le ché

Publié le par Bernard Gasnot

expose de ma fille sur el ché retenue par son ecole comme devoir

T.P.E de GASNOT Déborah noté 17/20
Année 20142015
1ère L
ERNESTO GUEVARA EL CHE
Dans ce TPE je vais vous présenter Che Guevara, un héros à la fois connu et méconnu de notre génération. Poussées par notre curiosité à son sujet, j’ai entrepris de cerner son personnage du plus près possible. Afin de clarifier au mieux possible mon raisonnement j’ai privilégiée des phrases courtes mais souvent lourdes de sens. Je vous souhaite une agréable lecture.
Deborah

Ernesto Guevara, plus connu sous le nom du « Che » est un personnage emblématique du milieu du XXème siècle. Né en Argentine en 1928, il finit sa vie à Valle grande en 1967 de manière suspecte. En outre, aujourd’hui encore nous n’avons aucun élément concret sur sa disparition. De son vivant c’est un littéraire endurci, père de deux enfants, mari, révolutionnaire, il incarne la hardiesse de sa société. Ses nombreux voyages et ses nombreuses rencontres firent de lui l’homme entreprenant, décidé et résolu qu’il devint. En effet, il a participé à plusieurs mouvements révolutionnaires et a su se démarquer des autres grâce à son charisme et à ses idées. Due à son éducation, il a été prédisposé pour le Communisme, ainsi Ernesto faillit appeler son fils Vladimir comme Lénine.
Grâce au célèbre cliché d’Alberto Korda, le visage du Che fît le tour du Monde et laissa place à de nombreux produits mercantiles. Même aujourd’hui son image est reconnue, mais ce n’est pas nécessairement pour ses actions. Il a été le symbole d’une génération qui n’osait pas se rebeller et plus que les autres il a su se démarquer et assumer ses idéaux. Alors, demandons-nous comment d’une idée révolutionnaire, Ernesto Guevara est-il devenu un héros, voire un mythe du XXème siècle ?
Si le protagoniste a dû affronter beaucoup d’obstacles dès son enfance, cela ne l’empêchera pas de devenir un grand homme et un révolutionnaire engagé, héros malgré lui. Le combat qu’il mena fit de lui un mythe mondial. Si cet esprit révolutionnaire put prendre forme, c’est en étant entouré de façon singulière, qu’une concrétisation de ses actes s’amorça.
L’enfance de Che Guevara est une période déterminante pour la suite de sa carrière. C’est à ce moment que chacun découvre ce qui l’entoure tout en se construisant. Son enfance, Ernestito la passera à se demander pourquoi il n’a pas les mêmes capacités que les autres enfants.
De cette façon, l’éducation de ses parents lui donnera les bases nécessaires à sa vie de révolutionnaire. La mère d’Ernesto, fervente admiratrice des philosophes des Lumières, les fît découvrir à son fils. Le Che, a été élevé selon les bases du communisme. Même si rien ne se laisse paraître dans sa jeunesse, petit à petit, son aversion profonde à l’impérialisme se dévoile. Sa vie est difficilement supportable dès sa petite enfance car il est enfermé chez lui à cause de son asthme. Il ne va pas à l’école jusqu’à l’âge de ses sept ans. Sur le fil de son éducation bercée par des auteurs majoritairement français tels que Diderot et Rousseau, la lecture devient très tôt une passion. Tout comme ces écrivains qui ne se sont pas laissé abattre par la censure; Ernestito ne se laissera pas abattre par sa maladie. Et celle-ci ne manquera pas de le suivre toute sa vie. Ses parents découvrent alors en lui un fils courageux qui se bat devant chaque obstacle que la vie lui inflige. Il aspire à devenir un homme cultivé et instruit, mais qui aurait deviné qu’il serait ministre puis révolutionnaire ?
Étonnement, il fera du rugby au collège et pratiquera la randonnée à l’université. Depuis le lycée, il espère devenir ingénieur. Il aura été systématiquement poussé par ses idées et sa forte personnalité ainsi que par son fort caractère. Ainsi, le Che est un exemple de ceux qui ont su dépasser leurs limites malgré des difficultés omniprésentes. Mais comme tout être humain il a des points faibles, dont le principal est son coeur : car lorsqu’il apprend que sa grand-mère se meure il décide de rester à son chevet jusqu’à sa mort à Buenos Aires. Lorsqu’elle décède, dix-sept jours après son arrivée, le Che est anéanti. Cette perte est l’un des premiers
chocs qui bouleversa le Che. Il abandonne alors ses projets d'ingénierie pour entrer à l’Université de
médecine de Buenos aires, se spécialisant en allergologie.
En janvier 1950, il prend un vélo à moteur et parcourt, pour un premier voyage, l’Argentine pendant six semaines. Puis, à vingt-trois ans, peu avant son examen final, il part avec son ami Alberto Granados. Animés pas le goût de l’aventure, ils traversent toute l’Amérique du sud à bord de “la Poderosa” (la vigoureuse).
Lors de ses traversées à travers le monde, ses études de médecine l’ont beaucoup aidé. Souvent, il mit à profit son savoir médical en échange d’une nuit et d’un repas.
Si le Che avant de partir en Amérique latine était encore à mi-chemin de sa philosophie, ce voyage lui permettra entre autre d’asseoir ses idées, surtout politiques. Peu à peu, le Che découvre en Argentine, à Cuba, au Guatemala … la pauvreté et l’injustice des classes sociales, ce qui élargit/approfondit/développe sa prédisposition pour le communisme. Pendant son voyage avec son ami Alberto Granado, il soigne des malades dans un hôpital en Amérique latine. Il s’indigne alors de la différence de traitement entre les malades et les bienportants. Les lépreux sont en effet envoyés de l’autre côté de la rive en compagnies de nonnes qui imposent un règlement strict. Toute personne étrangère se doit de porter des gants en leur présence, bien que cette maladie quand elle est traitée ne soit pas contagieuse. Les contacts physiques sont limités ainsi que les visites. Le Che décide alors de ne pas porter de gants, tout comme Alberto Granado, malgré les dires des religieuses. Au Chili, il fut consterné des conditions de travail déplorables des mineurs, ces derniers, travailleurs acharnés, sont traités de façon misérable par leurs patrons, pour un salaire minable. Il se pose immédiatement des questions sur la hiérarchisation des classes, sur le peu d’aide sanitaire donnée dans les contrées reculées. La réponse lui apparaît comme une évidence : il faut réagir, se révolter. Il dit à ce propos que : « L’édifice révolutionnaire est fait des efforts sincères d’une foule d’hommes simples. Notre mission est de développer ce que chacun a en lui de bon et de noble, de faire de tout homme un révolutionnaire ».
Pour le Che, seuls les voyages qu’il a fait, les gens qu’il a rencontré, les situations auxquelles il a assistées, lui ont permis de se faire une idée du monde. Par conséquent il lui paraissait indispensable de le rendre meilleur. Dans une lettre d’adieu à ses enfants, il déclare : « Soyez surtout capables de ressentir, au plus profond de vous-mêmes, toute injustice commise contre quiconque en quelque partie du monde. C’est la plus belle vertu d’un révolutionnaire. »
Il fait alors la révolution avec le peuple, pour le peuple. Il souhaite construire une politique communiste, où les biens sont partagés équitablement, librement inspirée de Karl Marx. Il estime alors que ses idées sont à même de rééquilibrer les inégalités socio spatiales qui déchirent le continent. Ernesto devient, après ses sept mois de voyages initiatiques, un jeune homme de convictions et d’actions aux idées marxistes
. En 1953, il devient officiellement médecin, pourtant ce diplôme n’a plus le même sens, il est changé par ses découvertes.
Neuf ans plus tard, il sera l’un des chefs de file d’une des plus grandes révolutions qui secoua le continent américain : la révolution cubaine. Il pense que « La solution des problèmes de ce monde est derrière ce qu’on appelle le rideau de fer. » Si le Che acquis par le suite le titre de “héros” malgré lui auprès des population, c’est grâce au fruit de ses actes, qui permettrons la diffusion de sa pensée à travers le peuple latino-américain, voire mondial.

Ernesto a accompli ce que son coeur lui commandait, non par besoin de pouvoir mais plutôt par appel du devoir, celui de sauver des peuples. Dans son élan de conversion au communisme, Ernesto développe de plus en plus des aspects de révolutionnaire engagé. Il tente à plusieurs reprises de sensibiliser les populations latines au soulèvement général via ses nombreux discours. Il devient rapidement préoccupé par la situation politique de Cuba. En effet depuis les années 1930, une dictature démarrée par le général Batista s’impose aux cubains. A la suite de quoi Ernesto se joint aux troupes d’un autre révolutionnaire ambitieux : Fidel
Castro. Celui-ci voit dans le Che un futur bras droit, digne de confiance et d’intérêt. Très vite, les deux hommes se lient d’amitié et entreprennent, avec l’aide de nombreux guérilleros et ex cubains, de renverser la dictature de Batista. Parmi tous ces hommes prêts au combat, trois noms ressortent. Marquants et symboliques. Ils portent l’espoir de toute une population opprimée. Che Guevara, Fidel Castro, ainsi que Camilo Cienfuegos. Ces derniers s’attachent à ce que leur débarquement à Cuba soit la brèche qui facilitera l’offensive armée envers les troupes de Batista, et permettra ainsi le renversement politique.
Le 4 décembre 1958, les troupes menées par Guevara et Camilo assaillent les troupes ennemies afin de les isoler. Fin 1958 la chute de Batista paraît inévitable et celui-ci fuit vers Saint Domingue. Fidel et ses compagnons gagnent la révolution Cubaine le 1er janvier 1959. Ainsi, Guevara ne peut désormais plus passer inaperçu, et Fidel le nomme Ministre de l'industrie du nouveau gouvernement Cubain. Il reflète son époque, homme d’action, théoricien marxiste et acteur politique de la révolution cubaine. Il peut être aussi perçu comme un Spartacus moderne, symbole des révoltes d’esclaves contre leurs maîtres pendant l’empire romain. Il veut exporter la révolution et créer ainsi plusieurs fronts pour s'attaquer à l'impérialisme américain. Il quitte donc son poste de Ministre de l'industrie en 1965. Ne parvenant pas à étendre la révolution au Congo Léopoldville
*il se rend en Bolivie où il est capturé dans la région de
Valle Grande lors d'un affrontement avec l'armée bolivienne. Celle-ci, sous les ordres de la CIA, l'exécute sommairement le 9 octobre 1967. Il fut accusé par ses opposants d'être un terroriste et d'avoir institué des camps de torture, mais ses opposants ne pouvant obtenir de preuves ont fini par laisser tomber cette possibilité.
Lettre adieu a Fidel castro Fidel,
Je me souviens en ce moment de tant de choses : du jour où j'ai fait ta connaissance chez Maria Antonia, où tu m'as proposé de venir et de toute la tension qui entourait les préparatifs. Un jour, on nous demanda qui devait être prévenu en cas de décès, et la possibilité réelle de la mort nous frappa tous profondément. Par la suite, nous avons appris que cela était vrai et que dans une révolution il faut vaincre ou mourir (si elle est véritable). De nombreux camarades sont tombés sur le chemin de la victoire. Aujourd'hui, tout a un ton moins dramatique, parce que nous sommes plus mûrs ; mais les faits se répètent.
J'ai l'impression d'avoir accompli la part de mon devoir qui me liait à la Révolution cubaine sur son territoire, et je prends congé de toi, des compagnons, de ton peuple qui est maintenant aussi le mien. Je démissionne formellement de mes fonctions à la Direction du Parti, de mon poste de ministre, je renonce à mon grade de commandant et à ma nationalité cubaine. Rien de légal ne me lie plus aujourd'hui à Cuba en dehors de liens d'une autre nature qu'on n'annule pas comme des titres ou des grades. En passant ma vie en revue, je crois avoir travaillé avec suffisamment d'honnêteté et de dévouement à la consolidation du triomphe révolutionnaire. Si j'ai commis une faute de quelque gravité, c'est de ne pas avoir eu plus confiance en toi dès les premiers moments dans la Sierra
Maestria et de ne pas avoir su discerner plus rapidement tes qualités de dirigeant d'hommes et de révolutionnaire. J'ai vécu des jours magnifiques et j'ai éprouvé à tes côtés la fierté d'appartenir à notre peuple en ces journées lumineuses et tristes de la Crise des Caraïbes. Rarement, un chef d'état fut aussi brillant dans de telles circonstances, et je me félicite aussi de t'avoir suivi sans hésiter, d'avoir partagé ta façon de penser, de voir et d'apprécier les dangers et les principes. D'autres terres du monde réclament le concours de mes modestes efforts. Je peux faire ce qui t'est refusé, en raison de tes responsabilités à la tête de Cuba et l'heure est venue de nous séparer. Je veux que tu saches que je le fais avec un mélange de joie et de douleur; je laisse ici les plus pures de mes espérances de constructeur et les plus chers de tous les êtres que j'aime... et je laisse un peuple qui m'a adopté comme un fils. J'en éprouve un déchirement. Sur les nouveaux champs de bataille je porterai en moi la foi que tu m'as inculquée, l'esprit révolutionnaire de mon peuple, le sentiment d'accomplir le plus sacré des devoirs
: lutter contre l'impérialisme où qu'il soit ; ceci me réconforte et guérit les plus profondes blessures.
Je répète une fois encore que je délivre Cuba de toute responsabilité, sauf de celle qui émane de son exemple. Si un jour, sous d'autres cieux, survient pour moi l'heure décisive, ma dernière pensée sera pour ce peuple et plus particulièrement pour toi. Je te remercie pour tes enseignements et ton exemple ; J’essaierai d'y rester fidèle jusqu'au bout de mes actes. J'ai toujours été en accord total avec la politique extérieure de notre Révolution et je le reste encore. Partout où je me trouverai, je sentirai toujours peser sur moi la responsabilité d'être un révolutionnaire cubain, et je me comporterai comme tel. Je ne laisse aucun bien matériel à mes enfants et à ma femme, et je ne le regrette pas ; au contraire, je suis heureux qu'il en soit ainsi. Je ne demande rien pour eux, car je sais que l'Etat leur donnera ce qu'il faut pour vivre et s'instruire. J'aurais encore beaucoup à te dire, à toi et à notre peuple, mais je sens que c'est inutile, car les mots ne peuvent exprimer ce que je voudrais, et ce n'est pas la peine de noircir du papier en vain. Jusqu'à la victoire, toujours.
La Patrie ou la Mort !
Je t'embrasse avec toute ma ferveur révolutionnaire
ERNESTO CHE GUEVARA
El che
Aussi une certaine quantité de guérillas qui ont lieu par la suite se sont faites en son nom. Comme tout super héros avec un costume, Guevara a aussi eu le droit à une propagande intense qu’il n’avait pas forcément choisie. Mais les populations d’Amérique latines et même du Monde entier se sont intéressé à lui grâce a un certain cliché. La fameuse photographie prise du Che par Alberto Korda en 1960
a permit de diffuser son image.
La population a enfin pu mettre un nom sur ce visage qui jusque-là était connu sans l’être vraiment.
Ernesto, l’homme qui s’est rebellé contre son gouvernement, son pays et même contre ses parents comme on le voit dans sa lettre d’adieu, eut le courage d’aller jusqu’au bout de ses idéaux en participant à des révolutions. Il a su dépassé les barrières physiques de son corps pour atteindre ce qu’on peut appeler l’utopie du guérillero. Les sud-américains se sont intéressés à son parcours et à ses idées, pour ceux qui ne le connaissaient pas. Aussi, les personnes de différents horizons ont écouté ses discours politiques délivrés avec un grand charisme.
De cette façon, il a particulièrement porté l’attention sur lui, par la télévision ou la radio. Il voulait que les acteurs des idéologies qu’il combattait le connaissent pour savoir à qui il avait affaire. Mais avant de devenir une figure presque universelle, le Che a su mettre de côté sa gloire lorsqu’il a voyagé en Chine, en
Corée du Nord ou même lorsqu’il s’est retrouvé dans un hôpital de lépreux.
Ces diffusions multi scalaires ont alors agrandi son champ d’impact. Et un révolutionnaire se doit d’avoir de l’impact s’il veut toucher le coeur de ses soldats, sans son charisme et son esprit le Che aurait sûrement été seul à se battre contre ses ennemis. Enfin, il a été associé pendant la majorité de sa carrière à Fidel
Castro, cette personnalité eu l’effet primordial de « révéler » le Che afin que ses apparitions ne passent pas inaperçues. Che Guevara est un mythe que Fidel Castro a su entretenir en se servant de l’intégrité de
ce dernier symbolisait, même mort. En effet, après la démission d’Ernesto, la relation entre les deux hommes s’aggrave et laisse entrevoir la soif de pouvoir de chacun. Bien qu’au début les ambitions du Che était tournées vers la révolution pour obtenir une liberté, il semblerait qu’il ait été corrompu par le pouvoir du dictateur. Pourtant, alors que le Che est assassiné dans des conditions encore douteuses, Fidel se sert du lien qui l’accrochait à ce dernier pour accroître sa popularité. Et ce dans le but de remobiliser les cubains.
En plus de son charisme, il était un très grand orateur et présentait physiquement mieux que beaucoupd’autres hommes politiques. Tout nous laisse à penser que le Che atteindra l’apogée de son image après sa mort lors de la remilitarisation des troupes cubaines par Fidel Castro
.
(Façade du Ministère de l'Intérieur, Plaza de la Revolucion.) Discours d’Alger :
Chers frères,
Cuba participe à cette Conférence, d'abord pour faire entendre à elle seule la voix des peuples d’Amérique, mais aussi en sa qualité de pays sous développé qui, en même temps, construit le socialisme. Ce n'est pas un hasard s'il est permis à notre représentation d'émettre son opinion parmi les peuples d’Asie et d’Afrique. Une aspiration commune nous unit dans notre marche vers l'avenir: la défaite de l'impérialisme. Un passé commun de lutte contre le même ennemi nous a unis tout au long du chemin. Cette conférence est une assemblée de peuples en lutte ; cette lutte se développe sur deux fronts également importants et réclame tous nos efforts. La lutte contre l'impérialisme pour rompre les liens coloniaux et néocoloniaux, qu'elle soit menée avec des armes politiques, des armes réelles ou avec les deux à la fois, n'est pas sans lien avec la lutte contre
le retard et la misère ; Toutes deux sont des étapes sur une même route menant à la création d'une société nouvelle, à la fois riche et juste.
Chaque fois qu'un pays se détache de l'arbre impérialiste, ce n'est pas seulement une bataille partielle gagnée contre l'ennemi principal, c'est aussi une contribution à son affaiblissement réel et un pas de plus vers la victoire finale.
Il n'est pas de frontière dans cette lutte à mort. Nous ne pouvons rester indifférents devant ce qui se passe ailleurs dans le monde, car toute victoire d'un pays sur l'impérialisme est une victoire pour nous, de même que toute défaite d'une nation est défaite pour nous. La
pratique de l'internationalisme prolétarien n'est pas seulement un devoir pour les peuples qui luttent pour un avenir meilleur, c'est aussi une nécessité inéluctable.
Nous devons tirer une conclusion de tout cela: le développement des pays qui s'engagent sur la voie de la libération doit être payé par les pays socialistes. Nous le disons sans aucune intention de chantage ou d'effet spectaculaire, ni en cherchant un moyen facile de nous rapprocher de tous les peuples afro-asiatiques, mais bien parce que c'est notre conviction profonde. Le socialisme ne peut exister si ne s'opère dans les consciences une transformation qui provoque une nouvelle attitude fraternelle à l'égard de l'humanité, aussi bien sur le plan individuel dans la société qui construit ou qui a construit le socialisme que, sur le plan mondial, vis à vis de tous les peuples qui souffrent de l'oppression impérialiste.
Nous croyons que c'est dans cet esprit que doit être prise la responsabilité d'aider les pays dépendants et qu'il ne doit plus être question de développer un commerce pour le bénéfice mutuel sur la base de prix truqués aux dépens des pays sous-développés par la loi de la valeur et les rapports internationaux d'échange inégal qu’entraîne cette loi… La mystification du Che s’est donc entretenue au travers d’une légende qui se voit de plus en plus à être rappelée à la réalité. Il a fait ce que tout révolutionnaire a fait à ses côtés mais son nom est resté gravé dans les mémoires à cause de l’image symbolique qu’il renvoyait. Le Che a entraîné une propagande qui est resté de nos jours.
Son image semble représenter le symbole d’une époque mais surtout une tête cool sur un sweater. La
figure du Che est assez présente sur de nombreux objets mercantiles : les teeshirts, les tasses, les posters. Ainsi si certaines personnes vouent encore un culte au Che, ce n’est pas un hasard. Il s’est battu pour ses idées et c’est pour cela qu’il est vu comme un saint pour certains ; il est le San Ernesto de la Higuera. Ce phénomène est dû à la mystification du Che, à l’image que la société a voulue laissé d’un révolutionnaire charismatique. Ce processus a commencé grâce ou à cause de sa mort. Un parfait exemple de l’effet de Streisand
En effet, le Che n’aurait sûrement pas été si connu s’il était mort de vieillesse. Mais la véritable question que le monde actuel se pose est de savoir si Guevara aurait été aussi connu s’il n’avait pas été tué.
Ernesto Guevara est mort seulement à l’âge de trente-neuf ans ce qui peut le mettre en position de martyr pour certaines personnes. Par conséquent, la révolution cubaine perdait son héros, son image jaunissait, et devenait obsolète. Et une révolution sans symbole n’a pas vraiment sa place dans l’histoire. Sa mort est devenue mystérieuse par ses circonstances.
Effectivement, après avoir montré son corps au monde entier, assassiné, presque nu. Son corps fut enlevé, on ne sait par qui, le but en fût que les gens l’oublient. Mais cet enlèvement montre notamment l’importance que Che Guevara avait pour les cubains car dérober un corps n’est pas coutume. Pourtant au lieu que le Monde oublie la figure de la révolution cubaine, l’inverse s’est produit, il est devenu immortel, le mystère planait.
Les recherches, peu fructueuses dés la disparition, sont abandonnées puis reprises plusieurs fois.
Finalement, les restes supposés du Che sont retrouvés le 27 juin 1997, trois jours avant la date butoir de l’arrêt des recherches de façon définitive. Lorsque ses restes sont retrouvés avec ceux de deux autres hommes, sous la piste d’atterrissage de l’aéroport de Valle grande en Bolivie, les hommes retrouvés n’ont plus de mains. Et vu l’état de décomposition dans lequel ils sont trouvés, aucune reconnaissance n’est formellement possible. En vérité l’énigme n’est pas complètement résolue et rien n’est encore sûr concernant la mort du Che et ses circonstances. Mais un héros se doit d’avoir une mort spéciale et c’est exactement ce qui s’est passé.
Aussi, le Che incarnait l’espoir, l’internationalisme, le combat perpétuel en faveur des opprimés, quitte à
en froisser certains. Tous ces mystères et toutes ses qualités ont alors fait de lui un demi dieuauprès de certains groupes de la population latino-américaine.
En outre, les qualités énoncées dans la partie précédente l’ont rendu aimé des américains, puis deseuropéens : il parlait français, il était médecin et cultivé, il connaissait aussi bien les stratégies militaires que les philosophes des Lumières, et il plaisait beaucoup aux femmes.
Mais le Che avait aussi des défauts, comme tout être humain.
La transmutation du Che est alors presque métaphysique, du charnel au surnaturel ; Personne ne cerne le personnage du Che. En effet, son image est partagée entre fiction et réalité, entre ce qu’il a réellement fait et ce qui a été inventé. Il apparaît comme un héros moderne qui a entraîné et entraîne toujours de nombreux débats. Aussi, il n’était pas rare de voir une pancarte à l’effigie du Che surgir pendant la manifestation de mai
1968. Dés les années 1960, il a inspiré les mouvements d’extrême gauche. Plus récemment, Olivier Besancenot lui a consacré un livre et le considère comme sa référence : Che Guevara, une braise qui brûle encore. Depuis sa mort, l’histoire du Che est racontée comme une légende inachevée. Mais une légende qui avec une autre conclusion n’aurait pas été autant racontée. Le vrai et le faux sont mélangés afin déformer une histoire qui touchera le coeur de ces auditeurs. Enfin la nouvelle génération fait sa connaissance grâce aux films réalisés à son sujet:
On peut voir que l’image que le Che voulait donner de lui n’est pas forcément celle qui est restée
Si le Che a été au coeur de toutes les attentions pendant tant d’années, c’est parce que certains phénomènes concernant sa vie sont encore inexplicables. Aussi, les avis sont très partagés, comme pour toute personne publique bien sûr. Mais le plus étonnant est que ces avis sont contradictoires, voire diffamatoires de la réalité. Certains disent qu’il était un dictateur extrémiste, sans morale, ayant soumis ses belles idées aux plus faibles. Par exemple, Mandela le décrit comme “une inspiration pour tous les êtres humains qui aiment la liberté” tandis que Jean Paul Sartre le décrivait comme “ pas seulement un intellectuel mais aussi le plus complet être humain de notre âge”.
Guevara reste un héros national aimé à Cuba, où les écoliers commencent chaque cours par dire “nous seront comme le Che.”
A l’inverse, d’autres le voit comme le bon orateur d’une idéologie ratée et un exécutant impitoyable.
Ses détracteurs ont surtout théorisé cela en Amérique latine, les révolutions inspirées du Che avait pour résultat de renforcer le militarisme brutal et envenimer le conflit pendant plusieurs années.
D’autres pensent que cet homme ténébreux était un saint voire un prophète. Entre les deux extrêmes, il y a ceux qui pensent qu’il était un héros des temps modernes, ayant combattu et abandonné sa vie avec dignité. La fameuse question revient alors : comment le Che aurait il été considéré s’il n’avait pas été assassiné ? Et nombreux sont ceux qui ont leur vérité ; la légende n’existerait pas. Aussi, le mythe apparaît comme un terme sous-estimé pour qualifier une personne telle que le Che étant devenu un personnage incontournable du XXème siècle.
Puisque l’histoire du Che s’est fondée principalement sur des rumeurs, du bouche à oreilles dans les campagnes de Bolivie, de Cuba puis partout, elle s’est en fait plus fondée sur des idéaux que sur de réels agissements. Mais il ne faut pas oublier qu’il est mort très tôt, par conséquent, il n’a sans doute pas eu le temps d’accomplir tout ce qu’il aurait voulu. Moins de quinze ans se sont écoulés entre son voyage initiatique à travers l’Amérique latine, l’expérience du coup d’état au Guatemala et sa mort. Cependant, il aura beaucoup plus appris en une quinzaine d’années que bien d’autres en quarante ans de vie parlementaire. Aussi, lorsque le Che était ministre de l’industrie, ses expériences gouvernementales ont finies en échec
voire en désastre, d’où le fait que Fidel Castro l’ait écarté du pouvoir. Il est de même certain que beaucoup d’autres révolutionnaires auraient pu remplir sa fonction, mais le monde a choisi le Che. La plupart des personnes qui portent le teeshirt à l’effigie du Che pensent qu’il fait partie d’un groupe de rock à la mode. Ainsi il a été embelli, le Che a enterré ses défauts et ses fautes avec lui. Ce fait montre une fois de plus la facilité qu’ont les médias à montrer ce qu’ils veulent à la population, et leur faire croire ce qui est mieux par la même occasion. Son symbole incarne la révolte des esprits jeunes et rebelles de l’époque, il était ce dont la population latine avait besoin, il n’a fait que transformer cette flamme, mourant d’envie de se répandre, en incendie. Il a mené, et il a été suivi, sans forcer personne. De nos jours, les jeunes gens se questionnent et le Che perd peu à peu son aura magique. On dit en effet que le Che ne s’entendait qu’avec des personnes qui partageaient ses idées politiques. Aussi, il pensait qu’une bonne femme devait être avant tout une bonne camarade.

En conclusion, malgré ses erreurs le Che a su motiver les troupes, faire entendre sa voix. Il a apporté l’espoir dans des endroits où les gens n’avaient plus rien à espérer en faisant la révolution. Il symbolise aujourd’hui encore l’intégrité et donc l’espoir, ainsi que l’honnêteté.
Le Che est aussi une figure de courage ; pas seulement moral ou physique, il voulait défier l’impossible, ne pas céder à la fatalité du monde. Ce courage avait un prix et comportait des risques dont il était conscient : « Beaucoup mourront, victimes de leurs erreurs… ». La liste est longue évidemment à commencer par lui-même de ceux qui sont morts. Révolutionnaire par Logique, et logique jusqu’aux extrêmes conséquences, ce combat face à ce qu’il dénonçait comme « un moment illogique de l’histoire de l’humanité…».
Il y avait urgence à agir, à saisir le moment, sans aucune certitude d’y parvenir. Ernesto Guevara était un homme pressé, avec la foi et la vertu pour idéal, il a fait la confusion entre la volonté nécessaire à changer le monde et le volontarisme qui croit pouvoir forcer le réel, convaincu par l’idée que l’économie peut être dirigée avec les méthodes de la guérilla. Ce qu’il faut retenir du Che c’est l'homme qui a su se battre pour la liberté de son continent mais aussi contre lui-même et son asthme.
Chaque homme a fait des erreurs et le Che n’était pas le dernier a en faire pourtant il est devenu un symbole et a montré au monde entier ce qu’un être humain persuadé de ses idées pouvait accomplir.

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