Afin de servir les intérêts des nations et des peuples les plus touchés par le sida, les Nations Unies et toutes ses organisations doivent profiter de ces avancées dans le domaine de la santé naturelle et mettre, le plus vite possible, ce savoir et ces thérapies à disposition des peuples du monde entier.

Ne vous faites-vous pas d’ennemis en vous attaquant à des groupes d’intérêts aussi puissants que l’industrie pharmaceutique ?

J’ai à faire à ces puissances depuis le jour où je suis devenu le successeur du double prix Nobel Linus Pauling. Dès le début, j’étais pleinement conscient que, à elle seule, la découverte sur le lien entre le scorbut et les maladies cardiaques allait déstabiliser pour toujours le marché de plusieurs millions de dollars de l’industrie pharmaceutique. C’est donc en toute connaissance de cause que j’ai pris la décision de reprendre le combat pour libérer l’humanité du joug de cette industrie de nature frauduleuse et immorale.

Avec du recul, il y a quelques leçons importantes à tirer. Si un scientifique, un homme peut avoir une influence telle sur le cours des événements et s’il peut faire plier la plus grande industrie d’investissements du monde, cela ne tient pas uniquement à sa force. Si j’ai pu, avec quelques autres, préparer le déclin de la plus grande industrie d’investissements du XXe siècle, c’est parce que sa nature même était basée sur un leurre : promettre la "santé" et vendre encore plus de maladies.

Une fois l’artifice dévoilé, il n’y avait plus de défense pour empêcher son déclin. Ainsi, pendant toutes les années au cours desquelles j’ai confronté l’industrie pharmaceutique et où je l’ai accusée publiquement de frauder et de mettre en péril la vie de millions de personnes, elle n’a jamais osé répliquer ouvertement. Et elle n’a jamais remis en question mes découvertes scientifiques.

En revanche, quelques faiseurs d’opinion du domaine médical et médiatique, dépendants de l’industrie pharmaceutique, se sont efforcés de me discréditer en tant que personne. Mais tel est le destin de toute personne qui ose se battre pour ce qui est juste. J’espère que de nombreux jeunes, ainsi que les générations futures pourront tirer des leçons de cet exemple et, quand leur temps sera venu, auront le courage de se battre pour ce qu’ils considéreront comme juste.

En ce qui concerne ma sécurité personnelle, beaucoup de personnes me demandent si je ne crains pas pour ma vie. Ils font référence au tout dernier livre de John le Carré La constance du jardinier et au fait que le modèle commercial de l’industrie pharmaceutique n’a aucun respect pour la vie. John le Carré a lui-même écrit dans l’épilogue de son livre que, en travaillant à son oeuvre, il s’était rendu compte que "au regard de la réalité avec l’industrie pharmaceutique, ce livre se lisait comme une carte postale de vacances".

Lorsque l’on se trouve, comme moi, dans une situation privilégiée de pouvoir faire bouger quelque chose en faveur de la vie de millions de personnes pour les générations à venir, on prend la bonne décision. Proclamer la vérité haut et fort et partout est la meilleure façon de se protéger des groupes d’intérêts à qui on s’oppose. La série de lettres ouvertes que j’ai publiées au nom de la fondation dans de nombreux pays n’était qu’une nouvelle étape dans ce processus.

Quels étaient les objectifs globaux de votre compagne d’informations "Make Health - Not War" (oui à la santé, non à la guerre) ?

Depuis le tout début de la crise internationale actuelle, les hommes du monde entier considéraient avec méfiance la soi-disant "guerre contre le terrorisme" annoncée par l’administration Bush. Dans chaque manifestation contre cette guerre, peu importe l’endroit où elle avait lieu, on voyait des affiches qui révélaient les vrais motifs de cette guerre : le pétrole.

Si le pétrole est l’unique objectif, il n’est pas nécessaire d’attiser partout une hystérie collective ; il est inutile de transformer les États-Unis en état paramilitaire et il est inutile de créer un service "Big Brother" comprenant 67 000 employés espionnant leurs concitoyens – tout cela sous le prétexte de la "sécurité intérieure de la patrie". Cela n’a de sens que si l’on a peur de quelque chose dans son pays et que la population toute entière représente un danger potentiel pour ses intérêts économiques et menace son rôle politique.

Comme je l’ai expliqué, à plusieurs reprises, dans mes lettres ouvertes, le principal bénéficiaire de la crise actuelle, de la guerre contre l’Irak et d’une possible troisième guerre mondiale est l’industrie pharmaceutique. En août 2001, alors qu’elle s’attendait à être confrontée, partout dans le monde, à des procès, qui l’auraient affaiblie, l’industrie pharmaceutique n’a pas été seulement le principal bénéficiaire des événements tragiques du 11 septembre. Dans un dernier effort pour stabiliser la perte en crédibilité de leur affairisme frauduleux, les groupes d’investissements, qui soutiennent cette industrie, devaient s’attendre à la perte de tous leurs investissements.

Il faut comprendre qu’il n’y a pas un seul secteur de la société qui ne soit concerné, quand on est capable de créer, selon un modèle basé sur la fraude, la plus grande industrie d’investissements au monde et que cette dernière est dévoilée. C’est exactement ce à quoi est actuellement confronté le groupe Rockefeller. C’est pour cette raison que Donald Rumsfeld, un ancien cadre d’entreprises pharmaceutiques multinationales, a été nommé au poste de ministre de la Défense, une fonction qui décide essentiellement du lieu et de la durée des bombardements. C’est pour cette raison que l’industrie pharmaceutique a été la seule grande source de financement de la compagne électorale de George Bush, y compris celle des élections législatives de novembre 2002 qui ont eu lieu à la moitié de son mandat, et qui ont été largement dominées par le thème de la guerre.

Il ne faut pas se laisser tromper par ces groupes d’intérêts qui, confrontés à leur propre fin, sont prêts à entraîner l’humanité entière avec eux. Il y a 500 ans, une situation similaire a provoqué, en Europe, la transition entre les temps médiévaux et les temps modernes. Confrontés à leur propre fin, les dirigeants de l’époque se sont lancés dans une guerre contre leur propre peuple. Au cours de la "guerre de 30 ans" (1618 - 1648), un tiers de l’Europe a été détruite et des dizaines de millions de vies ont été sacrifiées.

Commenter cet article