Un véritable crime contre l’humanité orchestre par les états-unis………. jamais condamné.

Publié le par Bernard Gasnot

HOLOCAUSTE NUCLÉAIRE – LA FACE CACHÉE DE HIROSHIMA …ou la folie meutriere des USA

La catastrophe de Fukushima marquera-t-elle un coup d’arrêt pour le nucléaire et sa course à la conquête du monde en vers l’union soviétique une sorte de suprématie ?

C’est à Hiroshima qu’elle a commencé, il y a 67 ans. L’histoire officielle, écrite après-guerre se résume au « mal nécessaire », pour terminer la guerre. Mais derrière la version des manuels scolaires se cachent une toute autre histoire. Des coulisses du Projet Manhattan aux recherches secrètes menées au Japon, « La face cachée de Hiroshima » dévoile l’histoire fascinante des scientifiques qui ont conçu la bombe nucléaire, dans le plus grand secret, en concluant un pacte avec les militaires et les industriels.
Une relation triangulaire qui va mener le monde au feu atomique.

Hiroshima et Nagasaki

Les mensonges sur la nécessité des bombardements atomiques sur Hiroshima et sur Nagasaki ou un véritable crime contre l’humanité, jamais condamné !

Pour justifier un tel crime et répondre au choc légitime provoqué par l’horreur des effets de la bombe, Truman, le président américain qui ordonna l’holocauste nucléaire, ainsi que son complice Winston Churchill répandirent une fable aussi cynique que mensongère. A les entendre, l’emploi de l’arme atomique aurait épargné la vie d’environ un million de vies humaines, pertes qu’aurait selon eux nécessairement entraîné l’invasion du Japon par les troupes US. En somme, malgré les apparences, les bombes qui ont ravagé Hiroshima et Nagasaki et qui continuent encore cinquante ans après à dispenser la mort, seraient des bombes pacifistes ! Or, ce mensonge particulièrement odieux est totalement démenti par de nombreuses études historiques émanant de la bourgeoisie elle-même.

Lorsqu’on examine la situation militaire du Japon au moment où l’Allemagne capitule, on constate que celui-ci est déjà totalement vaincu. L’aviation, arme essentielle de la seconde guerre mondiale, y est exsangue, réduite à un petit nombre d’appareils généralement pilotés par une poignée d’adolescents aussi fanatisés qu’inexpérimentés. La marine, tant marchande que militaire, est pratiquement détruite. La défense antiaérienne n’est plus qu’une gigantesque passoire, ce qui explique que les B 29 US aient pu se livrer à des milliers de raids durant tout le printemps 1945 sans pratiquement essuyer de pertes. Et cela, c’est Churchill lui-même qui le souligne dans le tome 12 de ses mémoires !

Une étude des services secrets US de 1945, révèle quant à elle que :

"Conscient de la défaite, l’empereur du Japon avait décidé dès le 20 juin 1945 de cesser toute hostilité et d’entamer à partir du 11 juillet des pourparlers en vue de la cessation des hostilités" .

Or, bien que parfaitement au courant de cette réalité, Truman, après avoir été informé du succès du premier tir expérimental nucléaire dans les sables du désert du Nouveau Mexique en Juillet 1945, et ce au moment même où se tient la conférence de Potsdam entre lui-même, Churchill et Staline, décide alors d’utiliser l’arme atomique contre les villes japonaises. Qu’une telle décision ne soit en aucune façon motivée par la volonté de précipiter la fin de la guerre avec le Japon est également attesté par une conversation entre le physicien Léo Szilard, l’un des pères de la bombe, et le secrétaire d’État américain, J. Byrnes. A Szilard qui s’inquiétait des dangers de l’utilisation de l’arme atomique, J. Byrnes répond qu’il "ne prétendait pas qu’il était nécessaire d’utiliser la bombe pour gagner la guerre. Son idée était que la possession et l’utilisation de la bombe rendraient la Russie plus contrôlable".

Et s’il était encore besoin d’une argumentation supplémentaire, laissons parler certains des plus hauts dirigeants de l’armée américaine elle-même. Pour l’amiral W. Leahy, chef d’état-major, "Les japonais étaient déjà battus et prêts à capituler. L’usage de cette arme barbare n’a apporté aucune contribution matérielle à notre combat contre le Japon." C’est un avis que partageait aussi Eisenhower.

La thèse de l’utilisation de l’arme atomique pour forcer le Japon à capituler et stopper la boucherie ne correspond à aucune réalité. C’est un mensonge forgé de toutes pièces pour les besoins de la propagande guerrière, un des fleurons du gigantesque bourrage de crâne qu’a nécessité la justification idéologique de ce plus grand massacre de l’histoire que fut la guerre de 1939-45, de même que la préparation idéologique de la guerre froide.

Vestiges de l’Holocauste

Et il convient de souligner que, quels que soient les états d’âme de certains membres de la classe dominante, devant l’utilisation de cette arme terrifiante qu’est la bombe nucléaire, la décision du président Truman, est tout sauf celle d’un fou ou d’un individu isolé. Elle est au contraire l’expression d’une logique implacable, celle de l’impérialisme et cette logique signifie la mort et la destruction de l’humanité au profit de l’élite dirigeante.

L’objectif réel du largage des bombes atomiques

Churchill et son gouvernement apportèrent un soutien unanime à la décision de Truman de faire procéder à des bombardements atomiques sur les villes japonaises.

Que cela entraîne la mort, dans d’atroces souffrances, de centaines de milliers d’êtres humains laissait de marbre ce "grand défenseur du monde libre», ce "sauveur de la démocratie".

Lorsque Churchill apprit la nouvelle de l’explosion d’Hiroshima, il… sauta de joie et l’un de ses conseillers, Lord Alan Brooke, précise même : "Churchill fut enthousiaste et se voyait déjà en mesure d’éliminer tous les centres industriels de la Russie et toutes les zones à forte concentration de population». Voilà ce que pensait ce défenseur de la civilisation et des irremplaçables valeurs humanistes à l’issue d’une boucherie ayant fait 50 millions de morts !

L’holocauste nucléaire qui s’est abattu sur le Japon en août 1945, cette manifestation terrifiante de la barbarie absolue qu’est devenue la guerre, ne fut donc en aucune façon perpétrée par la "blanche démocratie" américaine pour limiter les souffrances dues à la poursuite de la guerre avec le Japon, pas plus qu’elle ne correspondait à un besoin militaire.

Son véritable objectif était d’adresser un message de terreur à l’URSS pour forcer cette dernière à limiter ses prétentions impérialistes et à accepter les conditions de la "pax americana». Plus concrètement, il fallait immédiatement signifier à l’URSS qui, conformément aux accords de Yalta, déclarait au même moment la guerre au Japon, qu’il était hors de question pour elle de tenter de participer à l’occupation de ce pays, contrairement au cas de l’Allemagne. Et c’est pour que ce message soit suffisamment fort que l’État américain lança une deuxième bombe contre une ville d’importance mineure sur le plan militaire, à savoir Nagasaki, où l’explosion anéantit le principal quartier ouvrier ! C’est aussi la raison du refus de Truman de se ranger à l’avis de certains de ses conseillers pour lesquels l’explosion d’une bombe nucléaire sur une zone peu peuplée du Japon eut été amplement suffisante pour amener le Japon à capituler. Non, dans la logique meurtrière, la vitrification nucléaire de deux villes était nécessaire pour intimider Staline, pour rabattre les ambitions de l’ex-allié soviétique.

La première attaque atomique de l’histoire

Pour la mise au point de la bombe atomique, l’État américain a mobilisé toutes les ressources de la science et les a mises au service de l’armée. Deux milliards de dollars de l’époque furent consacrés au projet "Manhattan" mis sur pied par ce grand humaniste qu’était Roosevelt. Toutes les universités du pays apportèrent leur concours. Y participèrent directement ou indirectement les plus grands physiciens, de Einstein à Oppenheimer. Six prix Nobel travaillèrent à l’élaboration de la bombe. Cette gigantesque mobilisation de toutes les ressources scientifiques pour la guerre exprime une volonté exacerbée d’arriver à ses fins.

Les États-Unis ont largué sur le Japon, deux bombes atomiques de destruction massive, une sur Hiroshima le 6 Août 1945, puis une autre le 9 Août, 1945, sur Nagaski. Alors que le Japon essayait encore de comprendre pourquoi un tel déchainement de violence et de dévastation, les États-Unis ont de nouveau frappé, trois jours plus tard, cette fois, sur Nagasaki

Ces bombes atomiques, équivalentes à 20.000 tonnes de TNT, ont rasé les villes, tuant plusieurs dizaines de milliers de civils. Un véritable crime contre l’humanité orchestre par les états-unis………. jamais condamné.

Les deux bombes atomiques lâchées sur le Japon en août 1945 firent, au total, 522 000 victimes. De nombreux cancers du poumon et de la thyroïde ne se déclarèrent que dans les années 1950 et 1960 et, aujourd’hui, les effets de l’irradiation continuent encore de faire des victimes : les leucémies sont dix fois plus nombreuses à Hiroshima que dans le reste du Japon !

Hiroshima

Hiroshima est la capitale de la préfecture de Hiroshima et la ville la plus importante de la région de Chugoku. Elle se situe sur la côte Nord de la mer intérieure de Seto, sur l’île de Honshu, à l’ouest du Japon.

La ville étant entre autres le siège de la Deuxiéme armée générale (Dai-ni Sogun) crée le 8 avril 1945 à partir de la dissolution du Commandement de la défense générale (Boei Soshireibu) chargée de la défense de l’ouest du Japon, et de nombreux arsenaux et bases aériennes.

Hiroshima fut un centre stratégique assurant la défense terrestre de tout le sud du Japon ainsi qu’un centre industriel de première importance. Juste en face du port de la ville, sur l’île d’Okunoshima, était établie une usine de fabrication de gaz toxique affiliée au réseau d’unités de recherche de Shiro Ishii (VOIR DOC UNITE 732). Avec l’expansion de l’empire, différents types d’armes chimiques y furent produites comme le gaz moutarde, l’ypérite, le lewisite et le cyanure. Ces gaz étaient notamment utilisés contre les soldats et les civils chinois ainsi que dans les expérimentations sur des humains par les unités de Shiro Ishii.

Le lundi 6 Août 1945, à 02h45 heures, un bombardier B-29, "l’Enola Gay", a décollé de Tinian, une île du Pacifique Nord dans l’archipel des Mariannes, situé à 1500 miles au sud du Japon.

Un équipage de douze hommes se trouvait à bord pour s’assurer que cette mission secrète s’était bien déroulée. Le pilote, Le colonel Paul Tibbets, a surnommé le B-29 "Enola Gay" en souvenir de sa mère. Juste avant le décollage, le surnom de l’avion a été peint sur le côté.

Le "Enola Gay" était un B-29 Superforteresse (44-86292), qui faisait partie du 509th.

Afin de transporter une charge aussi lourde que la bombe atomique, l’Enola Gay a été modifié :

• Nouvelles hélices

• Des moteurs plus puissants

• Une ouverture plus rapide des portes de la soute à bombes.

(Seulement quinze B-29 ont subi cette modification.) Malgré le fait qu’ils aient été modifiés, ils devaient utiliser toute la piste pour gagner la vitesse nécessaire au décollage.

Le "Enola Gay" a été escorté par deux autres bombardiers qui transportaient des caméras et toute une variété d’appareils de mesure. Trois autres avions avaient décollé plus tôt afin de vérifier les conditions météorologiques vers les cibles potentielles.

La bombe atomique, "Little Boy" était accrochée par un crochet au plafond de l’avion. Le Capitaine de vaisseau William S. Parsons, chef de la Division munitions du "Projet Manhattan». La bombe, recouverte de signatures et d’injures à l’adresse des Japonais est armée en vol et larguée à 8 h 15, à près de 9 000 mètres au-dessus de la ville. À 8 h 16 min 2 s heure locale, après 43 secondes de chute libre, la bombe explose à 600 mètres du sol, à la verticale de l’hôpital Shima situé au cœur de l’agglomération.

Depuis le début, Parsons avait joué un rôle dans le développement de la bombe, et il était maintenant responsable de l’armement de la bombe en vol. Environ quinze minutes après le décollage (03h00), Parsons a commencé à armer la bombe atomique, il lui aura fallu quinze minutes.

Parsons se disait tout en armant "Little Boy" : "Je savais que la bombe était pour les Japonais, mais je n’ai ressenti aucune émotion particulière."

"Little Boy" a été créé avec de l’uranium-235, un isotope radioactif de l’uranium. Cette bombe atomique à uranium-235, d’un coût de recherche de 2 milliards de dollars, n’avait jamais été testée. C’était aussi la première fois que l’on larguait d’un avion à basse altitude, une bombe atomique. Certains scientifiques et politiciens ont fait pression sur le gouvernement pour qu’il n’avertisse pas le Japon du largage de la bombe, afin que les États-Unis ne soient pas décrédibilisés au cas où la bombe aurait mal fonctionné.

Il y eut quatre villes de choisies comme cibles potentielles : Hiroshima, Kokura, Nagasaki, et Niigata (Kyoto était le premier choix, jusqu’à ce qu’elle soit retirée de la liste par le secrétaire à la guerre, Henry L. Stimson).

Ces villes ont été choisies parce qu’elles avaient été relativement épargnées pendant la guerre. Le Comité qui déterminait les cibles, voulait que la première bombe soit suffisamment spectaculaire pour que la puissance de cette arme soit reconnue internationalement.

Le 6 Août 1945, le choix de la première cible a été Hiroshima, car le temps était clair.

A 08h15 (heure locale), la porte de la soute de "l’Enola Gay" s’ouvrit et laissa tomber "Little Boy". La bombe a explosé à 1.900 pieds (environ 600 mètres). Au-dessus de la ville et a manqué la cible "le pont Aioi" de seulement 800 pieds.

Un comble ! L’Enola Gay atterrit six heures plus tard à Tinian. Son équipage est aussitôt décoré.

Le sergent-chef George Caron, le mitrailleur de queue, décrit ce qu’il a vu :

"La vue du nuage champignon était spectaculaire, c’était une masse bouillonnante de fumées de couleurs gris-violet et on pouvait voir son centre, un cœur rouge qui brûlait à l’intérieur. Cela ressemblait à de la lave ou à de la mélasse recouvrant toute une ville "

Le nuage est estimé avoir atteint une hauteur de 40.000 pieds (environ 12000 mètres).

Le capitaine Robert Lewis, le copilote, a déclaré : "Là où nous avions clairement vu une ville, deux minutes avant, nous ne pouvions plus rien voir".

"Nous avons pu voir la fumée et le front de flammes ramper sur les flancs des montagnes." Au retour, les aviateurs verront pendant 500 kilomètres le champignon qui, en deux minutes, a atteint 10 000 mètres d’altitude.

Les deux tiers de la ville d’Hiroshima ont été détruits. Dans un rayon de 5 kms, l’explosion a rasé 60.000, des 90.000 bâtiments. Les tuiles en terre cuite avaient fondu. La chaleur et l’onde de choc avaient laissé des traces sur les bâtiments et sur les autres surfaces dures. Le métal et la pierre avaient fondu.

Il ne resta aucune trace des habitants situés à moins de 500 mètres du lieu de l’explosion.

Contrairement à de nombreux autres bombardements, l’objectif de ce raid n’avait pas été de détruire des installations militaires, mais plutôt une ville entière.

La bombe atomique qui a explosé sur Hiroshima a tué en plus de soldats, des civils : femmes et enfants.

Après l’explosion, la population d’Hiroshima a été estimée à 350.000 habitants, Cela représente environ 70 000 morts par l’explosion dont un tiers de militaires, et encore 70 000 morts par les rayonnements (pendant les cinq ans suivants).

Un survivant a décrit les blessures infligées aux personnes :

Les personnes apparaissaient . . ., ils avaient tous la peau noircie par les brûlures. . . . Ils n’avaient plus de cheveux parce que leurs cheveux avaient brûlé, et vous ne pouviez pas dire au premier coup d’œil, si les personnes étaient de face ou de dos. . . . Ils tenaient leurs bras pliés en avant « comme ceci » . . et la peau sur leurs mains, mais aussi sur leur visage et leurs corps pendaient. . . . S’il y avait eu seulement une ou deux personnes comme cela . . . peut-être que cela ne n’aurait pas autant choqué. Mais partout où j’allais, je rencontrais des gens décharnés et défigurés. . . . Beaucoup d’entre eux sont morts en route, je peux encore les voir dans mon esprit comme des fantômes.

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